SNCF : tout le monde paie pour leur retraite !

Publié Par Thierry Benne, le dans Retraites

Par Thierry Benne.
Un article de l’Iref-Europe

Voici quelques mois, le Conseil d’Orientation des Retraites (par abréviation : COR) s’est livré à une intéressante projection jusqu’en 2060 du montant moyen des pensions de retraites de la SNCF. Il en ressort qu’à législation constante et au terme de cinq décennies, ce montant progresserait à partir de 2011 d’environ 91% (hypothèse moyenne) dans le même temps où les pensions du régime général en secteur privé patineraient à environ 51% pour les non-cadres et seulement 26% pour les cadres, soit tout simplement un taux de progression exorbitant en faveur des cheminots, alors que le montant annuel moyen des pensions de la SNCF, s’établissait déjà en 2014 (source DREES 2016) à € 23 616 et donc très au dessus déjà de la moyenne nationale correspondante de € 15 864 tous régimes confondus, mais seulement de € 14 480 si on se restreint au seul secteur privé (droits directs). Chaque branche, chaque entreprise ayant son autonomie, personne n’y trouverait à redire si, à l’intérieur de ce régime très favorable, les cotisations équilibraient les pensions.

3 milliards de subvention par an pour les retraites SNCF

Or il n’en est rien puisque c’est l’État par une subvention annuelle de plus de 3 milliards (3,3 milliards en 2016) qui assure à grands frais l’équilibre des retraites, dont la gestion est confiée depuis 2007 à la Caisse de Prévention et de Retraite des Personnels de la SNCF (CPRP-SNCF). Cette caisse jouit, dans le cadre de son statut, d’organisme de Sécurité sociale d’une personnalité morale distincte et de l’autonomie comptable et financière par rapport à l’entreprise ferroviaire et ce point est capital car il explique le tour de passe-passe qui a permis de ne pas obérer les comptes de l’entreprise en leur préservant un caractère financièrement « présentable ».

C’est à dire que le contribuable verse actuellement chaque année plus de 12 200 euros (= € 3 300 000 000 / 270 443 retraités selon Info retraites SNCF) de supplément de pension, c’est- à-dire plus de la moitié de sa pension à chaque retraité de la SNCF. Pour prendre la question par un autre bout, l’État devrait verser chaque année un total de près de 200 milliards d’euros (environ les 5/6èmes des ressources nettes du budget général pour 2016 !) aux divers régimes de retraites s’il envisageait de traiter aussi généreusement chacun des quelque 16 millions de retraités français (de droit direct) qui, c’est vrai, n’auraient alors plus aucun problème de pouvoir d’achat pendant très longtemps.

Perpétuer les avantages acquis du personnel 

Alors qu’un tel privilège interpelle déjà, on aurait pu croire que sa prochaine aggravation alerterait immédiatement les autorités de manière à organiser sans tarder un retrait progressif et planifié du concours de l’État. Or, bien que le COR soit normalement chargé de veiller à l’équité des régimes, on se trouve de la part de toutes les autorités compétentes en face d’un silence assourdissant, que ne va bien entendu pas rompre une gouvernance d’entreprise parfaitement complice avec le pouvoir.

Elle n’a en effet d’autre ambition que de perpétuer le plus longtemps possible les avantages acquis d’un personnel, qui a fait de la grève l’argument majeur et souvent exclusif de toutes les négociations sociales qui se déroulent au sein de l’entreprise. Au vu de cette nouvelle et inquiétante dérive, il est sans doute temps de faire le point sur ce régime spécial et surtout spécialement onéreux et de se poser au delà du catalogue bien connu de ses privilèges (I), une interrogation existentielle sur l’origine et le devenir d’une exception (II), dont même ses bénéficiaires ont désormais conscience qu’elle est menacée non seulement par l’Europe en marche, mais aussi par l’exaspération croissante d’une majorité de Français auxquels on demande toujours plus d’efforts pour moins de retraites.

Le catalogue des privilèges

Il est connu pour l’essentiel, mais certaines particularités échappent encore à la connaissance commune, raison de plus pour les signaler ici.

Tout le monde sait que, même s’il s’élève progressivement, l’âge de départ effectif à la retraite du personnel SNCF est l’un des plus bas qui soit : 55,1 ans (en 2011), contre 61,9 dans le régime général. On a vu plus haut aussi que le niveau moyen des pensions des agents du secteur ferroviaire se démarque très nettement du montant moyen des retraites et qu’en plus le maintien d’un périmètre très généreux d’avantages en nature (voyages à titre quasiment gratuit, très large couverture santé notamment) creuse encore la différence.

Les salaires de référence dépouillés de certaines primes et indemnités, sont ceux des derniers six mois d’activité et il y a peu que les pensions ont cessé d’être indexées sur les salaires pour l’être sur les prix. On sait aussi qu’en dépit de la pénibilité du métier, constamment avancée pour justifier les avantages obtenus, les retraités de la SNCF comptent parmi ceux dont l’espérance de vie en retraite figure parmi les plus longues (plus de 27 ans !) de toutes les catégories professionnelles.

Cet alignement sur le régime commun qui tarde à venir

Ce qu’on sait moins, c’est que les cotisations salariales demeurent sensiblement inférieures à celles du droit commun (8,15% seulement en 2015) et que leur alignement arraché au forceps se fera à la vitesse de l’escargot puisque, différé jusqu’en 2017, il ne s’achèvera qu’en 2026 ; soit presque 20 ans après la réforme Soubie ! Peu de gens savent aussi que la SNCF est la seule entreprise, ou l’une des très rares entreprises, à verser deux catégories de cotisations patronales d’assurance-vieillesse (taux 2015 selon la source Info retraite SNCF) : l’une T1(de 23,86%) se prétend alignée sur le droit commun qu’elle force déjà quelque peu, l’autre supplémentaire T2 correspondant au taux global de cotisation frappant un salaire de non-cadre soit 11,72% est censée financer les avantageuses particularités du régime spécial dues au statut particulier des agents la Société Nationale.

Quant à la subvention annuelle versée par l’État, chacun connaît son existence, mais peu se doutent qu’en 2014 son montant a fourni pratiquement 45% du total des ressources de la CPRP-SNCF. Si tout le monde accepte volontiers que les contraintes pesant sur les agents de conduite justifient bien quelques avantages, combien savent que tout récemment encore la plupart des agents de conduite partaient en retraite après seulement 23 ans de vie active, l’entreprise ne favorisant guère –c’est le moins qu’on puisse dire– la prolongation de leur activité au delà de 55 ans. Enfin, quant au poids déterminant dans la négociation sociale des jours de grève (dont tout usager quotidien a pu mesurer tout récemment encore le caractère abusivement récurrent ), la plupart des gens sont loin d’imaginer que l’entreprise nationale est parvenue à cumuler certaines années 25% (et même parfois bien plus sans doute, car la statistique publique est volontiers discrète sur ce point) du total des jours de grève enregistrés dans le pays, alors que ses effectifs avoisinent tout juste 0,60 % de la population active nationale, ce qui fait des cheminots les champions hors catégories de la « gréviculture nationale ».

La facture au contribuable

Sur ce plan notamment, le cru 2016 s’annonce particulièrement prometteur, avec déjà, selon le Président Pépy, une perte estimée de plus de 300 millions d’euros. Mais qu’importe, l’entreprise aurait bien tort de s’en priver puisqu’en définitive et avec la complicité bienveillante de l’État, elle refacturera intégralement tous ces désordres sous une forme ou sous une autre au contribuable.

En réalité, après l’échec en 1995 de la réforme Juppé qui voulait aligner le régime spécial sur le droit commun, après les bouleversements politiques que son abandon contraint a entraînés, il est clair que plus personne n’a eu le courage de porter véritablement le fer dans la plaie.

Au contraire, chaque parti au pouvoir a privilégié à son tour l’achat de la paix sociale avec l’appui d’une direction qui a toujours préféré pour sa propre tranquillité la défense des droits acquis, par rapport à l’avenir et à la compétitivité de l’entreprise dans un environnement pourtant inévitablement promis à la concurrence. C’est d’ailleurs ainsi que s’explique la réforme Soubie de 2007-2008, où les quelques avancées obtenues l’ont été au prix fort moyennant la concession de multiples avantages très onéreux, dont notamment :

  • la création d’échelons supplémentaires de fin de carrière, fort avantageux pour le calcul des retraites basé sur les salaires des 6 derniers mois d’activité,
  • diverses augmentations salariales,
  • l’intégration des primes,
  • l’abondement du compte épargne–temps,
  • la prise en compte accrue de la pénibilité,

Si bien que la Cour des comptes elle-même n’a pas craint d’afficher son scepticisme par rapport à l’intérêt de ce changement, la réduction actuelle et fort marginale des coûts tenant davantage à un tassement conjoncturel et provisoire des départs à la retraite, plutôt qu’à un gain structurel durable.

D’ailleurs, nombre d’observateurs se demandent toujours pourquoi l’objectif de la réforme, présentée pourtant comme un modèle de négociation sociale, s’était très modestement cantonné à un alignement sur un autre régime spécial à peine moins avantageux, celui de la fonction publique d’État, plutôt que sur le régime général de l’ensemble des entreprises, alors qu’on savait déjà que, même différées, les exigences européennes deviendraient bientôt inéluctables.

Sans doute le catalogue qui précède n’est-il pas tout à fait complet, mais là n’est pas le plus important. En effet, ce qui compte c’est de porter la réflexion plus avant pour savoir comment on en est arrivé là et surtout comment on peut en sortir.

Si la SNCF ne s’organise pas elle-même à cet effet, il n’est nullement exclu qu’un jour qui n’est peut-être pas si lointain, un référendum ou une ordonnance ne vienne définitivement crever l’abcès. Il ne faudra certainement pas compter cette fois sur l’accord des Français pour continuer à verser chaque année 40 à 50 milliards d’impôts supplémentaires, afin de pérenniser les appétits de toute une nébuleuse de régimes extrêmement voraces.

En effet, ceux-ci s’apparentent bien davantage à certains parasitismes et privilèges fort coûteux de l’Ancien Régime qu’à la gestion égalitaire, équitable et avisée d’une Nation moderne légitimement soucieuse de ses ambitions économiques et de la solidité de son tissu social.

Sur le web

  1. Et si on parlait des autres régimes spéciaux, la MSA, régime agricole, est il excédentaire ou déficitaire????

    1. La MSA un régime Spécial ????
      Je crois pas trop que de se faire « taxer » sur le chiffre d’affaire et non pas sur le revenu salarial soit un privilège.
      Je crois pas trop que d’avoir un taux de cotisation de 16,34 % soit un privilège.
      Je crois pas que la durée de cotisation (172 trimestres) soit un privilège
      Je ne crois pas que toucher 281 € / mois pour une retraite de base à taux plein soit un privilège ( La pension forfaitaire, pour les assurés dont l’exploitation agricole a été l’activité principale : Cette pension s’élève, depuis le 1er avril 2015, à 281,66 €, pour une carrière complète d’exploitant agricole à titre principal. Si l’assuré a cotisé, sous ce statut, moins que la durée d’assurance requise (160 à 172 trimestres suivant l’année de naissance), la pension est calculée au prorata du nombre de trimestres effectivement cotisés.)

      Votre réflexion me fait plutôt penser à celle du syndicaliste parasite qui veut enfumer les débatteurs et surtout ne pas parler du problème qui le concerne !!!
      Pour que rien ne change…

  2. Comme d’habitude contre-point mélange des vrais Infos, avec des données obsolètes ou tronquées, c’est dommageable mais c’est ça votre fond de commerce…

    1. Et bien, éclairez-nous de vos lumières, vous qui semblez détenir la vérité.

    2. Comme d’habitude pour ce genre d’article il y a un troll qui vient critiquer sans argumenter, du haut de son anonymat. C’est ça ce qui lui donne l’impression d’exister, certainement…

  3. J’ai tenté de trouver des sources contradictoires, tant cela me paraissait invraissemblable ! Si cet article est vrai, c’est proprement scandaleux !
    A propos, il ne faut pas oublier la Contribution Tarifaire d’Acheminement pour l’électricité, qui ne finance pas les réseaux, mais bien les retraites d’EDF/Engie, à hauteur d’1 milliard/an, soit 25% du total.

  4. La retraite SNCF, c’est comme les trains….Des locos surdimensionnées pour des voies sous-dimensionnées.

  5. Faut pas rêver en 2016, plus personne ne part à 55 ans c’est plutot 58 pour ceux qui le peuvent encore (embauche à 20 piges) , voire 65/70 pour certains, vu les salaires particulièrement bas comparés au privé ou les parigots gagne des milliers d’euros par mois !!!

    1. Eh bien allez donc à Paris. Ou travaillez dans le privé.

    2. Les marigots gagnent des milliers d’€ par mois ? Vous avez une étude un peu documentée pour argumenter cette idée ? Parce que ça ne resemble pas vraiment à ce qui est publié un peu partout depuis fort longtemps.
      Que « des » parigots gagnent beaucoup, c’est évident. Tout comme des habitants de Rodez ou de Limoges. Ou certains retraités de la SNCF qui bossent au black depuis 20 ans.
      De la à généraliser, il y a un monde.
      Il me semble.
      Mais je peux me tromper, hein, éclairez-moi si je sus dans l’erreur…

    3. Entre 58 et 70, il y a juste un écart de… 12 ans…

  6. Certes l’âge de départ à la retraite est de 55ans (52ans même il me semble), mais l’on doit cotiser autant de trimestre que quelqu’un du privé.
    J’ai 22 ans, je suis conducteur depuis 3 ans et je pourrais prétendre à la retraite qu’à 59ans. On est donc passé pour une retraite équivalente ou un peu moins élevée de 52 à 59 ans alors faut arrêter de dire qu’on ne fait pas d’effort. En plus si lEtat nous imposait pas toutes les LGV qui ne sont pas rentables du tout et privilégiait le réseau classique on n’en serait pas là aujourd’hui, on pourrait assurer un vrai service publique, moins cher et de qualité mais pour gagner 30min pour certaines personnes on pénalise des milliers de voyageurs quotidiens (IDF). Ce qui tue la SNCF c’est la dette que lEtat lui à imposer.
    Après allez regarder tous les hauts cadres, certains sont essentiels d’autres sont dans des placards depuis des années avec des paies astronomiques.
    Enfin j’ai envie de signaler, que comme toujours on nous tape dessus (conducteurs), mais si on est tant privilégiés, vous démissionnez et venez nous rejoindre, on est en sous effectif chronique, la SNCF n’arrive plus à recruter. Par contre, oubliez votre vie de famille !

    1. Ah j’oubliais, et si on parlait aussi des avantages des journalistes ?

    2. C’est pas faux.
      Mais le transport ferroviaire n’est PAS un service public. Et s’il l’est, rien ne justifie qu’il soit rendu par une entreprise en situation de monopole !
      Cette entreprise (SNCF) devrait être privée intégralement, sans aucun lien avec l’Etat (qui ne pourrait ainsi PAS imposer ses lubies électorales de LGV inutiles).
      Statut des salariés aligné sur celui de toutes les entreprises, plus de régime spécial de quoi que ce soit, répression du droit de grève politique (interdit par la Loi, mais Loi jamais appliquées), suppression du droit de retrait et mise en concurrence totale sur tous les services (personnes, marchandises, LGV, intercité, etc. Licenciement des cadres et des salariés inutiles (je vous rejoins là dessus), formation du personnel pour améliorer la qualité du service et de l’accueil, interdiction des permanents syndicaux qui ne bossent jamais (mais ceci vaut pour toutes les entreprises), etc.
      Bref, un vrai grand ménage, salutaire pour tout le monde.
      A mettre en œuvre avec force et conviction : la population y est favorable, seuls les syndicats rouges sang y sont opposés. Il faut les faire rentrer dans le rang, ne serait-ce que pour que nous, usagers, nous vous (Kevin) considérions mieux au regard de votre travail, et que l’on cesse de vous voir comme privilégié, gréviste, capable de bloquer le pays tout entier pour défendre des acquis injustifiés aujourd’hui.

      1. Je ne peux être d’accord avec vous pour la privatisation totale et mise en concurrence. Si cela devait arriver je vous déconseille de prendre le train, matériel pas entretenu, pas d’essai toujours fait (frein), non respect de la réglementation, … ce sont des situations plus que courrente dans le privé, j’ai un collègue qui vient de chez eux et nous expliquait comment ça se passait. On le voit aussi avec les chantiers qui sont parfois plus que bâclés à cause de retards.
        Je suis complètement en contraction avec vous aussi pour le service public, dans le cas de contraire il va y avoir très peu de ligne, même la plupart des relations TER vont disparaître car financés par les régions. Le transport doit être un service public, pour qu’il soit accessible par un maximum de monde.

        Après oui il y a besoin d’un grand coup de nettoyage, mais pas à niveler par le bas comme pour le privé, il a de quoi faire des économies pour nous financer. Si on vous imposait les conditions du décret socle ferroviaire, dites adieu à votre vie, vous serez continuellement à la merci de l’entreprise.
        Déjà qu’actuellement à cause du manque de personnel (et oui on est en manque chronique et pourtant on a de bons avantages) on nous refuse toutes nos demandes de congés, dans le cas contraire on ne sait que 2/3 jours. Exemple : j’ai demandé mon WE 29/30 octobre depuis le 7/10 et je n’aurais la réponse que mercredi. Après qu’on nous privatise, pas de problème mais dites adieu à vos trains, il n’y aura plus personne pour les conduire et moi le premier car si je supporte, parfois difficilement vis à vis de ma vie privée, ces conditions de vie, 2/3 des WE travailles, jours fériés, horaires décalés, c’est que j’aime mon métier et aussi pour certains avantages. Après faut pas oublie que les responsabilités c’est pour nous, pas pour les clients. Si vous le souhaitez, venez passer une semaine complète en tant que conducteur, et je ne suis pas sûr que vous allez toujours penser la même chose vis-à-vis de nos conditions de travail.

        Pour finir, les chiffres qu’on vous donne sont ceux que l’on vous faire voir, il y a tellement de magouilles entre toutes les filières qu’il faut prendre avec des pincettes.

        1. Concernant le privé, vous faites un (très) mauvais procès.
          Au final, dans la sphère privée, la notion de responsabilité, que ce soit au civil ou au pénal, est prise en compte car elle est appliquée en droit, et sévèrement. Sauf si on fait partie de la république des potes, mais ca, c’est encore un autre débat.
          En tant que prestataire privé pour des clients publics, je peux vous assurer qu’il n’y a aucune notion de responsabilité chez mes clients. De la corruption? Oh que oui. De la politique a zéro valeur ajoutée? A foison. De la lâcheté, quand, inévitablement, il y a un mort, des blessés? Bien sur. Et devinez qui est désigné coupable et doit défendre son innocence sous les projecteurs tellement puissants des merdias subventionnés?
          He oui. Le prestataire privé.
          « il y a tellement de magouilles entre toutes les filières qu’il faut prendre avec des pincettes. »
          C’est le délabrement général de la république que vous nous décrivez la, et votre employeur en est le symbole le plus parlant.

        2. Que les conducteurs soient pris en considération ,on peut l’admettre. Mais que tous les administratifs bénéficient du statut de cheminot et de ses avantages bien connus ,impossible de voir la moindre logique professionnelle, économique ou sociale dans ces privilèges .

        3. Le transport aérien, le transport maritime, le transport terrestre ne sont pas des services publics. Et ils transportent d’innombrables passagers et marchandise en toute sécurité.
          Le concept de « service public » a bon dos, mais le transport sur rail n’a rien d’un droit, et rien d’un service public en situation de monopole.
          Partout où les monopoles d’Etat ont ete supprimes la situation s’est améliorée pour l’usager. Il n’existe à ce jour aucune exception : le transport ferroviaire doit suivre le mouvement.
          S’il n’y avait pas autant de grèves et de blocages politisés dans l’actuel « service public », alors on pourrait discuter de la chose. Mais les travailleurs de ce « service public » l’ont dévoyé depuis tellement longtemps que nous, les citoyens, n’en pouvons plus…

        4. « Je ne peux être d’accord avec vous pour la privatisation totale et mise en concurrence. Si cela devait arriver je vous déconseille de prendre le train, matériel pas entretenu, pas d’essai toujours fait (frein), non respect de la réglementation »

          Oui, c’est comme le transport aérien : on privatise et tout s’écroule!
          Ah ben tiens, non, des entreprises sont plus rentables et tout aussi sures qu’Air France tout en vendant les billets moins chers…

        5. Quelle mentalité vous avez ici, toujours çe mot rentabilité, faut gagner un maximum d’argent, les salariés ont s’en fiche complètement.
          Allez un peu vous renseigner sur la privatisation en GB, un désastre pour les usagers, fouillez un peu et arrêtez de vous fiez au papiers publiez pour tacler la SNCF. Pour info, c’est KEOLiS (SNCF) qui a repris une bonne partie de la banlieue londonienne pour son expérience parisienne qui selon les organisateurs des transports londoniens est plus qu’une réussite, malgré les nombreux incidents mais on ne peut faire rouler plus de trains que la ligne supporte.
          Demandez aussi à vos élus de renoncer à leur statut de privilégiés, on verra bien leur réaction. Je suis cheminot et fier de l’être, je ferais grève autant que nécessaire pour garder mon statut, si le privé avez un peu plus de courage à se battre, les conditions ne seraient pas aussi lamentable.
          Sur ce je vous laisse à vos profits sur le dos des gens, quelle honte de nos jours de toujours faire passer ce genre de préoccupation en première ligne, toujours pour qu’un petit nombre de personnes s’en mettent plein les poches. Je n’ai pas ma place ici, j’ai des convictions.

          1. Les salariés en question sont à plaindre car 50% de leur salaire s’évapore pour entretenir une gabegie permanente (dont une bande de parasites). Ce n’est pas Germinal dans chaque entreprise comme vous semblez le penser.

            Quand au ferroviaire, ce domaine devrait s’inspirer de ce qui se passe dans le transport aérien. Si vous avez des chiffres sur la privatisation au RU, je serai curieux de voir : il est à mon avis difficile de faire moins bien que la SCNF (mes 3 dernières expériences personnelles ont toujours été désastreuses).

            Vous avez bon dos à prétendre que les profits passent avant tout ; sachant que ce sont nos profits à nous, secteur privé, qui entretiennent vos chères retraites.

    3. Le pauvre petit cheminot mal payé qui n’a pas de vie de famille ….snif . Il y a aussi des recrutements dans le privé vous pouvez quitter la SNCF si c’est si dur.

  7. Rien qu’un bout des 3 000 milliards de dette hors bilan qui s’ajoutent aux 2 000 (2 179 au compteur cette semaine) de notre dette « officielle ». Malheureusement, pour sauver les meubles, beaucoup de niches et avantages à traiter en même temps, d’où l’abandon systématique de toute tentative.

  8. Cette article est d’un ridicule monumentale, en 2011 on pouvait encore partir à la retraite à 55ans, ce n’est plus du tout le cas, j’ai 25ans et ca fait 2ans que je suis embauché à la maintenance electrique des voies ferrées et ca me révolte de voir autant de gens si inculte croire tout ce qui peut être dit.

    Venez donc travailler pour 1200€/mois l’hiver sous la pluies et le froid entre le passage de mastodonte de trains qui roule à 200km/h à moins de 2m50 de vous pour nettoyer ou réparer des installations mécaniques et électriques pour garantir votre vie de petit râleur jaloux qui porte pas leur boules pour avoir de meilleurs conditions de travail, qui sont des moutons de panurges de la société en lisant un articles fait pour révolter l’opinion des gens sur notre entreprise. Sans compter les horaires de merde qu’on peut nous imposer à travailler de nuit pendant 3semaines, revenir de jour 1 semaine, et repartir pour 3 semaines de nuit.

    Ne comparait pas l’incomparable aucune entreprise ferroviaire dans le monde n’est rentable. Assurer votre petit trajet pour aller au travail le matin cela en fait un service public et ce depuis des décennies.

    Vous êtes pas content ??? vous pouvez marcher ou payer l’avion vous n’entendrez pas les cheminots vous prendre la tête. Vous avez choisie des entreprises où ramener du pognon prime sur votre humeur et ou vous adorez qu’on vous parle comme des merdes par vos supérieurs pour ramener 10€ de plus prenez vous en à vous même plutôt qu’à des gens qui sont solidaire pour garder des conditions de travail.

    En lisant les commentaires je ne vois que des gens aigris et dépités de leurs propres vie, parlez plutôt des conditions de vie de tout les politiques qui vous prennent pour des couillons en faisant de la SNCF une cible que vous prenez volontiers pour ne pas qu’ils soient visés eux par l’opinion des gens sur leurs avantages.

    Bref tout cela n’est qu’un commentaires sur lequel vous allez vous acharnez alors profitez bien. Moi demain je me lève pour entretenir quelques kilomètres des 32000km de voie qui est un travail si facile et jalousé par le monde entier.

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