Thinkerview interroge Natacha Polony qui parle très bien d’elle-même en parlant des autres

Publié Par h16, le dans Édito

Thinkerview nous propose régulièrement des entretiens qui sortent des sentiers battus. Cette fois-ci, ils ont cependant décidé de s’attaquer à un sujet assez peu original, l’analyse du journalisme en France. Pour cela, ils ont profité de la création, par Natacha Polony, d’un nouveau think-tank dédié à ce sujet pour lui poser une batterie de questions.

Natacha Polony, c’est cette journaliste et essayiste française qui s’est spécialisée dans l’éducation et les questions sociétales et qu’on voit régulièrement pratiquer les plateaux télés, les chroniques radios ou de presse traditionnelle et qui a constaté un grand trouble dans la force journalistique française. Pour elle, le journalisme du pays n’est plus ce qu’il était et sombre du côté obscur, où il y aurait une façon de ne pas poser les problèmes et de ne pas poser les questions (qu’on devrait pourtant se poser).

Raison indispensable, donc, pour notre Yoda du journalisme de créer le think-tank Comité Orwell qui justifiera amplement une petite interview de derrière les fagots que Thinkerview vous livre ici même.

Les premières minutes de l’entretien laissent faussement s’installer une petite routine de questions-réponses relativement convenues. Abordant la question du journalisme et de sa perception dans l’opinion publique, Polony admet sans mal l’insatisfaction énorme des Français à l’égard des médias. Les Français ne seraient pas correctement informés, les médias alimentant ainsi une forme de trahison dans laquelle les journalistes sont perçus, selon elle, comme les chiens de garde d’un système.

Pour Polony, ce système serait cette connivence entre médias, politiciens et entreprises dans un grand mélange des genres néfaste à la démocratie et à la bonne communication entre le peuple, ceux qui l’informent et ceux qui le dirigent. Pour elle, les élites n’ont plus d’intérêts convergents avec le peuple dont ils ont la charge, ce qui pousse inévitablement à des mouvements sociétaux violents, dont on pressent les prémices dans les récentes élections dans les pays occidentaux, où les peuples tentent de faire comprendre aux dirigeants que leurs intérêts sont maintenant trop divergents les uns des autres.

Soit.

Roulant sur ce constat, que d’autres ont fait depuis un moment, elle embraye facilement (vers 11:45) sur l’évidente contrainte économique qui pèse lourdement sur les journalistes (telle une laisse au cou d’un chien, apparemment). Pouvant perdre son job à tout moment, le journaliste moderne n’est plus libre d’écrire ce qu’il veut ou ce qu’il pense, usant d’auto-censure ou d’aveuglement pratique. Il y aurait des sujets tabous, une police de la pensée, dans lequel « celui qui déborde passe pour un incompétent ou un conspirationniste » et en tout cas, « ne peut plus être pris au sérieux ».

À l’écoute, je n’ai pu m’empêcher de noter que, finalement, à l’aune de cette définition, tout le monde était dépendant économiquement (d’un patron, d’un client, d’un mécène, d’un électeur même) et qu’en conséquence, la parole était bridée partout. Diable. Polony déploierait-elle des trésors d’ingéniosité pour énoncer de telles évidences ? Plus tristement, j’ai aussi noté que la contrainte économique introduite par les subventions massives de l’État à la presse ne semblait pas se ranger dans la même catégorie de laisse que la précédente. On se demanderait presque pourquoi…

Le doute continue de s’immiscer lorsqu’à l’occasion d’aborder le rôle d’internet dans les médias (vers 18:30), elle constate que la presse se fait « uberiser » par internet et le journalisme low cost : dans une course permanente à la vitesse où tout est taillé pour faire de « l’alerte smartphone », le journalisme du temps long serait en train d’être éradiqué. Pour elle, deux causes se dégagent : l’une est économique (oui, encore) — on n’a pas ou plus les moyens de faire du journalisme d’investigation, de réflexion, de recul — et le second serait l’audience, le public (et pire encore, les journalistes eux-mêmes) ne se donnant plus la peine de lire suffisamment.

La suite de l’entretien est un peu du même tonneau, où l’on aborde la déchéance de nationalité, la hiérarchisation des journalistes (depuis les journalistes politiques, en haut, et les autres types de journalistes, en bas), la problématique proximité des journalistes avec leur sujet, et enfin le manque de culture politique ou historique des jeunes générations de journalistes.

Tout ceci n’est guère excitant. Les constats, sans casser trois pattes à un canard, semblent les bons, mais on peine à distinguer une colonne vertébrale à tout ça. C’est au détour d’une question sur Laurent Joffrin (vers 26:30) que, d’un coup, les choses s’éclaircissent.

Interrogée pour savoir si Joffrin n’aurait pas atteint son seuil d’incompétence, Polony, sans doute précautionneuse de ses arrières, prend quelques pincettes pour noter l’absence de résultats fulgurants du directeur de Libération en termes de lectorat ; elle se permet tout de même d’évoquer l’idéologie du patron de presse qui d’un côté défend mordicus un président ayant pourtant renié toutes ses promesses, et qui de l’autre criminalise ceux qui font valoir des opinions politiques différentes des siennes. Dans la foulée, elle explique que Joffrin réagit ainsi car il serait intimement convaincu d’être dans le camp du Bien. On ne le lui fait pas dire…

Mais là, c’est le drame.

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Emportée dans son élan, et en l’espace de quelques secondes, Polony sort alors les mêmes âneries que 99% des autres journalistes qu’elle s’est pourtant employée à dézinguer dans tout son discours précédent : pour la brave Natacha, le petit Laurent défend coûte que coûte la sociale-démocratie « qui n’est même plus une sociale-démocratie, mais du libéralisme pur » (27:40).

Patatras.

Pour quelqu’un qui a fait SciencePo et qui n’hésite pas à le rappeler à l’auditeur attentif, on peut légitimement se demander ce qu’elle a retenu de ses cours. Pire : pour quelqu’un qui prétend faire preuve de plus de recul que les autres membres de sa profession (dont les oreilles ont furieusement dû siffler pendant le reste de l’entretien), que voilà bel exemple d’une pensée conforme et symptomatique d’un trajet parfaitement fixé qu’elle emprunte comme une petite loco sur de longs rails solidement fixés vers l’abîme intellectuel où tous les maux de la planète ont trouvé un dénominateur commun, à savoir le libéralisme pur, le turbo-libéralisme caca, l’ultralibéralisme déchaîné.

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Et d’un envoi d’épithète à un autre, poum, voilà le pauvre Joffrin, pourtant déjà rhabillé pour l’hiver et le suivant, taxé de libéral, injure suprême et d’autant plus lolifiante que le pauvret n’est pas le dernier à distribuer, lui aussi quand on le lui demande, de cet anathème à qui osera se fendre d’objections à son encontre.

le honzec - la domination libéraleJoffrin qui accuse les méchants de libéralisme pendant que Polony accuse Joffrin de libéralisme, mathématiquement, au moins un des deux se trompe. Tout ce libéralisme qui souffle en tempête sur le pays semble faire d’immense dégâts… Et l’observateur goguenard un peu lucide n’aura pas de mal à déceler que ces deux journalistes, empêtrés dans leur salmigondis intellectuel, sont tous les deux aussi éloignés qu’on peut l’être de la raison.

À partir de ce point, on pourrait arrêter de se gondoler et reprendre calmement l’interview. Le geste serait beau, courageux même, d’autant que quelques petits sushis de pensée pratique à gober s’égaillent joyeusement dans la suite (Natacha parle des Français, Natacha pense le monde, Natacha fait de la cuisine politique, Natacha fait de la géopolitique — mais on préfèrera celle de Conesa, interrogé par la même équipe Thinkerview, bref Natacha meuble bien).

Malheureusement, ce qu’elle raconte ensuite est teinté de cette révélation qu’elle raconte, finalement, exactement la même chose, d’une façon à peine différente, que ses collègues journalistes qu’elle fustige pourtant à grand coup de cuillère à pot.

D’ailleurs, à plusieurs reprises, elle montre très clairement n’accorder qu’assez peu de sens critique et de capacité d’analyse aux téléspectateurs, aux auditeurs et aux lecteurs des différents médias disponibles en France. Là encore comme 99% de ses collègues, elle n’a pas de mal à estimer que le peuple est tenu dans l’ignorance en jouant sur sa paresse et sur les ficelles de la société de consommation (qu’elle critique en détail, là encore comme 99% de ses collègues).

Interrogée sur cette tendance, elle expliquera évidemment ne surtout pas déconsidérer ces individus, allant jusqu’à expliquer qu’on les a volontairement abêtis (« on » étant les méchants, le système, les autres, le libéralisme notamment), résumé vers 33:20 par un « triptyque télévision, publicité et grande distribution » qui aurait englué les gens chez eux devant la télé sans possibilité de dépassement. Que la baisse de niveau culturel et intellectuel puisse provenir de l’effondrement complet du niveau scolaire, lui-même directement dépendant des décisions politiques de plus en plus calamiteuses prises depuis 40 ans en la matière, ça ne l’effleure pas trop. Que le délitement de la société française soit en corrélation presque parfaite avec l’accroissement de l’interventionnisme de l’État dans toutes les parties d’icelle ne l’a sans doute jamais troublé (tout comme 99% de ses collègues), tout simplement parce qu’il est bien plus commode de cogner (comme 99% de ses collègues) sur les méchants capitalistes.

Quelque part, tout ceci est un peu triste puisqu’on échappe encore une fois à une pensée vraiment originale. On pourra toujours souhaiter que le Comité Orwell de Polony parvienne à faire un peu bouger les lignes journalistiques actuelles, mais les prémices semblent bien ternes : en parlant des autres journalistes, sa présidente démontre assez bien leur panurgisme sans arriver le moins du monde à prouver qu’elle n’en est pas elle-même atteinte.
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Sur le web

  1. Je hais Polony, héritière d’une droite traditionnelle antilibérale !

    1. Si nous pouvions déjà simplement passer du socialisme et de l’état providence qui sont la doctrine économico politique de tous les partis ( du FN au Fdg en passant par les LR ) , ce serait déjà un immense progrès …

      Quand au libéralisme , encore faut il déjà définir de ce que l’on parle , se mettre d’accord sur un socle commun programmatique , monter un programme politique , mettre une hiérarchie ou une chefferie en place , qui soit tant soit peu crédible ( ???) , éviter qu’une discussion entre six tendances libérales donne sept positions …

      Brèf( le ) , cépa gagné…

    2. « Droite traditionnelle antilibérale »:
      le gaullisme ?

  2. Polony….un(im) pure produit markéting comme bcp d’autres , sans aucun intérêt..et en plus imbuvable

    1. vous êtes biologiquement très bien armés pour faire mieux que le feu rideau de fer fit en matiére de stérilisation … LOL

    2. Je partage votre avis sur cette dame dont je n’ai jamais pu lire un de ses papiers jusqu’au bout, tant ses propos sont alambiqués, lénifiants et se contredisent en permanence d’un paragraphe à l’autre.

  3. Le Diable probablement

    Alors là, s’il y a bien des gens qui sont en train de se tromper de combat, c’est bien les Polony et compagnie.

    Tout cela ne fait que révéler au grand jour la mascarade qu’est devenu le concept même de journalisme, et l’arnaque du journalisme comme profession. Le journaliste, c’est un expert en rien du tout, qui donne son opinion sur des choses qu’il connait vaguement. C’est cool, mais tout le monde peut faire la même chose.

    Autrement dit, c’est une personne tout à fait superflue à l’ère d’internet ou de vrais experts peuvent donner leur avis, sans subir la soi-disante pression de la publicité ou des propriétaires de journaux (qui est aussi un des mythes les plus tenaces de la grille d’analyse pourrie de Polony, qui n’a visiblement jamais entendu parler des travaux de Gentzkow et Shapiro), sans contraintes éditoriales, et même sans contrainte de marché, puisqu’ils peuvent le faire gratuitement, contrairement aux journaux traditionnels qui doivent avant tout plaire à leurs lecteurs (« Ils n’y a que nos lecteurs qui peuvent nous acheter », comme dit Mediapart en croyant ce faisant démontrer son objectivité — quel aveu! les travaux de Gentzkow montrent justement que la source principale de biais dans les médias, ce n’est pas le fait que ce soit Dassault qui paie la note, mais plutôt le fait que les journalistes doivent plaire à leur lectorat pour continuer à vendre).

    1. Le Diable probablement

      Un article fouillé sur le sujet: http://anonymousmugwump.blogspot.fr/2015/12/the-empirics-of-free-speech-and_29.html?m=1

      (Le genre de trucs que vous ne trouverez jamais dans les journaux, avant ou après le « Comité Orwell »).

    2. C’est bien là qu’agit « l’uberisation »journalistique, mauvais terme puisque les infos introduites sur le net sont fréquemment le fait des premiers témoins, « ploucs » comme nous, leurs lecteurs qui « travaillent » bien sûr dans l’urgence, sans recoupement mais sans la pollution multiple qui s’en suivra (infos glanées auprès des services « officiels » – police, pompiers etc … – politiques ou journalistiques, la dernière chargée de faire le « milk-shake » pour intoxiquer « la masse »).

      Paradoxalement, il me semble essentiel de conserver cette fausse « ubétistion » afin d’apprendre même aux tout jeunes, la différence entre un témoignage individuel direct, plus ou moins fiable face aux autres sources toujours suceptibles d’avoir un intérêt à tronquer la réalité: la notion du doute sur des « vérités proclamées » me semble être un élément de base à la réflexion et à l’apprentissage de la vie: on CHOISIT ce que l’on croit!

  4. Le talent de Polony se trouve dans sa très bonne capacité de synthèse. Ces articles ou interventions ne sont que ça, mais très habilement amenés. Il n’y a en revanche jamais d’idées originales. Ce serait d’ailleurs étonnant si, en effet, elle a été à sciences pipo.

    1. ne soyez pas si gratuitement désobligeant.

  5. En même temps science po, tout est dit….connaître un peu de tout mais jamais dans le détail, et ne jamais avoir une idée sortant de la pensée unique de ce pays, surtout pas.
    ça me rend malade de voir les français penser que la politique de ce gouvernement est « libérale » !!

    Quand on en arrive à ce point, en effet on ne peut que se dire que ce pays est foutu

  6. sur l’Economie comme sur l’Ecologie polony n’a rien compris et reste comme ses confrères engluée dans le marécage bobo- étatiste

  7. Le truc, c’est qu’en ne cessant jamais de critiquer un libéralisme fantasmé, ces gens font « exister » le libéralisme (tout du moins la version de pacotille qu’ils fantasment) dans l’imaginaire de leurs auditeurs/lecteurs.

    Et donc tant qu’ils ne parlent que de ça, tout le monde croit que la France est effectivement noyée de libéralisme. C’est pour ça qu’ils ne peuvent pas changer de disque: cela arracherait un peu trop brutalement le rideau derrière lequel se cache maladroitement l’échec de la social-démocratie.

    1. « Pour qu’il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes »

    2. Je n’ai pas suffisamment d’expérience pour savoir si une idéologie (ce simple terme me rebute déjà!) vaut mieux qu’une autre. Mais je sais que dans la vie, tout n’est que changement permanent et il me semble donc bien possible qu’un système soit bon à une époque, et dans les conditions de l’époque (exemple: la réunification allemande et le besoin d’une aide « sociale-démocrate » pour intégrer les Allemands de l’est rapidement et « à égalité »): c’est donc la stabilité de systèmes politiques, qui, utiles, à un moment, et toxiques à un autre, est, pour finir, contre-productive.

      Heureusement que plus un seul « Gaulliste » ne veut rétablir ce régime initial: qui le supporterait encore en France, à part les héritiers-Présidents de la Vième qui trouvent ces « charentaises » si confortables?

  8. Polony c’est un des chiens de garde du système . Et dans la meute, elle est dans les premiers rangs.
    Comme tous ceux qui ont le droit de « l’ouvrir » dans les médias non-écrits (qui sont plus « courus » par des gens influençables qu’on peut facilement manipuler).
    Mais attention h16 , vous devenez l’UBER du « taxi » – Polony !! Vous lui faites de la concurrence déloyale !!

  9. D’après wikipedia :

    Se reconnaissant dans la mouvance du gaullisme social et dans des idées souverainistes, elle se déclare plutôt antilibérale et favorable à la décroissance15 et dit se situer entre Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan16. Elle se reconnaît également comme « réactionnaire »17,18, mais « absolument pas dans le clivage gauche-droite »

    Tout ça, tout ça … Pleine de bonnes intentions et bien sur de bien-pensance. Evidemment dans le camp du bien. La bobo parfaite en un mot. Moi je suis plutôt d’accord avec toutes ces idées : les méchants sont méchants, les gentils sont gentils et l’eau ça mouille.

    La seule chose qui m’embête, c’est que plus le camp du bien progresse et plus la France s’enfonce. Alors bien sur, le camp du bien a l’explication : c’est la faute au libéralisme. Curieuse idée fixe des bobos – même ceux qui exercent de fait des professions libérales comme Natacha Polony. En revanche, il vivent dans un monde protégé et un microcosme. Et je ne pense pas qu’on soit préparé aux réalités de l’industrie et du commerce quand on sort de Sciences Po ou qu’on est agrégé de Lettres Modernes et même quand on s’est pris le mur de l’Education Nationale en pleine figure.

    Une autre possibilité serait pour ces braves gens de se remettre en cause et d’admettre qu’ils ont une vue partielle du monde (comme chacun de nous), plutôt que d’accuser ce qui reste de libéralisme dans la société et de pratiquer la fuite en avant dans la bien pensance. Mais l’ouverture d’esprit des bien-pensants leur interdit de tomber dans l’extrémisme qui consisterait à admettre que peut-être leurs vérités ne sont que partielles et qu’il n’est pas impossible qu’elles les mènent au mur et nous avec. Et que l’excès de « bien-pensance » pourrait suffire à expliquer certains problèmes économiques actuels – dont découlent 90% des autres problèmes.

    1. Bien analysé, partage entierement ce commentaire

    2. Sauf quand la « bien pensance » ne se retrouve que dans des discours ou dans les motivations des projets de loi dont les décrets d’application n’arrivent pas!

      Seule la dictature des mots permet une hypocrisie aussi large!

    3. Merci pour ces réflexions. Évidemment dans l’ignorance crasse environnante il est même possible de s’inquiéter de la politique libérale de ce pays, comme noté plus haut par Lekhan.

      Dans Animal farm (G. Orwell), quand enfin arrive la République des cochons, l’article premier de la constitution stipule que tous les cochons sont égaux; l’article second ajoute qu’il existe des cochons plus égaux que d’autres… Fiction!

  10. http://fr.liberpedia.org/Folie_fran%C3%A7aise
    Par ailleurs, pour ceux qui se demanderaient pourquoi « Comité Orwell » (je n’ai pas regardé son entretien, donc peut-être qu’elle le dit déjà, mais peu importe), c’est parce qu’Orwell – par ailleurs éminemment respectable, notamment pour son œuvre maîtresse « 1984 » – était resté malheureusement une sorte de socialiste communautaire (ou quelque chose comme ça) et à cet égard est l’un des maîtres à penser de l’infâme Michéa (http://fr.liberpedia.org/Jean-Claude_Mich%C3%A9a ), lui-même grande référence de Polony…

  11. Les journalistes doivent plaire à leurs lecteurs pour vendre? oui mais tous les journaux et en particuliers les journaux de gauche sont déficitaires.
    Le problème c’est que les journalistes sont tous confits dans le marxisme depuis 50 ans, leur seule référence.
    Il faudrait une ou deux chaines de télévision officiellement « chaîne de gouvernement » avec des journalistes en CDI de 5ans, tous les autres médias non subventionnés.

    1. La chaine de TV de gouvernement, il me semble que c’est sur les rails – même si elle ne sera pas « officiellement » du gouvernement. Je crois qu’ils ont ordres de serrer les budgets de France Television pour le financement – comme si ils en étaient capables ! En revanche pour dé-subventionner les autres media, faut pas rêver …

      Ceci étant, la future chaine info publique sera une opportunité d’emploi ou de promotion pour les journalistes. Ne nous étonnons donc pas de constater dès à présent certains comportements chez les journalistes conscientisés … de la face sur laquelle la tartine est beurrée.

  12. Le problème du journalisme français est que tout le monde s’en cogne mais chacun doit cracher au bassinet.

    Qu’on supprime toutes les subventions directes et indirectes. Dieu reconnaitra les siens.

  13. Polony a bien raison d’avoir peur de ce libéralisme qu’elle croit déjà là.

    Car s’il finit par s’imposer en France (on peut rêver, non ?), l’Etat n’aura plus de chaines télés et les médias privés ne recevront plus de subventions. Ce jour là, aura-t-elle encore du boulot ? Rien n’est moins sûr…

  14. Dans les états occidentaux, on tape sur le libéralisme, le capitalisme, le fascisme, etc..ça fait de l’audience et comme peu de gens ressentent en faire partie, ça ne mange pas de pain et ça ne vous fait pas d’ennemis. Dans les pays en développement, on tape sur l’impérialisme, l’hégémonie, le colonialisme, exactement pour les mêmes raisons. Le principe est de dévier l’insatisfaction des peuples vers des ennemis vagues ou extérieurs ou mal définis, ce qui permet de cacher sa propre incompétence et ses échecs sans nourrir trop facilement une opposition interne. Déjà chez les Romains, c’était Carthage la cause de tous les maux, les vieilles ficelles sont toujours efficaces.

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