Gérard Depardieu, expert en démocratie

Les Français avaient trouvé sympathique Gérard Depardieu exilé fiscal, ils n’apprécieront pas le Depardieu citoyen russe et ami de Poutine.
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Gérard Depardieu en 2010 au festival de Cannes

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Gérard Depardieu, expert en démocratie

Publié le 11 janvier 2013
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Les Français avaient trouvé sympathique le Depardieu exilé fiscal, ils n’apprécieront pas le Depardieu citoyen russe et ami de Poutine.

Article publié en collaboration avec l’Aleps.

Gérard Depardieu en 2010 au festival de Cannes

Les choses ne sont jamais simples, parce que les hommes sont toujours compliqués. Beaucoup de Français avaient trouvé sympathique le Gérard Depardieu exilé fiscal, ils n’apprécieront pas pour autant le Gérard Depardieu citoyen russe et ami de Poutine.

En dehors de son talent d’acteur, on peut reconnaître à Depardieu le courage de tenir tête au fisc et au gouvernement français. La frénésie fiscale des dirigeants français, accélérée avec les socialistes, est une atteinte permanente et inacceptable au droit de propriété. La traque des riches, des entrepreneurs, de ceux qui réussissent, a pour conséquence de pousser hors de France des gens de qualité, qui ne sont pas seulement des magnats de l’industrie et du commerce, mais de plus en plus des jeunes Français dynamiques pleins d’idées et de projets. « Que le dernier qui s’en va éteigne la lumière » : titre d’un article de Jean-Philippe Delsol dans le magazine américain Forbes.

Pour autant, il est tout à fait inacceptable d’aller s’acoquiner avec le maître du Kremlin, à faire la promotion des républiques de l’ex URSS, notamment de la dictature de l’Ouzbekistan, et à dire à François Hollande « que la Russie était une grande démocratie ». Se flattant d’avoir une culture politique « héritée d’un père communiste », et toujours classé à l’extrême gauche, Depardieu n’est qu’un vil plomb quand il oublie que les droits de l’homme sont faits non seulement du respect de la propriété privée, mais aussi du respect de la liberté, et quand il se décide en fonction de ses seuls intérêts matériels : l’argent n’a pas d’odeur pour ceux qui le méprisent. L’argent c’est la potion magique des cyniques et des « minables ».

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  • Monsieur,
    Vous venez de résumer ce qu’est un communiste.

  • Communiste ou pas, c’est un homme « debout »….combien en reste t’il ?

  • Sur vos amies les Pussy Riots, il serait intéressant de faire une comparaison avec l’Europe occidentale: rentrez dans une synaguogue et chantez des chansons antisémites disant que les Juifs tiennent le pouvoir politique (exact message des pyssy riot sur une autre religion), une fois mis en taule pour un bon bout de temps vous aurez le temps de nous dire si votre « liberté » est si différente en Europe occidentale et en Russie.

  • Il paraît qu’avec Poutine la Russie est devenue une « démocratie administrée ».
    La France elle, est une « démocratie soviétique » à tendance totalitaire.
    Que faut-il préférer, des deux ??

    • Aucune. Sauf que venant d’ou ils viennent, j’aurais un préjugé favorable, alors qu’étant devenu ce que nous sommes….Pour réduire à une anecdote notre histoire : quand Giscard d’Estaing a laissé la place, il n’y avait pas de déficit budgétaire! Eux essaient de s’élever -difficilement-, nous persévérons dans la……..

      • « quand Giscard d’Estaing a laissé la place, il n’y avait pas de déficit budgétaire! »

        C’est quand il l’a prise. Nuance de taille.

        • Ca vient du Sénat:
          La dette brute est passée de 589 milliards de francs en 1980 à 4.727 milliards de francs en 1997, soit une multiplication par plus de 8 et un accroissement annuel moyen de plus de 13 %. Sur la même période, le PIB ne s’est, lui, élevé que de 6,4 % l’an en moyenne.

          Plus grave depuis 81 le nombre fonctionnaires a augmenté de 36%, alors que l’informatique entrait dans les entreprises et libérait de nombreux postes, dactilos etc. etc. etc.
          Les socialos ont caché leur chômage en embauchant à tour de bras, mais ils sont bien accrochés à leur fauteuil et il va falloir leur payer leur retraite royale par rapport à nous.
          Sarko libérait environ 30.000 postes par an, une goutte d’eau, mais les socialos dans les régions, municipalités, départements, en reprenaient davantage, plus il y a de fonctionnaires et plus ils ont d’électeurs, mais nous allons le payer très cher.
          De plus j’avais 30 ans à l’époque, quand la crise de 73 est tombée j’en avais 23, la dette de l’époque a servi à équiper le pays de centrales nucléaires, à développer l’industrie, les autoroutes etc. etc., pas à embaucher des fainéants inutiles, c’est une méga différence d’investissement.

    • @Dilbert

      A priori vous n’avez pas conscience du sens de vos propos !

  • Ne pas avoir le même défaut que ceux qui critique un individu.qui prétend conserver sa liberté de vivre comme il l’entend sans enfreindre les lois de l’honneur alors qu’il a été insulté ! Le problème que pose Mr Depardieu est le problème de la séparation du public et du privé! Quand un état prétend s’approprier 75% des revenus d’un individu (sans garantir les dettes de cet individu ou reprendre les hypothèques grevant ses biens, il peut être qualifié de secte ! (Lire l’état proxénète de René Maury). Un fait divers (le sien) pose un problème de société, et à ce titre il mérite l’attention de tout citoyen. Le reste de ses opinions personnelles ne regardent que lui, pour le meilleur et pour le pire…Il n’engage personne d’autres, tout au plus pourrait-on lui reprocher la caractère ostentatoire de sa vie privée…si il lui en reste !
    A ce propos, il n’est pas d’usage dans une démocratie « normale » de se moquer d’un dérèglement « pathologique » d’un individu. Les gens ayant l’habitude de se retenir d’uriner modifie avec le temps la perception neurologique de la distension vésicale. Il s’ensuit des envies impérieuses quand la vessie est pleine réduisant la possibilité d’attendre….Ce n’est pas en l’honneur de la totalité de la presse d’avoir fait de ce trouble, une indignité qu’aurait commis Mr Depardieu ! Laissons maintenant cet homme vivre, en lui épargnant le fracas médiatique et tout ce qui grouille, grenouille, scribouille. (Mots du général pour Mr Dupont-geignant ).
    Merci Wills pour votre observation.

    • Depardieu est un homme libre : il quitte l’enfer fiscal c’est son droit !
      Mais il se garde bien de dénoncer le paradis étatique qui a permis sa fortune grâce aux mesures garantissant un monopole aux acteurs français par les avances sur recettes , l’exception culturelle et la diffusion garantie des films par le service public

      • Depardieu a gagné sa vie en faisant l’acteur. Il n’est pas responsable du système dans lequel il évolue. Les lois cinématographiques, ce n’est pas lui qui les a mises en place. Vous allez aussi lui reprocher de ne pas avoir fait de politique!

        • J’ajoute que, malheureusement, j’ai toujours travaillé pour une entité publique semi ou para-publique à mon corps défendant (dont l’une a fait faillite). Il faut dire qu’en France, il y en a beaucoup. Fallait-il que je crève au chômage pour être en accord avec mes principes, ma philosophie, mes idées? Va t-on me reprocher un jour d’avoir moi aussi profiter du système sans l’avoir jamais dénoncé en place publique? Suis-je responsable de ce système? Non, je le subi et le regrette mais je ne vais pas me suicider pour autant ou agir contre mes intérêts. Faut pas pousser.

  • La France de Napoléon III n’était peut être pas « démocratique » – l’UE l’est pour vous ? – mais il n’y avait ni camp d’extermination ni victor hugo le petit n’a été assassiné… Et la France du second empire a fait un bond économique, social, diplomatique exceptionnel…

    Enfin la démocratie pour vous c’est le référendum de 2005 outrageusement balayé, ou encore cette hystérie propagandiste de l’entre deux tour de 2002 ? Et bééé…

  • Ce qui me gênerait dans un exil russe c’est que je ne pourrais pas m’acheter un yacht mais simplement un brise-glace. Vous me voyez arriver à Fontveille avec cet équipement !

  • Les commentaires sont fermés.

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