Effondrement de l’investissement dans les start-ups en France selon les pigeons

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Selon les pigeons, la loi de finance 2013 a entraîné un effondrement de l’investissement dans les start-ups françaises au 4e trimestre 2012.

Selon les pigeons, la loi de finance 2013 a entraîné un effondrement de l’investissement dans les start-ups françaises au 4e trimestre 2012.

Par Alexis Vintray.

Les investissements dans les start-up en France ont connu une très forte baisse au 4e trimestre 2012, avec une chute de 39% du nombre d’investissements. C’est la principale conclusion de la publication du premier « French Internet Business Angel Money Yardstick ». Cet indicateur « FIBAMY » a été créé par les leaders du mouvement des pigeons, afin d’avoir un indicateur objectif de l’activité « business angel » dans l’internet en France. Il reprend les transactions annoncées dans la presse de référence du secteur (Frenchweb, Journal du Net, CFNews, FusacqBuzz), soit une partie du marché total estimée entre 25 et 35% (en montant).

Après trois trimestres de hausse, les fonds levés par les start-ups lors de ces levées de fond publiques ont fortement chuté par rapport à l’année précédente : -30% en valeur et jusqu’à -39% en nombre d’opérations. Si l’on compare au trimestre précédent (Q3 2012), la baisse est toujours là, en rupture complète avec la tendance à la hausse qui existait jusque là [1].

Surtout, la chute est bien plus forte en novembre et décembre qu’en octobre, conséquence visible de l’annonce le 28 septembre 2012 du projet de loi de finances 2013. C’est la confirmation des craintes que beaucoup nourrissaient à la suite de la mise en place par François Hollande de l’alignement de l’imposition du capital sur celle du travail. Pour les pigeons, « il est très réaliste de penser que ce fort ralentissement sur T4 est dû aux changements fiscaux brutaux annoncés et décidés lors de la discussion et le vote de la loi de finances 2013 concernant la taxation des plus-values de cession. »

Ces chiffres sont particulièrement alarmants quand on sait que, « à PIB égal, l’activité « business angel » en France est 30 fois moins développée qu’aux États-Unis où elle constitue une force de financement supérieure à celle du capital-risque ». Le capital risque est très insuffisant en France et la fiscalité est en train de tuer ses quelques prémices. Qui dit moins d’investissements dit surtout moins de croissance et d’emplois pour demain. Nous ne sommes pas prêts de cesser de payer les conséquences de la folie fiscale actuelle…

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  1. Q4 2011 était particulièrement haut pour des raisons de changement de fiscalité pressentis pour l’année suivante