Le MEDEF entonne un air connu

« Besoin d’aire » : ce document programme du Medef fait dans le politiquement correct

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le MEDEF entonne un air connu

Publié le 25 février 2012
- A +

« Besoin d’aire » : ce document programme  du Medef fait dans le politiquement correct.

Un article de l’aleps.

Madame Parisot avait inauguré son mandat à la tête du Medef en signant un ouvrage intitulé « Besoin d’air ». Le thème : les entreprises étouffent sous le poids de la réglementation, des impôts et des charges sociales. Très bien. Voici qu’elle présente aujourd’hui « Besoin d’aire » pour dire que nos entreprises doivent s’ouvrir à la mondialisation grâce à un regain de compétitivité. Très bien, au moins on s’écarte du consommer ou du produire français qui envoûte les candidats.

Mais les 23 recommandations contenues dans les 18 pages du livre électronique (www.besoindaire.com) peuvent surprendre par leur conformisme et leur pusillanimité. Le Medef voit « les États-Unis d’Europe à portée de la main » et recommande d’ « oser le fédéralisme ». S’agit-il d’une aire de total libre-échange ? Point du tout, mais de la mise en place d’un Commissaire aux PME, puis à l’Économie et aux Finances. On voit mal une gouvernance réunissant Papandreou, président de l’Internationale socialiste et Vaclav Klaus, émule de Margaret Thatcher. Toujours sur ce sujet, le Medef veut « finaliser l’harmonisation », alors que le secret de la convergence ne peut être que dans la concurrence institutionnelle.

À la mode encore, le désir de « lutter contre les excès de la finance », un objectif à mener dans le cadre d’un « travail à l’échelle mondiale » et, toujours dans le vent, une économie « plus verte » (éoliennes ?). S’il faut « faire bouger le marché du travail », ce que le Medef a eu beaucoup de mal à réaliser depuis cinq ans, c’est en améliorant « l’employabilité » des salariés – mais quid du SMIC et de la Sécurité Sociale ?

Si le Medef se sent concerné par la réforme systémique des retraites, il n’a apparemment que peu d’intérêt pour la refonte du droit du travail et le financement des syndicats, pour la progressivité fiscale qui pénalise ceux qui réussissent, pour les privatisations et le logement social. Le Medef appelle de ses vœux une « doctrine économique européenne ». Ce ne sera peut-être pas le libéralisme !

—-
Sur le web

Lire aussi : Un cliché controversé

Voir les commentaires (6)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (6)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Théophile Gacogne.

46 jours de grève des transports, ça coûte cher ! Si cet épisode semble être arrivé à son terme, il est temps désormais de négocier les dédommagements.

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités indiquait le 8 janvier dernier avoir obtenu de la part de la SNCF et de la RATP le remboursement intégral d’un mois de Pass Navigo pour l’ensemble des Franciliens.

Une bonne nouvelle pour les employés qui utilisent les transports en commun chaque jour, et qui se verr... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Par Olivier Maurice.

C’est un exercice très compliqué auquel c’est livré Geoffroy Roux de Bézieux, lors de la rencontre des entrepreneurs français organisée par le syndicat qu’il dirige à l’hippodrome de Longchamp les 28 et 19 août derniers. Tellement compliqué, qu’il en devient difficilement compréhensible.

Dans un discours introductif où le président du Medef revendique ouvertement son libéralisme, « cette conviction que nous portons », rompant ainsi avec des décennies de flou diplomatique, celui-ci déclare quelques minutes pl... Poursuivre la lecture

Par Nathalie MP.

La semaine dernière, Geoffroy Roux de Bézieux a présenté les grandes pistes de la réforme qu’il compte mettre en œuvre pour moderniser le Medef qu’il préside depuis un an. Fait inédit – et potentiellement ravageur dans l’univers passablement opaque du financement des partenaires sociaux – l’organisation patronale se dit prête à renoncer progressivement aux recettes qu’elle perçoit au titre du « paritarisme » et se donne l’objectif d’être financée à 100 % par les cotisations des adhérents d’ici 4 ans. Une question d’ind... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles