Primaires américaines : Donald qui rit, Bernie qui pleure

Publié Par Daniel Girard, le dans Amérique du Nord

Par Daniel Girard, depuis les États-Unis

Bernie Sanders credits Donkey Hotey via Flickr ( (CC BY 2.0)

Bernie Sanders credits Donkey Hotey
via Flickr ( (CC BY 2.0)

C’était attendu, Donald Trump chez les Républicains et Hillary Clinton, chez les Démocrates, ont largement dominé les primaires du Super Mardi. Le magnat de l’immobilier a remporté la victoire dans sept États, la Géorgie, le Tennessee, l’Alabama, la Virginie, l’Arkansas, le Massachusetts et le Vermont. Le sénateur Ted Cruz, qui avait promis de briller lors du Super Mardi, a sauvé la mise en décrochant son État, le Texas — qui fournissait le plus de délégués — l’État voisin, l’Oklahoma et, en fin de soirée l’Alaska.

Le candidat favori de l’establishment, le sénateur Marco Rubio de la Floride, a finalement remporté une première victoire, au Minnesota… mais il bat de l’aile contre Donald Trump dans son État de la Floride pour le scrutin du 15 mars, qu’il doit absolument remporter pour rester dans la course.

Hillary Clinton bien en selle

Chez les Démocrates, Hillary Clinton a elle aussi fait le plein de délégués en l’emportant dans six États où elle a pu profiter du vote des Noirs et des Latinos : le Texas, l’Alabama, la Virginie, l’Arkansas, la Géorgie et le Tennessee. Elle a gagné le Massachusetts à l’arrachée. Son adversaire, Bernie Sanders, a remporté l’État qu’il représente, le Vermont, ainsi que l’Oklahoma, le Colorado et le Minnesota. Par ses sept victoires contre Bernie Sanders, l’ex-secrétaire d’État a creusé son avance.

Mais Bernie Sanders ne s’avoue pas vaincu. Fort de ses 42 millions $ de dons, il s’engage à rester dans la course jusqu’à la convention de Philadelphie, en juillet. Il reste encore des luttes à livrer dans 35 États a-t-il souligné.

Parti républicain : la révolte de l’establishment

C’est un Donald Trump calme et pas du tout triomphaliste qui s’est adressé à ses partisans et aux journalistes à Palm Beach, en Floride, où il suivait le dépouillement du scrutin. Dans un discours serein, il s’est engagé à être rassembleur s’il décroche l’investiture ; à travailler de concert avec les sénateurs et les congressistes qui le critiquent. Il a souligné que, depuis qu’il a décidé de se lancer dans la course à l’investiture, le Parti républicain a pris de l’expansion.

Mais même s’il multiplie les victoires et qu’il adopte un ton plus conciliant, Donald Trump va devoir composer avec une frange de l’establishment prête à tout faire pour l’empêcher de devenir le candidat républicain à la présidence. Le sénateur Lindsey Graham a réagi à la bonne récolte de Donald Trump lors du Super mardi en disant : « vous savez comment je déteste Ted Cruz, mais j’ai bien peur que le GOP n’aura pas d’autre choix que de l’appuyer pour freiner Donald Trump. »

Et c’est là le paradoxe qui ronge le Parti républicain. Plus l’establishment se mobilise pour bloquer Donald Trump, plus l’appui de ses partisans se renforce. Les entrevues à la sortie de l’urne révèlent qu’un grand nombre des électeurs de Donald Trump disent l’appuyer parce qu’ils sont en colère et désabusés… Et leur nombre n’arrête pas d’augmenter. Le GOP pourra-t-il continuer de tenter de freiner le milliardaire à tout prix, peu importe ce qu’en pensent ses farouches partisans qui réclament un outsider ?

L’ex-leader républicain de la Chambre des Représentants des États-Unis, Newt Gingrich, estime que cette lutte contre Donald Trump malgré son appui populaire, va finir par faire mal au GOP… et favorisera Hillary Clinton. Le GOP est sur la corde raide…

  1. Je me demande bien qui serait le pire entre Trump et Clinton.
    Le premier est un clown qui une fois élu aurait les mains liés par les Républicains, ses idées ne pourraient pas s’appliquer, et quand bien même cela ne créerait pas de catastrophe à l’échelle mondiale.
    La seconde par contre est une incapable arrogante. Son arrivée au pouvoir serait dangereux pour la paix, car je rappelle qu’au gouvernement d’Obama elle s’amusait à comparer Poutine à Hitler, alors que dirait-elle une fois à la maison blanche?

    1. ‘La seconde par contre est une incapable arrogante. Son arrivée au pouvoir serait dangereux pour la paix, car je rappelle qu’au gouvernement d’Obama elle s’amusait à comparer Poutine à Hitler, alors que dirait-elle une fois à la maison blanche?’

      Elle n’est pas une incapable, jamais un candidat à la MB n’a eu un tel CV, elle connaît les arcanes du pouvoir mieux que personne. Quant à la comparaison entre Poutine et Hitler elle était bien vraie, puisqu’Hitler envahissait ses voisins sous le prétexte de protéger les minorités germanophones, Poutine a repris la même tactique. Au contraire c’est une femme qui sait s’affirmer et nomme les gens pour ce qu’ils sont. Je sais qu’elle sera une grande présidente, y a du Thatcher en elle (le style hein, pas les idées).

      Quant à Trump ses déclarations sont autrement plus dangereuses, on parle d’un mec qui félicite la dictature chinoise pour la répression de Tiananmen, dans le genre pacifique on a vu.

      1. Vous devriez savoir que le CV ne fait pas tout, surtout lorsqu’on est femme d’un ancien président.
        Je ne dis pas que la comparaison était fausse ou vraie, je dis simplement que lorsqu’on représente l’une des plus grandes puissances au monde on a un devoir de diplomatie. Ses propos d’enfant de 7 ans pourraient risquer la paix dans le monde (je ne parle pas d’un petit conflit en Afrique comme les USA les adorent).
        Cette femme est détestable, ses idées ne valent pas mieux que celles de Sanders, le socialisme made in USA.
        Trump comme je l’ai écrit est un clown, il n’est pas fait pour la politique, il raconte bêtises sur bêtises (ah bah si finalement ça colle avec ce qu’on attend des politiques), mais ses propos bien que stupides ne risquent pas la paix dans le monde.

        1. Peu importe au final, elle est bien mieux que Trump en tout point. C’est un fasciste et un raciste, c’est une unificatrice.

          1. Sweeping ,

            Un libéral peut-il soutenir une bonne socialiste comme H Clinton ?

            1. Son amour pour Clinton montre mieux que des discours qu’il ne s’agit pas d’un libéral.
              Clinton une unificatrice, la bonne blague ! Elle est clivante, méprisante, arrogante et dangereuse pour la paix dans le monde. Même Bernie Sanders serait moins dangereux qu’elle car le congrès ne le laisserait pas libre de détruire son pays (pareil pour Trump).

              1.  » Même Bernie Sanders serait moins dangereux qu’elle car le congrès ne le laisserait pas libre de détruire son pays (pareil pour Trump).  »

                Clinton aurait-elle un statut spéciale pour ne pas être bloquer par le Congrès?

                D.J

                1. Clinton ne ferait rien de tel, il s’agit juste d’amoureux de Poutine qui n’apprécient pas sa dureté envers lui. Clinton est une femme de centre-gauche, modérée et qui met en avant le besoin de travailler ensemble. Rien de dangereux là-dedans, le reste n’est qu’un ramassis d’âneries.

                  1. C’est clair, c’est pitoyable, Clinton n’est absolument.pas dangereuse, c’est Bill Clinton 2.0..bref les années 90 étaient paisibles et Bill loin d’être un guerroyer!

                    1. Bill Clinton est responsable de la crise des subprimes alors niveau dangerosité il a donné.

                  2. Je ne suis pas amoureux de Poutine, au contraire. Seulement je ne veux pas que cette femme soit au pouvoir car elle serait capable de réveiller de vieux conflits.

                2. La démocratie américaine n’est pas faite pour les extrémistes, si jamais un Sanders ou un Trump était élu, selon moi le congrès ne laisseraient pas passer leurs idées farfelues et garderaient un pouvoir modéré sur l’Etat fédéral.
                  Clinton n’a pas de statut spécial, mais apparaît comme étant une modérée et a un grand soutien au congrès (plus que ses adversaires), elle aurait donc plus de capacité à appliquer ses idées. Or ses idées lorsqu’elle était au gouvernement d’Obama était de comparer Poutine à Hitler (et non je ne soutiens pas Poutine), une fois à la maison blanche elle aurait donc les mains libres pour ses âneries.
                  Enfin c’est ce que je pense, puisse l’avenir me prouver que j’avais tort.

              2. Jérémy ,

                leur amour fou pour H Clinton montre clairement que ce sont des libéraux socialistes …rires…

                1. 😉

      2.  » Quant à Trump ses déclarations sont autrement plus dangereuses, on parle d’un mec qui félicite la dictature chinoise pour la répression de Tiananmen, dans le genre pacifique on a vu.  »

        Vous auriez une source? Non pas que je ne vois croit pas, mais c’est si je balance cela ailleurs.

        D.J

        1. Bien entendu, je n’invente jamais ce genre de choses, voilà :

          Jay — you note that Donald Trump praised the massacre at Tiananmen Square and suggested that the USSR was too weak:

          http://www.nationalreview.com/corner/432043/donald-trump-praised-tiananmen-square-massacre

  2. Un article bien clair et équilibré 🙂

    Je dois dire que je trouve la performance de Trump assez décevante : tous les sondages annonçaient qu’il gagnerait tous les Etats sauf le Texas alors qu’en réalité il en a perdu 4 et a failli perdre dans le Vermont face à Kasich et en Virginie face à Rubio.
    Bien sûr Trump reste le grand favori et c’est une belle victoire malgré tout. Rubio a surpris : personne l’imaginait gagner un Etat..Par contre la Floride est son grand espoir, sa dernière chance.

    Hillary a été énorme, elle a gagné avec des marges incroyable, 60 points dans l’Alabama ! 32 points au Texas qui est de loin l’Etat le plus important, et même 2 points au Massachusets qui est le terrain de Sanders !

    Au final je donnerais 80% de chance de victoire à Trump, 99% à Hillary.

    A noter qu’une onde de choc pourrait arriver d’ici peu : selon des sources anonymes un sénateur républicain voudrait annoncer publiquement son soutien à Hillary si Trump est le nominé. Impensable y a encore 2 mois !

    1. selon des sources anonymes un sénateur républicain voudrait annoncer publiquement son soutien à Hillary si Trump est le nominé. Impensable y a encore 2 mois !

      SOURCE

      http://www.realclearpolitics.com/video/2016/03/01/chuck_todd_an_incumbent_republican_senator_may_endorse_hillary_clinton.html

      Au conditionnel toutefois.

      1. La dynamique actuelle, c’est que ni Cruz ni Rubio sont prêts à se sacrifier pour permettre à l’autre d’être le principal candidat anti-Trump !

        1. Rubio attend la Floride, il abandonnera peut-être s’il perd. A l’inverse s’il gagne ce sera une renaissance pour lui et un revers pour Trump. On verra bien dans 2 semaines.

          1. Trump est bien conscient de cet enjeu et il va mettre toute son énergie pour remporter cet État.

            1. Je suis pas sûr qu’il ait intérêt à être en un contre un avec Cruz, sa force c’est la division du vote anti-Trump. De plus Rubio parti aiderait Kasich à remporter l’Ohio avec une grande marge où il est favori face à Trump.

  3. Cruz en Alaska ? Alors que Sarah Palin a soutenu Trump ? Surprenant.

    Bernie Sanders est fini. Il va continuer afin d’avoir un rôle dans le futur du parti et du pays mais il est probablement conscient qu’Hillary a gagné.

    1. Stéphane Boulots

      Cruz a réussi à créer une dynamique. Le chiffre est daté : Cruz a 226 délégués, soit deux fois plus que Rubio et avec Rubio 16 de plus que Trump, alors que là binôme était derrière Trump avant.

      Ça va négocier sévère au GOP : super difficile de choisir quand un ticket Cruz Rubio (qui est bien plus crédible que Trump face à Clinton) va émerger.

      Le gros perdant du super Tuesday : c’est Trump.

      1. Cruz et Rubio ne travailleront JAMAIS ensemble. Rubio est le candidat de l’establishment et Cruz est très têtu. Pourtant le retrait de l’un ou l’autre est essentiel pour lutter efficacement contre Trump.

        1. Stéphane Boulots

          Vous rigolez ?

          Laisser passer un siège de président et un siège de vice président ou de secrétaire d’Etat et passer 4 ans à regarder un guignol avec des cheveux jaunes à la télé pour des histoires de longueur de ….

          Non, la question est : avant ou après la Floride, en fonction de ce que Rubio espère faire : si il se plante en Floride, il peut oublier son fauteuil autour de la table ovale, alors est ce qu’il va prendre le risque ou bien le GOP va lui dire avant d’arrêter la rigolade ?

          1. Personne ne va lui demander d’arrêter avant la Floride qui est son Etat et lui permettrait de porter un vrai coup à Trump, s’il gagne il obtiendra 99 délégués d’un coup et le reste zéro.

            Quand au Président Trump c’est encore farfelu, il a la démographie contre lui (comme Romney 2012 mais en pire) et les modérés/conservateurs qui n’en veulent pas du tout. Il est sérieusement handicapé, et les démocrates n’ont même pas commencé à lui taper dessus. Selon des sources internes ils compilent des recherches et enquêtes sur lui depuis des mois, et disent que Cruz/Rubio ont à peine égratigné la surface, ça va être très moche..

            1. Stéphane Boulots

              Une chose est sure, les équipes des deux ne doivent pas dormir beaucoup et les institut de sondage doivent s’en mettre plein les poches.

        2. J’imagine bien Rubio se sacrifier pour le bien commun, sa haine de Trump est énorme, peut-être assez pour soutenir Cruz.
          Mais ce n’est que pure conjecture !

          1. D’ailleurs va y avoir des dégâts si Trump est le nominé, beaucoup en ont une haine viscérale, par exemple :

            Et au détour d’un paragraphe, on découvre que Rick Wilson, «un consultant républicain en Floride, qui soutient Rubio, a comparé les soutiens de Trump dans son parti aux Français qui ont aidé les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, et s’en est pris aux “Républicains de Vichy”, accusés de soutenir quelqu’un qu’il qualifie comme “un immonde cancer de la vie politique américaine”».

            http://www.slate.fr/story/114877/parti-republicain-vichy

            ça va beaucoup plus loin que les habituelles rivalités, c’est une haine mortelle..

            1. ET UN DE PLUS :

              Massachusetts Gov. Baker: I’m not voting for Trump in November, either

              http://www.politico.com/blogs/2016-gop-primary-live-updates-and-results/2016/03/charlie-baker-donald-trump-220130#ixzz41mGhdeQg

              ça commence à faire beaucoup.

          2. Marco Rubio a un rendez-vous important avec ses électeurs le 15 mars. Il a besoin de remporter l’État de la Floride pour l’emporter.
            Le hic c’est qu’à partir du 15 mars, les candidats défaits n’obtiennent plus de délégués sur une base proportionnelle. Donc celui qui a le plus de vote, remporte tous les délégués. Si Marco Rubio ne l’emporte pas en Floride, il va se retirer mais il sera alors peut-être trop tard pour Cruz pour combattre efficacement Trump.

            1. Bonne nouvelle pour Cruz : Carson abandonne sa campagne.

              1. Vrai, mais son vote pourrait se répartir ailleurs.

                1. C’est très juste, selon un sondage 24% iraient vers Cruz, 22% à Trump et 16% à Rubio, et on est dans la marge d’erreur donc la répartition n’aurait que peu d’effet.

    2. Ce n’est pas bon pour Trump en effet. Mais le vote en Alaska est entièrement libre. Les électeurs indépendants, et aussi les Démocrates, peuvent voter dans la primaire républicaine. Cela a pu jouer.

  4. Donald Trump’s son gave an interview to a pro-slavery host

    http://www.politico.com/blogs/2016-gop-primary-live-updates-and-results/2016/03/donald-trump-son-pro-slavery-host-interview-220120#ixzz41lbaWJ6R

    Entre le père de Trump arrêté dans une manif du KKK, Trump et ses relations avec les groupes racistes et le fils qui s’y met..Nom de Dieu !

    1. Je sais que tu es probablement comme moi, amércanophile ( de part tes commentaires que j’apprécie)
      je suis depuis pas mal de temps la blogosphère américaine libertarienne et NRX
      hélas, je vois émerger petit à petit un « right-populism » sous le doux nom du dark enlightenment qui ne présage rien de bon
      je pense de plus en plus que les US ,que t’apprécie et moi aussi a cessé d’exister depuis les années 90.

      je te laisse si t’as envie, lire ce que les libertariens sont devenus de l’autre côté de l’atlantique :

      http://www.socialmatter.net/2015/11/14/a-letter-to-france/

      http://freenortherner.com/2016/01/29/why-trump/

      1. ‘dark enlightenment’

        Si c’est pas contradictoire ça xD

        D’abord merci et bonjour 😀
        Il est vrai que cela m’inquiète fortement cette montée de l’idéologie haineuse. Cependant contrairement à vous je ne pense pas du tout que les libertariens prennent cette direction du tout : le web est rempli de bots et trolls d’extrême droite se faisant passer pour des libertariens, libéraux, socialistes, communistes..etc…et disent « voilà moi je vote Trump/Le Pen parce que [insérez un mensonge qui va dans le sens de la cible] ».

        Bref, ne vous souciez pas de la propagande, on a les mêmes ici qui votent FN et se disent libéraux alors que c’est impossible tellement le programme du FN est anti-libéral.

        Ces gens sont très actifs sur le web, ayant raté leur vie ils trompent l’ennui et se donnent un but en promouvant la haine sur le web.

  5. OK vous n’aimez pas Trump, moi non plus. Mais pensez-vous réellement que Clinton serait moins pire?
    Cette socialiste au pouvoir fera plus de mal à l’échelle nationale et planétaire que ce clown de Trump qui aura les mains liés.

    1. Stéphane Boulots

      Trump ferait gagner Clinton et en plus si sa candidature va trop loin et qu’il a une chance de gagner, il y aura un tel remugle qui sera remué que Clinton en sortirait en héro et le GOP serait laminé pour des années … ce qui donnerait un Obama x 4 … c’est la raison pour laquelle on ne l’apprécie pas trop.

      1. Les sondages sont clairs : Candidat Trump = Président Clinton.
        Un homme aussi haineux et raciste ne peut pas gagner dans un pays où les blancs ne représentent que 62% de la population, doit beaucoup moins qu’en Europe.
        Pour gagner il aurait besoin de 65% de vote blanc, et vu le nombre de blancs s’opposant farouchement à lui dans son propre parti comment va-t-il les gagner ? Romney qui était consensuel et visait largement a obtenu 59%, un plus haut historique.

        Trump semble bloqué, puisque la haine envers lui dépasse les idéologies, et les minorités semblent très remontées contre lui.

        Nan, vraiment. Il ne faut pas le sous-estimer il sera redoutable, mais au final il creuse sa propre tombe.

        1. Pourquoi faire une élection, si les sondages suffisent à déterminer l’issue et les stratégies à adopter par les partis ? Il suffit de demander à Multivac. En plus, ça satisfera tous nos fans de robotique…
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Votant

          1. Pas les sondages, la dure réalité des maths.
            Cela a été dit encore et encore que Romney a perdu à cause d’un très faible soutien des minorités, et Trump fait 2 fois moins bien que Romney parmi des Latinos qui seront 3 à 4 millions de plus..etc..bref, si c’était uniquement les sondages ça irait encore, mais ça va au-delà de ça..De plus il va devoir composer avec un parti dont une partie refusera de voter pour lui, d’autres qui le soutiendront du bout des lèvres par opportunisme mais sans énergie donc. Ceux refusant le mec parlent de trouver un candidat indépendant et conservateur pour voter la conscience tranquille mais assurerait une victoire d’Hillary.

            De l’autre une Clinton dont le parti sera uni, avec un fort avantage parmi les minorités, les femmes, les jeunes, les gays, les célibataires et même des votes de Républicains anti-Trump, tout ces groupes étant plus nombreux qu’en 2012 et motivés par les insultes racistes et misogynes de Trump.
            On est pas à l’abri d’une surprise, mais jamais un gars n’est parti avec autant de casseroles. Et sa moyenne de 34% du vote Républicain reste bien inférieur à ce qu’ont eu Romney et McCain au même point de l’élection, alors la population US ? 34% d’un parti représentation environ 30% de la population ne représente qu’à peine 10% de l’électorat..Rien que la population noire très motivée votant à 90%+ pour Clinton représente 13% à elle seule.

            Enfin tu as le droit de rêver.

            1. Les gens du parti ont peur pour leur influence et leurs provendes. Mais chaque membre influent du GOP qui refuse de voter pour Trump convainc bien plus d’électeurs que l’anti-establishment marche. Et l’anti-establishment signifie que les minorités ne seront pas motivées pour aller voter Clinton. J’ai toujours eu des doutes sur la prétendue facilité à motiver des gens à aller voter pour quelqu’un qu’ils n’aiment guère simplement pour éviter quelqu’un d’autre. Pour moi, ils comptent sur les institutions pour éviter que ça ne tourne trop au délire avec Trump, ça leur paraît un bien meilleur rempart qu’Hilary.

      2. Je suis bien d’accord, mais Clinton sera une catastrophe à la maison blanche.
        Peut-être que Trump va se modérer en fin de campagne pour ratisser large, et je suis persuadé que si il était élu les USA ne deviendraient pas l’Allemagne de 1933 (trop de gens se plaisent à comparer tout idiot à Hitler).

  6. Israel.mon.amour

    Soutien total a Trump. le seul avec Cruz, qui est capable de faire renatre l’Amerique de la decadence.

    Trump est d’ailleurs le candidat le plus Israel et qualifie les Palos de haineux.

    1. Trump est le seul à avoir dit qu’il ne prendrait pas partie dans le conflit Israélo-palestinien, les défenseurs d’Israel dans le parti le détestent.

      Et puis soutenir un mec dont les supporters ont la haine des Juifs et l’affichent fièrement..Vous devez être masochiste !

      1. C’est bizarre, bien peu de gens en France soulignent que Trump serait un président beaucoup moins impérialiste que les précédents

        1. L’impérialisme américain n’a jamais existé car il n’y a pas eu d’empire américain ni d’empereur á sa tête. Ça suffit les débilités inventées sous l’ère soviétique on est en 2016.

          1. C’est une débilité peut-être que de dire que les américains s’amusent à aller faire la guerre partout dans le monde pour étendre leur influence? Ce n’est certes pas un empire au sens stricte, mais il y a bien un impérialisme avec cette volonté de dominer le monde.
            Ron Paul lui-même lutte depuis des années contre cette folie des gouvernements américains à vouloir diriger la planète. Je ne pense pas que Ron Paul soit un communiste de l’ex-URSS.

            1.  » Ce n’est certes pas un empire au sens stricte, mais il y a bien un impérialisme avec cette volonté de dominer le monde.  »

              C’est en lisant ce genre de commentaire que je me dit qu’heureusement qu’on a pas eu à choisir le vainqueur de la guerre froide. C’est à dire choisir entre un monde dominé par des Mac Do et celui par les goulags. Quand à Ron Paul il fait partie de ces naïfs de libertariens qui s’imaginent que l’Amérique et le monde libre seraient en sécurité avec une politique isolationniste avec un désengagement total de l’Amérique dans le monde.

              Les liaisons commerciales dans le pacifique ne serait plus assuré, comme les intérêts commerciaux US en Asie ou en Afrique. La Corée aurait été totalement communiste probablement comme le Japon et une bonne partie de l’Amérique latine.

              D.J

              1. Ignore les, ils vivent dans un monde alternatif, une bulle imaginaire gonflée par les théories de la conspiration.

              2. On a le droit de souhaiter un monde multipolaire. La domination d’un seul pays peut devenir excessive, tout comme un Etat qui n’a pas de contrepouvoirs dérive vers le totalitarisme

                1. Il ne sert à rien de débattre avec eux, il s’agit d’américanophiles absolus (idée aussi bête que l’anti-américanisme de certains gauchistes). Peu importe les faits, ils soutiendront toujours les USA. Ce ne sont pas des libéraux, mais pourtant ils font partie de ceux qui s’en revendiquent, décrédibilisant ainsi encore une fois le libéralisme en le faisant passer pour la piètre politique américaine.

              3. Ron Paul n’est pas un naïf, il est au contraire l’un des rares hommes au monde à comprendre le libéralisme sans être incohérent.
                Et je ne vois pas pourquoi on devrait toujours être obligé de faire un choix entre la peste et le choléra.
                Un vrai libéral ne saurait accepter la politique étrangère des USA. Tous ceux qui soutiennent les guerres menées par les Etats Unis ne peuvent être libéraux, car il ne s’agit plus de défendre les libertés individuelles, mais bien d’étendre le pouvoir des Etats.
                Le libéralisme ne s’arrête pas à l’économie, vous devriez l’apprendre avant de penser uniquement au commerce.

        2. Bonne remarque !

  7. Tous ces débats montrent une fois de plus les limites de la démocratie représentative.
    Tout comme en France, les américains vont devoir choisir entre une incapable et un clown. Ce qui est triste est de voir certains préférer se rallier à l’incapable (ou au clown mais ils sont moins nombreux) par défaut plutôt qu’accepter de ne voter pour aucun de ces pitres.

  8. « Mais Bernie Sanders ne s’avoue pas vaincu. Fort de ses 42 millions $ de dons, »

    S’il était cohérent, il les donnerait au fisc américain.

    1. Excellent 😂

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