Patron ou dealer : quel métier choisir ?

Publié Par Hector Allain, le dans Travail & emploi

Par Hector Allain.

Patron ou dealer

Patron ou dealer ? Backroom Dealers By: TomasCC BY 2.0

L’orientation, scolaire ou professionnelle, n’est jamais facile. À l’attention des jeunes qui souhaiteraient délaisser les jeux vidéos et les séries télé pour l’aventure de la création d’entreprise, voici un comparatif en 5 points avec une autre figure sociale de rupture, le dealer. Cette mise en perspective sera, nous l’espérons, éclairante pour nos jeunes lecteurs. Alors, patron ou dealer ?

Patron ou dealer : une perception sociale différente

Soyons clair, l’image du patron n’est pas brillante. Génération après génération, il a été vilipendé par les enseignants et les médias de gauche. Le patron est un exploiteur et un voleur. Si les millions amassés par les stars du foot ou de la télé semblent mérités, l’argent que gagne le patron, quand il en gagne, est sale et suspect.

L’image du dealer dans l’opinion est plus contrastée. Vendre des produits chimiques à des ados est certes critiquable mais le dealer est facilement perçu comme cool. Les clips le dépeignent de façon flatteuse avec ses chaines en or et sa BMW. Face au patron, le dealer l’emporte donc.

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Patron ou dealer : quelle rentabilité économique ?

On imagine souvent le patron menant un grand train de vie. Les faits sont moins reluisants. La rémunération des patrons s’établit entre 3 000 et 5 000 euros par mois pour une PME, avec il est vrai des disparités énormes. Pour des horaires de 70 heures par semaine et les responsabilités associées à la fonction, ce n’est pas volé.

Certains entrepreneurs font quelquefois fortune mais 80% des sociétés meurent dans les 7 ans qui suivent leur création. La liquidation est une épreuve difficile dans laquelle on peut perdre facilement plus de 100 à 200 000 euros, le prix d’une petite maison de campagne. Ceux qui sont passés par là n’en parlent pas en général. Les 20% des entrepreneurs qui réussissent, eux se feront avoir par l’État qui prendra près de 40% du résultat de leur labeur.

Affirmer que jouer au loto est un bon placement est erroné : il y a quelques gagnants fortement médiatisés pour des millions de malchanceux. L’entrepreneuriat en France n’a sans doute pas de sens d’un point de vue économique. La taxation et les embrouilles administratives sont la cause de ce bilan négatif.

Le dealer a plus de chance. Les pots de vin et les frais d’avocats sont quantité négligeable par rapport aux taxes diverses dont doit s’acquitter le patron. Presque toute la marge qu’il dégage va dans sa poche.

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Patron ou dealer : quelle qualité de vie ?

Soyons clair. Être patron est un métier de chien. Un patron est d’astreinte 24h sur 24, 7 jours sur 7, vacances comprises. Être patron c’est aussi se coltiner les problèmes les plus retors de l’entreprise, problèmes que les salariés n’ont pas réussi à résoudre. Tout y passe : alertes incendie, sécurité informatique, problèmes disciplinaires, arrêts maladie, plaintes clients, accueil des huissiers envoyés par le RSI qui n’a encore rien compris et qui réclame de l’argent imaginaire…

Être patron c’est aussi se réveiller en pleine nuit quand sa boîte ne va pas bien ou quand l’argent se raréfie.

Avec François Hollande, ce métier est devenu un enfer. François Hollande a augmenté la taxation (oui, si l’on prend tout en compte), les contraintes, la paperasserie. Il a augmenté surtout les incertitudes. Chaque semaine, on s’attend à un nouveau projet de loi stupide qui peut tout mettre par terre.

François Hollande a aussi libéré un climat de haine vis-à-vis des entreprises, un climat qui s’est déchaîné avec les mouvements anti Loi Travail. Christian Eckert, comme une réincarnation effarante de Robespierre, est emblématique. Cet homme n’a jamais gagné un centime qui n’ait pas été prélevé par les taxes ou les impôts. Chaque fois qu’il prend la parole, c’est pour asséner un mauvais coup aux entreprises.

La vie d’un dealer semble en contraste beaucoup plus simple. Pas de contrat de travail à gérer. Pas d’Urssaf, pas de RSI. Les déclarations fiscales sont assez rares. Une belle vie en somme.

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Patron ou dealer : quelle sécurité physique ?

Être dealer semble être un métier à haut risque. Les conflits commerciaux se règleraient à coups de Kalashnikov. Le monde de la prison est aussi insalubre (violence dans les douches, alimentation peu équilibrée). Les arrestations sont plus rares, surtout quand les forces de police se concentrent sur le terrorisme.

Le métier de patron n’est pas sans risques non plus. Au-delà des chemises arrachées par des syndicalistes enragés, la situation médicale de l’entrepreneur n’est pas reluisante. Le stress permanent et à fortes doses amène un cortège de maladie : ulcères, maladies cardiovasculaires, cancers. Il n’y a pas de médecine du travail pour les patrons. Pas de visites médicales obligatoires. Il n’est pas question de tomber malade car les indemnités ne tombent qu’après 3 mois. Quant à la retraite de l’entrepreneur, mieux ne vaut pas en parler. Si l’on tient compte des efforts consentis, elle est négligeable par rapport à celle d’un guichetier SNCF.

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Patron ou dealer : quelle sécurité juridique ?

La vente de stupéfiants est certes illégale mais le laxisme ambiant dont bénéficient les dealers laisse à penser qu’il ne s’agit que d’une interdiction purement formelle.

A contrario, avec un Code du travail de 3 700 pages, créer des emplois est légal en théorie mais pénalisé dans les faits. Employer des gens est une activité hautement suspecte en France. De façon générale, le patron subit des risques juridiques bien réels. Une erreur de gestion requalifiée en abus de bien social peut l’envoyer en prison.

Dès que sa société grandit, l’entrepreneur aura droit à des contrôles du fisc et de l’URSSAF. Ces prédateurs ne repartent jamais sans rien. On l’ignore mais les règles de calcul des cotisations URSSAF sont tellement complexes qu’aucun logiciel ne parvient à les reproduire. Résultats : l’URSSAF gagne à tous les coups.

Depuis des années, l’arnaque aux Prud’hommes se développe. Réclamer par exemple 1400 heures supplémentaires réalisées en une année (cas vécu) n’est pas un problème. Se prévaloir de maladie imaginaire pour être payé sans rien faire non plus. En France, l’employé aura toujours raison même si c’est un escroc, même s’il n’a aucune preuve. Combien de sociétés sont ruinées par les Prud’hommes ? Les statistiques ne sont pas disponibles.

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Où je parle de mon expérience personnelle… de patron

Dopé par les discours du candidat Sarkozy (on est à l’époque en 2007), j’ai décidé de créer une société en France plutôt que de m’exiler. Grave erreur. Après 10 ans de sacrifices, j’atteins des résultats enviables, considérés de l’extérieur, avec une société en forte croissance. D’un point de vue personnel, c’est une expérience misérable. Un job de cadre supérieur en Suisse ou au Royaume Uni m’aurait apporté 3 à 4 fois plus d’argent après impôts.

Je ne conseille évidemment pas une carrière de dealer – précision pour ceux chez qui le second degré n’est pas naturel. Il me semble cependant qu’un aspirant entrepreneur n’a pas de temps à perdre dans la France actuelle. Le monde est vaste et on peut investir son temps à l’étranger et revenir en France, le jour où ce pays aura compris que ce sont les entrepreneurs qui créent la richesse. Si jamais ce jour arrive.

  1. Entièrement d’accord… légalisons la drogue (pour l’encadrer) et simplifions la vie de l’entreprise! Notre système est un casse-tête ou seule les grosses entreprises peuvent se payer des conseils pour s’y retrouver…

  2. finalement , le  » métier « de dealer n’est ni plus ni moins qu’un commerce qui se pratique au black avec l’aval de l’état qui laisse faire depuis , ho , bien 40 ans ; d’ailleurs l’état connait trés bien le chiffre d’affaire global que dégage cette activité et par la même le montant des charges sociales que devrait générer ladite activité , seulement les dealers protègent leur  » commerce « à leur manière ; si les entrepreneurs qui sont déclarés et paient leurs nombreuses charges faisaient la même chose , ils iraient illico presto en prison ;

  3. Un grand philosophe a dit :
    En admettant, c’est toujours une supposition, en admettant qu’on soit cinq sur l’affaire, ça rapporterait combien à chacun ?
    -Vingt ans de placard. Les bénéfices, ça se divise, la réclusion ça s’additionne.

  4. « revenir en France, le jour où ce pays aura compris que ce sont les entrepreneurs qui créent la richesse ». En leur for intérieur, tous le savent, mais la grande majorité ne l’admettra jamais.

  5. philippe gachet-mauroz

    J’aime bien votre analyse trés décalée et pourtant trés vraie…cependant je sens un grand abattement en vous…il faut vous ressaisir et retrouver votre motivation, patron c’est quand même mieux que dealer.
    Comme dans une crise de couple, souvenez vous des bons cotés de votre relation avec la société, la justice/police/huissier vous permet de faire valoir vos droits, quand le dealer doit pratiquer son propre recouvrement et sa propre justice, et même si les prudhommes vous ruinent, d’autres tribunaux peuvent vous donner donner raison
    Sur le plan social, vous pouvez faire des rencontres enrichissantes humaines et sur tout les plans même financièr, dans ce monde la drogue, c’st un peu le marigot , de plus votre vie est à la lumière, dealer même riche, vous devez rester discret, utiliser des tas de stratagemes pour dépenser votre argent et vous faire trahir à l’arrivée..
    J’arrête là, vous m’avez compris, nous sommes dans un monde ou tout le monde à raison de se plaindre, du chômeur au dealer, du fonctionnaire de base au président de la république, chacun se sent injustement traité, et pourtant avec un peu de hauteur, nous n’avons jamais eu autant d’opulence et de raisons d’être heureux…et si le problème était en nous même?….

    1. A vous lire, je suppose que vous n’êtes pas « un salaud de patron », et que vous avez l’heureuse possibilité de bien vivre sans vous poser la question des échéances du 25 du mois.
      Profitez-en bien.

      1. philippe gachet-mauroz

        mon » heureuse possibilité de bien vivre » se résume en 1.000 à 2000 €/mois, un modeste logis et une voiture d’occasion de + de 10 ans…mais mon « bonheur » consiste a ne pas être esclave de grand chose, mes seuls patrons sont mes clients (qui sont plutôt content de ce que je fais)…et surtout l’absence de crédit, tant pis si je suis locataire, tant pis si mon fils n’aura qu’un maigre héritage matériel (mes outils…), mais j’essaye de lui apprendre à s’en servir

    2. J’arrête là, vous m’avez compris, nous sommes dans un monde ou tout le monde à raison de se plaindre

      toute chose étant égale par ailleurs et puis comme vous le dites hein, qui n’a pas d’ennuis ?
      Ici ou ailleurs, après tout qu’importe puisque tout le monde, président, dealer, fonctionnaire, patron, esclave, enfant battu, sidéen, amputé, cancéreux en phase terminale a son lot d’ennuis.

      Je pense que vous venez de faire fuir hors de France les quelques entrepreneurs courageux qui y croyaient encore…

      1. philippe gachet-mauroz

        En fuyant hors de France, ils auront l’opportunité de découvrir et de s’enrichir de nouvelles cultures, ils apprendront aux autres et ils apprendront des autres (si ils écoutent)

  6. j’ai beaucoup apprecié , mêmr si ça me donne envie de pleurer

    mais moi, si c’etait a refaire je créerai une secte

    perception sociale 1 le gourou est adule par ses fideles; les autres il s’en fout

    rentabilité économique 1 a condition de bien choisir les adeptes

    qualite de vie 100 les adeptes sont la pour facilitet la vie du gourou

    securité physique 1 un gourou est irremplaçable pas de kalashnicof ni de conroleur de la secu

    securité juridique 0.99

    malheureusement je suis trop vieux

  7. « Les 20% des entrepreneurs qui réussissent, eux se feront avoir par l’État qui prendra près de 40% du résultat de leur labeur. »
    Humm… en fait, avec IS, charges sociales (salaires ou rémunération de gérance même combat aujourd’hui) et IRPP, pour des revenus un peu sérieux on est à 75% de captation par l’Etat et les organismes sociaux.
    Sans compter l’IS (que certains considèrent comme une charge de l’entreprise), mais en comptant charges sociales et IRPP à taux max on est à près de 66%.
    En gros, quand un vilain patron s’enrichit, son maquereau étatique s’en est mis plein les poches sans rien faire !

  8. Il y a cependant une différence fondamentale, majeure, entre dealer et patron qui, même si elle est évoquée dans le texte et les commentaires, mérite un petit complément.
    Le patron exerce une activité légale, et sauf cas particulier il a une relative perspective de pérennité de son activité. S’il réussit à « faire avec » les contraintes administratives et syndicales, il peut espérer un avenir qui dépend en grande partie de lui, de ses employés, de ses clients.
    Le dealer au contraire exerce une activité illégale : il profite de la prohibition, sans apporter de réel service à valeur ajoutée à ses clients. Produits frelatés, vendus fort cher, risque pour le client, commerce au black donc achats à au black de la part des clients (qui doivent se procurer des espèces avec toutes les difficultés actuelles que l’on imagine), et utilisation du black délicate par le dealer (même s’il achète sa Behème de Kacou sur un marché parallèle, la qualité de vie finale n’est pas bien Grande. Hormis pour le boss de niveau, le patron du cartel, mais c’est une autre histoire.)

    Bref, imaginons que dans un instant de lucidité improbable et de clairvoyance métaphysique nos dirigeants dépénalisent puis légalisent la production, le commerce, la détention, l’usage de toutes les drogues. Allez, soyons fous, mettons la prostitution dans la boucle.
    Du jour au lendemain le dealer n’a pus de fonds de commerce pérenne, de rentrée d’argent frais pour entretenir son train de vie d’oisiveté. Et comme ce pauvre garçon n’a jamais appris à faire quoi que ce soit de ses dix doigts et de son cerveau, il se retrouve à la rue. Même pas à Popaul Emploi, puisqu’il n’a aucune existence légale.

    Ainsi, avec une seule nouvelle Loi on fait sauter l’essentielle de la petite et de la grande délinquance en France en un temps record, et on redonne aux entrepreneurs une raison d’être, et de créer des richesses.

    Facile, non ?

    1. Quelques chiffres glanés ci et là pour la Seine saint-Denis qui est un département que j’aime beaucoup.
      PIB : 40 676 M€ (2005 wikipedia)
      Revenu drogue estimé : 1 000M€
      Budget Conseil Départemental 93 : 2 3000 M€ (2015)
      RSA versé ; 443 M€

      Budget national politique de la ville : 450 M€

      Les ratios que l’on peut construire à partir de ces chiffres montrent tous la part importante du trafic de drogue.

      Comparer les charges des entrepreneurs et celles des dealers est amusant,

      mais on masque un fait simple ; les dealers sont les entrepreneurs du 93 et ils sont pour beaucoup dans la survie de ce département.

      Quand on regarde les chiffres on comprend mieux l’attitude ambivalente de l’État, agir un peu pour donner l’impression de faire quelque chose, mais pas trop car cette politique du trafic de drogue est simplement beaucoup plus efficace que les politique sociales . Si on veut lutter contre le trafic de drogue, par quoi le remplacer ?
      Idem, si on veut légaliser le Cannabis.
      Il faudrait peut-être encourager l’économie réelle, par exemple par des peines plus légéres si les bénéfices sont réinvestis dans l’économie locale, ou tenter des primes de reconversion pour encourager les dealers à relever les défis de l’entreprise légale.

      Les dealers vont alors découvrir les joies de l’URSSAF , du RSI … … De quoi regretter la brigade des stups…

      Une aide psychologique devra alors être prodiguée aux dealers pour qu’ils puissent conserver leur esprit d’entreprise et leur goût du risque et ainsi conserver le dynamisme de ce département.
      Sources :
      http://www.lesechos.fr/09/04/2016/lesechos.fr/021828423570_seine-saint-denis-connection.htm
      https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_la_Seine-Saint-Denis

      1. Bien entendu, toutes les économies parallèles sont des modèles économiques en soi. Et bien évidemment le dealer dans son quartier ira acheter son pain, ses chaussures, son essence pas très loin de chez lui. Il fournira aussi des petits boulots (précaires, mais bien vécus) a pas mal de monde autour de lui.
        Il alimentera en retour un « patron » gros dealer, importateur, chef maffieux, boss de cartel : une cascade économique, sociale et financière occulte mais bien réelle.
        C’est un peu ce que l’on constate en Grèce, sans que ce soit en rapport avec une activité illégale : le black est roi quand l’Etat prend trop et gère si mal le retour.
        Cependant on ne peut pas légitimement tolérer, si ce n’est cautionner, l’exercice d’une activité criminelle basée sur un commerce de substance illégale, au prétexte que ça apporte une économie, une aide sociale, une cohésion dans la population.

        Le commerce illégal de l’alcool durant la prohibition américaine a aussi favorise des activités occultes, une circulation de l’argent, des petits boulots, une redistribution effective en circuit de proximité. Certes. Mais la prohibition à aussi favorise l’essor de milieux maffieux, de grande criminalité, de corruption politique à tous les niveaux, y compris présidentiel. Au final la société dans son ensemble n’en sort pas bénéficiaire.
        Il en va de même pour la « guerre contre la drogue ».

        Production, commerce, usage livres pour tous, avec quelques règles sanitaires comme pour le commerce des légumes ou de la viande, et d’autres personnes se mettront en place : ces agriculteurs spécialisés, des commerçants qui veulent se diversifier, des livreurs, des testeurs, etc.

        Le département en question y trouvera son compte en définitive.

      2. Effectivement, j’ai déjà entendu ceci d’un ex-commissaire de police, si légalisation du cannabis, que ferons nous de tous les acteurs de ce marché? Les cités s’enflammeront car ils auront perdu leur business «protégé»…donc personne ne fait rien et continue de balancer du fric dans la lutte anti cannabis pour que Mme Michou soit contente. Une sorte de capitalisme de connivence…de toute façon, qu’attendre d’autre de la part d’une mafia qui à réussi et qui peuvent pondre des lois à leur guise…

    2. PukuraTan: Le patron […] sauf cas particulier il a une relative perspective de pérennité de son activité.

      Non pour la plupart, à 7 ans c’est 80% de faillite et la durée de vie moyenne d’une entreprise c’est 35 ans.

      Le patron exerce une activité légale

      Pas en France, vous devez payer chaque mois 65% d’amende pour que l’autorité ferme les yeux et daigne vous laisser vivre:
      http://www.contrepoints.org/2011/09/23/47472-le-taux-de-taxes-sur-les-pme-serait-de-65-en-france
      Pour ce prix faramineux vous n’avez quasi aucune protection, pas de chômage, pas d’assurance pour la faillite, une retraite misérable, quand au médical c’est une blague: une bonne assurance c’est 500 euros en Suisse et vous êtes parfaitement couvert.

      Le fait que ça s’appelle « contribution » « taxe » ou « ‘impôts » ne peut masquer le fait qu’a ces niveaux et avec ces contreparties, c’est du pillage ET une amende pour avoir osé « exploiter » les gens et tenté de vous en sortir sans l’état.

      1. 80% de faillites au bout de 7 ans ? Cette statistique magique hors contexte ne dit pas combien d’e,repreneurs « faillis » relancent une activité par la suite. La faillite est vue en France comme un échec définitif, ça n’est pas le cas, loin s’en faut !
        Vie moyenne d’une entreprise : 35 ans ? Même remarque : quoi que l’on en dise le principe de la destruction créatrice est toujours valide. Rien ne permet à une entreprise de durer éternellement, c’est évident. Mais il est du ressort du fondateur, de l’actionnaire, du petit patron, de l’indépendant ir de proche en proche (toutes choses égales par ailleurs) s’il poursuit sa route ou s’il renonce. Pour faire autre chose.
        La pérennité de l’entreprise est un facteur choisi, pas un facteur subi.

        Pour ce qui est de la légalité, l’idéologie que vous exposez concernant les taxes ne change rien à l’affaire : un boucher surtaxé, un fabricant de meubles surtaxé, un avocat surtaxé sont autant d’entreprises qui exercent une activité légale.
        Mélanger un problème crucial (le niveau confiscatoire des taxes et impôts, sur lequel nous sommes d’accord) avec celui de la légalité de l’entreprise est un amalgame abusif.

        1. Mélanger un problème crucial (le niveau confiscatoire des taxes et impôts, sur lequel nous sommes d’accord) avec celui de la légalité de l’entreprise est un amalgame abusif.

          Mon point est que c’est l’utilisation de mots cache-misère qui est abusifs. Un niveau de 65% de charge avec des contreparties minable n’est « légal » que dans un état qui piétine les droits des gens. En vrai, c’est au choix une amende, du racket, du vol, de la spoliation.

          La faillite est vue en France comme un échec définitif, ça n’est pas le cas, loin s’en faut !

          Tu n’es pas entrepreneur pour dire cela !?

          Dans tous les pays, pour un petit patron, une faillite c’est un échec qui peut être très difficile à encaisser pour celui qui a monté l’entreprise vu les niveaux d’implication (60-70 heures semaine) et de risque personnel (fond propre perso). C’est encore pire en France évidemment à cause de la violence fiscale et législative qui te donne l’impression que quelqu’un t’en veut à mort et s’acharne sur toi.

          On se suicide beaucoup dans cette catégorie:
          http://www.contrepoints.org/2015/02/22/198803-suicide-des-petits-patrons-un-drame-muet-et-ignore

          1. Ma petite entreprise a plus de 20 ans, 100 salariés et se porte bien. C’est ma première. Mon associé en avait déjà créé d’autres, qui ont calenché pour diverses raisons. Celle où nous étions salariés initialement a fait faillite : nous avons l’un et l’autre tiré des leçons constructives de ces échecs.
            Mais je sais par ailleurs que souvent une faillite d’indépendant, de PME et même d’entreprise plus grosse est humainement catastrophique, pour tous, du salarié au patron, du client a l’actionnaire.
            Enfin, on est bien d’accord : avec la réglementation actuelle, la pression fiscale et sociale et l’imprévisibilité ou la rétroactivité des lois courantes en France, si c’était à refaire, j’hésiterais… beaucoup…
            Aujourd’hui je cherche à investir les économies dans quelque-chose de productif, pas en bourse. Mais pas en France non plus… hélas !

  9. La frustration de l’auteur de l’article est parfaitement compréhensible, et l’article ne doit pas être pris au premier degré, mais quelques rectifications (ou approfondissements) me paraissent tout de même nécessaires :

    En terme de « sécurité physique » le métier de patron est, malgré tous ses inconvénients, incontestablement plus avantageux que celui de dealer. Le dealer doit faire face à la violence d’autres dealers ou junkies, à la violence (parfois justifiée, parfois injustifiée) de la police, et à la violence de la prison.

    Le patron subit certes lui aussi de la violence et du stress, mais pas dans d’aussi grandes proportions que le dealer.

    Venons-en maintenant à la « perception sociale ». L’article dit que les dealers bénéficient d’une image « cool » contrairement aux patrons. En réalité il existe que quelques financiers et quelques patrons (Mark Zuckerberg, Elon Musk, Steve Jobs avant et après sa mort) qui bénéficient eux aussi d’une image « cool ».

    D’autre part, même si effectivement les patrons ont globalement une mauvaise image, ils n’ont pas un aussi grand déficit de respectabilité que les dealers, et la population éprouve moins de doutes envers l’intelligence des patrons qu’envers celle des dealers. Les dealers sont, davantage que les patrons, suspectés d’être extrêmement stupides.

    Pour finir, il ne faut pas sous-estimer le coût des pots de vin, frais d’avocats, etc etc, que paie le dealer, donc tâchons de ne pas surestimer la rentabilité du « métier » de dealer (comparativement à celle du métier de patron.)

  10. Le choix proposé, patron ou dealer, n’est pas intéressant.Bien sûr, non au dealer !
    Bien sûr, oui au patron !Il suffit que son entreprise soit transparente pour que l’on sache qu’il n’exploite pas ses employés ou ses ouvriers…

    1. Graufogel: Il suffit que son entreprise soit transparente pour que l’on sache qu’il n’exploite pas ses employés ou ses ouvriers…

      Dans un état de droit libre et donc prospère c’est impossible : aucun salarié ne reste dans une telle entreprise et rien ne peut les forcer à rester. L’entreprise change ou fait faillite, problème réglé.

      Dans une économie socialiste comme celle de la France, effectivement on trouve des tonnes de pauvres et d’esclaves parce que l’emploi est tellement rare que les gens sont prêts à accepter n’importe quel conditions.

      Et l’emploi rare, c’est 100% copyright socialisme: Sur 148 pays la France est:

      -130ème place pour le poids global des réglementations
      -134ème pour les prélèvements obligatoires.
      -137ème pour la fiscalité défavorable à l’investissement privé,
      -137ème pour les règlementations liées au fait d’entreprendre.
      -134ème pour le taux d’imposition en pourcentage des profits,
      -135ème pour la dette publique,
      -127ème pour les incitations fiscales à travailler
      -117ème pour la flexibilité.
      -135ème pour les relations conflictuelles entre entrepreneurs et salariés

      Dans le pays d’à coté qui est dans les dix premiers, le chômage est à 3.8% et personne ne reste dans un boulot ou on l’exploite.

  11. Pas sûr malheureusement que cela change en mai 2017. Ca ne pourra pas non plus être pire. D’accord avec l’auteur pour dire que Christian Eckert est une vraie ordure.

  12. J’ai encore mieux que devenir dealer : devenir homme ou femme politique ! 10 fois le revenus mensuel d’un dealer et de plus vous ne risquez rien car c’est vous qui faites les lois ! Un job en or , je vous dis. La preuve : ils sont prêts à toutes les pires saloperies pour y parvenir !

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