« Trichet menace votre argent »

Focus montre une photo de Jean-Claude Trichet, accompagné d’un gros titre dramatique : « Cet homme met votre argent en danger »

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

« Trichet menace votre argent »

Publié le 28 septembre 2010
- A +

La Une de l’hebdomadaire d’information Allemand Focus de cette semaine montre une photo du président de la banque centrale Européenne Jean-Claude Trichet, accompagné d’un gros titre dramatique : « Cet homme met votre argent en danger ». Et, tout aussi alarmiste, on trouve sur la même page, comme commentaire, « la bombe à retardement des taux d’intérêts fait tic tac : les banquiers centraux mettent en danger la prospérité. »

Le magazine demande si la banque centrale Européenne va elle-même devenir une « bad bank », en avançant l’argument que les bas taux d’intérêts actuels, l’achat de bons d’emprunts pourris et l’aide aux banques privées, causent du tort aux épargnants et aux investisseurs.

Il cite des experts qui disent que les compagnies d’assurance vie ne pourront offrir que des retours de 1,75% l’année prochaine, bien en deça de leur cible de 4%, faisant écho à des soucis similaires aux Pays Bas.

Focus note que les banques centrales hors de la zone Euro se sont aussi engagées dans des politiques controversées de taux d’intérêts bas (poussant au passage Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph à appeler à la fermeture de la réserve fédérale des Etats-Unis).

La différence c’est qu’il pourrait y avoir un soutien démocratique pour ce genre de politiques en Amérique (et au Royaume Uni) puisque la logique qui les sous tend, qu’elle soit correcte ou non, est taillée sur mesure pour les besoins spécifiques de l’économie des Etats-Unis et des épargnants et contribuables Américains. En Euroland, ça n’est clairement pas le cas, parce que la monnaie unique complique les intérêts nationaux et crée une inadéquation entre les politiques économiques et monétaires.

Mais, vu d’Allemagne, la toile d’araignée des alternatives faisant face à l’Europe et en train de devenir de plus en plus claire : par exemple, une exposition massive à la dette de gouvernements étrangers et des coupes dans les retraites et l’épargne, à mettre dans la balance avec les avantages de garder la Grèce, et d’autres,dans l’Euro.

Sur le web.

Voir les commentaires (2)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (2)
  • Merci de souligner cet article de focus.

    Ceci étant faites attention à l’orthographe:
    « Mais, vu d’Allemagne, la toile d’araignée des alternatives faisant face à l’Europe EST en train de devenir de plus en plus claire »

    De plus, vos arguments sont peu clairs. On ne sait si vous prétendez que les politiques de QE aux US pourraient bénéficier du soutien de la population ou son contraire. Quoi qu’il en soit ces politiques de QE son mauvaises comme il est écrit dans cet article (et bien d’autres):
    http://blog.turgot.org/index.php?post/Politiques-%C3%A9conomiques-%3A-ce-qu-il-ne-faut-pas-faIre-et-%28et-que-l-on-fait%29%2C-et-ce-qu-il-faudrait-faire

    In fine votre conclusion est inachevée: quel est donc l’intérêt pour les Allemands de garder la Grèce dans l’Euro (3% du PIB européen et un Etat en faillite) ?
    On aimerait un article plus et mieux construit. Vous le reprenez ?
    A+

  • Merci pour les remarques. Cet article est repris tel quel de Open Europe, avec les avantages et incovénients que ça représente (la faute de frappe, elle, est nôtre, elle ne vient pas d’eux).

    Sur les USA : l’article dit que, indépendemment de savoir la politique suivie est la bonne, elle a au moins un légitimité démocratique. Alors qu’en Europe non.

    Sur le choix que préfèrerait l’électorat Allemands face à l’alternative qui se présente à eux, si on le laissait se prononcer: l’article choisit la suggestion, partant du principe que le lecteur, aidé par la teneur de la une de Focus, peut très facilement se faire sa propre idée sur la question.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La semaine dernière, nous avons beaucoup entendu parler des 636 lobbyistes du secteur des énergies fossiles qui ont pris le contrôle du processus de la COP27 et qui sont la cause principale de l'échec de l'accord final.

La conclusion était évidente : nous devons interdire à l'industrie de participer à toutes les politiques ! Les médias grand public ont couvert cette campagne des ONG, répétant les affirmations et les messages ciblés, amplifiant le dogme anti-industrie sans réellement approfondir les recherches pour voir si les chiffres ... Poursuivre la lecture

Madame Lagarde, s’exprimant au nom de la BCE, a indiqué, en évoquant l’hypothèse d’un ralentissement économique : « Nous ne croyons pas que cette récession sera suffisante pour dompter l'inflation ». Fabio Panetta ajoute « Lors du calibrage » des décisions, « nous devons faire très attention à ne pas amplifier le risque d'une récession prolongée ou de provoquer une dislocation du marché ».

La BCE considère donc, d’une part, qu’un durcissement monétaire est nécessaire pour réduire l’inflation au-delà de l’effet du ralentissement de l’in... Poursuivre la lecture

Tiens, voilà qu’une Große Katastrophe se profile sur l’horizon teuton : on apprend qu’Uniper, la principale société allemande de vente de gaz et premier distributeur de l’entreprise russe Gazprom, doit faire appel à l’État allemand à hauteur de 55 milliards d’euros suite à une perte nette kolossale établie à 40 milliards d’euros depuis le début de l’année.

Un milliard d’euros par-ci, un milliard d’euros par-là et rapidement on commence à parler gros sous. En tout cas, à 55 milliards d’euros, voilà une somme rondelette qui va peut-être ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles