Touche pas à mes 35 heures ! Vraiment ?

Touche pas à mes 35 heures (Libération)

Enfermée dans une posture à la Germinal, une certaine gauche refuse de revenir sur les 35 heures. Osons plutôt la liberté!

Enfermée dans une posture à la Germinal, une certaine gauche refuse de revenir sur les 35 heures. Osons plutôt la liberté !

Un billet d’humeur du Parisien Libéral.

Touche pas à mes 35 heures, titre Libération. Vraiment ?

Les journalistes de Libé ont-ils discuté avec Jean-Marc Ayrault qui, manifestement, vu son état de fatigue ces jours-ci, fait plus que 35 heures par semaine ?

Les journalistes de Libé ont-ils demandé l’avis des ouvriers et des caissiers que les 35 heures ont pressuré tout en dégradant leur pouvoir d’achat ?

Les journalistes de Libé sont-ils allés dans les hôpitaux pour voir l’état de désorganisation des services, au niveau des urgences notamment ?

Les 35 heures, c’est cool pour une partie des Bac +3/+5 fonctionnaires du public ou employés du CAC40 qui, grâce à des emplois stables et relativement bien payés, en CDI, disposent d’une certaine liberté d’organisation du travail et d’argent pour occuper le temps de loisir. Pour tous les autres, c’est une calamité. À quoi servent des RTT, si on n’a pas d’argent pour aller en week-end culturel en Croatie ou à Dublin ?

De plus, est-ce qu’il est juste raisonnable de parler de durée légale du temps de travail dans une économie du savoir et de l’entrepreneuriat ? Déjà, il y a les cadres au forfait. Ensuite, il y a les indépendants, qui par définition ne comptent pas leurs heures. Et il y a aussi toutes ces personnes salariées pour qui le travail ne s’arrête pas aux portes du local de la pointeuse, soit parce que l’entreprise force à rester connecté au travail (Smartphones …) soit parce que le salarié trouve de lui-même un intérêt à continuer à penser à son travail en dehors du travail, pour trouver de nouvelles idées par exemple.

35 heures, ça renvoie à un univers mental Germinalesque un peu caricatural. Alors, à quand l’adoption de la proposition des libéraux : la liberté de contracter directement déléguée aux personnes concernées, à savoir l’employeur et l’employé ? Supprimons de la loi toute référence à une durée légale du travail !

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