Les pauvres sont de plus en plus… riches !

Publié Par IREF Europe, le dans Social

Un article de l’IREF-Europe.

Riches versus pauvres, richesse versus pauvreté

riche v pauvre credits le rétroviseur (licence creative commons)

« Les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres », ne cessent de clamer les gauchistes et autres adeptes de plus d’État et plus de redistribution comme M. Piketty. L’exemple parfait serait, bien entendu, l’Amérique avec ses inégalités terribles.

Pourtant, une Étude du Brookings Institute (considéré comme étant de centre-gauche) et réalisée par Gary Burtless montre que dans le quintile des Américains les plus pauvres, ceux-ci ont vu leurs revenus augmenter de 49 % entre 1979 et 2010 (après impôts et redistribution).

Même si les riches s’enrichissent aussi, il est donc complètement faux de dire le contraire pour les pauvres. D’ailleurs, le PIB/habitant est passé aux États Unis de 30 000 dollars en 1979 à 53 000 dollars en 2010.

Sur le web

  1. Il serait bon de fournir aussi l’augmentation de revenu du quintille le plus riche.

    1. Pourquoi ?

      1. Car le quintile le plus riche à p-e vu ses revenues augmenter de 150% sur la même période. De plus si sur cette période l’inflation est supérieur à 50% alors il n’y a pas d’augmentation réelle du revenu des plus pauvres.

        1. voilà la vrai question : Est-ce en dollars courant et constant ?

          regarder le quintile le plus riche est idiot et ne sert à rien, le quintile le plus riche de 2010 n’est pas le même que celui de 1979.

          les étudiants qui n’ont pas de revenus représentent plus de 30 % du quintile les plus pauvres.

          Or, des étudiants sans revenus, il y en aura toujours, à chaque période, et forcément, leurs revenus progressent moins vite que ceux qui travaillent, riche ou pas …

          1. Ah… Par contre le quintile de pauvres lui est le même… N’Est-ce pas?

            1. @ Nice Olivier :

              non, surtout aux USA où la mobilité entre quintile est très marquée.

              Mais il faut bien comprendre ce que recouvre ces statistiques : le quintile le plus riche concerne des entrepreneurs très performants, qui bénéficient par rapport à 1979 d’un marché mondial bien plus développé (en 1979, vous auriez vendu des iphones au monde occidental, aujourd’hui à Chine et au monde entier) et donc d’un potentiel de richesse plus élevé.

              Pour le quintile le plus pauvre, même s’il ne s’agit pas des mêmes personnes, son niveau de richesse a bcp plus de mal à décoller, car il y a des gens toujours pauvres : les étudiants, et puis l’immigration, de gens pauvres essentiellement.

              Encore une fois, dans un marché raisonnablement libre et non entravé, la richesse d’une personne vient de sa capacité à bien servir le consommateur (L . VON MISES), cad à l’enrichir, plus les riches deviennent riches, plus les pauvres s’enrichissent.

              Et ça, c’est un fait imparable et tout le temps vérifié.

              1. et les guerre énorme facteur d’apauvrissement!

          2. Je suppose que l’article fait référence à cette étude. Je n’y ai vu aucune mention de la prise en compte de l’inflation, et il s’intéresse plus aux variations des écarts de revenus (là où la prise en compte de l’inflation n’est pas nécessaire) qu’aux variations de revenus eux -même : donc difficile de conclure.

            Quoi qu’il en soit, l’article de contrepoints, de par sa brièveté, est d’un parfaite inutilité en plus de rapporter des éléments erronés : la variation est de 48% entre 1979 et 2011. Quand on se dispense de faire un commentaire détaillé d’une étude, en dix lignes, la moindre des choses et de ne pas faire ce genres de fautes grossières.

            1. Un truc mnémotechnique : 1 $ de 1979 vaut exactement 3 $ de 2010. Plutôt que de chipoter sur 1%, on ferait bien de se rappeler les ordres de grandeur et d’en tirer les conclusions évidentes quant à la prise en compte de l’inflation.

              1. Je ne connaissais pas l’ordre de grandeur de l’inflation donc, oui, l’inflation est prise en compte.

                Néanmoins je ne chipotais pas sur le 1% pour le plaisir mais pour simplement faire remarquer le niveau de médiocrité de l’article : il ne prend même pas la peine de citer l’analyse originale (lien certes pas difficile à trouver avec le peu d’information contenu dans l’article), il ne fait aucun commentaire poussé ce qui lui donnerai une certaine valeur ajoutée, il n’est même pas capable de citer correctement les données initiales, et tout cela en moins de dix lignes : où est le nivellement par le haut ?

    2. Non mais il serait intéressant de savoir si c’est 49% d’augmentation à coût de la vie constant ou non, et si non quel est l’augmentation du coût de la vie sur cette période.

      Savoir si les riches ont plus progressé, n’est pas non plus juste car un riche de 1979 n’est peut être plus dans les riches aujourd’hui et inversement

      Et personnellement je préfère un système ou le pauvre devient un peu moins pauvre et le riche beaucoup plus riche qu’un système ou le riche ne progresse pas mais le pauvre non plus

  2. C’est votre Community Manager qui vous a dit de produire un contenu aussi débile, orienté et incomplet ? C’est du média mainstream que vous faites là.

    1. C’est clair que l’article pourrait être plus détaillé. Orienté, c’est le propre de tout article qui choisit un « angle », mais vous vouliez peut-être dire « biaisé » sans le dire parce que vous ne pouvez pas montrer de faille ? Quant à être débile, on aimerait bien savoir sur quoi vous fondez votre opinion péremptoire. Un QI qui aurait pris 49% entre 1979 et 2010 ?

  3. @la rédaction: soit vous creusez et vous faites un vrai article soit vous n’écrivez rien… La c’est pauvre quand même…

    1. L’IREF (Institut de Recherches économiques et Fiscales) est un « think tank » européen fondé en 2002 dans le but de développer la recherche indépendante sur des sujets économiques et fiscaux

      quand on parle d’escroquerie intellectuelle

  4. Que les revenus des américains est augmenté de 49 pour cent soit mais il serait bon de comparer en terme de pouvoir d’achat ?

    1. Les chiffres sont donnés en dollars constants. Une monnaie constante est justement une monnaie ayant un pouvoir d’achat constant dans le temps.

  5. Je sais que c’est mal de juger à l’aune du passé, mais force est de constater que le Brookings Institute laisse à désirer en termes de fiabilité des analyses. Il donne parfois le sentiment d’être devenu le « justificateur » a posteriori d’une certaine élite.
    Ainsi ce papier récent concernant le terrorisme islamique: http://www.brookings.edu/blogs/order-from-chaos/posts/2016/03/25-french-connection-sunni-militancy-mccants-meserole

    Par ailleurs, au delà des évidences quant aux chiffres (CPI, médianes et autres), il convient d’ajouter l’impact des dépenses dites obligatoires. C’est bien de chiffrer les revenus, mais s’il n’est pas tenu compte de ce qu’est effectivement le revenu disponible, c’est sans intérêt. L’économie de la pauvreté est réelle. Depuis les moyens de diminuer ses dépenses pour un temps, d’en reporter d’autres, de cultiver son jardin pour se nourrir, il existe de multiples facettes que ne peuvent rendre les formules réductrices. Je donnerai deux exemples anodins:
    – quand un état interdit de facto aux enfants les « lemonade stands » si courant auparavant et qui permettaient à la prime jeunesse de se faire un peu d’argent de poche, cela n’est comptabilisé nulle part, mais a un impact réel.
    – quand il devient obligatoire de souscrire une assurance alors qu’il était possible auparavant de s’en passer pour boucler ses fins de mois, cela fait une différence dont il n’est pas tenu compte.

    Derrière le besoin maladif de contrôle des étatistes se cachent aussi les manipulations auxquels ils président dans leur présentation univoque de la réalité au travers d’outils créés sur mesure pour justifier de leurs politiques. Dans un sens comme dans l’autre, selon les besoins du scenario. Mais toujours par un écrasement de la réalité? Un arasement de ce qui dépasse des statistiques. Ils voudraient la réalité conforme à leurs projections, et cela rejaillit sur leur vision modélisée.

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