Reprise économique : ne refaisons pas les erreurs du Front populaire !

Si le mythe du Front Populaire perdure aujourd’hui, c’est à cause de l’incompétence économique sur laquelle prospèrent les politiques.

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Reprise économique : ne refaisons pas les erreurs du Front populaire !

Publié le 22 juin 2020
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Par Yves Montenay.

Cet article de 2012 a retrouvé une actualité avec les discussions sur le déconfinement et la reprise : nous avons maintenant suffisamment de recul sur les événements du Front populaire pour ne pas refaire la même erreur : diminuer la production en pensant améliorer la situation sociale.

Nous avons tous appris à l’école les « avancées » du Front populaire, et depuis d’innombrables événements politiques, films et récits nous y ont replongés. Mais on ne nous a pas appris le plus important !

La légende dorée du Front populaire et des « Accords Matignon »

Rappelons les faits bruts et cent fois contés : 1936, arrivée de la gauche au pouvoir, tensions sociales, grèves, occupations et dénouement par « Les accords Matignon » et l’attribution de 12% de hausse moyenne des salaires, de 15 jours de congés payés (il n’y en avait pas) et les 40 heures.

L’explosion de joie, l’émotion des premiers congés payés, dont, celle mille fois filmée, d’une famille ouvrière découvrant la plage, ont été sans arrêt illustrées, reprises et répétées.

Il est déjà moins fréquent d’évoquer la dévaluation qui a suivi et encore moins de relier ce récit à l’invention des heures supplémentaires par Alfred Sauvy, l’incompréhension de ce dernier par Léon Blum et la conversion de Paul Reynaud, elle-même arrivant bien tard pour « l’effort de guerre ».

Il est encore plus rare de voir l’analyse macro-économique froide que nous allons tenter maintenant.

Les 15 jours de congé payé diminuent la production nationale, toutes choses égales par ailleurs, de 4 % (deux semaines sur 52). Nous ne nous battons pas ici sur les chiffres, c’est le raisonnement qui compte. Les hausses de salaire renchérissent le coût de cette production déjà diminuée.

Alfred Sauvy réalise la catastrophe

Quant aux 40 heures, il a fallu attendre Alfred Sauvy, alors jeune polytechnicien, pour mesurer leur impact. Et « mesurer » n’est pas le bon mot puisque les statistiques nécessaires n’existaient pas alors.

Alfred Sauvy sera plus tard à l’origine de la création de l’Institut national d’études démographiques (INED, créé en 1945) et de l’Institut national de la statistique et des études économiques(l’INSEE créé en 1946) qui nous fournissent aujourd’hui nos indicateurs économiques et sociaux.

Il remarque que la chute de la production notamment de charbon, le pétrole de l’époque, génère des goulots d’étranglement en aval, où la production chute encore plus, créant du chômage.

Cela s’ajoute au bilan brut des accords Matignon : là où on travaillait 48 heures, durée légale précédente, la production a baissé d’environ 16 % (8 heures de moins sur 48), soit au total, une hausse des coûts de 32 % (12 de salaires, 4 de congés payés et 16 de réduction de l’horaire hebdomadaire), et c’est probablement sous-estimé, car les accords comprenaient d’autres points.

Donc la production s’effondre, le chômage et les prix augmentent, le franc craque, la gauche perd le pouvoir.

Bien sûr attribuer cela aux décisions de 1936 est une atteinte au mythe et est dénoncé comme réactionnaire : « Vous préférez voir les ouvriers travailler 48 heures et être privés de congés ? », voire « Vous justifiez le vol des bénéfices du Front populaire par le mur de l’argent ! »

Qu’aurait-il alors fallu faire ?

La réalité est bien sûr moins manichéenne : dans un pays théorique et parfait, où tout le monde aurait été informé des mécanismes économiques (dont l’ignorance était totale à l’époque dans presque toutes les couches sociales), on aurait calmement discuté de tout cela : si le désir des Français est d’avoir 15 jours de congés payés, analysons ensemble les conséquences, notamment la baisse du salaire réel (ce dernier étant directement lié au volume de la production) et voyons les arbitrages à décider.

L’analyse purement mathématique aurait été comprise – je n’ai pas dit adoptée – par tous, et on aurait pu dire par exemple : « la productivité augmentant de X par an, étalons ces mesures sur Y années pendant lesquelles le salaire n’augmentera au-delà des décisions d’aujourd’hui ». Autrement dit, affectons les progrès de la productivité à la diminution du temps de travail.

Mais ce genre de raisonnement était incompréhensible à l’époque, et je ne sais d’ailleurs pas si la productivité augmentait alors à une vitesse suffisante pour que le nombre d’années d’étalement soit acceptable.

Cette solution consensuelle n’est pas utopique : dans la plupart des autres pays, il y a eu également des congés payés et une diminution du temps de travail sans « casser la mécanique ».

De plus, il s’agit d’un raisonnement intemporel, oubliant notamment l’effort de guerre nécessaire qui, de toute façon, aurait dû demander des sacrifices : produire un char de plus, c’est autant de biens de consommation ou de jours de congé en moins. À la même époque, Hitler demandait aux Allemands de « choisir entre le beurre et les canons ».

Alfred Sauvy invente les heures supplémentaires

Enfin, cela ne traitait pas le plus grave : les 40 heures sans aucune souplesse et l’effondrement de la production faute de charbon et de nombreux autres biens intermédiaires. Alfred Sauvy explique cela à Léon Blum, qui dirige le gouvernement du Front populaire. Ce dernier ne comprend pas.

En 1938, Paul Reynaud, chef de la droite modérée, devient ministre des Finances. Alfred Sauvy repart à la charge. *

Paul Reynaud, lui, comprend et met en place les heures supplémentaires. La production repart, mais il ne reste plus que quelques mois avant la guerre… Elle éclate en septembre 1939 et une grande part de la population active est mobilisée, donc retirée de la production, inactive jusqu’en mai 1940, puis prisonnière ou en Service de Travail Obligatoire en Allemagne.

Une petite parenthèse complémentaire : à la même époque Alfred Sauvy appuie vigoureusement l’action de l’association « Population et Avenir » qui aboutit en juillet 1939 au Code de la famille et au redressement de la fécondité française alors catastrophique. La question démographique est en effet complémentaire car, comme pour les heures supplémentaires, Alfred Sauvy se préoccupe du nombre des hommes.

Alfred Sauvy reverra Léon Blum en 1945 : « Monsieur le président, avec le recul et les résultats de l’action de Paul Reynaud, qu’en pensez-vous aujourd’hui ? » Il constate avec effarement que Léon Blum ne comprend toujours pas.

Le niveau de vie ne vient pas de revendications syndicales mais de la production par personne

Mais tout cela est affaire de spécialistes et d’historiens.

Pour beaucoup de Français le mythe demeure : « l’action syndicale et politique a permis ces avancées », sans préciser que c’est une action à somme nulle : la hausse des prix a non seulement annulé celle des salaires, mais elle fait payer aux salariés leurs propres congés, sans parler de l’effet indirect des 40 heures.

Ce n’est pas « la faute au mur de l’argent » comme le disait Léon Blum après Édouard Herriot : tout ce qui n’est pas produit ne peut pas être consommé, or votre salaire n’a de sens que s’il peut être utilisé à acheter ce dont vous avez besoin. Bref congés « payés », certes, mais par les salariés eux-mêmes !

Le mythe a resservi en mai 1968, avec les accords de Grenelle et la dévaluation qui a suivi.

Il a resservi en 1981 déclenchant de nouvelles dévaluations et conduisant à terme à la crise des retraites (passage de 65 à 60 ans, alors que l’on voit aujourd’hui les remous d’un passage progressif de 60 à 62 !).

Il a resservi avec les 35 heures, et on le voit ré-apparaître aujourd’hui chez certains « magiciens » de l’économie.

Mais il y a pire que la sanction financière, qui est automatique tant sur la monnaie que le pouvoir d’achat. Ce « pire », c’est qu’on cultive ainsi l’incompétence économique sur laquelle prospèrent les politiques.

Mais aujourd’hui, l’expérience du passé et le progrès des connaissances économiques et statistiques des responsables des différents partis, mène à être plus sévère : ce n’est plus de l’incompétence, c’est de l’escroquerie électorale.

On voit d’ailleurs bien que les candidats sont de plus en plus coincés entre les effets de manches et le sérieux.

(Ce texte est l’occasion de signaler la création de l’association Alfred Sauvy, qui réunit notamment deux associations de sa « descendance » : le Comité Fourastié-Sauvy et Population et Avenir. Rappelons que Jean Fourastié et Alfred Sauvy étaient proches, que le premier est pour beaucoup dans la diffusion de la notion de productivité, et que le second verrait rouge s’il savait que nos socialistes d’aujourd’hui ont plusieurs fois rogné le quotient familial… Et donc notre fécondité pour laquelle il s’était tant battu. Et cela sans que les gouvernements de droite le rétablisse, de crainte d’être accusés de favoriser les riches).

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  • Il faut rappeler que les accords Matignon ont été obtenus sous la pression de la rue, pression exercée après les élections mais avant la prise de fonction de Léon Blum. La hausse des salaires, variable selon les secteurs, avec une moyenne à 12 %, résulte d’un accord entre le patronat, la CGT et l’état, qui est signé trois jours après la formation du gouvernement.

    Les congés payés ( votés à la quasi-unanimité des parlementaires ) et la réduction du temps de travail sont des « bonus » octroyés pour faire cesser les grèves, sans faire partie du programme du front national, qui incluait par contre une relance économique par la consommation.

  • Excellent article!
    On pourrait ajouter à « l’héritage » de cet épisode l’état d’esprit selon lequel suffit d’exiger suffisamment fort pour obtenir, qu’il existe quelque part un « trésor caché » et qu’en secouant le cocotier, on y aura accès.
    Et aussi l’inégalité générée entre les Français qui ont pu avoir accès à ces « progrès sociaux » (secteur public et grandes entreprises) et ceux (artisans, travailleurs indépendants, PME) qui ont été bloqués par le principe de réalité et se sont trouvés en position de payer les avantages des autres.
    On y est toujours.

  • Il est important d’étudier l’histoire pour ne pas répéter certaines erreurs et tirer des enseignements ; il est aussi important de comprendre que nous ne sommes plus dans le passé…
    Imaginons un instant que les joyeux travailleurs actuels soient encore aux 48h avec moins de congés : est-ce que l’industrie du loisir, du tourisme, de l’aviation et de l’automobile, de la caravane seraient aussi importants ? Non.
    Si l’industrie automobile produisait 20% de voiture en plus, on les vendrait à qui ? Tout le monde a déjà une voiture… La consommation a ses limites.

    • L’industrie du loisir, du tourisme … a été tuée par le coronavirus.

      L’industrie de l’aviation, de l’automobile … a été tuée par le gouvernement.

      La consommation a en effet ses limites par les temps qui courent ! Mais à cause des contraintes et non de la saturation. On peut donc faire travailler les gens 60 heures par semaine puisqu’il n’y a plus de loisirs.

      Mais que va-t’il se passer à moyen terme avec un nombre croissant de chômeurs, plus aucun loisirs et des coups de bâtons pour travailler et payer les dettes, alors que même les Tontons Macoute sont au bord de l’explosion ?

      Il est urgent de relancer la consommation la où c’est possible, mais les écolos et les bobos bloquent tout par idéologie.

      • je note « faire travailler les gens 60/heures semaine ». Vie privée, vie familiale, temps libre, temps pour soi, ça vous parle ?
        Seriez-vous un des communistes productivistes ou capitalistes productivistes pour qui le bien-être d’une personne passe bien après sa soumission aux impératifs de la société ou de l’entreprise ?
        Relancer la consommation ? Ah ce fantasme de la consommation. Déjà que tous les gens aient un pouvoir permettant de vivre dignement et librement, ce serait un progrès. Relancer la consommation, c’est faire rentrer par portes et fenêtres des objets dans la maison des gens, les faire suffisamment fragiles pour devoir les remplacer constamment… La consommation que vous souhaitez est artificielle.

        • Suis-je communiste ou capitaliste ? Faudrait savoir !

          La relance par la consommation nous a été présentée comme la solution ultime pendant des années par les tenants de la planche à billet. Pour une fois que la crise tient à l’absence de consommation, on nous parle de frugalité ?!?

          Les objets fragiles qui rentrent dans la maison sont superficiels, polluants et importés de Chine. Mais c’est ce que peuvent s’offrir les pauvres quand ils sont privés de loisirs et d’automobile. Vous ne relancerez pas la consommation et l’économie par des discussions en famille au coin du feu (à LED pour ne pas produire des micro-particules, du CO2, et gâcher de l’énergie noble).

          • Je vous pose la question : êtes-vous un communiste ou un capitaliste ?
            Vous pointez du doigt un des problèmes majeurs du système économique actuel : il repose pour une grande partie sur des objets fragiles, superficiels, polluants et importés de Chine. L’économie-gadget qui n’a pas d’utilité, pas de finalité matérielle.
            C’est pour cela que le secteur du marketing/pub/influenceurs instagram etc sont si puissants et rentables : car ils arrivent (encore pour le moment) à faire avaler des choses dans le gosier des consommateurs. Faut bien tasser, certes, mais ça passe encore.

            • Je ne suis ni capitaliste ni communiste mais libéral.

              Il n’y a peut-être pas de finalité matérielle dans les désirs de chacun, mais c’est leur liberté.

              Ensuite, les Romains savaient déjà qu’avant toute chose, il faut satisfaire le peuple : « du pain et des jeux ». Aujourd’hui vous pouvez traduire par des revenus (donc du travail) et des loisirs (donc des voyages et une liberté de déplacement).

              Enfin, quand j’ai des problèmes, je pare au plus pressé. Si j’ai une fuite d’eau, je ne vais pas refaire les peintures – et encore moins affirmer à ma femme que refaire les peintures va réparer la fuite.

    • On aurait peut entre un niveau de vie proche de celui des US voir même supérieur. beaucoup de personne travail 48h par semaine oy plus aux US et il ne me semble pas que toutes le industrie que vous cité soit absente du marché, bien au contraire. Dans un pays riche les loisirs se porte bien en général. Quand à la production automobile je ne vois aucun problème a son développement, l’automobile reste le moyen de transport le plus efficace, fuck le réchauffement. Et puis si la France et les français étaient plus riche peut être pourrait ils se payer des voiture électriques…

      • Le niveau de vie proche des US ? Trouvez-vous qu’il y ait plus de misère en France par rapport aux USA ? Croyez-vous que tous les Américains vivent dans les maisons de Beverly Hills ?
        Les Américains qui enchainent 2 ou 3 boulots ne le font pas pour gagner plus, mais pour gagner suffisamment pour ne pas vivre dans la misère : quand on gagne trop peu, faut travailler plus
        Il est amusant de voir les nombres d’heures de travail par pays : surprise, la Grèce, la Turquie, le Chili, la Russie, la Pologne, le Mexique (et la Corée du Sud) sont bien plus haut dans la liste que la France, le Japon, la Finlande, l’Allemagne et les Pays-Bas.

        • Avez vous déjà été aux USA? Le pays est loin d’être parfait et paradoxalement pour beaucoup de raisons communes avec la France : administration tatillonne, légalisme idiot, réglementation stupide, état qui met son groin dans l’économie de marché et qui fait tout capoter. La santé est un très bon exemple de comment l’intervention étatique peut casser tout les bénéficie du marché libre et rendre les choses invivable pour les plus pauvres mais il faudrait 30 pages pour expliquer les détails du sabotage alors qu’il est tellement plus facile de dire que c’est à cause du vilain capitalisme.
          Juste un petit exemple, la première fois que je me suis rendu au US j’ai remarqué un magnifique maison (2 étages, facilement 200 m² au sol sur un vaste terrain arboré au bord ‘un lac) en construction avec plusieurs gros 4×4 garé devant. J’ai intérogé mon hote qui habitait non loin et quel ne fut pas ma surprise d’apprendre que la personne qui faisait construire cette villà était…ouvrier spécialisé dans une usine GM… Moi qui était cadre moyen en France j’ai subitement comprit le fossé de richesse qui existait entre la France et les USA. la suite de mon séjour n’a fait que confirmer cette impression les prix étant en générale de moitié inférieur à ceux pratiqué en France et souvent encore moins même à salaire égale votre pouvoir d’achat est double.

          • Donc sur base d’un cas particulier, vous extrapolez ? Petite confidence de vous à moi : le prix de l’immobilier dépend de l’endroit. Je viens de voir une belle maison de 190 m2 en bordure de lac, près de l’usine GM de Bowling Green, Kentucky, sur un terrain de 1821 m2 au prix de 165.000 euro.
            Comprenez-vous où je veux en venir ?
            Pour le système de santé, n’oubliez pas que le système américain très libre (hum) coûte 17% du PIB à l’état fédéral, contre 10% en France et les autres pays de l’OCDE.

            • Comprenez-vous où je veux en venir ?

              Expliquez!

              Pour le système de santé, n’oubliez pas que le système américain très libre (hum) coûte 17% du PIB à l’état fédéral

              Demandez donc à la justice US pour quelle raison elle rend les gens irresponsables avec des pénalités telle qu’il est impossible de s’assurer au prix fort.

              • MichelC, c’est limpide pourtant.
                Je vais faire appel à un autre exemple : un ouvrier français peut parfaitement acquérir une maison de 200 m2 avec un grand jardin en France. Impossible me diront les socialistes. Et Laurent ci-dessus aussi. Et pourtant, je vous invite à consulter l’offre immobilière à Hirson par exemple : pour moins de 130.000 euro, ya moyen (j’en ai visité une y 2 ans). Avec un petit crédit, un apport perso, plus facile en couple, hop.
                Donc j’explique : une personne peut acquérir un grand terrain pour une bouchée de pain dans certains coins des USA. Voilà. Le prix dépend de l’endroit. C’est très basique

                Pour la deuxième partie de votre commentaire, malheureusement je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Pouvez-vous éclairer ma lanterne svp ?

            • « Donc sur base d’un cas particulier, vous extrapolez ? »

              Non, des analyses détaillées montrent qu’il existe bien un sacré fossé de richesse entre la France et les états-unis, les pauvres là-bas possédants bien plus que les pauvres français.

              • Je serais curieux de voir ces études. Sans compter que la comparaison ne peut pas s’arrêter à ce que possèdent les gens. En effet, à montant égal, une personne pauvre en France est moins exposée au décrochage médical qu’un pauvre américain.
                Je parierais volontiers que l’extrême pauvreté, digne de pays sous-développés, est plus fréquente aux USA.

    • Aux USA, le temps de travail commun est de 40H/sem voire plus. En moyenne, les américains ont 10j de congés annuels (les grandes entreprises offrent souvent 2 semaines de congés payés par an après la première année de travail).

      Est-ce que l’industrie du loisir, du tourisme, de l’aviation et de l’automobile, de la caravane sont moins importants aux USA qu’en France? Je ne crois pas. Je dirais même que c’est l’inverse.

      « La consommation a ses limites. »
      Peut-être mais je ne crois pas que ce soient celles que vous citez.
      Par contre, l’ignorance économique n’a aucune limite…

  • Très intéressant.
    Vous indiquez que d’autres pays ont réussi à obtenir des congés et une baisse du volume horaire. « sans casser la mécanique ».
    Auriez-vous des exemples ?

    • Bien évidement il y a des exemples, ce sont les autres pays Européen qui n’auront pas de tel réglementation et profiteront des gains de productivités d’une concurrence libre et non faussée.
      Le Danemark n’a pas de réglementation du temps de travail ni de salaire minimum et son tête des pays les plus avancés socialement.

  • L’inspiration du front (inique) populaire et marxiste par le truchement du CNR monopolistique

  • « La réalité est bien sûr moins manichéenne : dans un pays théorique et parfait, où tout le monde aurait été informé des mécanismes économiques (dont l’ignorance était totale à l’époque dans presque toutes les couches sociales) ». Faut-être totalement incompétent pour croire qu’une majorité de Français sont mieux lotis sur ce plan aujourd’hui !!!

    • Absolument, il suffit de lire les commentaires des lecteurs des site de media élitistes: le Monde, Le Figaro, Libération, pour constater l’imbécillité économique des français qui n’ont toujours pas compris que l’état n’a pas un sou et que ce sont les entreprises qui créent les richesses et les emplois! Entreprises qu’ils s’efforcent de ruiner par tous les moyens, tuant ainsi la poule aux oeufs d’or!

      • « les commentaires des lecteurs des site de media élitistes … »

        Même Lavoisier qui était l’un des plus grands esprits de son temps a fini raccourci de vingt centimètres.

  • très intéressante remise en perspective !
    toutefois, il me semble que la majorité des français à l’époque n’était pas des salariés ?

  • c’est de l’escroquerie électorale.

    C’est exactement cela voire pire. Aujourd’hui, on sait. Et les énarques devraient savoir.
    On a à faire avec des criminels.

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