Le SMIC responsable du chômage en Europe

Publié Par Aleps, le dans Travail & emploi

Un article de l’Aleps.

Smic - salaire minimum

Smic (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le Smic a-t-il le vent en poupe ? Il vient d’être relevé en Allemagne et en Grande Bretagne, la Californie va peut-être le porter à 15 dollars de l’heure. Or, ces pays ont un taux de chômage qui est moitié du nôtre. Vont-ils sacrifier l’emploi sur l’autel des salaires ? Ou au contraire le relèvement du salaire minimum a-t-il un effet bénéfique ? En réalité, le SMIC a un lien étroit avec la productivité, elle-même liée à la qualification des salariés, et des salariés moins qualifiés sont davantage exposés au chômage.

Les écarts de SMIC en Europe : quelle signification ?

Certes les écarts entre les niveaux de SMIC suivant les pays sont spectaculaires : entre le smicard bulgare ou roumain (200 euros mensuels) d’un côté et le smicard luxembourgeois (2.000 euros) de l’autre, l’écart est donc de 1 à 10. En revanche, parmi les pays de l’Union européenne les plus riches, la fourchette est resserrée : actuellement entre 1.400 (Royaume Uni) et 2.000 (Luxembourg). En 2016, le SMIC français est de 1.466 €. Les pays de l’Europe Centrale et de l’Est ont un SMIC de faible niveau (moins de 500 euros) et sont accusés de « dumping social » par les concurrents occidentaux.

Mais ces statistiques n’ont qu’une faible signification s’agissant du lien avec le chômage :

1° Plusieurs pays n’ont pas de Smic : l’Allemagne s’en est passée jusqu’en 2015, tandis qu’Italie Autriche, République Tchèque, Danemark, Finlande et Suède n’en ont pas. Quant aux Suisses, 75% des votants au referendum de 2014 on refusé un Smic à 3.200 euros !

2° La comparaison doit se faire en SMIC horaire (France 9,67 € en 2016) puisque la durée du travail hebdomadaire est variable, en France nous sommes à 35 heures, en Allemagne à 40.

3° La comparaison devrait prendre en compte le « coût du travail » pour l’entreprise qui embauche et devrait ajouter au salaire le total des charges sociales et fiscales à payer. En France cela représente quelque 50 % du niveau du salaire net payé au salarié. Et pour le salarié, le total des retenues sur le salaire « complet » est de 80 % en moyenne !

Salaire et productivité

On rapproche en général les écarts de salaires aux écarts de productivité. À propos du relèvement du SMIC en Allemagne et en Grande Bretagne, les commentaires ont parfois souligné que cette mesure faisait enfin justice aux salariés, qui auparavant étaient sous-payés par rapport à leur productivité. Avec une logique imparable, on pourrait en déduire que si l’Allemagne et surtout l’Angleterre avaient moins de chômeurs, c’est que dans ces pays les entreprises avaient jusqu’à présent exploité le personnel. Le chômage va-t-il s’accroître ?

Cet argument ne tient pas, puisque le calcul de la productivité du travail ne peut être connu avec précision, bien que la théorie économique puisse à juste titre conclure que l’embauche est suspendue à l’appréciation par l’employeur des coûts et avantages que lui apporterait une embauche nouvelle. Tout ce que l’on peut dire est qu’un salaire jugé trop élevé par l’entreprise décourage l’embauche et ferme la porte de l’emploi. Si le chiffre du chômage des jeunes et des femmes est élevé, c’est que leur formation et leur qualification ne les promet pas à une forte productivité dans l’immédiat.

Qualification et emploi

Interrogé il y a quelques années sur le déclin économique de l’Europe qui s’amorçait, Gary Becker soulignait que les effets du SMIC sur le chômage deviennent sensibles lorsque l’écart entre SMIC et salaire moyen se creuse. En Europe, le niveau de SMIC aboutit à surpayer des gens peu qualifiés et qui le resteront durablement.

Le phénomène peut être constaté en France ; en 1990, l’écart de rémunération moyenne entre un salarié ayant reçu une formation supérieure (Bac et au-delà) et un smicard était de 6 à 1 ; il n’est plus aujourd’hui que de 3 à 1, et l’écart entre un salarié qualifié et un smicard est passé de 4 à moins de 2.

Cela signifie d’une part que le prix relatif du travail qualifié est faible et que l’entreprise préfèrera embaucher pour un faible supplément de salaire un candidat dont le supplément de qualification est élevé. Mais d’autre part cela veut dire aussi que le smicard n’est pas stimulé pour chercher à améliorer sa productivité : l’effort que lui coûterait une meilleure qualification lui semble trop élevé pour le bénéfice qu’il en tirerait : il devrait envisager une reconversion, une mobilité, des responsabilités nouvelles, etc. Les deux facteurs combinés aboutissent à la conclusion : le SMIC expose les salariés au chômage.

Cette conclusion est conforme à un principe général : tout prix artificiel déséquilibre le marché, créant une offre et une demande elles-mêmes artificielles.

Sur le web

  1. Le SMIC responsable du chômage… La rengaine habituelle des économistes petits soldats du néolibéralisme mafieux qui gère l’Union Européenne. Ils rêvent que le néo-esclavagisme se généralise dans toute l’Europe.
    Il est évident qu’avec un salaire minimum de 300 € par mois, la France sera compétitive. Encore un effort et l’on concurrencera l’Ethiopie qui emploie des femmes à 40 €/mois dans la production de roses.
    Trois remarques : pourquoi parler de « charges » sociales ? Le mot « cotisations » est tellement plus simple; le salarié français est le plus productif du monde à l’heure travaillée (hors finance et pétrole-gaz dans le PIB); ce n’est pas le SMIC qui est responsable du chômage en France mais le manque criant d’avantages concurrentiels (recherche innovation créativité) car notre patronat (MEDEF) est le plus médiocre d’Europe.

    1. Le SMIC ainsi que toutes les aides annexes font peser sur l’entreprise des charges importantes qu’elle est obligée de prendre en compte dans son prix de vente. Elle devient donc moins compétitive, perd donc des marchés et est donc obligé de se séparer de salariés ou de mettre la clef sous la porte.C’est quand même facile à comprendre. Vous parlez SMIC mais l’auteur met surtout en avant que « Et pour le salarié, le total des retenues sur le salaire « complet » est de 80 % en moyenne ! »

      Ensuite, désolé, mais embaucher quelqu’un qui n’a aucune compétence se fera au SMIC. Il en est de même pour un infirmier ou un bac +2. Pourquoi dès lors se prendre la tête à faire des études sachant qu’on aura le même salaire. Or, quand le marché change, qu’il faille de nouvelles compétences, ben, plus personne ne peut réagir pour s’adapter car manque de compétences. La loi naturelle à ce sujet est cruelle mais bénéfique. Si tu ne t’adaptes pas, tu meurs et donc les marchés sont pris par d’autres.

      Pour votre info cher(e) Jancap, un couple avec deux enfants dont les deux parents travaillent au SMIC a un reste à vivre du même ordre (voire moins important si on prend en considération toutes les aides et impôts) qu’un couple au RSA avec deux enfants.

      1. « un couple avec deux enfants dont les deux parents travaillent au SMIC a un reste à vivre du même ordre (voire moins important si on prend en considération toutes les aides et impôts) qu’un couple au RSA avec deux enfants. » Une petite source s’il vous plait, ou un calcul de votre part

        1. Avec l’aide au logement, le couple RSA + 2 enfants perçoit 945,06€. L’aide au logement qu’il perçoit environ (450€) lui paie ledit logement. Ce couple n’a donc que les charges réduites à payer (entre 50 et 100€). Bien sur, ce couple ne paie pas de mutuelle santé vu qu’il a la PUMA. Il doit donc s’acquitter des charges dites classiques qui sont raisonnables car il fait attention et il bénéficie de tarif vu sa situation: eau (30€/mois), électricité (30€/mois), gaz (40€/mois), téléphonie (20€), assurance auto (30€/mois). Bien sur il ne paie pas d’impôts directs.
          Comme il est au RSA, il a droit à des paniers repas, à la cantine gratuite ou quasiment, à des vacances gratuites (si si ça existe), à des sorties gratuites (culturelles, loisirs ou autres), à des aides sociales si ce couple a trop dépensé et qu’il est en difficulté. Bref, son budget alimentation est réduit fortement. Ayant une grande famille, je peux l’estimer à 150€ car le reste est payé par les associations donc l’État donc nous.
          Aussi, pour habiller tout le monde, faire des virées, profiter de la vie, ce couple dispose mensuellement d’environ 650€

          Un couple aux SMIC (Environ 1150€ mensuel par personne) avec 2 enfants dont les deux travaillent. Donc à deux, ils gagnent 2400€. Déjà, même s’ils perçoivent de l’aide au logement, celle-ci est limitée. Environ 200€. Comme j’aime faire des fourchettes basses pour ce couple, j’estime que le logement qu’ils occupent leur revient à 500€ mensuel. Ils doivent donc débourser 300€.
          Il faut rajouter les frais de transport pour aller au travail (juste deux pleins car ils sont obligés d’avoir deux voitures et n’habitent pas loin du travail) donc 120€/mois. Vous rajoutez à ce sujet l’entretien obligatoire des voitures: 80€/mois (vidanges, pneus, usure, contrôle technique, réparations diverses et variées).
          Bien sur, il y a toutes les assurances sans tarif préférentiel: eau (30€/mois), électricité (40€/mois), gaz (50€/mois), téléphonie (20€), assurance auto (deux voitures donc 60€/mois) soit 200€ pour ces dépenses
          Vous rajoutez aussi les impôts et taxe foncière. Ils ont de la chance. Ils habitent un coin ou cette dernière est basse. Ils ne doivent verser que 80€/mois.
          Vous rajoutez les frais de garde et les frais de cantine, environ 200€/mois (et je suis bas)
          Vous rajoutez le budget alimentation, environ 500€/mois
          Vous rajoutez le coût de la mutuelle: 60€/mois
          Bien sur, si ce couple veut partir en vacances, ce sera à ses frais. Soyons économique et disons qu’il reste tout le temps à la maison et ne fait aucune sortie. Donc si ce couple reste sagement cloîtré chez lui (à l’inverse rappelons le du couple au RSA qui sort gratuitement grâce aux associations), il a un total minimum de dépenses obligatoires de 1540€ (et je suis bas dans cette estimation je le rappelle), ce qui lui reste pour vivre 760€

          Aussi, si on tient compte que les deux couples partent en vacances ou sortent au même endroit, durant la même période, le reste à vivre du couple travailleur est inférieur. Dans l’autre cas, il est du même ordre. CQFD. Euuhhh quoi de neuf docteur maintenant ?

          1. StephanieB, je ne vais pas revenir sur chaque chiffre ce serait sans fin, mais à vous lire on croirait que ce couple au RSA a la belle vie. Sachez juste que la soupe populaire n’est pas servis tous les jours, et malheureusement malgrès les efforts de respectables bénévoles ce couple de RSA ne va peut se nourrir gratuitement grâce à eux pendant tout le mois.Je n’ai aucune compétence pour commenter vos chiffres sur le couple smicard, je n’ai pas eu la chance de vivre dans une famille socialement intégré avec deux salaires mais plutôt dans le cas inverse , mais j’espère que vous n’êtes pas fière de ce que vous avez tenté de faire, 650e de reste à vivre ce serait à la limite le cas pour les RSA activité travaillant à temps partiels.
            Le RSa est une vrai souffrance, la grande majorité de ces couples préféraient être a la place de ces couples smicards même si l’écart était nul, l’exclusion sociale est quasi irréversible par contre ce couple (Et leurs ENFANTS) au SMIC a un avenir et je l’espère pour eux que par le fruit de leur travail , ils ne resteront pas longtemps au SMIC.
            Enfin passons, sachez que le constat est vrai par contre , l’écart n’est pas assez grand et évitons je vous en supplie d’en passer par des constats aussi extrême , cela ne fera jamais avancer le débat. Il faut tout faire pour que l’effort soit récompensé, c’est une évidence.

            1. Je ne suis en aucun cas pour une augmentation du smic ou quelque soit d’autre d’aussi absurde, mais je fais juste le constat de ce que vivent les exclus du systeme.

            2. Est ce une blague votre écrit ? Avez vus déjà été au RSA ? Perso, je suis passé par la case RMI et je n’y suis resté que 6 mois, le temps de me refaire une santé. Mon ex est au RMI puis RSA depuis 2001.

              Êtes vous sûr de connaître tous les rouages et toutes les aides possibles quand on est au RSA ? J’ai omis volontairement de parler des différentes primes que perçoit le couple de RSAïstes: prime de rentrée scolaire et prime de Noël notamment, sans compter les aides diverses et variées que peuvent octroyer chaque conseil départemental ou régional à des fins électoralistes. Pour aller au bout des choses, tout ce que je mentionne sont des choses prouvées car figurant dans des conclusions remises par mon ex au JAF.

              Saviez vous que sur toute la population au RSA, un tiers environ des gens au RSA retrouvent un emploi en 6 mois, un autre tiers a besoin de deux ans maximum, et le reste vivra aux crochets tant qu’il le pourra. Il existe des rapports en ce sens tous les ans. Comme vous m’accusez de dire des choses fausses, apportez donc moi la preuve qu’elles le sont. Bon courage.

              1. Je me suis peut être mal exprimé, mais je parle des personnes au RSA longue durée, oui ma mère est au Rmi/RSA depuis ma naissance et l’est encore ( j’ai 23 ans ) , c’est certes un cas très compliqué car elle vivait seule pour m’élever mais le milieu où nous vivions était composé de familles très précaires nombreuses dépendantes du Rmi/RSA, ce n’était pas le club Med . Ces aides existent oui mais à vous croire elles seraient toutes toujours accessibles pour tout le monde .J’ai pu aller en vacances une fois ( en 23 ans ) grâce à ces aides ( La mairie prend en charge une partie des dépenses, mais il reste toujours un reste à charge qui est toujours difficilement surmontable ) .Le RSa vous permet subsister mais on ne vit pas avec le RSa je refuse que vous fassiez croire aux gens cela. Si vous estimez qu’il n’est pas assez répulsif, c’est votre avis. Une chose est sûr, je ferai tout pour ne jamais dépendre de cette allocation quand je vois l’état des personnes qui en sont prisonnières ( ma mère la première) .
                Après qu’il existe des abus, RSA + Travail au noir , revenus dissimulés c’est une réalité mais pas une généralité .
                Beaucoup de personnes pensent comme vous c’est dommage mais ne me faites pas croire que vous préférerez être au Rsa qu’au SMIC surtout quand vous avez des enfants, comprendre en grandissant que vos parents souffrent et sont considérés comme des parias est une chose terrible que je ne souhaite à aucun enfant.

                1. Moi non mais mon ex oui. Et j’en connais beaucoup dans mon coin du Sud (Sud en latitude) qui vivent et se complaisent dans le RSA. Croyez moi, quand on les voit débarquer au marché chaque samedi matin, ils n’ont pas l’air d’être si malheureux que ça.

                  1. Pour les vacances, vous avez des associations qui le font dont une très célèbre dont on entend chanter chaque année. Ils comptent sur nous.

                    1. Oui vous vous faites votre avis sur ceux qui se pavanent aux marchés mais pas sur ceux qui pleurent isolés chez eux, je ne serais pas étonné que ceux que vous voyez aux marchés dissimulent une partie de leur revenu, D’ailleurs que font-il au marché je croyais qu’il mangeait tous les jours à la soupe populaire. Je vous le répète, les aides existent mais ne sont pas disponibles pour tout le monde quand on veut.
                      Chaque année, Les Restos du Coeur permettent à plus de 5 000 personnes, exclus du « droit aux vacances », de pouvoir en bénéficier « comme tout le monde » : http://www.restosducoeur.org/content/culture-loisirs-et-d%C3%A9parts-en-vacances
                      Pour ces 5 000 personnes, je remercie ces bénévoles et les donateurs. 8 000 000 de pauvres en france.

                2. Ce n’est pas une question d’abus, c’est le système qui est pourri et corrupteur. Et vous le dites d’ailleurs vous même : « on ne vit pas avec le RSa » « prisonnières » « souffrent » « parias » « chose terrible » etc.
                  Et c’est encore bien pire : ce serait déjà aussi terrible que vous le dites si le RSA sortait d’une corne d’abondance merveilleuse, mais pour ajouter la blessure à l’injure, le RSA et tout le système de prétendue protection sociale est aussi un système d’oppression et de racket des travailleurs, à commencer par ceux du bas de l’échelle (Y’a pas à s’inquiéter pour Mmes Bettencourt ou Badinter, n’est-ce pas ?)

                  1. Je ne peux que vous rejoindre, dans un système non obèse bien plus efficace, nous ne serions même pas en train de discuter actuellement mais notre système pourri produit ces exclus et il faut malheureusement faire avec ( ou pas à en entendre certains ), une simple reforme du RSa ne fera pas disparaitre cette population.

          2. Bonjour,
            Voici un lien vers un article dans lequel un journaliste a fait le comparatif entre RSA et SMIC. Chiffres vérifiés, plus fiable que vos estimations
            http://rue89.nouvelobs.com/rue89-eco/2013/03/12/la-fable-bidon-de-la-famille-rsa-qui-gagne-plus-que-la-famille-salariee-240493

        2. a ma conaissance le calcul n’a pas ete publié car politiquement incorect

          il n’en est pas moins réel car au RSA il faut ajouter des tas d’aides et d’exonérations dont le smicard est exclu

          en vrac CMU cabtine scolaire carte orange redevance télé etc etc

          le calcul precis m’a ete presenté par une connaissance au RSA et j’ai au moins 3 salaries qui ont demissioné de mon association quant ils se sont vu supprimer des aides

          1. Et j’ai oublié de prendre en considération les facteurs stress et fatigue qui sont dû à l’activité salariée. Ce calcul est basé sur ce que perçoit mon ex qui se trouve au RSA

    2. « car notre patronat (MEDEF) est le plus médiocre d’Europe » : eh Jancap , et vous quand vous lancez vous ? Quel avantage concurrentiel avez vous créé ?
      Combien de personnes faites vous vivre ?

    3. « le salarié français est le plus productif du monde à l’heure travaillée  » mon Dieu, il y en a encore qui ressortent ces fadaises sans réfléchir deux secondes?
      La productivité se calcule sur la population active d’un pays. La France a le taux de chômage le plus élevé chez les seniors et chez les jeunes, et devinez-quoi? C’est la partie la moins productive de la population. Pas étonnant alors que notre pays soit « le plus productif », puisque les moins productifs sont au chômage.

      Avec 98% de chômage, et 2% d’actifs qui gagnent 1000€/heures, on aurait les salariés les plus productifs de l’univers, c’est génial!

    4. Liberté adorée

      ah satané néo-ultra-méga-super-libéralisme, toi qui est responsable du fait que les entreprises qui payent 1500€ net un salarié, tu dois sortir de ton entreprise 3200€, donc 1700€ vont a l’Etat… donc schématisons… quand un salarié, son patron bosse 64% pour l’Etat et 36% pour lui, comment peut-on appeler cela ? un étatiste ou un libéral ? Alors je te met sur la voie. A 0% de charges, donc 100% de l’argent gagné est reversé à l’individu… tu es un libéral, quand 100% de l’argent gagné revient a l’Etat, tu es étatiste… donc quand tu es a 50% tu es cousicousa… mais quand tu es a 64% a l’Etat et 36% a l’individu… tu es ? tu es ?

      Petite question en parlant d’esclavagisme, les migrants n’ont qu’une seule envie, se rendre en Angleterre ou en Allemagne, ni en France, ni en Italie… pourtant, l’angleterre et l’allemagne sont des méchants capitalisto-méga-néo-libéraux-esclavagistes… a contrario, la France, l’Italie ne sont que traversés alors que nous sommes les pays les plus chargés.. donc …. allez je suis sur que tu peux comprendre.

      Sur le fond, le smic est un faux probleme, qu’il soit a 300 ou a 3000, c’est comme le nombre d’heures, les coco demandent 32H/ semaine, les droitistes demandent 39h… et a quel moment on laisse les salariés et les patrons, bref les individus choisirent ? Car ils sont a priori bien assez grand pour payer des impots… mais pas assez pour choisir ce qui serait bien pour eux… ba non il faut que maman état choisi pour eux… c’est çà l’étatisme UMPSFN socialisant.

      Le MEDEF est médiocre çà pas de soucie, ce sont juste des pourfendeurs du capitalisme de connivence, donc rien de plus rien de moins… que de l’étatisme a son plus haut niveau. Ils veulent que l’état intervienne pour tout et partout, donne du CICE,… et çà tu vois « camarade » et bien c’est anti-libéral, et oui mon ami, camarade, c’est la lutteeee finaleeee, les patrons du MEDEF sont pour la grande majorité des anti-libéraux, ils veulent juste conserver les acquis que l’Etat leur a fourni gracieusement… tout comme la CGT/FO,… c’est moinss la luttteeee finaleee.

    5. « l’Ethiopie qui emploie des femmes à 40 €/mois »

      Laquelle concurrencera la caissière suisse débutante à 3000 euros net mensuels.

      En Suisse, pas de smic, pas de durée légale du travail, pas d’indemnités de licenciement (très mal vu, perçu comme un enrichissement personnel indu) et salaire médian à 5000 euros/mois. Qui a parlé d’esclavage ? Sûrement un type qui n’a jamais les pieds dans une entreprise.

    6. « néolibéralisme »

      Dessinez-moi une néoliberté !

      1. « Dessinez-moi une néoliberté ! »

        Ouuuh, j’aime beaucoup, y a bon un angle d’argumentation là…
        C’est copyrighté ?

  2. Un article qui fait du bien de bon matin. Dommage que les journaux de pravda France n’en parlent jamais.

  3. « était de 6 à 1 ; il n’est plus aujourd’hui que de 3 à 1, et l’écart entre un salarié qualifié et un smicard est passé de 4 à moins de 2 » : autre conséquence de ce constat : la fuite des qualifiés et formations supérieures . Ils trouvent à l’étranger (ce que nous mêmes avons trouvé) des salaires plus élevés, un niveau de vie bien meilleur. La France est un pays importateur de sous qualifiés et exportateurs de formés. Avec une ed nat en deserrance tout va forcément bien se passer …

  4. On pourrait ajouter que le problèle est aggravé par un SMIC unique, pour tous les âges et dans toutes les régions.

    1. Et quel que soit la qualification

  5. Le SMIC n’est pas le problème, c’est l’arbre qui cache la forêt.
    La vrai question c’est le juste salaire, celui pour un travail à la durée légale qui permet de vivre en autonomie.

    Si demain un salaire ne permet pas au salarié de vivre, il lui faudra un 2eme emploi, pour le chômage on repassera, bonjour la concurrence entre « sous-smicards » si il faut 2 emplois pour un bonhomme.

    Si demain un salaire ne permet pas au salarié de vivre, il lui faudra l’assistanat, la solidarité, le RSA, la flex-securité, le régime des intermittents en quelque sorte dont tout le monde s’entend dire qu’il n’est pas couteux..ironie… Donc l’entreprise, le contribuable, le client consommateur seront mis à contribution. Mais à quel prix ? Si l’entreprise donne 100 directement au salarié, ce dernier dispose de 100. En revanche quand on passe par l’intermédiaire, la structure, les partenaires sociaux (cf rapport perruchot) Il y a une perte en ligne colossale. Par exemple, si en passant par la structure quand 100 sont donnés combien en reste t-il,environ 50 à 80 en retour pour un salarié ? Ou inversement les 100 coutent 120 à 150 aux contributeurs. Donc, tous perdants.

    L’entreprise, croyant qu’elle aurait à gagner en ne payant pas son salarié au SMIC, en perdra par ses impôts locaux et taxes.De plus,si elle est gagnante, elle transférera une partie de sa charge aux autres, celles qui joueront le jeu. Ce mécanisme c’est celui des intermittents du spectacle, ou des travailleurs détachés, l’entreprise bénéficiaire lisse le cout indirect des charges sur les autres. Comme notre président, l’entreprise pourrait dire c’est pas cher c’est l’État et les autres qui payent. (Travailleur détaché = un chômeur français que l’on a pas su mettre au travail dont il faut assuré son indemnisation). Le SMIC a cette vertu de limiter la défausse sur les autres. Le SMIC n’est pas un problème si le millefeuille des prélèvements fiscaux ou sociaux était allégé tant sur sa gourmandise que sur sa complexité.

    SMIC, Europe, travailleur détaché, on ne peut pas lutter, tout simplement par le coût de la vie sur notre territoire, et malheureusement largement gonflé par notre techno structure.
    Tout travail ne se vaut pas, n’a pas la même valeur de qualification, et donc ne devrait ne pas être payé pareil. Oui, mais il y a aussi un seuil, toute personne pour vivre a besoin d’un toit et d’assumer les charges induites. Le logement est le poste le plus important sur le budget du salarié. Un juste salaire devrait lui permettre de se loger dans le privé. Le logement social devient difficilement accessible par ses délais d’obtention et il y a, sans fin, toujours plus « précaires…..prioritaires…. » que le salarié smicard.
    Effet pervers, la demande de logement social a fait naitre la loi SRU. Payer ou payer. C’est à dire, construire ou amende pour les communes réticentes. Depuis cette loi c’est l’explosion du cout dans le privé, à l’achat comme à la location.(Article à lire, ici sur Contrepoint, sur les effets de la loi SRU). Logement, charges, tout les postes à fort coût ont augmentés ces 15 dernières années au delà de l’inflation ce qui à amené le SMIC à se rapprocher du salaire moyen qui lui,de son coté, a vu son « reste à vivre » décroitre par la fiscalité. Effet boule de neige, d’un État obèse omnipotent. Le SMIC à son niveau actuel se justifie, car sans lui, comment peut on faire autrement pour assumer les charges.

    Donc, nous avons un État obèse, gaspilleur, omnipotent sur tout les sujets qui réglemente et dope les coûts. Il fait payer ses errements aux salaires moyens et supérieurs, inversement aux entreprises les plus modestes. Il génère du déséquilibre par ses aides distribuées. C’est une remise à plat générale du magma solidaire qui est nécessaire.
    Le SMIC est l’épouvantail du MEDEF. Le scandale c’est le rapport Perruchot, qui aurait du entrainer la dissolution des partenaires sociaux et tout reconstruire..Mais avec un État complice….?
    Et comme cet État dope les couts, il a besoin de plus d’impôt pour y faire face, (payer un coiffeur..). Et comme c’est parfois couteux, il regarde au mieux disant, chouette, les frontières sont ouvertes…..quel incohérence ….Voir un système ou tous se tiennent la main vers l’abîme. Le grand écart finit toujours par mal se passé avec le temps.

    Le SMIC, arbre qui cache la forêt : Les entreprises doivent payer leurs salariés au juste salaire, un État svelte garant des équilibres, en premier lieu protecteur face aux concurrences inégales qui créent l’obésité.

    1. Ah et si pour ce juste salaire il ne parvient pas à produire à un coût adapté au marché que se passera-t-il ?

      Qu’est-ce que vivre en autonomie ?

      1. Vivre en autonomie c’est vivre de son salaire sans assistanat.
        Si L’état doit se substituer aux entreprises et fournir un complément de salaire comme évoqué par le programme Fillion et autres Les républicains, le medef, c’est faire reposer une fiscalité supplémentaire sur nous même avec un coefficient multiplicateur par rapport au salaire que l’entreprise donnerait. Donc fausse bonne idée. En l’espèce c’est le RSA donc a charge du département donc répercussion sur la fiscalité locale avec un cout de structure. Qu’ils fassent simple, les charges doivent être baissées sur les entreprises et le Smic doit être un juste salaire minimum par rapport au cout de la vie. Fiscalité et réglementation ont leur part dans l’augmentation du cout de la vie, Il faut utiliser des leviers pour le diminuer. On ne peut pas vivre avec un salaire polonais en France, Donc si on dit plus de SMIC pour être en concurrence, que l’on ajoute pas un boulet fiscal qui nous impactera.

        On ne peut sortir du SMIC sans phase transitoire et tant que l’on inverse pas l’engrenage fiscal. Le CICE c’est faire compliqué alors qu’ on peut faire simple. Un levier, c’est mettre un holà aux subventions, c’est baisser leur niveau de 60% par étapes, contrôles, admissibilités et rendre l’argent a tous les contribuables,entreprises y compris. L’argent de poche distribué sans contrôle par le fait du prince ça suffit.

        1. Vivre de son salaire sans assistant mais avec quel niveau de vie acceptable ?

          1. Est ce qu’un célibataire au smic se logeant dans le privé en région parisienne arrive à vivre d’une manière acceptable. Ou il survit…

            1. S’il survit, ça n’est pas l’affaire de la collectivité de lui donner plus, mais celle de ceux-là seuls qui estiment qu’il doit avoir plus.
              S’il ne parvient pas à survivre, il y a pour quelques euros les moyens de quitter la région parisienne et d’aller à des endroits où le coût de la vie est environ moitié moins cher.

        2. Vivre en autonomie, c’est vivre de son travail et la vente de ce qu’on produit sans l’aide de personne. Demander un salaire à un employeur pour vivre et non en échange de travail de la même valeur, c’est de l’assistanat. Ah, Coluche, reviens !

          1. l’autonomie c’ est un mythe on est dans un monde d’interdépendance dîtes moi qui qui vit de son travail et de la vente de ce qu’il produit sans l’aide personnes qu’on rigole?

            1. « dîtes moi qui qui vit de son travail et de la vente de ce qu’il produit sans l’aide personnes qu’on rigole? »

              Deux millions et demi d’entrepreneurs.

        3. c’est exactement ce que fait l’allemagne avec les mini job, l’état complète moi j’appelle ça du néo-mercantilisme on subventionne le travail je vois pas trop ce qu’il y a de plus respectabe que les 35 heures et le smic perso… et le pire c’ est qu’on vante ça comme un système à suivre… et puis le système allemand est assez vérouillé au niveau mobilité sociale peut de chomeur mais une dualité forte du marché du travail

          1. Cette subvention a un cout supplémentaire par rapport a un salaire direct. Le subventionnement sur un secteur industriel donné permet un dumping social sur les concurrents étrangers pour capter le marché, la compensation se fait sur dos d’autres secteurs et des gains du dit marché. Mais si on baisse pour tout le monde le système sociale explose avec la fiscalité.Si y a gain pour l’un d’autres y perdront..

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