La droite américaine divisée devant Trump

Publié Par Daniel Girard, le dans Amérique du Nord

Par Daniel Girard, depuis les États-Unis

Donald Trump (Crédits : Gage Skidmore, licence CC-BY-SA 2.0), via Flickr.

Donald Trump (Crédits : Gage Skidmore, licence CC-BY-SA 2.0), via Flickr.

Il a promis de bâtir un mur avec le Mexique ; de bloquer l’entrée en Amérique aux Musulmans ; il s’est disputé avec le pape ; il a paru hésiter à condamner le Ku Klux Klan lors d’une entrevue à CNN. Mais Donald Trump poursuit son chemin sans égratignure, au désespoir de l’establishment du GOP dont l’hostilité envers le milliardaire est croissante. Il va falloir que le partisan de Trump arrête de blâmer les élites et se regarde dans un miroir écrit un chroniqueur du Wall Street Journal, Holman Jenkins. L’électeur de Trump est comme un enfant qui pleure devant ses parents parce que le monde est imparfait, écrit-il.

Ce genre de texte est contre-productif. Il est perçu par les Républicains écœurés des politiciens traditionnels comme une fin de non-recevoir à leurs récriminations, qui tournent autour de la déprime économique et l’insécurité face au terrorisme. Bien sûr, les Républicains en colère ne lisent pas tous le Wall Street Journal, mais le ton de la chronique reflète l’État d’esprit de l’establishment républicain, qui a peine à masquer son mépris de ceux qui appuient Donald Trump. Pipi au lit Mais ce n’est pas tous les Républicains qui partagent l’analyse de Holman Jenkins. L’ancien gouverneur de l’Arkansas, Mike Huckabee reproche à l’establishment républicain de faire pipi au lit en pensant à Donald Trump, alors qu’il serait plutôt temps, croit-il, de démontrer de la maturité et d’accepter que Donald Trump va peut-être remporter l’investiture.

Irrité par l’hostilité de l’establishment, Donald Trump s’est demandé, sur son compte Twitter, pourquoi les barons du GOP ne lui donnaient pas du crédit pour avoir accru le membership du GOP.

Loin de se préparer à accepter l’éventualité d’une victoire du milliardaire, des politiciens républicains sortent même de leur mutisme pour le critiquer. Mitt Romney, qui a a perdu contre Barack Obama en 2012, fera le point sur la course à l’investiture républicaine jeudi. Un gouverneur républicain du Massachusetts Charlie Baker précise qu’il ne votera pas pour le milliardaire.

Une ex-gouverneur républicaine, Christine Todd Whitman, menace de voter pour Hillary Clinton si celle-ci affronte Donald Trump.

Mais le temps file pour bloquer la route au magnat de l’immobilier, qui a fait le plein de délégués lors du Super mardi. Donald Trump se prépare déjà pour les primaires du 15 mars, qui permettront aux candidats de récolter tous les délégués des États qu’ils remportent (le gagnant rafle tout). Jusqu’à maintenant, le vainqueur d’un État devait céder des délégués aux adversaires qui ont eu au moins 20% de suffrages dans l’État.

Le 15 mars, Donald Trump pourrait donner le coup de grâce au candidat favori de l’establishment, Marco Rubio. 99 délégués sont en jeu en Floride et, selon le site RealClearPolitics, le milliardaire dispose déjà d’une confortable avance de 19.5 pointsdans cet État. Le mode du gagnant rafle tout préoccupe l’animateur de radio conservateur Glenn Beck qui craint des victoires répétées de Donald Trump qui lui permettraient de se sauver avec l’investiture. Glenn Beck estime qu’il est urgent que le sénateur Marco Rubio renonce à l’investiture pour faire équipe avec Ted Cruz en échange d’une promesse formelle d’obtenir le poste de vice-président si le sénateur texan remporte les présidentielles.

Un tel scénario est improbable. Ted Druz est convaincu d’être le candidat sur mesure pour défaire Donald Trump. Quant à Marco Rubio, candidat de l’establishment, il mettra tout en oeuvre pour remporter la Floride. Il a déjà dit qu’il n’était pas question, pour lui, de jeter l’éponge. Pendant ce temps, le GOP continue d’agir en coulisse pour restreindre le bassin de candidats. Le neurochirurgien Ben Carson qui terminait souvent au dernier rang dans les votes, s’apprête à suspendre sa campagne.

Le gouverneur John Kasich fait aussi l’objet de pressions, mais il compte sur une victoire dans son État de l’Ohio pour se donner de l’élan.

Pendant que des barons du GOP multiplient les scénarios pour tenter de bloquer Donald Trump, Hillary Clinton, elle, se prépare déjà à affronter le milliardaire aux présidentielles et elle s’attend à une lutte épique.

Les stratèges de Hillary Clinton s’attendent à ce que les couteaux volent bas avec le milliardaire. Donald Trump a déjà fait allusion à Monica Lewinsky et accusé l’ex-secrétaire d’État d’avoir agi criminellement en utilisant une messagerie électronique personnelle alors qu’elle était secrétaire d’État. L’équipe de la candidate démocrate souligne qu’elle se défendra en soulignant le style abrasif de Donald Trump qui cible la Chine, le Mexique, les Musulmans, ce qui n’est pas le comportement attendu d’un chef d’État.

Il s’agit d’un combat qui promet… si ce sont bien ces deux candidats qui remportent respectivement leur investiture.

  1. « pourquoi les barons du GOP ne lui donnaient pas du crédit pour avoir accru le membership du GOP. »

    Car cela n’a pas d’intérêt si c’est en promettant n’importe quoi ?

    1. Yes! Ce dont ces gens ont besoin sont des solutions ambitieuses, sérieuses, réalistes. Ce que Trump n’offre pas, étant complètement à côté de la plaque!

  2. ‘Irrité par l’hostilité de l’establishment, Donald Trump s’est demandé, sur son compte Twitter, pourquoi les barons du GOP ne lui donnaient pas du crédit pour avoir accru le membership du GOP.’

    C’est là le problème majeur car ce n’est tout simplement pas vrai.
    Il a en effet motivé des électeurs peu éduqués des classes populaires qui ne s’intéressaient pas aux élections et il a un soutien très motivé de groupes ouvertement racistes qui ne votaient que localement. Mais cette tactique pour les attirer a réduit en bouillie les efforts du GOP pour gagner des votes chez les minorités et elle va pousser de nombreux Républicains chez Clinton ou à ne pas voter du tout voire à trouver un candidat indépendant et conservateur pour lui barrer la route.
    C’est un gain pour la primaire, c’est une grosse perte pour l’élection générale !

    1. J’ai l’impression que ce qui plait aux gens c’est de voir ce type s’agiter dans tout les sens. Trump pourrait devenir marxiste-léniniste demain qu’il ne perdrait pas 1% de ses fanboys « républicains ». Loin d’être une amélioration par rapport à l’establishment, il représente ce qu’il se fait de pire en politique, ou tout est une question de communication et ou le fond n’a même plus sa place dans le débat.

      1. Trump est considéré comme le candidat parfait de l’époque Instagram/Twitter : un mec avec un programme vide qu’il présente avec des phrases très courtes « Construire un mur » « Bannir les musulmans » c’est simplifié au max et fait appel aux bas instincts.

        Bref, l’avantage de Trump c’est qu’il est un sondage grandeur nature: l’élection permettra de savoir combien d’Américains sont des idiots et des racistes, ça va être instructif ! xD

        Chez les Républicains on tourne atour de 35-40% !

        1. le programme tweetté en 144 caractères

          1. Not bad at all xD

        2. La réussite du FN tient exactement des memes ressorts « les musulmans c’est pas gentil » (au moins Trump a le mérite d’offrir sa solution, contrairement a Marine Le Pen), « les immigrés c’est pas bien on remet les frontières » (Trump dit exactement la meme chose avec son mur),…
          Bref on utilise des phrases simples, qui font appel aux plus bas instincts de l’humain, on les pousse a ne pas réfléchir… mais… en meme temps, on ne propose rien aux gens, donc les seuls responsables, ce ne sont ni le FN (Trump aux USA), ni l’UMPSFN, ni les citoyens…. mais les médias qui décident qui est crédible et qui ne l’est pas, qui mérite son temps d’audience, qui ne le mérite pas…. si bien que l’on entend éternellement les memes partis (FN en premier en France) donc vu qu’on a tenté l’UMPS, beaucoup de Français, que je ne comprend pas, disent il nous reste que le FN… et donc peut importe son programme ultra-socialiste, néo-communiste (je peux qualifier, ils qualifient sans arret le néo-ultra-libéralisme).

          Les Français, tout comme les américains, en ont marre, et quand je vois la popularité de Macron, je me dis juste que 2017 est la bonne année pour qu’un vrai candidat libéral fasse son apparition… mais un vrai, revendiqué comme tel et connu comme tel…. un type qui a connu le pouvoir, donc que les gens connaissent, et un type qui pourra expliquer ce qu’est le libéralisme autrement que par le biais des communistes de l’UMPSFN.

          Désolé du hors sujet, j’avoue plus m’inquiété pour la France que les Etats-unis, car je pense que Trump ne passera pas, après ce n’est que repoussé l’inévitable, car en face il y a encore une socialiste.

    2. Beaucoup de Latinos sont conservateurs. Ceux qui vivent aux États-Unis ne sont pas tous concernés par les sans papiers.

  3. « Il va falloir que le partisan de Trump arrête de blâmer les élites et se regarde dans un miroir écrit un chroniqueur du Wall Street Journal, Holman Jenkins. L’électeur de Trump est comme un enfant qui pleure devant ses parents parce que le monde est imparfait, écrit-il. »

    Cela peut sembler condescendant mais c’est pourtant la vérité. Si ces gens sentent qu’il n’y a pas d’opportunités pour eux dans les métiers manuels alors pourquoi ne pas retourner à l’école et étudier des domaines en vogue pour se donner des opportunités? Ou pourquoi pas une formation, dans la santé par exemple ? Si leur zone rurale ou petite ville est mourante pourquoi ne pas déménager là où sont les opportunités ?
    Ces gens attendent que les élites changent leur vie comme des oisillons attendant la becquée! Il faut qu’ils se prennent en main, se remettent en cause. C’est facile d’attendre en attendant le sauveur qui ne viendra pas et blâmer ceux qui ont réussi ou ne vous ressemblent pas !
    Qu’ils se bougent, et quelqu’un doit avoir le courage de leur dire, ce sont des adultes mais ils pleurent comme des bébés. Stop l’hypocrisie.

    1. Cette phrase se retourne merveilleusement : Il va falloir que l’opposant à Trump arrête de faire aveuglément confiance aux élites et les regarde avec lucidité. L’opposant à Trump est comme un parent qui condamne les révoltes et colères de ses enfants parce que le monde ne peut être que parfait.

      1. MichelO : effectivement, tout dépend de l’angle que l’on choisit !

      2. L’enfant grandira inévitablement, la réalité se rappelle toujours à lui.

        L’emploi industriel et la prospérité dans les coins paumés ne reviendra pas, l’automatisation et les gains de productivité ainsi que l’urbanisation s’en assureront.
        Même le Nord-Est de la Chine, bassin industriel du pays est en déclin, avec 5 à 6 millions d’emplois industriels qui disparaîtront.

        La voilà la dure réalité, seule l’adaptation et l’effort personnel pourront aider. Trump est tout sauf ça, il leur vend un produit qu’il ne peut pas fournir, ça s’appelle un escroc.

    2. Si je ne m’abuse ce sont bien les politiciens en général qui depuis des années prétendents résoudre tous les problèmes de tout le monde. Trump n’est que l’aboutissement d’un long travail démagogique de la part de la classe politique (c’est également vrai en France). A force de répéter sur tout les ton que l’état est la solution à tous les problèmes et bien les gens finissent par le croire et s’imaginer réellement que l’élection d’un quelconque charlots le transforme en dieu vivant tout puissant. A force de transformer les gens en idiots irresponsables et bien ils le deviennent et agissent comme cela surtout aux élections car après tout ils ne subissent aucune conséquences directes à ce moment là.
      Le discourt des politiques devrait toujours être de dire qu’il ne possèdent pas le pouvoir de régler tous les problèmes et que les gens se doivent de résoudre leur propre problèmes par eux même. Le but des politiciens devrait être de faire en sorte que les gens se débrouille seuls et pas qu’ils deviennent les esclaves de l’état.

      1. En fait, plusieurs partisans de Trump font partie de ces gens désabusés qui n’en peuvent plus de la condescendance des politiciens.

        1. Stéphane Boulots

          Mais qui sont fanatiques de la démocratie : c’est le délire du système démocratique qui a déjà causé la chute de Rome : si le système est pourri, c’est à cause des gens qui occupent le système, donc on tombe dans le populisme et le totalitarisme.

          Personne ne veut remettre en question le narcissisme démocratique : la démocratie ça doit marcher, parce que ca le dit : ça marche, ça donne le pouvoir au peuple.

          C’est exactement comme le communisme, si ca rate, c’est à cause des gens….

  4. Ce haro sur Trump ne vous semble-t-il pas ressembler à ce qui s’est passé avec Reagan ? Je trouve qu’il y a de nombreuses similitudes au regard du comportement des médias et de l’establishment.

    Ce que j’aime dans Trump, c’est qu’il soit avant tout un homme d’affaire, libre de ses choix et assumant ses derniers. Tout n’est pas parfait mais à cause de ça (ou grâce à ça), je le préfère à une technocrate comme Clinton.

    1. Reagan n’a pas fait appel aux bas instincts, il n’a pas traité les Mexicains de violeurs, il n’a pas flirté avec les groupes ouvertement racistes, il n’a pas insulté les femmes qui le désapprouvent de « gros porcs », il n’a pas proposé un programme vide d’idées en répondant « mon plan santé ? Ça va être le meilleur, vous allez voir », il n’a pas non plus avoué son admiration pour les dictateurs, il n’a pas menacé de réduire la liberté d’expression de tous ceux qui le critiquent.

      Quant à son image d’hommes d’affaires il l’a fait en violant la loi (embauche massives de clandestins, escroquerie massive de la Trump University),et il a surtout hérité de l’argent d’un père très riche qui lui permettait de faire n’importe quoi grâce à une tirelire.
      Trump c’est le portrait typique qui incarne parfaitement la critique de la gauche envers les patrons : Riche, profiteur, escroc, voleur. Une caricature qui risque de détruire l’image des chefs d’entreprise.

      La comparaison est une insulte à Reagan, que Trump critiquait fortement dans les années 80.

      1. Sans parler que Reagan était profondément anti-socialiste et qu’il savait bien que la bonne façon de lutter contre les pays qui menacent l’occident n’est pas la « stratégie de la détente », qui a échoué sous Obama et que Trump veut pourtant continuer…

        1. Trump est socialiste, il ne veut pas réformer l’État Providence et il souhaite dépenser sur des trucs futiles comme une grande salle de bal luxueuse à la Maison Blanche pour en mettre plein la vue des invités. Dear God…

          1. +1

            Le GOP devrait renvoyer Trump et le KKK d’où ils viennent, c’est à dire au parti démocrate.

        2. Il faut toujours négocier dans une position de force, effectivement.

      2. Une autre gaffe de Trump qu’on oublie souvent : c’est qu’il a proposé de combattre l’Etat islamique en, je cite, « éliminant », non seulement les djihadistes aussi mais leurs familles.

        Pour bien comprendre en quoi c’est scandaleux, imaginez que vous êtes norvégien, que vous n’êtes pas un terroriste, mais que vous avez un lien de parenté avec le terroriste Breivik. Avec la logique de Trump on en arrive à la conclusion suivante : il est nécessaire de vous éliminer pour éliminer Breivik.

        1. Il n’en est pas à une énormité près, mais maintenant qu’il est en tête dans la course à l’investiture, il est plus prudent.

          1. Le problème c’est que les démocrates vont rebalancer toutes ses âneries puissance 1000, il ne pourra jamais se rééquilibrer. Déjà que Mitt Romney n’a pas pu faire oublier la ‘self-deportation’ qui l’a hanté avec les latinos alors qu’il avait été discret..alors Trump…

    2. Ceux qui nient les similitudes étaient-ils seulement nés en 1980 ?

      1. MichelO, j’en doute.

      2. Trump était de ceux qui ont attaqué Reagan à l’époque. La comparaison est donc close.

          1. Hein ?? Moi pas comprendre. Mon tél m’empêche peut être de voir ce post.

            1. Il faut juste cliquer dessus, essaie !

      3.  » Ceux qui nient les similitudes étaient-ils seulement nés en 1980 ?  »

        On pourrait aussi poser la question pour ceux qui font ces similitudes.

        D.J

        1. En effet.
          Et même pour ceux qui avaient plus que l’âge de raison, il peut y avoir des biais et des pertes de mémoire. Simplement il est rare qu’une personne qui n’était pas là puisse valablement invalider une analogie que souligne une autre personne, et encore moins si cette dernière a vécu les faits.

    3. Clinton ne menace pas la liberté d’expression de ceux s’opposant à elle.
      Il est clair que la candidate de la liberté cette année ce sera elle, le 1er amendement doit être protégé à tout prix! Trump est une menace sur la libertés, l’ignorer n’est que de l’ignorance crasse.

      J’arrive pas à croire que j’encense Clinton..c’est dire à quel point Trump est mauvais. M’étonnes pas que les démocrates soient si heureux de voir Trump arriver là, il la fait passer pour une déesse venue sur Terre pour nous sauver du fléau!

  5. Même s’il devenait président, sans l’establishment de son côté il est relativement inoffensif.
    Obama avait les médias et l’establishment et la court suprême à ses pieds, cela l’a rendu bien plus dangereux.

    C’est encore un peu rassurant de voir des gens de « son camps » le critiquer chose très rare à gauche.

  6. Rubio est fini, même Fox fait cette analyse, donc oui, il doit se retirer au profit de Ted Cruz pour faire barrage à Trump, tout comme Kasich. Là où je ne rejoins pas Glenn Beck, c’est que Cruz comme Rubio sont à l’aile droite du GOP et que pour rassembler tout le parti, il faudra que le vice-président potentiel soit vu (à raison ou à tord) comme plus centriste. Autre point qu’il faut bien aborder, un duo Cruz/Rubio ferait un peu trop « Latino connection », je ne suis pas sûr que tout l’électorat du GOP suivrait, c’est bête mais il faut au moins un blanc sinon, c’est no way (même Obama, et les démocrates sont réputés plus ouverts même si ça reste à voir, aurait perdu si Biden avait été noir).

    1. Très bon point sur le duo latino. Quant au retrait de Rubio, il ne faut pas sous-estimer l’égo-boost que représente se lancer dans une course à l’investiture pour devenir président. Il va se battre pour la Floride, c’est assuré et cela va donner à Trump une avance insurmontable.

      1. L’important pour Rubio à ce point n’est plus de gagner je pense mais d’empêcher Trump d’avoir le nombre de délégués nécessaires pour obtenir la nomination, s’il obtient moins de 50% ils peuvent le stopper et choisir quelqu’un d’autre.

        L’important pour moi si Trump gagne sera de voir ce qu’il fera le Rubio, je le vol mal se rallier à Trump vu tout ce qu’il a dit sur lui, surtout qu’il a vu le mépris et les moqueries envers Chris Christie après son ralliement à Trump…J’ose espérer qu’il va pas se faire honte, il a un grand avenir politique à seulement 44 ans et il sera vu comme celui ayant le plus résisté à Trump.

        1. Israël.mon.amour

          marco Rubio est un molasson , du genre la droite mal-a-droite dans tous les sens du terme. Il n à aucun avenir. Et j espère qu il disparaitra de la scène politique .

          1. Marco Rubio est au contraire celui qui a montré le plus d’engagement dur la scène internationale et celui ayant la plus grande connaissance des dossiers. Il a un grand avenir, sa popularité parmi les latinos en fera le héros du mouvement conservateur une fois que Trump aura inévitablement perdu l’élection.

      2. Stéphane Boulots

        Ne pas sous estimer la puissance des donateurs. Si Rubio part en Floride la fleur au fusil avec des sondages risqués et perd, il peut dire adieu à sa carrière politique.

        On ne va pas dans la course à la WH si on a de l’égo mal placé, ou alors pas avec l’argent des autres.

        1. Sa carrière politique sera loin d’être finie, il a seulement 44 ans. McCain a perdu la primaire en 2000 contre Bush et est revenu en 2008 pour devenir nominé du parti. Romney a perdu en 2008 face à McCain et est revenu en 2012. La politique US adore les comeback kids 🙂

          Par contre si Trump perd ils ne le laisseront jamais revenir lol

          1. Stéphane Boulots

            Ce n’est pas ce que je veux dire : il est super en retard et son seul espoir de revenir dans la course est de chopper la Floride.

            Si les sondages sont désastreux et qu’il décide d’y aller quand même, il prend la décision de cramer l’argent qu’il n’a pas… Ce qui le fera se retirer au lieu de négocier.

            A ce niveau là je ne suis pas sûr que ce soit lui qui décide, mais bien plus les « généreux donateurs »

            1. C’est pas mal leur système de financement des campagnes électorales avec des donateurs et en illimité.
              Toujours mieux que notre système où c’est nous qui payons pour nous faire entuber, même si on ne vote pas !

        2. Donald Trump, qui finance sa campagne, change la dynamique des donateurs…

  7. Selon un dernier sondage CNN 48% des Républicains ne soutenant pas affirment qu’ils ne voteront pas pour lui en Novembre.

    Content de voir que certains ont une conscience et des principes. Si c’est le cas et qu’une candidature autre se présente Trump est fini. Certains parlent de se reporter vers Gary Johnson du parti Libertarien.

    1. Une nouvelle candidature serait obligé de passer par le processus de récolte des délégués. Il se fait tard.

      1. D’où l’hypothèse Gary Johnson je suppose.

  8. Israël.mon.amour

    Trump est le seul candidat à soutenir Israël jusqu’à à taiter les palos de haineux.

    Vivement l Amérique avec comme président Donald Trump .

    1. Tu me rappelles les juifs ayant soutenu Hitler, quelle naïveté. Tu devrais parler à ses fans nationalistes blancs qui menacent de mettre les juifs dans des fours afin de reprendre le pouvoir confisqué par les sionistes. Des gens qu’il refuse de désavouer je le rappelle car « certains pourraient être des gens biens »

      D’ailleurs les juifs républicains ne s’y trompent heureusement pas puisqu’ils ne votent pas pour lui.

  9. Israël.mon.amour

    Le candidat Trump est le seul à soutenir Israël jusqu’à à traiter les palos de haineux.

    Vive l Amérique , à condition que ce soit Donald Trump le président.

  10. Israël.mon.amour

    Le candidat Trump est le seul à soutenir Israël jusqu’à à traiter les palos de haineux.
    Vive l Amérique , à condition que ce soit Donald Trump le président.

    En savoir plus sur http://www.contrepoints.org/2016/03/03/241466-la-droite-americaine-divisee-devant-trump#uzc4cVhbpCm7JDy7.99

    1. Il est le seul à avoir dit qu’il ne prendrait pas parti dans le conflit israelo-palestinien. Il est considéré comme le moins favorable à Israël de tous les candidats.

      Vous devez pas lire la presse américaine vous…

  11. Akashi, les fils de discussion sur ce sujet sont devenus pénibles. On a parfaitement compris que vous êtes dans le camp de « Tout sauf Trump » et que ses partisans sont des gros c…, des r… , des mous du bulbe, des sous-développés etc…
    C’est bête car on passe à coté du sujet du pourquoi. Nul doute que vous allez nous proposer la réponse.
    Et je vous rappelle qu’être raciste aux USA n’est pas un délit, c’est une liberté.

    1. sam ,

      …Discuter sur un sujet avec Akashi ou Sweeping , c’est inutile , on est dans la circularité des arguments ….c’est un peu comme discuter avec un socialiste …

    2. Rien ne t’oblige à me lire, je ne te mets pas un flingue sur la tempe pour te forcer hein !

      Je n’ai pas l’intention de me taire face à l’élu préféré du Ku Klux Klan !

      1. MDR 16 comm’ sur 41 pour répéter la même chose soit 40%.
        Certes on peut ne pas lire mais quand dans un journal il y a 40% de pub ça devient illisible 😀

        1. Et je répèterais autant de fois qu’il le faudra pour que les gens comprennent qui est le personne, que ça plaise ou non.

          1. A fanatic is one who can’t change his mind and won’t change the subject. Winston Churchill

          2. Oui les gens pensent mal, c’est tout le travail du socialisme de les faire penser bien : cf la communication gouvernemental sur le bashing, les complots etc… et il semble que ça pourrait bien avoir l’effet inverse car en niant leurs pensées on en nie les raisons au lieu d’apporter des solutions à leur problème. Le but est de les marginaliser mais au contraire ça les agglomère contre un ennemi commun qu’ils n’avaient pas forcément !
            Cf le FN en france, plus vous lui tapez dessus, plus il a de clients…. et le FN n’a même pas besoin de faire le buzz, d’autres le font pour eux.
            Ce sont des manoeuvres bien connues dans le monde de la pub et comme dit Bercoff ça force les journalistes à parler de vous et comme ils sont cul et chemise avec l’establishment, les gens vont réagir contre les journalistes et se mettre du coté du vilain petit canard.

            1.  » Cf le FN en france, plus vous lui tapez dessus, plus il a de clients…. et le FN n’a même pas besoin de faire le buzz, d’autres le font pour eux.  »

              Mais au final le FN perd. C’est ce qui pend au nez de Trump. Au final il devra compter sur cet Etablissement qu’il tape sans cesse dessus pour se faire élire puisque ce sont les grands électeurs du GOP et des démocrates qui désignent réellement le président.

              D.J

    3.  » Et je vous rappelle qu’être raciste aux USA n’est pas un délit, c’est une liberté.  »

      Ce n’est pas parce que qu’être raciste une liberté que cela doit en interdire de critiquer les racistes et d’être intolérant sur ceux qui le sont.

      D.J

    1. Bon lien ! Merci.

  12. Il n’y a pas, il n’y a jamais eu de « droite » US.

  13. La question á se poser est celle de savoir pourquoi les Américains ne plébiscitent pas Clinton. C’est simple, ils n’en veulent pas plus qu’en France où on ne veut ni de Hollande ni de Sarkozy.

Les commentaires sont fermés.