Des indignés sans dignité

Indignés

C’est étonnant. Les bébés de Stéphane Hessel trouvent caution chez certains économistes

En contrepoint de l’article d’Emmanuel Martin : Indignés : pour la fin du capitalisme de copinage et un retour à la démocratie responsable.

Chapeau, un commentaire cri du cœur d’un de nos lecteurs les plus avides, Kuing Yamang (*), nous a paru valoir la peine d’être reproduit en article au sujet des indignés.

C’est étonnant. Les bébés de Stéphane Hessel trouvent caution chez certains économistes. J’apprends que le capitalisme ne peut faire ménage avec la démocratie, puisque les indignés en ont décidé ainsi.

La notion de justice implique-t-elle que ceux qui gagnent de l’argent en prenant des risques ou grâce à leurs talents, leurs compétences ou leur esprit d’entreprise, doivent forcément être sanctionnés et punis pour que ceux qui ont le temps de s’indigner, en ne faisant en fait rien, puissent être récompensés de leur oisiveté vulgaire et insolente ?

Certes, ce sont les technocrates keynésiens – et donc les politiques sociaux-démocrates qui les ont mis au pouvoir – qui sont les premiers responsables de la situation de misère existentielle de ces indignés. Mais si ces indignés doivent s’en prendre à quelqu’un, qu’ils manifestent, insultent et cassent les commerces de leurs propres parents, qu’ils brûlent les voitures et saccagent les maisons de ceux qui les ont (non) éduqués et (non) formés, ces parents qui ont vécu sur leur dos en endettant leurs propres gosses, qui maintenant s’indignent à la façon de Hessel. Qu’ils manifestent contre ceux qui n’ont pas su leur transmettre suffisamment de bagage ou de qualités de vie pour qu’ils atteignent le même niveau que la génération d’avant.

L’austérité des plans actuels ou à venir est la conséquence directe de l’opulence de leurs parents qui ont vécu au dessus de leurs moyens et qui ont choisi de mettre au pouvoir ceux qui ont permis ceci et ainsi miné leurs gosses.

Je cite l’auteur, Emmanuel Martin : « Le mouvement fustige le capitalisme et prône un retour à la démocratie. » Mais le capitalisme n’est pas la cause. Le capitalisme n’est ni cause, ni conséquence. En revanche, il est la bouée de sauvetage. Pas d’indignés dans les pays pauvres, ils n’ont là-bas qu’une envie, et avec raison, c’est d’avoir la possibilité de pouvoir manger ou sinon de venir éventuellement s’indigner avec ceux qui sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche (les indignés dont l’auteur de l’article parle) et qui crachent maintenant dans la soupe.

Les indignés ne sont pas dignes.

Je propose que nos indignés aillent vivre dans des pays vraiment pauvres et qu’ils échangent leur place avec des gens de ces pays qui ne demandent qu’à venir pour faire leurs preuves.

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(*) Le professeur Kuing Yamang, alias « le cauchemar d’Olivier Mazerolle », alias « nous leur enverrons des sacs de riz », est bien connu sur la toile des amateurs de détournements vidéos.