De la gifle à Gide au crachat sur Finkielkraut

Publié Par Fabio Rafael Fiallo, le dans Philosophie

Par Fabio Rafael Fiallo.

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« La vérité est une, l’erreur est multiple », dixit Simone de Beauvoir. Voilà exprimée, dans toute sa péremptoire arrogance, la conviction qui se trouve à l’origine de tous les totalitarismes, théocratiques ou séculaires : celle de vouloir imposer aux autres, au monde, une vérité prétendument indiscutable.

Car c’est au nom de vérités, décelées paraît-il dans les Livres Saints, que des guerres de religion ont été menées sur le sol européen, ailleurs aussi. C’est également au nom d’une vérité théologique, celle de la nécessité de débarrasser l’Europe des impies, que des Juifs furent envoyés au bûcher. C’est aussi au nom d’une supposée vérité, cette fois-ci raciale, que les chambres à gaz furent fabriquées pour exterminer des Juifs pour le simple fait d’être nés. C’est au nom d’une vérité sociale, celle de la prétendue supériorité du socialisme en tant que transition vers l’avenir glorieux de l’humanité, que le projet communiste se permit de laisser un solde de 100 millions de victimes au siècle dernier. C’est enfin au nom d’une vérité morbide, celle du Coran usurpé par des ignares en théologie, que le terrorisme islamiste s’en prend à des innocents.

La suite de l’assertion de Simone de Beauvoir, moins connue, dévoile ce qu’elle entendait par vérité. La voici : « Ce n’est pas un hasard si la droite est pluraliste ».

C’est donc à gauche, dans la lutte contre le capitalisme, que se trouve la vérité selon Simone de Beauvoir. Cela donne justification et cohérence au « Tout anticommuniste est un chien » proféré par Jean-Paul Sartre, son compagnon.

Et tout comme les chiens, quand ils sont enragés, sont euthanasiés, les chiens humains qui aboient contre la vérité de la supériorité du socialisme, dénonçant les crimes et turpitudes des régimes de gauche, ces chiens humains, donc, méritent la violence de classe, au nom de la santé publique comme à l’époque de la Terreur, ou de l’avènement de l’Homme Nouveau, comme en Urss, en Chine ou à Cuba.

Bien sûr, ni Simone de Beauvoir ni Jean-Paul Sartre n’appelaient, tant s’en faut, au meurtre de classe. Il n’en demeure pas moins que leurs jugements justifient, et encouragent le type de certitude qui exclut toute coexistence, tout débat, et qui, poussé à ses ultimes conséquences, mène au goulag soviétique, au laogai maoïste et aux umap (camps de travaux forcés) du castrisme.

Rien d’étonnant à ce que, imprégné de la même certitude de gauche, l’Espagnol Pablo Iglesias – dont le mouvement Podemos est source d’inspiration pour les participants de Nuit Debout – ait affirmé que « la guillotine est la mère de la démocratie ». Tout y est dit sur les convictions de base de celui qui incarne un mouvement politique aspirant à prendre le pouvoir par le biais d’élections pluralistes, et qui se réfère à Hugo Chavez, celui-là même qui aura détruit progressivement la démocratie au Venezuela, comme un modèle à suivre.

 

Or, en attendant la prise du pouvoir, c’est-à-dire avant d’être en mesure d’éradiquer l’ennemi, que ce soit par la guillotine de la Terreur, par les camps de travaux forcés du communisme, ou par les prisons dans le Venezuela du socialisme du XXIe siècle, certains détenteurs de la vérité de gauche se croient investis du devoir de pourchasser cet ennemi autant que faire se peut, de l’empêcher de distiller ses mensonges et son fiel de classe. Et pour cela on le gifle, on le chasse ou on crache sur lui.

On gifle André Gide à St. Germain-des-Prés pour avoir décrit, dans son Retour de l’U.R.S.S., l’anéantissement de la dignité humaine qu’il avait vu s’opérer dans la mère patrie du socialisme.

On chasse Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature, quand une meute d’intellectuels marxistes de l’Amérique latine se mobilise pour dénigrer sa participation à des événements culturels de la région, comme fut le cas lors de la Foire du Livre de Buenos Aires de 2011. Son crime : avoir le toupet de dénoncer le caractère liberticide de la révolution cubaine et commettre l’outrage de se déclarer résolument en faveur du libéralisme.

On crache, enfin, sur Alain Finkielkraut quand il daigna se rendre sur la place de la République pour entendre, rien que pour entendre, ce qu’avaient à dire les participants à une Nuit Debout. Son crime : soutenir des points de vue censés être de droite, ce qui lui ôterait d’office le droit de se rendre aux cénacles de Nuit Debout, où l’on aime à parler avec des gens qui pensent pareil, à gauche bien entendu.

Au St. Germain-des-Près des années 30, celui de l’intelligentsia pro-bolchévique et stalinienne succède donc la place de la République de Nuit Debout. La vérité n’est pas tout à fait la même. L’enthousiasme a pris des rides. Mais la violence est toujours là, à fleur de peau, égale à elle-même dans sa potentialité totalitaire, prête à gifler, à pourchasser, à cracher, au nom d’une vérité exclusive, et excluante, qui n’admet pas la pluralité.

  1. ah…le racisme des antiracistes, le totalitarisme des opposants au fascisme… c’est une constante en effet.

  2. Merci beaucoup pour cet article. Ca change intelligemment des éructations étroites et jalouses d’un certain Crapez contre la visite de Finkielkraut à « Nuit debout. »

    1. « éructations étroites et jalouses d’un certain Crapez » Vous essayez de battre Nuit Debout ? La pour le coup il y a 1 partout, la parole avec laquelle on est en désaccord est synonyme de « éructations étroites et jalousie »…. C’est du socialisme dans le texte… c’est beau, tout comme les mecs de Nuit Debout qui ont dit a peu de chose près la meme chose que vous a Finkelkrault… le niveau est trop élevé pour moi, je sors.
      Bon et pour le crachat, je n’en ai pa vu dans les vidéos montré, ni violence quelconque, juste des paroles qui répondent a des paroles, toute aussi haineuse et sans compromis d’un coté comme de l’autre, et ou a un « casse toi », l’académicien répond « gna gna gna pauvre conne ». Que les gens de Nuit Assis (ba oui faudrait tout de meme pas trop fatigué debout) n’acceptent pas les avis différents on le sait, mais Finkelkrault est exactement pareil, il n’accepte pas la critique et les avis différents et se met dans des états second sur les plateaux télé quand on ose lui conforter une idée différente… qui a de la haine contre la liberté d’expression en récolte les effets, rien de plus.

      1. @ Liberté adorée

        « Bon et pour le crachat, je n’en ai pa vu dans les vidéos montré »

        Un homme portant un chapeau lui crache dessus. Mais, le manque. Vous pouvez voir la scène entre la 36s et 42s

        1. Je n’avais pas vu cette vidéo en effet, et je rajouterais meme un crachat a 28 secondes…
          Bon après il y en a eu qu’un seul type, peut-on résumé un mouvement entier a un cracheur ou a 10 personnes qui lui disent « casse toi »… Punaise, vous me prenez la tete lol, je ne pensais pas que j’allais venir en aide a Nuit Assis moi… Mais bon, il faut arreter de faire passer Finkelkrault pour victime, car si moi je me fait cracher dessus demain dans la rue, je ne serais pas inviter a BFM, Figaro,… pour en parler et venir me plaindre avec, par conséquent qu’une vision, qu’un axe… la vidéo est signé du « cercle des volontaires » donc forcément orienté, et surtout quand on connait ces accointances avec les cercles Dieudonné/soral et autres… et une vidéo peut faire dire ce que l’on veut, suivant ce que l’on coupe ou non…

          1. @ Liberté adorée

            J’avais seulement pour but de vous montrer cette video vu que vous n’étiez pas certain qu’une personne avait craché sur Finkelkrault.
            Mon but n’est pas de défendre Finkelkrault à tout prix ou de promouvoir des personnes comme Soral/Dieudonné … .
            Ne me faite pas dire des choses que je n’ai pas dis … .
            Personnellement, je pense qu’il n’avait pas à ce faire cracher dessus (sa vaut pour TOUT le monde). Mais, je suis d’accord avec vous lorsque vous dite que Finkelkrault est une personne qui n’accepte pas les avis différents etc … .

          2. Les kamarades… Toujours les mêmes méthodes… D’abord nier l’existence des goulags pour ensuite les relativiser en accusant la propagande kapitaliss…

      2. Je pense qu’on peut donner son avis sur un article. Et, oui, cet article de Crapez m’a paru centré uniquement sur la critique quasi-personnelle de Finkielkraut à partir d’exemples « étroits » (j’en ai cité un dans un commentaire de son article), pas du tout sur ce qui se joue à « La Nuit debout ».
        Finkielkraut a perdu son calme, oui, mais il se fait fréquemment traité de « sale juif » ou autre gracieuseté (vu dans un reportage sur lui). Je comprends qu’on craque dans ces cas-là. Ca m’arrive aussi. D’ailleurs il s’en est voulu. Et moi je m’en veux de ne pas avoir dit mon avis de façon plus châtiée.
        Par contre « la nuit debout » ne s’en est pas voulu de son attitude, au contraire, voir vidéo de Lordon après les faits. C’est là la différence.
        Votre « rien de plus », comme le texte de Crapez, fait une sorte de renvoi dos à dos qui me parait très en-deça de l’idéologie autoritaire qui s’exprime à « la nuit debout. »
        Résumé : mon commentaire voulait dire que je partage tout à fait les vues de l’auteur, et en plus, je le remercie d’avoir pensé à Gide.

        1. D’autant plus cohérent lorsque les commentaires issus des mouvances « Debout » reprochent de ne juger ce mouvement qu’au « filtre des médias ».
          En l’occurence, les médias subventionnés leur sont très charitables. Ce n’est pas défendre Finkielkraut que de lui être reconnaissant d’avoir eu la démarche, et d’avoir « testé pour nous ». Ce mouvement est violent et revendique l’intimidation, étape certes négative mais o combien nécessaire a l’avènement du ‘bien’. Du régurgité débile dangereux.
          Finkielkraut n’est pas le sujet. En conséquence, l’article de Crapez est hors sujet, un article de Crapez sur Crapez, qui attire et séduit le lecteur chaland en se servant de la notoriété de Finkelkraut tout en lui c..t dessus depuis une grande hauteur. C’est un cheminement parfaitement malhonnête. Ce n’est pas a son honneur, en langage « châtié ».
          Le sujet: l’intolérance règne en maitre absolu et incontesté sur cette place, la haine de l’autre assumée, et tous savent bien a quel jeu ils participent:
          l’objectif est tyrannique.

        2. excellent ! comme toujours

  3. Permettez je vous prie cette petite boutade, mais quand vous dites au début de votre article que « voilà exprimée, dans toute sa péremptoire arrogance, la conviction qui se trouve à l’origine de tous les totalitarismes, théocratiques ou séculaires : celle de vouloir imposer aux autres, au monde, une vérité prétendument indiscutable. »
    N’êtes vous pas en train vous-mêmes, avec la même arrogance que ceux que vous condamnez, d’imposer votre vérité, à savoir que la vérité est discutable ?

    Je vous rassure, il est tout aussi totalitaire d’imposer une facette de la vérité, parcellaire et arbitraire, que de nier le fait que « La vérité est une, l’erreur est multiple »

    1. @Damientoussaint: Il ne s’agit pas de vérité contre vérité, mais simplement de choix, la liberté du choix.

      PS: « imposer votre vérité, à savoir que la vérité est discutable ». Quand on commence à jouer sur le sens des mots…

      1. Alors si ce n’est qu’une question de choix, est-ce que l’on peut vivre librement, décemment, dignement dans le mensonge ?
        Si je choisis le faux, même si je l’ai choisi librement (sans contrainte), suis je pour autant libre ou suis-je en fait esclave du mensonge ?

        Le choix doit toujours être orienté vers le vrai sinon ce n’est plus un choix mais une erreur.

        Nous sommes libres de nous tromper mais pas de choisir le mensonge.

        Donc je suppose que l’on retourne à ma petite boutade (je ne cherche pas à énerver quiconque) à savoir que la vérité, loin d’être facultative, est première.

        1. Ce que dénonce l’auteur avec la formule de Beauvoir est l’arrogance de certains (ici les intellectuels de gauche mais avec extension aux totalitaristes de tout poil) à non seulement prétendre détenir la vérité mais également à supposer que toute personne pensant différemment est un imbécile (ou pire) et à leur refuser le débat. Vous-même êtes proche de reproduire ce schéma quand vous faites un procès d »intention à l’auteur quand vous dites qu’il assume que la vérité est discutable. Il ne fait pas cela, il dénonce un comportement et il a de bonnes bases pour le faire : les conséquences des pensées totalitaires ont largement démontré leur méfaits.

          Êtes vous à la recherche de vérités uniques? Pas de problèmes, allez voir du côté des sciences dures. Pour ce qui est de la gouvernance des hommes et de leur sociétés il en existe de nombreuses formes et elles doivent être examinées par leur résultats.

          1. Bonjour,
            je l’ai dit, ce n’était qu’une petite boutade, une petite provocation… Je ne cherchais pas particulièrement à avoir raison.

            Je suis tout à fait d’accord avec vous quand vous dites que l’auteur dénonçait seulement certaines personnalités et ne remettait pas en cause dans l’absolu la notion même de « vérité »…

            Par contre, dans le domaine de la politique, la vérité doit rester maîtresse, au-dessus même du libre choix. Je vous donne un exemple :

            1) Nous savons que la marijuana a des conséquences néfastes (https://scholar.google.fr/scholar?q=marijuana+negative+effects&hl=fr&as_sdt=0&as_vis=1&oi=scholart&sa=X&ved=0ahUKEwjPvrf-1a7MAhVBI8AKHTV8BI4QgQMIGjAA)

            2) Nous savons que la politique de répression ne fonctionne pas (sinon plus personne ne fumerait)

            Donc la solution le plus en accord avec cette vérité, serait de dépénaliser l’usage de cette drogue (pour ne pas criminaliser inutilement les personnes, ne pas remplir les prisons déjà surchargées,…) mais devant les conséquences néfastes, maintenir l’incompatibilité de son usage avec la vie en société (délit dans le cas où la personne fume et conduit la voiture, car c’est mise en danger de la vie d’autrui ; interdiction de pratiquer certains métiers, car travailler efficacement demande la possibilité d’user toutes ses facultés intellectuelles pour juger, ce que la drogue altère…) : cette « discrimination » visant à responsabiliser l’individu, car on ne peut pas dire que fumer ce n’est rien de grave, et donc l’autoriser sans contraintes.
            Cette méthode « responsabilisante » devrait être plus efficace pour que les gens cessent de fumer que n’importe quelle forme de répression policière qui ne fait finalement que faire croître l’emprise de la mafia sur cette substance…

            Ainsi, la vérité, qui ne peut se contenter de simples compromis qui sont souvent des complaisances, permet à la société de se développer. Qu’en pensez-vous ?

            1. Bonsoir,
              Je crains que vous commetiez la même erreure. Pour faire simple: en faculté de medecine ou de pharmacie, on enseigne que le poisson n’est pas le produit mais la dose: en démarrant votre raisonnement par la citation d’un article sur les effets negatifs du canabis, vous introduisez votre propre opinion comme issu d’un fait indiscutable et derouler une serie de mesure qui n’a rien a envier a la diarrhée legislative a laquelle nous nous sommes accoutumés…
              La Vérité une entiere et indivisible n’existe pas puisque c’est un concept humain: ce n’est qu’un concept limiter a notre espace de perception et de compréhension.
              Si nous laissions les gens comme vous developper leur vision alors demain comment traiterons nous les patients soumis a un traitement a base de canabinoides? Comme des toxico?
              Pourrions nous seulement etudier les propriétés medicinales de cette plante si une majorité comme vous s’ arrete a la dangereusite constaté en cas d’excès?
              Enfin comment ferrions nous pour soulager les cancereux en phase terminale si la medecine avait du abandonner l’etude de la morphine en raison du caractère toxique de l’opium dont il est extrait? A mais vous me direz que c’est un cas particulier…et je vous repondrais qu’il n’en ait pas moins VRAI…

              Bref, mon humble avis c’est qu’il n’existe aucune vérité pleine, entiere et perpetuelle. Toute construction philosophique ou politique sur une pretendue « vérité » ne sera jamais que le charabiat ideologique de celui qui souhaite assener Sa verite aux autres…et c’est le debut du fascime…

              Qu’en pensez-vous?

              1. Merci j’apprécie votre commentaire et même si je ne suis pas d’accord avec votre conclusion.

                Par contre il me semble ne pas avoir été compris.
                La vérité en soi ne limite pas notre espace de perception, comme vous le dites, mais la réalité sur laquelle est basée la vérité oui.
                J’ai beau vouloir voler je ne peux pas. Ce n’est pas la vérité qui m’en empêche mais la réalité.
                Et baser l’ordre des choses sur la vérité c’est seulement empêcher les idéologies basées sur des fantasmes et des mensonges de nous asservir.
                Vérité et réalité ne se contredisent pas.

                En démarrant par les effets négatifs du canabis je ne donne pas mon opinion, j’expose la réalité d’un produit qui nuit à la santé que vous le vouliez ou non. Je n’exclue pas un usage médical mais ce dernier doit être encadré sinon on tombera sur le fléau qui a sévi en Chine avec l’opium car en Vérité l’homme ne sait pas doser le poison et sans limite il finit toujours par se tuer.

                Je ne suis pas pour une montagne de lois inutiles mais pour la RESPONSABILISATION de l’individu afin qu’il assume pleinement ses actes. Pas d’état nounou qui infantilise et pas non plus de pseudo-liberalisme qui condamnerait toute forme de solidarité de socialisme.

          2. @kay +1 , un petit bemol cependant sur les sciences dures , dès que l’on creuse un peu dans le dur des sciences , on tombe dans du sol assez mou , en témoignent les querelles de scientifiques qui n’ont rien à envier aux querelles idéologiques 😀 ! Et oui il faut d’y résoudre la vérité est insaisissable , et je crains ceux qui l’ont trouvée …

            1. Ce qu’on ne sait pas encore n’invalide pas ce dont on est sûr. Et ce que nous savons avec certitude devrait déjà suffire en attendant d’établir toujours plus de vérités

        2. Vos raisonnement part du postulat que la Vérité est évidente, connue à l’avance…

          Désolé, mais la vérité se construit petit à petit, et souvent à la fin, elle n’intéresse plus que les historiens.
          La vérité est surtout utile comme hypothèse, pour soutenir les conséquences que chacun veut voir se mettre à l’oeuvre.

          Evidemment, si la vérité est posée comme unique et imposée à tous, on gagne beaucoup sur les atermoiements des choix à faire…

          Exemple: Le Réchauffement climatique anthropique est posée comme une Vérité unique définitive imposée (Cf « the science is settled », « consensus à 95% »), car ce qui intéresse ses promoteurs, ce sont les conséquences : la transition énergétique, la fin la contrainte sur le développement humain…

          1. Quand je parle de vérité unique je dis que la vérité dépend du réel auquel nous sommes malgré nous soumis. Et ce réel n’est pas relatif. Il se découvre petit a petit (surtout pour les sciences) mais il nous précède à coup sûr.
            Que vous le vouliez ou non il y a un changement climatique, que vous le vouliez ou non l’activité de l’homme a un impact sur son environnement. Que vous le vouliez ou non on ne peut pas fumer un joint et dire que c’est rien.

        3. Nous sommes libre de nous tromper mais pas de choisir le mensonge,…. Et bien si, on est libre aussi de choisir le mensonge, c’est cela la liberté, on est libre de dire qu’il n’y a pas eu de génocide en 40-45, on est libre de dire que le 11/09/2011 c’est un complot US, on est libre de dire non je ne suis pas avec vous et je m’en fous des autres et on est libre de le crier en public, on est libre de l’écrire

          1. Oui mais à ce moment là je ne suis plus libre.
            Ne confondez pas liberté et libre-arbitre.

    2.  » « La vérité est une, l’erreur est multiple », dixit Simone de Beauvoir. Voilà exprimée, dans toute sa péremptoire arrogance, la conviction qui se trouve à l’origine de tous les totalitarismes.  »

      L’idée vient de plus loin,

      Montaigne :  » Si, comme la vérité, le mensonge n’avait qu’un visage, nous serions en meilleurs termes. Car nous prendrions pour certain l’opposé de ce que dirait le menteur. Mais le revers de la vérité a cent mille figures et un champ indéfini  » (Essais, I, 9)

      et n’a rien de totalitaire.

      1. Entièrement vrai, seulement, et si seulement il y a respect du principe de non-contradiction ; à savoir, je ne peux pas dire que vous êtes un homme et en même temps que vous êtes une femme, et dire que les deux sont vrais. Un seul seulement peut l’être.
        Sinon, la vérité peut effectivement avoir « cent mille figures » : je peux dire que le ciel est bleu et que le soleil est brillant, dans les deux cas, c’est la vérité 🙂

    3. damientoussaint: « N’êtes vous pas en train vous-mêmes, avec la même arrogance que ceux que vous condamnez, d’imposer votre vérité, à savoir que la vérité est discutable ? »

      Seul l’état peut imposer une « vérité » par la loi ou par le contrôle légal des canaux d’informations. Si les socialistes et les communistes sont les spécialistes de vouloir corriger la société et leurs opposants en se servant du pouvoir coercitif de l’état pour les libéraux c’est très exactement l’inverse.

      Ce qui est juste un avis, éventuellement péremptoire, chez les libéraux se transforme en lois et fiscalité coercitive chez les autres.

      Donc, la réponse est non.

  4.  » ou l’on aime à parler avec des gens qui pensent pareil « …..ça ne méne nulle part ….quel est l’intéret de discuter dans ce cas là ? tu pense comme moi , donc on est d’accord , donc de quoi pourait on discuter ?…..j’ ai entendu ou lu quelque part que le niveau d’intélligence de la jeunesse actuelle était en baisse …..je comprend mieux pourquoi ….

    1. assurément la vie serait triste si tout le monde était toujours d’accord mais dans le cas précis : ce n’est pas de cela, qu’il s’agit. On ne se transforme pas si facilement en… martyr-de-la-liberté-d’expression, comme l’a rappelé Marc Crapez sur ce site. La présence de Finkielkraut, qui n’est pas un perdreau de l’année, ne pouvait qu’être perçue comme une provocation de mauvais goût. Et pour le reste (qui vous amène et qui est ici le principal) je n’ai pas l’impression, d’après le peu que j’en sais, que la liberté d’expression soit plus mal traitée place de la République qu’elle ne l’est au courrier des lecteurs du ‘Monde’ ou de ‘Libé’ -je n’aurai pas la déloyauté de mentionner le ‘Figaro’ cher à Finkielkraut.

      1. luc n: « je n’ai pas l’impression, d’après le peu que j’en sais, que la liberté d’expression soit plus mal traitée place de la République qu’elle ne l’est au courrier des lecteurs du ‘Monde’ ou de ‘Libé’ -je n’aurai pas la déloyauté de mentionner le ‘Figaro’ cher à Finkielkraut. »

        Être aussi lamentable que ces journaux subventionnés en ce qui concerne la liberté d’expression n’est pas un titre de gloire pour un mouvement qui prétend être une brise d’espoir et de liberté face à un système corrompu.
        Indice liberté de la presse – Classement des pays

        1. vous posez sur le terrain de la liberté d’expression, ce qui n’a pas à l’être. Finkielkraut n’était pas venu pour « débattre », ou pour « exprimer des opinions » : il était venu pour ricaner aux dépends des présents et puiser de quoi alimenter sa bave du lendemain. Eh bien il aura compris que tout le monde n’avait pas envie de rigoler avec lui. Il s’est fait jeter, et il ne l’avait pas volé.

          1. luc nemeth: « vous posez sur le terrain de la liberté d’expression »

            Non, c’est toi qui as amené le sujet de cette manière je te signale, mais aucun problème regarde :

            luc nemeth: « Finkielkraut n’était pas venu pour « débattre », ou pour « exprimer des opinions » : il était venu pour ricaner aux dépends des présents et puiser de quoi alimenter sa bave du lendemain »

            Donc on a le droit de dire les choses, mais pas de les constater avant ni de circuler librement ? « On vous a bandé les yeux, mais vous êtes tout à fait libre de raconter ce que vous avez vu » 🙂

            luc nemeth: « il était venu pour ricaner aux dépends des présents et puiser de quoi alimenter sa bave du lendemain »

            Ah, donc,. la liberté d’expression et de circulation ce n’est que pour les opinions gentille et les amis qui sont d’accord avec vous…
            Sacré totalitaires socialistes avec leurs « droits » à géométrie variable… La barre de rire ! 🙂

          2. @lucn: A la lecture de vos propos, il y a beaucoup de la définition de la paranoïa dans ce mouvement :

            « Un paranoïaque se caractérise par un « moi » fragilisé et nourrit des fantasmes sur un objet extérieur, qu’il considère comme dangereux pour lui-même. Il a l’impression qu’on lui en veut, qu’on le trompe, qu’on a l’intention de lui nuire ou de le manipuler. Des angoisses qui peuvent aller jusqu’au délire. »

            1. amike: « il y a beaucoup de la définition de la paranoïa dans ce mouvement : « 

              Il y a aussi beaucoup de ce totalitarisme idéologique qui a rempli les charniers du XXeme siècle fait énormément de torts aux humains:

              luc nemeth « Il s’est fait jeter, et il ne l’avait pas volé. »

              On imagine ce que ces gens feraient au pouvoir: jeter préventivement tout ceux qui ne sont pas d’accord, « ils ne l’auront pas volé ».
              On sent bien un petit vent de liberté qui souffle sur cette place mais il y a comme une odeur de chair décomposée derrière… !?

            2. la définition que vous donnez de Finkielkraut est assez pertinente mais on peut tout de même considérer que son « état » s’est largement stabilisé du fait de son entrée à l’Académie Française et de l’attribution de la légion d’honneur, etc. D’autre part il s’agirait de savoir ce qui est paranoïa réelle, et simulée : on serait alors plus près du classique tableau de l’hystérique, qui finit par croire à ses propres mensonges…

              1. Vous êtes tous sur le même moule, quand on vous met le nez dans le caca vous bottez en touche 🙂

                1. j’ignore qui désigne ce « vous », mais je vois bien qui se… touche

  5. chacun sait, combien la bourgeoisie respecte… « le pluralisme », sitôt que ses intérêts sont en cause ! Cet article est burlesque.

    1. Certe, mais moins que votre commentaire. ..
      C’est la bourgeoisie qui subisaient l’impots en 1789 et c’est elle qui est a l’origine de bien des révolutions. CEtte « bourgoisie » qui c’est extraite du proletariat par le travail et qui renversera la noblesse au benefice de tous.
      Ce qui est toujours triste avec les prolo, c’est l’incroyable faculté qu’ils ont a gober et répéter niaisement ce que la noblesse d’hier et d’aujourd’hui leur dit de penser…

      1. … enfin une bonne nouvelle, sur Internet ! Grâce à Borlo nous savons maintenant que la bourgeoisie renversa la noblesse « au bénéfice de tous » ! Répétez-après-moi dît le maître.

          1. j’ai enseigné en collège, et j’ai même enseigné en terminale (l’Economie) : j’ai toujours appris aux élèves la différence entre libéralisme politique, et libéralisme économique…

            1. luc n.: « j’ai enseigné en collège, et j’ai même enseigné en terminale (l’Economie) : j’ai toujours appris aux élèves la différence entre libéralisme politique, et libéralisme économique… »

              Super crédible de la part d’un type qui avait l’air de tout ignorer du libéralisme 4 post plus haut.

              1. la seule personne qui a ici « défini » le libéralisme c’est… vous-même, 2 post plus haut, et avec un lien à… wikipedia : voilà qui donne une idée, de ce qui vous tien lieu d’âge mental.

                1. Tu es mignon mais le lien wiki c’est sur l’implication des bourgeois dans la révolution française.
                  Un lien sur le libéralisme n’aurait eu aucun sens à cet endroit là.

                  1. on comprend mal cette insistance : je ne fais pas mes courses chez… wikipedia

                2. « Super crédible de la part d’un type « pourquoi ce manque de respect envers Luc n? c’est son opinion. Pouvez vous donner une autre source que Wikipedia, merci. en effet, je vous en donne la raison en langue anglais:. http://www.edudemic.com/teachers-guide-to-wikipedia/

                  1. MARIE: « pourquoi ce manque de respect envers Luc n? »

                    Parce qu’il ne sait pas de quoi il parle et ne sait pas ou il est et ne connait rien visiblement à la doctrine libérale. Je doute qu’il soit enseignant ou alors c’était il y a très longtemps. Pour l’implication de la bourgeoisie dans la révolution française, c’est de notoriété publique je vous renvoie bien volontiers aux livre d’histoire qui en parlent mais ils vous diront la même chose.

                    Wiki, comme toutes les sources d’information est à lire avec discernements, les articles contiennent des sources que vous pouvez consulter et vous pouvez recouper les informations. Il faut surtout se méfier des articles politiques ou idéologique.

                    Je me permet par contre de corriger le texte ici:
                    « http://www.edudemic.com/teachers-guide-to-wikipedia/ »
                    « The information on Wikipedia comes from volunteer editors, not journalists who are trained in unbiased reporting »

                    Les journalistes en france ne sont PAS entrainés a avoir des vues impartiale ou alors ils ont oubliés toutes leurs leçons.

    2. luc nemeth: « chacun sait, combien la bourgeoisie respecte… « le pluralisme » »

      Vous vous êtes trompé d’adresse, ici vous êtes chez les libéraux qui entendent empêcher l’état de limiter la liberté et les droits des gens.

  6. L’idée vient de plus loin,

    Montaigne :  » Si, comme la vérité, le mensonge n’avait qu’un visage, nous serions en meilleurs termes. Car nous prendrions pour certain l’opposé de ce que dirait le menteur. Mais le revers de la vérité a cent mille figures et un champ indéfini  » (Essais, I, 9)

    et n’a rien de totalitaire.

  7. Merci pour cet article. Finkielkraut est un type courageux (en plus d’être un passionnant écrivain), c’est bien qu’il ouvre les yeux sur la secte qu’il a enfin quittée. C’est ça une secte : une pensée unique et quand on la quitte , on vous crache dessus et on vous punit de mort .

  8. « une vérité prétendument indiscutable. »

    Ca s’appelle un dogme et il faut remercier Lénine d’avoir fait du marxisme une religion dont la mouvance européenne la plus sectaire se trouve être en France.

  9. Déclaration de Frédéric Lordon : « Nous ne sommes pas amis avec tout le monde, et nous n’apportons pas la paix ».

    Moi non plus (mais moi je ne fais pas d’appel à la violence) ! Alors on fait quoi ?

    1. Oui, J’avais entendu l’intervention de cette poussière du CNRS qui se prenait pour le petit père des révolutionnaires en carton, galvanisé par le troupeau qui l’acclamait. Ce qu’il y a de bien avec ce genre de bravades guerrières, c’est qu’elle enlève toute critique morale contre quiconque voudra le désosser à coups de latte.

  10. Je m’oppose à toute violence. Mais que ce monsieur compare la jeunesse actuelle à inférieure aux hauts dirigeants nazis coupables de crimes contre l’humanité car ayant fait preuve de compassion et non la jeunesse….ne croyez-vous pas que ce monsieur est victime de sa propre violence, mépris, médisance qu’il instille dans notre société ? Veuillez à l’avenir reprendre les causes des faits. Il attise le feu, qu’il sache que celui-ci brûle toujours.
    http://m.huffpost.com/fr/entry/9785418

    1. Merci Virginie Martin de m’avoir fait decouvrir ce lien. cela me choque beaucoup cette comparaison entre les jeunes avides de jeux video ( pas tous, je vous assure) et hauts dirigeants nazis coupables de crimes contre l’humanité .. c’est radical, extreme. …

  11. Nuit debout est l’expression d’une liberté, en Corée du Nord ils aimeraient bien reprendre le concept, même au prix d’un crachat perdu !

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