Égalitariste et populiste : le vrai visage du socialisme

Publié Par Patrick Aulnas, le dans Politique

Par Patrick Aulnas

battus credits political posters from USSR 70s and 80s (licence creative commons)

battus credits political posters from USSR 70s and 80s (licence creative commons)

L’énorme machine de l’État-providence ne fait pas consensus. Libéraux et socialistes ont une philosophie profondément différente dans ce domaine. Des deux côtés, la pensée est riche et loin d’être uniforme. Il existe des tendances et des courants parfois très éloignés. D’une manière générale, les socialistes considèrent l’interventionnisme public comme justifié car le marché, à lui seul, conduit à des injustices majeures. Pour les libéraux, au contraire, le marché est source d’efficacité et d’enrichissement général, mais il convient parfois de tempérer ses excès. Une telle formulation permet de comprendre qu’entre un social-libéral et un libéral modéré la distance n’est pas très grande. Dans les détails, tout est une question de nuances. Mais le regard porté à l’État-providence relève de deux philosophies politiques. Voici quelques illustrations.

Le niveau des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques

Pour les socialistes, un prélèvement public global de 46% du PIB et des dépenses dépassant 57% n’ont rien d’anormal. Cet interventionnisme massif n’est pas ressenti comme une forme de tyrannie étatique mais comme une nécessité impérieuse permettant à l’État de limiter les injustices. Pour les libéraux, il s’agit au contraire d’une spoliation massive conduisant à limiter drastiquement la liberté individuelle au profit d’une caste de politiciens justifiant leur pouvoir par l’élection. Les socialistes pensent que la démocratie véritable impose une canalisation de la liberté individuelle par un État omniprésent. Les libéraux considèrent que la démocratie se mesure d’abord et avant tout à l’étendue de la liberté individuelle. Pour les socialistes, la démocratie vient de l’État et de ses représentants élus. Pour les libéraux, elle vient de la société et des individus.

Égalité contre liberté

Demandez à un socialiste quelles sont ses aspirations politiques. Il vous répondra toujours qu’il s’agit de réglementer ceci ou cela, de combler tel vide juridique, de réduire les inégalités par l’impôt ou de nouvelles cotisations sociales. Bref, de faire grossir encore la sphère publique. Demandez la même chose à un libéral. Sa réponse sera toujours centrée sur un objectif majeur : qu’ils nous lâchent un peu, qu’ils nous laissent vivre et décider, gagner et dépenser notre argent comme bon nous semble, que la réglementation soit allégée et les prélèvements diminués.

Le grand mystère est le suivant : comment peut-on penser que la démocratie consiste à tout réglementer par le menu et à créer un Big Brother étatique omniprésent et omnipotent ? La réponse a été donnée par Alexis de Tocqueville vers 1835 : la passion de l’égalité. La démocratisation de type socialiste consiste en une égalisation des conditions sociales qui conduit certainement à une forme de tyrannie. La création récente en France d’un secrétariat d’État à l’égalité réelle n’est que la transposition d’une disposition vague figurant dans le programme électoral du Parti socialiste. Le concept est particulièrement flou mais la philosophie sous-jacente parfaitement claire : l’égalité juridique ne suffit plus, il faut niveler dans la réalité, c’est-dire économiquement et socialement. Comment ? Par la réglementation, les prélèvements obligatoires, les prestations publiques.

Vue de l’horizon libéral, une telle démarche est particulièrement choquante puisque l’interventionnisme actuel apparaît déjà comme très excessif. Mais elle sonne aux oreilles des militants socialistes comme un hymne à la justice. Pour comprendre vraiment, il ne faut pas négliger la médiocrité politicienne. Un tel secrétariat d’État ne coûte pas cher, n’a aucun pouvoir propre, mais comble d’aise le député frondeur socialiste et le militant de base. Du moins, son initiateur, François Hollande, l’a-t-il vraisemblablement envisagé de ce point de vue puisqu’aucun de ses actes n’est dénué d’arrière-pensée de basse politique.

Égalité et démagogie

Dans le domaine de la liberté, il est assez difficile de faire preuve de démagogie ou de populisme. La liberté suppose la responsabilité et chacun le perçoit spontanément. Aussi, aucun parti n’adopte pour slogan de faire reculer les atteintes à la liberté. Pourtant, il y aurait beaucoup à faire dans le domaine économique. Mais en ce qui concerne l’égalité, tout est possible parce que l’égalité est tendancielle. On peut toujours proposer plus d’égalité jusqu’au moment où toute différence est perçue comme une inégalité. Les sociétés entrent alors dans l’ère de la servitude et nous n’en sommes plus très loin. Le grand risque des slogans égalitaristes consiste à tomber dans le populisme. En France, le Parti de gauche et son leader Jean-Luc Mélenchon ou encore le Parti communiste, a fortiori les trotskystes utilisent abondamment le registre populiste égalitariste. L’autre registre populiste est le nationalisme et la xénophobie, mais là n’est pas notre propos.

Le Parti socialiste n’est pas du tout à l’écart du populisme égalitariste. Certaines propositions fiscales de la dernière décennie émanant de leaders socialistes permettent de l’illustrer. Elles n’ont pas été mises en œuvre mais elles ont été faites, probablement pour des raisons essentiellement électoralistes. Par exemple, lorsque la droite était au pouvoir et que l’impôt sur le revenu (IR) avait été légèrement diminué, la mesure avait été considérée comme injuste par la gauche car tous ceux qui ne payent pas l’IR n’en bénéficiaient pas. Comme la moitié des ménages français ne payent pas l’IR, cela représente un potentiel électoral à ne pas négliger. Aussi, dans les rangs socialistes, avait-on proposé de consentir un avantage positif à toutes les personnes ne payant pas l’IR. Par avantage positif, il faut entendre une sorte de prestation versée pour compenser l’insoutenable injustice de la baisse de l’impôt. Chacun peut aisément comprendre que si chaque diminution d’impôt doit entraîner une subvention versée à ceux qui n’en bénéficient pas, il sera définitivement impossible de baisser les impôts. Nous sommes donc dans le populisme le plus grossier.

Un stratagème électoraliste du même type avait été lancé à propos de la TVA, impôt proportionnel sur la consommation et donc profondément injuste vu du côté socialiste. Taxer la consommation est déjà difficile à admettre, mais la taxer de façon proportionnelle relève du scandale. Aussi avait-il été proposé d’envisager un remboursement de la TVA payée, ciblé sur les revenus les plus faibles. Techniquement impossible à mettre en œuvre, une telle proposition fait évidemment partie de la panoplie du parfait démagogue.

L’interventionnisme est devenu une dictature de la technocratie

L’interventionnisme est aujourd’hui multiforme. Mais prenons des exemples fiscaux pour montrer que les élus ne maîtrisent plus grand-chose. Lorsqu’il s’agit d’augmenter les impôts, tout peut rester assez simple. Ajuster à la hausse le barème de l’impôt sur le revenu, augmenter un taux de TVA ou d’impôt sur les sociétés reste compréhensible par tous les députés quelle que soit leur spécialité. Mais dans le domaine des dépenses ou des niches fiscales, la technicité est parfois telle qu’élus et ministres doivent se plier aux injonctions des spécialistes du ministère des Finances ou tout au moins choisir entre des alternatives imposées par eux. Le crédit d’impôt-recherche, par exemple, est très simple dans son principe : une entreprise faisant de la recherche bénéficiera d’une diminution de son impôt, calculée sur le montant de ses dépenses de recherche. Mais, en réalité, il faut définir les dépenses de recherche acceptées, la période du calcul, l’évolution des dépenses dans le temps car il faut augmenter ses dépenses de recherche, les modalités d’imputation du crédit d’impôt et mille détails figurant dans des textes d’application et faisant même l’objet d’une jurisprudence administrative. Seuls des spécialistes du sujet peuvent le maîtriser et ces spécialistes comportent très peu d’élus.

On pourrait multiplier les exemples. Les mécanismes de déduction de la TVA peuvent se révéler d’une grande complexité lorsque de multiples coefficients de déduction sont en jeu, ce qui arrive dans les entreprises aux activités diversifiées. La fiscalité d’entreprise fait la fortune des avocats fiscalistes mais contrevient de plus en plus à un principe essentiel de la démocratie : nul n’est censé ignorer la loi. Désormais, le citoyen l’ignore totalement mais ceux qui la font n’en perçoivent même plus la portée réelle. La démocratie est ainsi confisquée par une technocratie publique, seule à même de raisonner clairement sur les sujets les plus complexes parce qu’elle dispose de fonctionnaires ultra-spécialisés dans chaque domaine.

Le stade ultime de l’État-providence suscite ainsi un vocabulaire évocateur : égalitarisme, populisme, confiscation du pouvoir par une technocratie d’État. Le mot liberté n’est pas prononcé. Il ne semble plus intéresser que les libéraux, qui n’acceptent pas d’être réduits au stade de particule élémentaire.

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  1. On ne parle plus du choc de simplification:, en tout cas en matière de fiscalité.

    Sans doute, nos socialistes ont pris conscience qu’une trop grande clarté rendrait la machine infernale des prélèvements trop visiblement insupportable.

  2. Socialiste égale voleur.

    1. ETATISTE = voleurs, tout le spectre politique français est corrompu

      1. Et pas que voleurs…

  3. « Le Parti socialiste n’est pas du tout à l’écart du populisme égalitariste » heuuu c’est une blague ou vous maniez l’euphémisme mieux que cyrano sa rapière… Le populisme égalitariste c’est le fond de commerce du PS depuis toujours…

  4. L’état à toujours au court de l’histoire cherché à assoir sa domination sur le peuple. Dans le passé cette domination se réalisait par la menace physique mais aujourdhui nous somme passé à un tout autre niveau de dépendance beaucoup plus subtile et par conséquent bien plus difficile à combattre. Nos gouvernant on rendu le système tellement complexe qu’il est impossible pour le peuple de le comprendre. cela instaure une peur constante et une dépendance quasi totale envers l’état qui semble être le seul à pouvoir maitriser un monde devenu incompréhensible. Si l’on ajoute la mise en dépendance de millions de Français pauvre et de fonctionnaires d’une part et d’une énorme quantité d’entreprises qui soit dépendent directement des budgets de l’état soit sont soumises à des réglementation ubuesques, toute la société est mise en coupe réglé. les élections ne servent que d’habile paravent pour donner l’illusion que le peuple à encore un quelconque pouvoir de choix. En fait nous vivons dans une dictature technocratique, les fonctionnaires ont pris le pouvoir et pour longtemps. la France c’est une URSS qui à réussit.

    1. « la France c’est une URSS qui a réussi. »

      Vous avez vu comment elle a fini? c’est exactement ce qui nous attend: on va droit dans le mur. Alors, oui la France est une URSS qui a réussi… dans le sens où ils arrivent à restreindre tous les jours plus les libertés fondamentales, inventent taxes, réglementations, nouvelles lois, etc., pour arriver à quoi ? à la ruine pour tous, sauf pour eux bien entendu, sous prétexte d’égalité, en réalité pour s’accaparer du fruit du travail des autres.

      En 2006 Vladimir Boukowski (dissident soviétique) disait dans une interview en parlant de l’Union européenne: « J’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché. »
      C’est chaque jour plus d’actualité.

  5. « socialisme », « capitalisme », « libéralisme » sont des mots aujourd’hui vides de sens et les utiliser comme dans cet article est tout aussi populiste malheureusement même si je suis d’accord avec le message que veut faire passer l’auteur.
    Le socialisme des libéraux est un socialisme dévoyé tout comme le capitalisme des communistes n’a plus rien de capitaliste.
    Nous vivons dans un système qui allie le pire des deux, avec d’un coté les conservateurs de ce système qui correspond aux « socialistes dans cet article » et les « progressistes » qui peuvent avoir plusieurs formes (bonnes ou mauvaises) du libéral au communiste ou au nationaliste…

    1. Ne voulez vous pas plutot dire: le libéralisme des socialistes (si çà existe?!) est un libéralisme dévoyé ?

      Par ailleurs, vous faites une différence entre communisme et socialisme ?

      1. Communiste et socialiste ont le même but (je crois), seul le moyen change. La révolution pour le premier, l’évolution pour le second.
        Ça fait des décennies que la France évolue…

        1. « Régresse » voulez-vous dire.

          1. On est d’accord, c’est juste une question de sens : la France évolue, au sens socialiste. Mais d’actuellement le sens est négatif, et c’est donc bien une régression…

  6. Mitterrand l’étatiste affirmait que la dépense publique ne devait pas dépasser 50% du PIB, ratio déjà énorme.
    Nous en sommes aujourd’hui à 57% « grâce » à la gauche archaïque, mais aussi à la gauche dite moderne et à la droite. Tous dans le même panier étatiste.

  7. L’article présente le taux de dépenses publiques vs le PIB comme un argument intellectuel opposant socialisses et libéraux. En fait la position libérale est surtout le résultat du calcul économique qui montre qu’à partir d’un taux de 42% de dépenses publiques, chaque euro dépensé génère moins d’un euro de valeur ajoutée, ce qui n’est pas le cas quand la dépense émane du secteur marchand. C’est ce que les économistes appelle le multiplicateur keynésien dont l’efficacité décroit avec l’augmentation de la dépense publique. Ce phénomène est d’autant plus vrai en France où les dépenses de fonctionnement de l’Etat l’emportent trés largement sur les dépenses d’investissement.

  8. La france est l’un des pays les plus socialistes d’europe, il suffit de regarder les chiffres (dépenses publiques à plus de 57%, la fonction publique représente pres de 7 millions de personnes dans la fonction publique (http://www.observatoiredessubventions.com/2010/combien-de-fonctionnaires-en-france/
    ), 73 au rang des libertés économiques selon Heritage Foundation après le Cap-Vert, le Kazakhstan ou encore la Jamaïque, l’un des plus haut taux d’imposition ( la France a un taux d’imposition total moyen de 64,7% principalement constitué (51,7%) de charges sociales, le 2 plus fort taux d’imposition en europe),….. certains partis de gauche dans le reste de l’europe (spd, …) sont plus libéral que l’ump. la france est championne du monde en dépenses sociales. la france possède 60 code et est ultraréglementé (plus de 500000 lois et décrets). Le code du travail s’est plus de 1700 pages etplus de 10 000 articles. le pire s’est que le nombre de fonctionnaires augmentent. http://www.lepoint.fr/economie/les-fonctionnaires-sont-toujours-plus-nombreux-18-12-2014-1890940_28.php
    En 33 années, la France a fini par appliquer à peu près tous les points du programme du parti communiste de 1981. http://h16free.com/2014/04/01/30201-il-y-a-33-ans-deja

    http://lagauchematuer.fr/2014/12/16/la-france-est-un-des-derniers-pays-communistes-du-monde-les-chiffres-le-prouvent

  9. La justice sociale
    « Social » est devenu en quelques années, le mot fourre-tout de la langue politique française. Tout est social : la politique, les enjeux, la misère, les drames, la détresse, le mouvement, la souffrance et… la justice. Cette dérive n’est pas innocente. Dans le meilleur des cas, elle ne rajoute rien d’utile à la signification du mot affublé d’un « social » ; dans de nombreux cas, elle en transforme radicalement le sens tout en bénéficiant de son aura. Justice sociale appartient à cette dernière catégorie.
    Dans le langage parlé, le terme « justice sociale » est d’abord ambigu. Si la justice sociale c’est de permettre aux plus modestes d’avoir un accès à l’instruction, à la santé, à la retraite, alors le libéralisme est le meilleur allié, et de loin, de la justice sociale. La liberté et la propriété sont le meilleur moyen pour produire en masse ce dont les hommes, y compris les plus modestes, ont besoin pour vivre bien. La définition politique de « justice sociale » va, quant à elle, dans une direction très différente. La justice sociale est alors une norme supérieure écrasant la justice « simple » au nom de laquelle l’État peut légitimement tenter de fixer la place de chacun dans la société.
    Chez les penseurs antiques, la justice n’est pas une situation donnée, un état de choses fixe, c’est d’abord une vertu individuelle. Une action consciente est juste ou injuste, un objet inanimé ne peut pas être juste ou injuste. Une pluie estivale peut être plutôt bonne ou plutôt mauvaise pour une récolte, elle n’est ni juste ni injuste, sauf à retourner dans la pensée animiste donnant aux forces de la nature des intentions. Par raccourci de langage, on dit ensuite qu’une loi est juste ou injuste selon qu’elle encourage ou décourage une action juste ou injuste.
    S’appuyant sur cette tradition, la justice consiste alors à protéger les droits naturels de chaque individu (liberté, propriété, sécurité), à faire respecter les engagements et à dédommager les victimes en cas de violation des droits naturels. La justice est donc d’abord « restauratrice », elle permet de rétablir un équilibre qui a été rompu.
    Quelqu’un a pris quelque chose qui ne lui appartenait pas (vol). Quelqu’un n’a pas tenu un de ses engagements (rupture d’un contrat). Quelqu’un a une responsabilité dans la violation des droits naturels d’un autre (accident, agression). La justice rétablit l’équilibre rompu. Elle oblige le coupable à dédommager la victime, et elle sanctionne le coupable.
    Cette définition classique se retrouve d’ailleurs dans toutes les oeuvres populaires. La veuve et l’orphelin ne demandaient pas la justice sociale, mais la justice. Le héros punissait le méchant – lui faisait assumer ses responsabilités – et restituait le butin aux victimes, il ne prenait pas aux puissants leur dû ni ne leur faisait assumer des responsabilités qui n’étaient pas les leurs en vue d’une image donnée de la société. Les Robin des Bois ou les Zorro ne défendaient pas la justice sociale, mais la Justice.
    Dans ce contexte, une société n’est donc pas juste parce qu’elle a un aspect donné, un état des choses fixe, mais parce qu’elle est régie par des lois justes, quel que soit l’aspect que l’application de ces lois justes lui donne ensuite.
    Le concept de justice sociale inverse complètement cette hiérarchie. La société n’est pas juste parce qu’elle est régie par des lois justes, elle est juste parce qu’elle a un aspect donné (égalité des revenus, ou des capacités ou des opportunités), aspect donné quelles que soient les lois qui ont permis de parvenir à cette situation.
    La justice sociale viole les principes de justice. Pour que l’apparence de la société soit ceci plutôt que cela, la place des individus doit être fixée – ou a minima favorisée ou défavorisée. C’est-à-dire que les lois ne doivent plus être justes, sans autre objectif que rendre à chacun son dû ou ses responsabilités, mais forgées en vue d’un objectif précis sur la situation des individus après l’application de la loi, sans considération particulière pour les responsabilités ou les droits de chacun.
    La justice sociale, pour exister, doit ainsi violer la justice. Elle doit prendre à Pierre pour donner à Paul, sans considération sur le fait que Pierre n’a jamais violé les droits naturels de Paul, n’a jamais rompu un contrat avec Paul, sans même que Pierre ne connaisse Paul. Pierre devient un moyen, au service de la justice sociale.
    Cela a plusieurs conséquences.
    Les principes de Justice permettent aux hommes de vivre en société, sans craindre pour leur sécurité ; ils permettent aux hommes d’échanger, de coopérer sans violence, ni incertitude. La justice sociale, en abîmant les principes de justice, détruit donc la source même de la société harmonieuse, les échanges justes entre individus égaux en droit.
    D’autre part, le « social » devient une sorte de nouvelle exigence morale, supérieure à la justice ou à la bonté. Un individu soucieux de respecter les principes de justice peut ainsi n’avoir aucune conscience sociale. Dans le même temps, on peut violer ces principes de justice au nom de cette nouvelle exigence morale majeure. Ainsi, brûler la voiture de son voisin pourrait ne pas être condamnable puisque ce ne serait que l’expression d’une révolte sociale.
    Désormais, les individus ne doivent pas agir avec justice ou bonté envers les autres, mais agir pour le bien d’une autre entité, manifestement distincte des individus et des liens qu’ils créent entre eux : la société.
    La justice sociale permettrait donc de construire une société « juste » sans individus justes – c’est inutile, ce qui compte c’est la place et les moyens de chacun dans la société – ni règles justes – cela empêcherait la justice sociale de passer.
    La justice sociale n’est donc ni « juste », ni « sociale ». Elle n’est qu’un prétexte pour augmenter le pouvoir de l’État et de la classe politique, contre les individus, contre la justice, et contre la société.

  10. La solidarité c’est qui permettre et aider tout un chacun de se réaliser dans la vie, donc à devenir autonome.
    Par conséquent ce n’est pas uniquement en dépensant de l’argent qu’on va retirer d’on ne sait où, et en édictant des règles qui disent quoi faire ou pas, qu’on aide les gens à devenir autonomes.
    Il faut donc bien analysé aux cas par cas, trouver des solutions individualisées et il faut que les gens concernées y mettent du leur.
    Donc on voit bien que c’est le libéralisme qui est solidaire et pas le reste

  11. Il y a six implications principales du poids de l’État qui expliquent sa relation adverse avec la prospérité: (1) l’extraction de ressources, qui inclut les impôts et leur prélèvement, l’endettement, l’inflation et la réglementation, (2) l’inefficacité du secteur étatique en raison de l’absence du signal des prix et de la mesure du profit, (3) la substitution au secteur privé, auquel les dépenses de l’État livrent une concurrence déloyale, (4) les mauvaises incitations liées aussi bien à la fiscalité qu’aux dépenses, (5) l’inhibition de l’innovation que cause la rigidité des structures (CNRS) et des processus étatiques et (6) l’affaissement moral qu’implique la dépendance sociale ainsi que la violation des choix personnels et des droits légitimes de propriété. Le marché libre et la société civile, c’est-à-dire les personnes directement touchées par les décisions qui les concernent, peuvent non seulement produire les biens et les services nécessaires à leur bien-être, mais peuvent le faire mieux et moins cher.
    L’expérience le montre depuis fort longtemps que la baisse des impôts et l’aide à l’investissement sont les meilleurs remèdes pour sortir de la crise. Comme le disait Hölderlin, « si l’État est un enfer, c’est parce que l’homme veut en faire un paradis ».

  12. Tous les égalitaristes perdent toute crédibilité quand on voit qu’ils passent sous silence le rôle joué par l’état dans la montée des inégalités. Par exemple, les banques centrales jouent un grande rôle dans la montée des inégalités expliquée ici
    http://davidstockmanscontracorner.com/how-central-banks-cause-income-inequality-mises-org/
    Pourtant, les gauchistes ne parlent jamais de cela. Cela me fait marré tous les gauchistes qui sont immigrationnistes et qui sont favorable aux QE: les QE creusent les inégalités tout comme l’immigration dans les pays riches accroissent les inégalités dans ces pays. C’est incohérent de défendre l’immigration puis reprocher qu’il y a trop d’inégalités dans notre pays. http://www.emploi-2017.org/quel-lien-entre-immigration-et-inegalites,a0478.html L’université de Linnæus a démontré que sans l’immigration les inégalités n’avaient pas augmenté en Suède. Je pense que dans bcp de pays riches, si on faisait de tels études, on arriverait à de tels résultats à savoir que sans l’immigration, il n’y a pas eu d’augmentation des inégalités.
    Attention, ce n’est pas pour cela qu’il faut être contre l’immigration. De nombreuses études ont montré le bienfait de l’immigration au niveau économique notamment les études du PNUD, de l’OCDE ou encore pour la France de l’université de Lille

  13. Le problème vient du fait que les socialistes ont tellement influencé les gens avec les inégalités sociales. ils ont fait des inégalités sociales un problème majeur d’aujourd’hui alors que le vrai problème vient de la pauvreté et non pas des inégalités sociales. les libéraux s’occupent du problème de la pauvreté mais pas de la lutte contre les inégalités car les libéraux sont pour l’égalité de droit. or l’égalitarisme s’oppose aux inégalités de droit. l’égalitarisme sous ses airs de bons sentiments charitables n’est que motivé par la jalousie et l’envie. http://www.contrepoints.org/2011/01/06/10334-etre-de-gauche-intolerant-et-peu-genereux
    http://www.contrepoints.org/2011/04/13/21001-radins-envieux-racistes-et-intolerants-les-socialistes-et-les-anticapitalistes http://www.contrepoints.org/2010/10/04/2621-gauche-intolerance-generosite-droite-liberalisme
    Ce que je trouve marrant c’est que les gens qui veulent combattre les inégalités ne parlent jamais de la mobilité sociale. que faut il mieux vivre dans un pays certes où il y a plus d’égalité sociale mais où les pauvres n’ont aucune chance de changer de classes sociales, de devenir riches. ils sont condamnés à rester des assistés toute leur vie, à dépendre de l’aide sociale. ou bien vivre dans pays où il y a plus d’inégalité mais où il y a une grande mobilité sociale, càd que les pauvres peuvent devenir plus riches, passer dans une autre classe. dans ce genre de société, le mérité personnel importe beaucoup plus et conditionne beaucoup plus notre condition sociale ?? perso, je préfère la seconde option que je trouve plus juste à la première. or comme par hasard, plus un pays est socialiste moins il y a de mobilité sociale. les économistes qui combattent les inégalités ne s’intéressent jamais aux effets secondaires négatifs qu’entraine leurs solutions pour lutter contre les inégalités. or la lutte contre les inégalités mènent en un appauvrissement général (y compris des pauvres). de manière plus général, l’égalitarisme mène au nivellement vers le bas ( regardez les politiques désastrueuses mises en place dans l’enseignement pour lutter contre les inégalités qui mènent à un abaissement général du niveau de l’enseignement). sans oublié le fait que la lutte contre les inégalités nuisent à la mobilité sociale.
    Imaginons qu’on est d’accord que les inégalités sociales sont un vrai problème. il y a plusieurs questions à se poser. 1 est ce que les inégalités s’accroissent ? à l’échelle de la France ce n’est pas le cas mais l’échelle mondiale, la réponse est ,sans doute, oui mais les socialistes comme piketty ont une tendance à exagérer fortement (voir très fortement) les inégalités. ils n’hésitent pas à truquer leurs chiffres, à prendre juste les statistiques qui les arrangent (en écartant les stats qui les dérangeraient). 2. qu’est ce qui cause les inégalités ?? là, les socialistes ont (en grande partie ) faux car ils ne parlent pas de certains facteurs (la politique des banque centrale, le capitalisme de connivence,….) et certains des facteurs qui ,selon eux, accroisseraient les inégalités sont plus que contestable. il n’existe aucune preuve concrète. 3. comment combattre les inégalités ? certaines de leurs solutions sont aussi très contestables. on risque de voir ce qui s’est passé dans les pays communistes avec d’un coté la population qui crève de faim et de l’autre, les dirigeants membre du parti qui sont milliardaires. 4. est ce que les solutions proposés pour combattre les inégalités n’ont elles pas plus d’effets négatifs que d’effets positifs ??? là, la réponse est clairement oui. ces solutions nt plus d’effets négatifs que d’éffets positifs. cela conduit à un appauvrissement généralisé.
    Les inégalités sociales ou régionales ne se sont et ne se résoudront jamais pas des moyens légaux ni par des manipulations financières.
    D’une part parce que certains ne veulent tout simplement pas quitter leurs positions de joyeux pauvres (artistes, certains SDF etc.), d’autre part parce que la richesse est une notion relative donc on ne peut tous s’enrichir de la même manière (exemple, un chômeur pour quitter sa condition aurait peut être davantage besoin de savoir « séduire » un patron qu’il aura besoin d’argent) et finalement, on revient en arrière, il faut que les gens créent le mouvement. Si le pauvre ne fait pas d’efforts pour s’en sortir tout l’argent et tous les mécanismes du monde ne le tireront pas de là. Pareil pour le riche, si vous le protéger alors que ces pratiques ne sont pas bonnes il ne changera jamais donc ne fera jamais avancer la société.
    À l’inverse on voit que l’État accroît les inégalités en distribuant à ces groupes favoris, en donnant des services uniformes qui ne sont pas adaptés à tous, en incitant à rester là où l’on est.

  14. Le cas des inégalités en Israel est assez intéressant. Israel est l’un des pays les plus inégalitaires (le deuxième de l’OCDE) dans les pays développés. Il y a une augmentation des inégalités.
    Il y a eu une étude sur les inégalités en Israel faites récemment. Lisez cet article sur le sujet: http://fr.timesofisrael.com/bien-sur-que-vous-pouvez-reussir-en-israel-si-vos-parents-vous-aident/
    « Les deux chercheurs sont d’accord avec l’argument des critiques sociales Guy Rolnik et Yaron Zalicha, qui ont affirmé dans leur série télévisée populaire « La cuillère en argent » que les groupes d’intérêts bien établis et le capitalisme de copinage sont responsables de la hausse de la fracture sociale israélienne entre riches et pauvres.
    Beaucoup de personnes pensent que le problème du marché israélien est qu’il est trop capitaliste, a expliqué Regev. En fait, c’est l’exact opposé. Il n’est pas assez compétitif. Il est contrôlé par des oligopoles et des monopoles qui réduisent la productivité et augmentent les prix. Beaucoup d’Israéliens se trompent de coupable et pensent que le problème est la mauvaise distribution des fonds publics, alors qu’en fait le vol réel est dans le secteur privé. »
    Certes, la situation en Israel n’est pas la même que les autres pays mais je suis sûr que si on faisait des études du même genre, on découvrait que les inégalités sont dû au capitalisme de connivence et aux réglementations (et non pas causé par l’économie de marché).

    L’un des plus gros problèmes en Israel c’est le logement. Ces problèmes de logement sont causés par l’état israélien. http://www.contrepoints.org/2011/08/20/41493-les-vraies-lecons-de-la-bulle-immobiliere-israelienne

  15. Les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils en fabriquent.

    Le socialisme est une philosophie de l’échec, le credo de l’ignorance et l’évangile de l’envie.

    Comme disait churchill: » Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère. »

    L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. Car, aujourd’hui comme autrefois, chacun, un peu plus, un peu moins, voudrait bien profiter du travail d’autrui. Ce sentiment, on n’ose l’afficher, on se le dissimule à soi-même; et alors que fait-on? On imagine un intermédiaire, on s’adresse à l’État, et chaque classe tour à tour vient lui dire: « Vous qui pouvez prendre loyalement, honnêtement, prenez au public, et nous partagerons.

    Le socialisme: Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, régulez-le. Si ça s’arrête de bouger, subventionnez-le.

    L’erreur fondamentale du socialisme est de caractère anthropologique. En effet, il considère l’individu comme un simple élément, une molécule de l’organisme social, de sorte que le bien de chacun est tout entier subordonné au fonctionnement du mécanisme économique et social, tandis que, par ailleurs, il estime que ce même bien de l’individu peut être atteint hors de tout choix autonome de sa part, hors de sa seule et exclusive décision responsable devant le bien ou le mal. L’homme est ainsi réduit à un ensemble de relations sociales, et c’est alors que disparaît le concept de personne comme sujet autonome de décision morale qui construit l’ordre social par cette décision. De cette conception erronée de la personne découlent la déformation du droit qui définit la sphère d’exercice de la liberté, ainsi que le refus de la propriété privée. En effet, l’homme dépossédé de ce qu’il pourrait dire « sien » et de la possibilité de gagner sa vie par ses initiatives en vient à dépendre de la machine sociale et de ceux qui la contrôlent ; cela lui rend beaucoup plus difficile la reconnaissance de sa propre dignité de personne et entrave la progression vers la constitution d’une authentique communauté humaine. le socialisme croit que la société est mécanique alors qu’elle est organique.

  16. Les théories socialistes ont été démontées propre en ordre. Les économistes ont montré que ces théories n’ont aucune structure interne cohérente (lisez par exemple Bohm-Bawerk pour ne citer que lui), et qu’elles reposent sur des conceptions erronées, notamment de la valeur du travail, de l’échange, du capital ou du profit. Il n’y a pas un économiste sérieux qui défende les conceptions de Marx. Il n’y a pas une faculté d’économie où l’on enseigne son modèle économique comme on enseigne le modèle IS-LM, la théorie du consommateur, etc. Dans les facultés d’économie Marx fait partie de l’histoire des idées comme Freud en psychologie. Il a été montré mathématiquement que la planification de l’activité économique était moins efficace que l’économie de marché. Allez lire la démonstration de Barone 1908, c’est un bijoux. L’économétrie durant tout le 20ème siècle a massivement montré que les mesures socialistes (contrôle des prix, salaire minimum, etc.) ne permettent pas d’atteindre les objectifs souhaités et/ou produisent des effets secondaires qui sont plus problématiques que le problème qu’on essaye de solutionner.De même, les mesures comparatives montrent sans ambiguïté que plus les pays protègent la propriété, plus il y a de liberté économique, plus ces droits entrent en force dans la réalité grâce à un système de tribunaux efficaces, et plus à l’arrivée on a un revenu réel élevé par habitant y compris pour les plus pauvres. Allez lire par exemple De soto. En d’autres termes, l’économétrie a montré dans toute sorte de domaines économiques ce que les mathématiques avaient anticipé. Finalement, l’histoire a également montré que chaque fois qu’on a essayé le socialisme, et on l’a essayé plusieurs comme on répète en science une expérience pour voir la robustesse du résultat, ça finit très mal. http://www.institutcoppet.org/2013/02/16/de-l%E2%80%99impossibilite-du-socialisme-par-hans-hermann-hoppe/

  17. Bcp de dictatures dans le monde (en particulier, en Afrique )sont socialiste, d’ailleurs certaines font partie de l’internationale socialiste. Ben Ali faisait parti de l’internationale socialiste. La Tunisie comme les autres pays du magreb (Lybie, Egypte,..) est socialiste tout comme la Syrie. Le parti baas a même servi de modèle au pasok (parti socialiste grecque) qui a dirigé sur la grèce ces 30 dernières années et qui a mis en place un système basé sur le clientélisme et la corruption et qui est responsable de la situation de la Grèce actuelle… Tous les pays du printemps arabe avait en commun d’être socialiste. Le socialisme n’est pas spécialement démocratique…. Le socialistes ont tendance à pratiquer la pensée unique qu’ils veulent imposer à tout le monde et à être contre la liberté (économique, d’expression,…). http://www.institutcoppet.org/2012/03/25/l%E2%80%99horreur-socialiste-par-alain-laurent/

    http://www.jbnoe.fr/Le-socialisme-et-la-democratie

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