Les deux chiffres qui ridiculisent la TVA sociale

Les deux chiffres qui ridiculisent la « TVA sociale » : un gain de 0,4% pour l’industrie, 132 000 euros par emploi !

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
TVA sociale (Deligne)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Les deux chiffres qui ridiculisent la TVA sociale

Publié le 16 février 2012
- A +

Les deux chiffres qui ridiculisent la « TVA sociale » : un gain de 0,4% pour l’industrie, 132 000 euros par emploi !

Par Alain Madelin

Le premier chiffre est issu du rapport de Gilles Carrez (UMP) sur le collectif de baisse de charges patronales liées à la « TVA sociale » : 3,3 milliards iront vers l’industrie.

Ce qui pour un chiffre d’affaires global de l’industrie de 800 milliards HT (et hors énergie) correspond à un gain total de 0,4% que les entreprises décideront ou non de répercuter dans leur prix.

Dans mon précédent article l’extravagante TVA sociale, je pronostique que les gains de compétitivité de la « TVA sociale » représenteraient une baisse de 0,5% du prix de vente HT pour un produit industriel moyen. Nous y sommes.

Vouloir faire croire qu’avec un tel choc de compétitivité, les entreprises cesseront de délocaliser ou relocaliseront est tout simplement ridicule.

Le deuxième chiffre est livré par le Ministère du budget : la « TVA sociale » devrait permettre de créer 100 000 emplois supplémentaires au cours des trois prochaines années.

Une affirmation qui a fait écrire à Philippe Mabille sur « la Tribune.fr » que c’était là « un pari audacieux et un mode de communication à la mode soviétique ».

Si baisser le coût du travail peu qualifié peut assurément contribuer à en élargir le nombre, il n’en va pas de même quand cette diminution du coût est artificielle et provient de prélèvements publics supplémentaires. Il y a alors « ce que l’on voit » : les emplois créés, et « ce que l’on ne voit pas » de l’autre : les emplois empêchés de naître de par ce prélèvement supplémentaire et la perte de compétitivité.

Quoi qu’il en soit, même si l’on devait retenir cette estimation gouvernementale avantageuse, il n’en resterait pas moins que 100 000 emplois pour 13,2 milliards, cela fait 132 000 euros par emploi créé !

Sur le web

Voir aussi le reste de nos articles sur la TVA sociale ou le coût du travail

Voir les commentaires (16)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (16)
  • Dessin trompeur, parce qu’en réalité toutes les cotisations sociales sont à la charge du salarié, pas du patron !
    http://www.wikiberal.org/wiki/Structure_du_salaire_en_France

  • A quoi correspondent les 13,2 M de la dernière ligne ?

  • bof.
    Arguments bancals.
    M.Madelin n’est par pour moi un véritable libéral entrepreneur.
    Je ressens comme chez Villepin un sentiment de revanche.Tout est mauvais, il n’y a rien à positiver.Tout est faux…
    Qu’avez-vous fait concrètement quand vous aviez les moyens de le faire.

    • Il a commencé par demander une diminution du budget de son ministère.
      Et il s’est fait virer peu de temps après…

    • A mon avis, vous ne connaissez pas bien M Madelin. Bien que non entrepreneur, il connaît bien mieux le libéralisme que la plupart des entrepreneurs d’un point de vue philosophique aussi bien qu’économique. Ce qu’il fait concrètement? Il diffuse la pensée libérale depuis des dizaines d’années de façon pédagogique auprès de français qui malheureusement continuent à ne rien y entendre! C’est déjà pas si mal. Nous sommes en Démocratie et M Madelin n’a pas le pouvoir d’imposer ses idées, vous l’avez peut-être oublié! Mais qui d’autre que lui aujourd’hui défend le mieux les idées libérales sur la scène publique?

  • le dessin illustratif, avec le gros patron et le malheureux employé, détruit tout le message.
    Pas facile d’illustrer, mais là, il vaudrait mieux pas d’image du tout que cet affreux contresens.

  • Peut-être. Admettons.
    N’empêche qu’en bon libéral je reste artisan de la « vérité des prix », et donc, même si ça n’a aucun effet économique sensible, il reste préférable que la politique familiale soit supportée par le budget de l’état ; idem pour la politique des transports, d’ailleurs.

    Pour le dessin, je suis d’accord avec Vincent. Un dessin plus correct serait deux mulets (le patron et le salarié) qui tirent côte à côte le char de l’état, et le cocher qui se penche gentiment en disant « Oh mais vous souffrez, laisser moi vous soulager » en déplaçant un cailloux d’une caisse marquée « charges patronales » directement sur le dos des mulets vers une autre caisse marquée « TVA » située dans le char de l’état…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Pascal Salin et Philippe Lacoude.

Première partie de la série ici Seconde partie de la série ici Troisième partie de la série ici

Lorsque nous avons examiné les effets empiriques de l’impôt sur les revenus du travail, nous avons passé sous silence le cas de la France. Il est temps d’y revenir.

Record du monde

En France, l’imposition du travail est considérable. Elle prend la forme des charges sociales (employé et employeur), des contributions sociales (CSG et CRDS), de l’impôt sur le revenu et, pour partie, de la TVA.... Poursuivre la lecture

Par Yves Montenay.

Cet article de 2012 a retrouvé une actualité avec les discussions sur le déconfinement et la reprise : nous avons maintenant suffisamment de recul sur les événements du Front populaire pour ne pas refaire la même erreur : diminuer la production en pensant améliorer la situation sociale.

Nous avons tous appris à l’école les « avancées » du Front populaire, et depuis d’innombrables événements politiques, films et récits nous y ont replongés. Mais on ne nous a pas appris le plus important !

La légende dorée ... Poursuivre la lecture

Par Claude Sicard.

Les industriels se plaignent depuis très longtemps du coût trop élevé du travail dans notre pays et l’on constate effectivement que l’industrie française a très mal résisté à l’ouverture des frontières qu’a exigé notre entrée dans la mondialisation. Notre secteur industriel s’est considérablement affaibli, et il n’intervient plus aujourd’hui que pour 10 % seulement dans la formation du PIB, alors que la norme européenne se situe à 20 %. Plusieurs pays en Europe ont en ce domaine un ratio bien plus élevé, l’Allemagne ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles