Gérard Depardieu, expert en démocratie

Gérard Depardieu en 2010 au festival de Cannes

Les Français avaient trouvé sympathique le Depardieu exilé fiscal, ils n’apprécieront pas le Depardieu citoyen russe et ami de Poutine.

Les Français avaient trouvé sympathique le Depardieu exilé fiscal, ils n’apprécieront pas le Depardieu citoyen russe et ami de Poutine.

Article publié en collaboration avec l’Aleps.

Gérard Depardieu en 2010 au festival de Cannes

Les choses ne sont jamais simples, parce que les hommes sont toujours compliqués. Beaucoup de Français avaient trouvé sympathique le Gérard Depardieu exilé fiscal, ils n’apprécieront pas pour autant le Gérard Depardieu citoyen russe et ami de Poutine.

En dehors de son talent d’acteur, on peut reconnaître à Depardieu le courage de tenir tête au fisc et au gouvernement français. La frénésie fiscale des dirigeants français, accélérée avec les socialistes, est une atteinte permanente et inacceptable au droit de propriété. La traque des riches, des entrepreneurs, de ceux qui réussissent, a pour conséquence de pousser hors de France des gens de qualité, qui ne sont pas seulement des magnats de l’industrie et du commerce, mais de plus en plus des jeunes Français dynamiques pleins d’idées et de projets. « Que le dernier qui s’en va éteigne la lumière » : titre d’un article de Jean-Philippe Delsol dans le magazine américain Forbes.

Pour autant, il est tout à fait inacceptable d’aller s’acoquiner avec le maître du Kremlin, à faire la promotion des républiques de l’ex URSS, notamment de la dictature de l’Ouzbekistan, et à dire à François Hollande « que la Russie était une grande démocratie ». Se flattant d’avoir une culture politique « héritée d’un père communiste », et toujours classé à l’extrême gauche, Depardieu n’est qu’un vil plomb quand il oublie que les droits de l’homme sont faits non seulement du respect de la propriété privée, mais aussi du respect de la liberté, et quand il se décide en fonction de ses seuls intérêts matériels : l’argent n’a pas d’odeur pour ceux qui le méprisent. L’argent c’est la potion magique des cyniques et des « minables ».

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