Les riches sont ceux qui créent des emplois

Publié Par Bernard Zimmern, le dans Économie générale

Par Bernard Zimmern.
Un article d’Emploi 2017

Monopoly crédits Thomas Hawk (licence creative commons)

Monopoly crédits Thomas Hawk (licence creative commons)

Il est fascinant de lire comment un prix Nobel, Joseph Stiglitz, a réagi à l’événement qu’a été l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis :

« Une approche globale est également nécessaire pour améliorer la répartition des revenus en Amérique, qui est l’une des pires des économies avancées. Tandis que Trump a promis d’augmenter le salaire minimum, il est peu probable qu’il entreprenne d’autres changements critiques, tels que le renforcement des droits de négociation collective des travailleurs et leur pouvoir de négociation, et de contenir la rémunération des PDG et la financiarisation. »

Stiglitz n’a apparemment rien compris aux événements récents. Il n’a pas compris que les recettes consistant à réclamer plus d’interventions des syndicats, une augmentation du SMIC et un plafonnement des traitements des dirigeants, étaient des recettes parfaites pour l’agonie de la croissance.

Créateurs d’entreprises et d’emplois

riches-rene-le-honzecComme la plupart des idéologues économistes, il ignore ce que disent les enquêtes les plus solides comme celle du Survey of Consumer Finances de la Banque Fédérale américaine : elles montrent que la quasi-totalité des riches le sont devenus, non par des enrichissements sans causes, mais parce qu’ils ont créé des entreprises et des emplois.

L’IRDEME est très fier d’avoir débuté il y a un an une grosse étude à partir de cette enquête1 et d’avoir déjà démontré que pour le 1% des plus riches, le 1% honni par Stiglitz et les égalitaristes, deux tiers sont des entrepreneurs actifs et sont les responsables de la création des entreprises de long terme, les grandes entreprises qui forment l’ossature de l’économie américaine. [3]

On rappelle que le gouvernement Obama et les démocrates s’étaient fortement associés à ces égalitaristes, reçus en grande pompe à la Maison-Blanche. Eux et tous les partis politiques de gauche dans le monde avaient et ont continué à faire de la lutte contre les inégalités un thème majeur.

Il faut faire savoir que les inégalités sont un mythe inventé par des économistes d’idéologie marxiste pour un objectif politique. Un mythe qui aboutit à paralyser ceux qui osent prendre des risques pour créer des entreprises et des emplois. Un mythe destructeur de nos sociétés occidentales.

Il faut faire savoir que, loin d’être un désastre, la croissance des inégalités aux États-Unis a été le résultat de l’émergence de centaines de milliers d’entrepreneurs qui ont réussi en créant des dizaines de millions d’emplois supplémentaires et en donnant du travail aux 30 millions d’immigrés entrés aux États-Unis entre 1970 et 2010, dont la moitié était ultra pauvre et pas éduquée.

C’est le modèle qu’il faut suivre en France en supprimant les obstacles accumulés devant ceux qui veulent entreprendre, par des idéologues dont l’objectif politique est de casser du riche : leur seul résultat est d’aggraver les inégalités car, quand l’économie va mal et qu’il n’y a plus de croissance, ce ne sont pas les riches qui souffrent mais les pauvres.

Avec la présidentielle française et l’élection d’une nouvelle chambre des députés, il faut revaloriser l’enrichissement qui récompense la prise de risque et être fiers si demain le nombre de milliardaires se remet à croître. Pas seulement en Suisse, à Londres, ou aux États-Unis, mais en France.

 

  1.  Dont les résultats des 6.000 interviews avec 400 questions, depuis 1989, sont disponibles sur internet.
  1. Ok avec la conclusion, mais argumentation IDÉOLOGIQUE et assez caricaturale… les inégalités existent et leur augmentation a été fort bien démontrée.🛏🛏🛏
    Dire que les riches créent de l’emploi, est une évidence, mais dire que la mondialisation a créé de la pauvreté en occident est une autre évidence.
    🛏🛏🛏on doit s’occuper des deux problèmes dans notre pays, n’est-ce pas…?

    1. Démonstration de l’augmentation des inégalités?

    2. Non, on ne doit pas s’occuper des inégalités ! Parce c’est un fait naturel qui dit qu’il n’existera jamais aucune égalité qu’elle soit réelle, ou parfaite. C’est un faux combat perdu d’avance qui ne peut apporter que le chaos: je ne suis pas votre égal et vous ne serez jamais le mien. Si vous m’obligez à être votre égal, vous choisissez à coup sûr le pillage ou la regression intellectuelle. Plutôt que de parler des inégalités, il faudrait d’abord apprendre à gérer l’équité.

    3. Evidence ? La mondialisation à créé des richesses mutuelles pour tous, PVD et Occident. Mais l’étatisation croissante en Occident les a pillées et gaspillées.

      1. L’esclave libre vient nous parler d’égalitarisme. Ce faisant, il en profite pour essayer de nous refiler sa tenue de camouflage attribuant la pauvreté à la mondialisation, bouc émissaire facile des bas du front qui ne résiste pas à une analyse sérieuse du sujet, quand elle est le plus souvent le résultat de l’étatisme teinté de socialisme, à l’exemple des USA sous Obama, parfois du socialisme teinté d’étatisme comme en France.

        On se souvient que les importations chinoises représentent à peine 2% du PIB de la France quand les dépenses publiques pèsent à raison de 57% du PIB sur les épaules des Français. En comparant ces deux chiffres, laquelle des deux causes possibles pourrait bien être responsable de la pauvreté qui augmente chaque jour dans notre pays, à votre avis ?

  2. philippe gachet-mauroz

    « Les riches sont ceux qui créent des emplois »…l’inverse était vrai aussi… « il faut créer des emplois pour être riche »
    Sauf que…les choses ont changé aujourd’hui…ceux qui deviennent riches ne créent plus d’emplois…
    cet article aurait pu avoir toute sa place il y a un siècle, mais il en est autrement aujourd’hui…mondialisation, robolution oblige.
    Oui on devenait riche en faisant travailler les autres, c’est le B.A BA….depuis la nuit des temps d’ailleurs…
    L’homme est un loup pour l’homme, mais il devient « cannibale »…un loup pour le loup…
    Il y a de moins en moins de riche, mais ceux qui le restent le sont encore plus…
    Non je ne suis pas marxiste…juste humaniste tendance fordiste..
    Les riches d’aujourd’hui, ne sont plus nationalistes, si il font (encore ) travailler les autres, ce n’est plus dans leur pays, et si ils sont fiscalisé, ce n’est plus dans leur pays non plus.
    (par contre si ils sont malades ils retrouvent leur passeport d’origine)
    Ford disait « je produis des voitures que mes ouvriers peuvent acheter… »
    Les riches d’aujourd’hui ont de moins en moins d’ouvrier, les plus grosses capitalisations boursières sont celles qui emploient le moins de personne…
    Regarder la valeur de « club med » eu égard à celle de AirBnB, plus leur masse salariale est forte moins leur valeur l’est (et vice versa)
    Dans le monde d’aujourd’hui cette démonstration n’est plus valable, car pour qu’il y ai BEAUCOUP de riche il faut qu’il y ait de l’emploi, ce qui sera de moins en moins le cas….

    1. Comment se qualifier d’humaniste et dans la même phrase déplorer que ce soient les habitants des pays les plus pauvres qui s’enrichissent un peu grâce à la délocalisation de certaines activités ? En tant qu' »humaniste » vous devriez vous réjouir que des vietnamiens, des indiens … aient un peu accès aux richesses et au travail.
      Enfin, dire que les robots suppriment du travail est l’expression d’un fantasme.
      Ce qui appauvrit l’occident, c’est le coût de plus en plus prohibitif de l’état et des politiques sociales-démocrates.

      Si vous prenez un peu de recul, vous constaterez que les régimes populistes et dictatoriaux sont toujours et partout le résultats de faillites dû à des politiques sociales-démocrates ou socialistes.

    2. « par contre si ils sont malades ils retrouvent leur passeport d’origine ». Pourquoi ai-je l’impression d’avoir entendu cela des centaines de fois dans la bouche de ceux qui affirment qu’en dehors de France, il est impossible de se soigner correctement ?

    3. Les riches d’aujourd’hui, ne sont plus nationalistes, si il font (encore ) travailler les autres, ce n’est plus dans leur pays

      Forcément, vu le niveau stratosphérique des taxes, l’incitation à produire ailleurs est renforcée.

      (par contre si ils sont malades ils retrouvent leur passeport d’origine)

      Vous voulez dire que le niveau de la médecine a baissé en France, et qu’il vaut mieux pour eux se faire soigner en Inde ❓

  3. Il ne faut pas mettre ses oeufs dans un même panier….. la puissance économique de l’Allemagne sont ses grandes entreprises ou ses PME ?
    Un milliardaire crée moins d’emplois durables qu’une multitude de millionnaires !

    1. Il fait quoi de ses milliard, le millirdaire ?

      1. Il dépense sans compter donc n’importe comment….comme l’État, pour sa gloire

        1. Ah bon, il crame ses billets dans un feux de joie ❓
          Mais quelle œuvre excellente pour le pays ❗ Excellente nouvelle pour les investisseurs et entrepreneurs 🙂
          Allez, avouez que celle là, personne ne l’a osée sur contrepoints 🙂

  4. Foin de commentaires « eat the rich » qui sentent l’envie à plein nez, 3ème des péchés capitaux.

    Mais ce n’est pas une raison, cher M. Zimmern, pour continuer à nous servir cette fable que les riches entrepreneurs prendraient des risques, tels des héros des temps modernes. C’est largement faux et politiquement contre productif alors que nous avons besoin de riches en effet.

    C’est faux car le seul risque que prennent les entrepreneurs s’est de devenir riches. Si ça échoue, ce qui est fréquent, certes, ils se retrouvent au point de départ, ni plus ni moins. Et puis les entrepreneurs sont futés et savent très bien se protéger. Les LBO c’est par pour les chiens et se verser un gros salaire tout en empochant les dividendes à la fin est très fréquent.

    Asseoir la légitimité de l’enrichissement sur cette fable héroïque, forcément ça va bien se passer, comme dirait notre cher H16. Si encore l’entrepreneur ne vivait que de ses dividendes et si le patron qui se fait virer ne partait pas avec un parachute doré scandaleux, ce serait plus facile à traiter. Quelle martingale pour les Zorro pikettyesques ! Ils jouent sur du velours pour s’attirer une majorité aux élections. D’ailleurs ça marche très bien.

    Ne pourrait-on pas jouer la partie avec de vraies cartes ? Expliquer que toute chose a un propriétaire et que puisque la propriété collective ne marche pas à grande échelle (échec des pays socialistes), il ne reste que la propriété privée. Forcément le patron est riche. Et plus il est riche; meilleur c’est. Et puis il n’est pas vraiment riche en fait; sa richesse étant son entreprise. Il me semble que c’est simple à démontrer (et déjà fait ici souvent). Plus fort encore, le lien accumulation du capital / salaires élevés. Tout le monde peut comprendre qu’une machine de dernière génération coûte cher. Mais elle assure la réussite et une bonne paie pour tous derrière. Donc c’est super si mon patron est de plus en plus riche pour que la machine sur laquelle je bosse soit de plus en plus performante. C’est le progrès, tout simplement, et il dégouline sur tout le monde.

    Cesson de servir cette fable de l’entrepreneur-héros et utilisons de vrais arguments.

    1. Vous avez déjà créé une entreprise? Les entrepreneurs ne sont pas à confondre avec les patrons du CAC 40 qui sont plutôt des gestionnaires avec malheureusement, une bonne dose de capitalisle de connivence.

      1. Je soutiens simplement que légitimer la richesse par la prise de risque supposée de l’entrepreneur n’est pas un argument politique efficace et contribue à envoyer au pouvoir des ennemis de l’entreprise. Un peu de réalisme que diable ! Quand au croony capitalism, sus aux corrompus !

        1. Ce n’est effectivement pas un argument en France mais parce que c’est un pays socialiste. C’est un argument dans le reste du monde (Corée du Nord, Vénézuela exceptés) dont les critères économiques vont progressivement s’imposer au « modèle » français.

    2. Ds quel livre avez vous appris tout ça ??
      Ça a l’air facile !!
      Quelles sont les banques qui vous pretent tout ce capital sans risque…

    3. « Tout le monde peut comprendre qu’une machine de dernière génération coûte cher. »

      oui

      « Mais elle assure la réussite »

      oui

       » et une bonne paie pour tous derrière. »

      et non.
      Il n’y a plus de lien de cause à effet. N’en profite plus qu’un petit cercle de privilégiés.
      Je travaille dans une filliale d’un groupe français, qui fait son beurre dans sa très large majorité en france. Et malgré un hausse depuis des années de son CA et de ses profits, il n’y a que très peu de redistribution (en filliale, c’est 0 de participation, et generalement 0 d’interessement). Et pourtant, ce n’est pas faute de s’investir.

      « Donc c’est super si mon patron est de plus en plus riche  »

      Je ne sais pas.
      ça n’a jamais empeché les licenciements économiques, et encore moins les restrictions de postes.

    4. C’est faux car le seul risque que prennent les entrepreneurs s’est de devenir riches.

      Parfaitement faux et idiot. Combien ont tenté et se sont rétamés ❓ Les passer sous silence est malhonnête. 🙁

    5. « Si ça échoue, ce qui est fréquent, certes, ils se retrouvent au point de départ, ni plus ni moins. »
      Ben voyons, facile! Si vous échouez, l’argent que vous avez investi ou votre patrimoine y reste et vous vous retrouvez plus pauvre qu’avant. Si l’argent investi est emprunté, vous croyez quoi? Que les banques vont faire une croix dessus? Non, elles se remboursent sur votre patrimoine et sur ce que vous avez mis en garanti. Vous confondez les grandes entreprises et grands groupes financiers avec les petits entrepreneurs (toute entreprise est d’abord petite avant de devenir grande). Si cela était si facile et sans risque de monter une entreprise, pourquoi donc si peu de personnes ne tentent leur chance.
      Synge, quittez la fonction publique, tentez votre chance et revenez nous raconter.

    6. « Si encore l’entrepreneur ne vivait que de ses dividendes et si le patron qui se fait virer ne partait pas avec un parachute doré scandaleux, ce serait plus facile à traiter. » Encore ce poncif.
      Vous mélangez deux choses qui n’ont rien a voir. L’entrepreneur qui est propriétaire de son entreprise et qui vit de ses bénéfices ou dividendes et qui peut choisir de la vendre en totalité ou en partie et le « patron » des grands groupes ou grandes entreprises. Ces patrons de grandes entreprises ne sont pas propriétaires de la boite qu’ils dirigent, ils ne sont que des employés de luxe au service des propriétaires de l’entreprise càd les actionnaires. Or le marché de ces grands patrons est étroit avec ses « stars », ses espoirs, ses futurs Ex et ses Ex. Si vous voulez embaucher une star, il faut négocier le salaire (direct et/ou prise participation au capital càd des actions) et les clauses de ruptures à l’avance. Ce n’est qu’un investissement comme un autre avec ses risques et espoirs de rentabilisation. Un peu comme un joueur de football. Cela peut être un succès mais quelque fois un échec. De temps à autre, est nommé à la tête d’une entreprise un homme issu de l’équipe en place (le second en général). Dans ces conditions, le salaire est souvent moindre (un joueur issu du centre de sélection dirait-on en football). Cela peut être un succès mais cela dépend ce qu’on attends de lui: une gestion dans la continuité le plus souvent. Quand il s’agit de redresser une situation périlleuse, on ne fait pas appel à un de ceux qui, par leur gestion, sont à l’origine des problèmes.
      Cette focalisation sur les salaires, parachutes dorés…etc des grands patrons est très française et très gauchiste. Elle procède toujours de cette jalousie et cette envie malsaine qui consiste toujours à vouloir prendre à ceux qui se débrouille mieux qu’à essayer de faire en sorte de mieux se débrouiller soi-même. Les suisses raisonnent différemment, puisque, lors d’une votation, ils ont retoqué (aux 2/3 des voix) un projet d’origine socialiste (hé oui, ils en ont aussi!) visant à limiter les salaires et parachutes dorés de leurs grands patrons. Un problème d’éducation sans aucun doute. Les suisses ont parfaitement compris que limiter les revenus des grands patrons ne ferait que faire fuire les entreprises (ou tout au moins leur direction) dans des pays plus accueillants. Le « succès » économique de la France avec sa taxation égalisatrice et redistributive devrait pourtant faire réfléchir.

  5. bien sur que les riches créent des emplois ; et leur enrichissement vient aussi de ceux qui travaillent pour eux….sans pour autant récolter des salaires décents…..

    1. Qu’est-ce donc un salaire décent? Un salaire est fonction du travail fourni (quantité et/ou compétence) et donc de la valeur produite. Il est également fonction de la possibilité de remplacer facilement ou pas le salarié en question. Mais rien d’autre.
      « leur enrichissement vient aussi de ceux qui travaillent pour eux » Certes, mais il y a des patrons sans salarié mais il n’y a pas de salarié sans patron.
      Quand une gestion économique désastreuse d’un pays est source de chômage et d’atonie du marché du travail, cela ne peut tirer les salaires vers le haut. Il est facile d’en rendre responsable les entreprises mais ce n’est pas si simple.

  6. Comment reconnaît-on un idéologue néolibéral? C’est celui qui dit que lui au moins il fait pas de l’idéologie.

    Bref. Foutaises. Les riches, les entrepreneurs, ne créent pas les emplois. C’est la conjoncture qui crée ou détruit des emplois. Si votre carnet de commande est vide parce que la conjoncture est mauvaise, même si vous êtes un héros des temps modernes super entrepreneur qui prend des super risques, vous ne parviendrez pas à créer des emplois ni à devenir riche.

    1. Si ce ne sont ni les riches, ni les entrepreneurs qui ne créent les emplois, merci de bien vouloir préciser qui le fait ? L’état, Dieu, la matrice, vous ?

      1. Les agents économiques traduisent une conjoncture économique favorable en emplois. En récession, un super-entrepreneur ne pourra rien faire, tout super-entrepreneur qu’il est.

        1. Qui sont ces agents économiques dont vous parlez et qui créent les emplois durant les périodes fastes ?

          1. Les agents publics et privés. Je vois pas ce qui est si difficile à comprendre?

            1. Les agents privés? Pouvez-vous préciser? Ne serait-ce pas les entreprises… Et les agents publics, ils créent des emplois avec quel argent? De l’argent qu’ils ont créé eux-mêmes ou provenant de prélèvements? Et ces prélèvements d’argent, ils sont faits sur qui?

              1. Oui les entreprises en effet, bravo, on peut rien vous cacher. Ce que j’essaye de dire, c’est que les gentils entrepreneurs ne prennent pas spontanément la décision de créer des emplois ou pas. Le premier critère pour pouvoir « créer » des emplois, c’est une conjoncture favorable, ce qui est complètement indépendant de la volonté des gentils entrepreneurs. Les gentils entrepreneurs font sagement ce qu’ils peuvent avec la conjoncture qu’ils ont, ils ne décident pas de leur capacité à pouvoir créer ou détruire des emplois.

            2. Ce qui est difficile à comprendre, c’est que vous essayez de nous faire croire que l’on peut créer des richesses et des emplois sans un minimum d’argent. A l’époque d’Internet et de l’hyper-information, c’est tout simplement stupéfiant. Mais rien cela n’a rien d’étonnant dans un pays de culture marxiste.

              1. Ce n’est pas étonnant qu’un lecteur de Contrepoints ayatollah du libéralisme soit choqué à l’énoncé d’une vérité pourtant simple mais qui fait voler en éclat sa vision du monde: bien sûr qu’il faut des capitaux pour avoir une activité économique, mais si c’est la méga récession et personne pour acheter vos produits, vos capitaux, vous pouvez vous les mettre derrière l’oreille. C’est très bien d’avoir des silos à blés, mais si la météo est catastrophique (météo sur laquelle vous n’avez aucune influence), vos silos vous serviront à rien.

                1. Jolie pirouette, mais vous n’êtes pas du tout convaincant: vous n’avez pas répondu à notre question essentielle: qui crée l’emploi, que ce soit en période faste ou même en période de récession ? Vous voulez nous faire croire que même lorsque les temps sont durs, personne n’embauche, qu’il n’y a pas de départ en retraite, ni démission, ni arrêt-maladie, ni maternité, ni formation, ni absence, etc ? En clair, que le marché de l’emploi se fige complètement ? Retournez donc à vos cahiers, les partielles, c’est certainement la semaine prochaine !

                  1. Les entreprises n’ont aucun moyen de créer par elles-mêmes les emplois qu’elles offrent : ces emplois ne résultent que de l’observation du mouvement de leurs commandes dont, évidemment, elles ne sauraient décider elles-mêmes, puisqu’elles leur viennent du dehors — du dehors, c’est-à-dire du bon-vouloir dépensier de leurs clients, ménages ou autres entreprises.

                    Les entreprises enregistrent des flux de commandes sur lesquels elles n’ont qu’une emprise minimale (et à l’échelle macroéconomique aucune) puisque ces commandes ne dépendent que de la capacité de dépense de leurs clients, laquelle capacité ne dépend elle-même que de leurs carnets de commande à eux, et ainsi de suite jusqu’à se perdre dans la grande interdépendance du circuit économique.

                    La formation des carnets de commandes ne dépend donc pas des entreprises individuellement, mais du processus macroéconomique général. Passives face à cette formation de commandes, les entreprises ne créent donc aucun emploi, mais ne font que convertir en emplois les demandes qui leurs sont adressées. L’idéologie libérale nous invite à voir un acte héroique devant tout à la puissance de l’entrepreneur. En réalité, il ne s’agit que de la mécanique de l’offre répondant à la demande externe.

                    1. « ces emplois ne résultent que de l’observation du mouvement de leurs commandes dont, évidemment, elles ne sauraient décider elles-mêmes, puisqu’elles leur viennent du dehors »
                      « Les entreprises enregistrent des flux de commandes sur lesquels elles n’ont qu’une emprise minimale (et à l’échelle macroéconomique aucune) puisque ces commandes ne dépendent que de la capacité de dépense de leurs clients, »

                      Lapalissade: la décision d’achat d’un produit n’est pas du ressort de l’entreprise. C’est évident, personne n’a jamais dit le contraire. Mais ce qui est entièrement du ressort de l’entreprise et des décisions qui y sont prises, c’est de proposer aux clients un produit susceptible de déclencher cet achat. Ceci explique que dans une même conjoncture économique, certaines entreprises vont se développer, d’autres stagner voire péricliter. Et ces décisions de gestion auront des conséquences d’autant plus importante que la conjoncture sera mauvaise. L’impact des décisions patronales est donc énorme.
                      Votre conception économique dans laquelle les décisions patronales n’ont qu’un rôle très marginal se rencontre effectivement dans une situation: l’économie planifiée. Je ne pense pas que les populations des pays de l’Est qui l’ont connue, ait envie d’y gouter à nouveau…

                    2. @cyde

                      Même si vous proposez le meilleur des produits parce que vous êtes un super entrepreneur super intelligent, si personne n’a de pognon pour l’acheter, vous ne le vendrez pas, donc vous ne croitrez pas, donc vous ne « créerez pas d’emplois ». Vos décisions en tant qu’entrepreneur auront donc un rôle marginal en effet. Si vous tentez de vendre le même produit ou service avec la même politique commerciale sur deux marchés différents, l’un en bonne santé et l’autre en crise, devinez lequel des deux marchera le mieux pour vous? Indice: pas celui en récession. Ce qui explique que dans une même conjoncture négative, la grande majorité des agents économiques souffre. Ce qui s’appelle une récession donc.

        2. philippe gachet-mauroz

          Allez vivre à St Barth

      2. Les clients crééent la demande.
        L’entrepreneur permet d’initier le cercle vertueux, mais il est auto-entretenu par les clients.

        1. L’entrepreneur n’initie rien du tout. Il profite de ou subit la conjoncture.

          1. La « conjoncture », baguette magique qui, rien qu’à son contact, produit richesse et bonheur… Vision intéressante de l’économie. Avec vous, tout est simple. Donc, selon vous, si la « conjoncture » est bonne, que les patrons prennent (ou pas) de bonnes ou mauvaises décisions la richesse coule à flot. Nouvelle version de la corne d’abondance!

            1. Vous confondez tout et vous ne maîtrisez visiblement pas bien les bases de l’économie. Si la conjoncture est mauvaise, donc personne pour acheter vos produits, vos bonnes ou vos mauvaises décisions ne changeront pas grand chose. Si la conjoncture est bonne, là, évidemment, vous pouvez être un bon gestionnaire et en profiter, ou bien faire n’importe quoi. C’est pour cela qu’une récession économique touche tous les acteurs, à des niveaux différents certes, mais tous. Si vous êtes vigneron, même si vous êtes le meilleur vigneron que le monde ait connu, si la météo a décidé de vous priver de récolte, vous ne pourrez rien faire.

              1. Si vous êtes vigneron, vous savez qu’il y aura forcément des mauvaises années et qu’en conséquence, il faut les prévoir également et agir en conséquence: vous n’écoulez pas totalement votre stock de raisin, vous stockez ou vous vous diversifiez en faisant par exemple un gite pour vous assurer un minimum. Ça s’appelle être un entrepreneur, vous savez les gens qui ne créent ni richesse, ni emploi !

                1. Encore faut-il que la météo des années précédentes vous ait permis de faire des stocks 😉

                  1. Eh oui! Cela s’appelle gérer une entreprise.

                  2. C’est cette bonne ou mauvaise gestion qui permettra de profiter d’une bonne conjoncture ou de bien supporter une mauvaise conjoncture. Il n’y a donc rien de facile ou d’automatique comme vous l’affirmez dans un commentaire précédent: « Les gentils entrepreneurs font sagement ce qu’ils peuvent avec la conjoncture qu’ils ont, ils ne décident pas de leur capacité à pouvoir créer ou détruire des emplois. »
                    De plus, si on suit votre raisonnement lors d’une bonne conjoncture toutes les entreprises (d’un même secteur économique) devraient bien se porter et, à l’inverse, toutes devraient être en situation difficile en cas de mauvaise conjoncture. Ce n’est pas le cas. Les options de gestion choisies par leurs dirigeants sont déterminantes.
                    Si on suit votre conception de l’économie, il devient facile d’être patron puisque le facteur « décision humaine » n’intervient que si peu. Mais alors, pourquoi donc il n’y a que si peu d’entrepreneurs? Parce qu’ils ne savent pas que c’est si facile?
                    Cette conception de la quasi-absence du rôle du patron dans le fonctionnement d’une entreprise, est très répandue en France. C’est bien utile pour alimenter haines et jalousies envers ces patrons qui deviennent des boucs émissaires bien pratiques pour détourner les yeux de la population de la vraie origine de ses maux.

                    1. Vous n’avez visiblement pas lu mes commentaires. Je disais justement qu’en temps de conjoncture favorable, vous pouvez en effet mal gérer votre entreprise et faire n’importe quoi ou bien savoir en tirer parti. En suivant votre raisonnement, les périodes de crises n’auraient aucun effet sur l’économie, puisqu’il suffirait d’être un bon gestionnaire pour faire comme si de rien n’était. La conjoncture ou la situation macroéconomique est une matière brute dont l’entrepreneur fait ce qu’il peut: ses marges de manoeuvre étant plus limitées sur la situation macroéconomique est défavorable. Tout cela est très logique. Je suis d’ailleurs moi-même petit entrepreneur et je sais exactement de quoi je parle. Mais comme tout cela perturbe votre vision de l’entrepreneur héros des temps modernes, j’ai l’impression que ca fait un petit court-circuit dans votre cerveau. J’imagine que vous étiez étudiant ou rentier en 2008 par exemple, mais dans le monde réel, tout le monde a souffert de la crise, parce que la demande s’est effondrée. Et à ce moment, même les meilleurs super-gestionnaires du monde ne peuvent rien faire. C’est le principe même de la récession.

          2. >L’entrepreneur n’initie rien du tout. Il profite de ou subit la conjoncture.

            C’est faux.
            Sans entrepreneur, il n’y aura pas de société privée. Avant d’etre sélectionné par la conjoncture, il y a bien eu initiative.
            Et la conjoncture n’est pas un simple vent qui souffle. Toute réussite a traversé cette meme conjoncture.

  7. C’est quand ça va mal que l’on voit la grandeur de quelqu’un!
    Quand tout va bien, les riches demandent des rabais d’impôts!
    Pas question de partager! Ils n’ont qu’à travailler ces paresseux!
    En cas de crise économique, ces même riches demandent au gouvernement de payer pour les tirer d’affaire!
    Ils crient sur tous les toits que la masse est responsable de leurs déboires!
    Oyé! Oyé! Oyé!
    Nous avons l’égalité!
    Les riches dépensent et les autres payent!
    Joli monde que désire perpétuer ce Bernard Zimmern…
    Conservateur jusqu’au bout des ongles, il a stratégiquement oublié qu’il en est ou il est parce que la société l’a porté à bout de bras!
    Il rejette la pensée de devoir ses succès à d’autres!
    Plus encore, il nie devoir quoi que ce soit à qui que ce soit.

    La quantité d’argent étant relativement stable dans le monde, si le nombre de riches augment, cela signifie que le nombre de pauvres augmente aussi!
    L’industrie financière a maintenant pris le contrôle de l’économie! Et nous payons tous pour!
    L’industrie financière ne crée rien, si ce n’est la guerre, l’iniquité, la pauvreté, l’instabilité et la misère.
    C’était un poste précédemment occupé par l’industrie manufacturière!
    L’industrie manufacturière crée tout ce dont nous avons besoin pour vivre!

    L’auteur de ce texte a vécu sur quelle planète ces dernier 70 ans?
    Il gagnerait à connaître l’histoire du monde, plutôt qu’à claironner des slogans concoctés par des think-tanks au services des riches!
    Ayant lui-même créé un, de ces think-tanks, il perd toute crédibilité à mes yeux!

    Je ne serais pas surpris de découvrir qu’Il est d’accord avec ce qui est écrit sur les « Georgia Stones »!

    1. Contrairement à ce que vous prétendez, l’industrie financière crée des richesses tout à fait utiles. En revanche, l’Etat n’en crée aucune en dehors des fonctions régaliennes. Or, en France, l’Etat domine l’économie avec le succès qu’on peut observer quotidiennement. Il domine notamment l’industrie financière française, ce qui ne peut qu’accélérer le prochain effondrement d’un pays gangréné par son socialisme hystérique.

      1. Polytechnique, Renault, l’ENA…sans l’État, notre Bernard ne serait pas le petit génie qu’il est aujourd’hui 🙂

        1. Bernard ❓ Bernard ❓ Bernard l’Hermite ❓

          1. Bernard Zimmern. L’auteur de cet article.

    2. Pas question de partager! Ils n’ont qu’à travailler ces paresseux!

      Si vous partagez leur fortune, divisée par le nombre de pouilleux que nous somment, cela ne va pas bien loin. 100, 200 Euros ❓
      Après la fête, y a plus ka … reprendre le travail, le foie un peu lourd 🙁

    3. Vous raisonnez en malthusien. La richesse se crée en permanence des que les individus échangent sur un marché libre. Elle n’est pas statique sinon nous serions encore à l’âge de pierre. Certains individus sont plus doués que d’autres pour créer de la richesse car, voyez-vous, nous ne sommes pas égaux en compétences. La richesse que ces individus plus doués que les autres créent profitera de toute façon, d’une manière ou d’une autre, à tout le monde. Heureusement que ces individus doués existent. Vous semblez jaloux d’eux. Personnellement je les admire.

    4. « La quantité d’argent étant relativement stable dans le monde, » Malthus a la vie dure.
      Donc selon vous, il y a autant d’argent et de richesse dans le monde qu’ XIXè siecle et même qu’au XVIè siècle… Il n’y a pas un petit problème dans votre raisonnement?

      « si le nombre de riches augment, cela signifie que le nombre de pauvres augmente aussi! » Le nombre de riches augmente et le nombre de pauvre est passé sous les 10% de la population mondiale en 2015 contre près de 40% dans les années 1980…

      Faudrait quand même finir par sortir d’autres arguments…

    5. En complément des (excellentes) réponses faites par d’autres commentateurs, j’ajoute que pour affirmer que « la quantité d’argent étant relativement stable dans le monde », il faut vraiment avoir vécu sur une autre planète pendant les 70 dernières années et bien plus ! La seule masse monétaire des USA, pays relativement moins inflationniste que bien d’autres, a été multipliée par 100 (ordre de grandeur) entre 1914 et 1995 ! Et ça continue !

      L’augmentation de la masse monétaire mondiale, bien supérieure, est pourtant sans rapport avec l’augmentation des salaires réels, qu’elle a au contraire, entravé. Le mécanisme de l’augmentation des salaires réels est en effet celui de la baisse des prix (évidemment, dans un monde globalement inflationniste à cause de l’activité de faux monnayage pratiquée à grande échelle par tous les gouvernements monde, cette baisse est relative, c’est à dire que les prix augmentent moins vite que les salaires nominaux). Pourquoi ? Parce que, comme je l’ai déjà rappelé ailleurs (https://www.contrepoints.org/2016/11/15/271688-plus-de-robots-ne-signifie-demplois), les prix des biens et services sont essentiellement fonction de la quantité de travail nécessaire à la production (diffusion, distribution…) de ces biens et services. Il n’y donc qu’une seule manière d’augmenter les salaires réels (donc le niveau de vie), c’est de diminuer la quantité de travail nécessaire à la production (diffusion, distribution…) de chaque bien et service, ce qu’on appelle aussi augmenter la productivité du travail. Toute autre tentative d’augmenter les salaires réels de qui que ce soit ne peut se faire qu’au profits des uns et au détriments des autres, ce qui était effectivement le cas dans les sociétés pré-capitalistes, et qui l’est aussi dans les sociétés socialistes. Dès l’instant que la productivité du travail augmente, les salaires réels augmentent aussi, quelle que soit la quantité de monnaie en circulation, donc, si la masse monétaire est stable, les prix baissent, même les prix nominaux.

  8. Article salutaire, injustement critiqué par quelques commentateurs se disant « libéraux quelque choses » mais développant de faux arguments typiquement socialistes, démontrant :
    1) leur obsession de l’argent (celui des autres, bien entendu) et de la valeur monétaire, qu’ils confondent avec richesse,
    2) leur ignorance des mécanismes de création de la richesse et du progrès social réels, fondés sur la liberté,
    traits caractéristiques de la mentalité socialiste.

    « Philippe gachet-mauroz », pour prendre le premier, confond la valeur boursière d’une entreprise avec de la richesse réelle, alors que:
    a) cette valeur n’a de sens que dans une société libre dans laquelle il existe un marché et n’en a aucune en dehors de ce contexte
    b) qu’elle ne peut en aucun cas être transformée en biens de consommation, sauf, justement,via les mécanismes de création de la richesse réelle propres au capitalisme non entravé par l’intervention gouvernementale.

    Si tous les détenteurs d’actions du monde se décidaient à les vendre simultanément, celles-ci n’auraient plus aucune valeur. Le capital d’une entreprise comme Facebook est constitué, entre autres, de systèmes informatiques gigantesques qui n’ont une valeur que soit parce qu’ils permettent de créer, maintenir, améliorer un service (bien de consommation) à des utilisateurs (des milliards en l’occurrence), soit parce que ces équipements pourraient être vendus (probablement à perte) à d’autres capitalistes, capables, à leur tour de s’en servir pour assurer (maintenir, améliorer) des services aussi populaires, ce qui nous ramène au 1er cas. En aucun cas, ces systèmes informatiques ne pourraient être distribués à des gens (qui n’en auraient que faire) pour améliorer leur niveau de vie.

    Si une entreprise fait d’énormes bénéfices en employant peu de gens, c’est inévitablement que ces bénéfices sont employés à autre chose que de payer des salariés de l’entreprise elle-même.
    Il n’y a que 3 destinations possibles pour ces bénéfices (en dehors des impôts et taxes) :
    – la consommation des propriétaires de l’entreprise (marginale en regard des sommes en jeu)
    – l’achat de matériels et prestations nécessaires au fonctionnement, à l’entretien et l’amélioration des services rendus par l’entreprise à des fournisseurs
    – l’investissement dans d’autres secteurs d’activité (voir tous les secteurs d’activité dans lesquels Google investit, ce qui, soit dit en passant, constitue un démenti de toutes les allégations afférentes aux prétendus « monopoles capitalistes »).
    Les 3 destinations sont génératrices d’emplois (travail), ailleurs dans le système économique. Évidemment, c’est aux 2 dernières destinations que pense principalement Bernard Zimmern, car ce sont elles qui sont sources de progrès (ce qui, soit dit en passant, tord le cou aux théories Keynesiennes selon lesquelles l’épargne serait opposée à l’emploi).

    1. Commentaire salutaire.

      1. Merci. J’apprécie les vôtres aussi (voir ci-dessus).

    2. Vous vivez visiblement dans un monde où les actionnaires n’existent pas?

      1. On vit en France, là même où le plus gros actionnaire du pays s’appelle l’état, qu’il possède 100 milliards de capitalisations boursières et que chaque année, cet odieux capitaliste reçoit en moyenne plus de 4 milliards d’euros en dividende. D’autres questions ?

        1. Dans les grandes entreprises françaises, en 2014, les primes versées aux salariés (4.286 euros en moyenne) ont été cinq fois moins élevées que les dividendes versés aux actionnaires (21.622 euros), selon la dernière édition du « Baromètre du partage du profit » du Cabinet Eres. Les 47 grandes entreprises françaises cotées en bourse ont versé à leurs actionnaires l’équivalent de 60% de leurs bénéfices. Malgré une perte de 2,8 milliards, ArcelorMittal a ponctionné 910 millions d’euros au profit de ses actionnaires. En 2013, le groupe supprime 1 600 emplois en Belgique après avoir fermé, l’année précédente, l’aciérie de Florange en Moselle. Pareil chez Accor: malgré une perte de 600 millions d’euros l’année dernière, le groupe a versé 269 millions d’euros de dividendes… Ce qui ne l’a pas empêché de lancer un plan d’économie de 100 millions d’euros et de supprimer 172 postes en France en 2013. Saloperie de dictature socialo-communiste!

          Et vous avez raison sur au moins un point, l’État actionnaire est tout aussi rapace – complètement acquis à la cause du capitalisme financiarisé. Vous devriez vous réjouir au lieu de le déplorer!

          1. Vous vivez décidément dans un monde magique (j’ai lu vos élucubrations sur la « conjoncture » auto spontanée) ! Par quel miracle une entreprise enregistrant des pertes peut-elle s’adonner aux joies du « partage du profit » ?

            1. Je vous suggère d’aller sur Google et de taper le mot « trésorerie », vu que vous semblez ignorer l’existence de ce mot. Et j’attends vos arguments sur mes « élucubrations ».

      2. Ah oui… Ces satanés actionnaires, exploiteurs de la misère humaine! Cela sent la fin d’un argumentaire…

        1. Zéro argument. Au suivant.

      3. Comment voulez-vous financer les entreprises ?

        1. Je sais pas trop…ah si j’ai une idée. Par des actionnaires qui ne demandent pas de dividendes quand l’entreprise accuse des pertes par exemple.

          1. Si vous n’êtes pas propriétaire de l’entreprise, à quel titre les exigences de ses propriétaires vis-vis de son exécutif vous regardent-elles ? Les dividendes sont un des moyens de contrôle de l’exécutif de l’entreprise. Si vous voulez participer au contrôle d’une entreprise, achetez ses actions et réclamez (ou pas) des dividendes ! Dans le cas contraire, vous n’avez rien à en dire.

            Ceci dit, selon votre point de vue, le pire actionnaire est l’Etat qui, par exemple, réclame à Edf des dividendes impossibles à payer, transformant ainsi la facture d’électricité en feuille d’impôt bis.

            1. Je pense que les employés qui participent au moins autant à la création de richesses d’une entreprise que les actionnaires ont leur mot à dire sur la répartition des bénéfices. Le problème c’est cette vision court-termiste de ces actionnaires qui continuent à réclamer des dividendes même en cas de pertes. Si vous ne trouvez pas ce comportement irresponsable, c’est que le dogmatisme libéral vous aveugle. J’aimerais voir comment vous gérer votre budget personnel. Appliquez-vous les mêmes principes? Vous vous achetez une nouvelle voiture quand vous avez un mois difficile?

  9. Juste qu’aujourd’hui ce modèle n’est plus d’actualité.
    L’enrichissement qui se joue et se fait aujourd’hui se fait sur les marchés financiers en dehors de tout effort avec des types derrière des ordinateurs avec des méthodes sans foi ni loi dans une course à la rentabilité qui fait des ravages, voir cette entreprise à La Rochelle fermée bien que rentable mais pas assez aux yeux des fonds de pension qui l’ont acheté….
    Alors on ne peut pas valoriser ce système qui a mis nos ouvriers du textile au chomage pour faire bosser des enfants au Bengladesh dans des conditions de misère…

    1. Voir ci-dessus concernant la confusion entre agent, valeur monétaire et richesse réelle. Sur la financiarisation de l’économie et sur ses causes, je vous renvoie ici « https://www.contrepoints.org/2016/05/11/252461-comment-reconnaitre-le-veritable-exploiteur ».
      Sur le reste, puisque, selon vous, cette entreprise a été « fermée bien que rentable », comment se fait-il que vous et autres Moody ne l’ayez pas reprise ? Avec tous les Moody qui peuplent la France et le monde, il devrait y avoir largement assez de volontaires pour reprendre toutes les entreprises stupidement fermées par les méchants capitalistes !

  10. Jusqu’à définition contraire, les actionnaires sont les propriétaires des entreprises (du moins en théorie, car les véritables propriétaires sont les hommes de l’état et leurs clientèles, mais c’est un autre débat). Donc j’ai déjà traité la question (« la consommation des propriétaires de l’entreprise… ». Vous pouvez parfaitement réfuter mes arguments un par un si vous voulez prouver qu’ils sont faux, mais vos remarques dénuées de sens ne constituent aucune réfutation de ce que j’ai écrit.

    1. En synthèse, les riches créent l’emploi, les moins riches créent la demande, nécessaires à ceux qui créent les emplois. Tout le monde est lié dans une économie. Cela n’enlève en rien le mérite de nos entrepreneurs qui jouent un rôle clé et visible… Donc bravo à tout ceux qui participent à l’économie (actionnaire, entrepreneurs, et salariés-consommateurs).

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