Montebourg à Titan : « Tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice »

Publié Par Baptiste Créteur, le dans Politique

Cher Oncle Sam, tu nous as déjà sauvé la mise plusieurs fois, la dernière face à l’envahisseur national-socialiste. Cette fois, c’est l’envahisseur national et socialiste qui menace notre liberté. S’il-te-plaît, délivre-nous en.

Par Baptiste Créteur.

Arnaud Montebourg a répondu à la lettre du dirigeant de Titan, le potentiel repreneur qu’il évoquait depuis des mois pour l’usine Goodyear d’Amiens. Alors que le chef d’entreprise évoquait la situation de l’entreprise loin d’être attractive et tentait d’expliquer à Arnaud Montebourg pourquoi il ne reprendrait pas l’usine, ce dernier répond sur un ton autrement moins rationnel en évoquant l’histoire commune des deux pays dans cette affaire purement économique.

Dénoncer l’idéologie dévastatrice des hommes politiques et des syndicats français serait ignorer ce qu’est la France, et le ministre évoque les investissements des entreprises étrangères en France. Ces investissements, motivés par un contexte autrefois favorable et des subventions toujours abondantes, se feront de plus en plus rares à mesure que la France va s’enfoncer dans une crise dont la cause est l’intervention étatique et à laquelle la réponse apportée sera plus d’intervention étatique.

La marque France, projet d’Arnaud Montebourg pour attirer les investisseurs étrangers dans un pays qui a de plus en plus besoin de communiquer pour les attirer, devra être plus forte qu’une image qui semble de plus en plus répandue d’un des derniers pays à croire encore au socialisme – celle d’un pays où les chômeurs, de plus en plus nombreux, n’auront plus pour se consoler que le vin français.

Si les propos de celui qui fut, un temps, un potentiel repreneur sont durs, ils n’en sont pas moins plus proches de la réalité que ceux du ministre. L’énergie française bon marché, le cadre de vie apprécié, l’environnement favorable à une recherche et une innovation rejetées en bloc par des syndicalistes ennemis du progrès économique, social et technique, et la compétitivité de l’emploi en France ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir, tout comme le sont déjà les espoirs de voir des investisseurs s’intéresser à des entreprises françaises grevées par un syndicalisme destructeur d’emploi et d’avenir.

L’extrémisme dénoncé par Arnaud Montebourg est avant tout celui d’une réalité qui ne colle pas avec sa propre idéologie. Comme une réponse à la décision de ne pas investir en France, le ministre fait ce qu’il fait de mieux : il formule des menaces.

Soyez assuré de pouvoir compter sur moi pour faire surveiller par les services compétents du gouvernement français avec un zèle redoublé vos pneus d’importation.

C’est sur la coercition et la menace plutôt que sur la persuasion que les hommes politiques français cherchent à fonder les interactions humaines. Cela peut fonctionner avec les citoyens français soumis au pouvoir de l’État, mais pas avec le reste du monde qui a d’ailleurs beaucoup de mal à comprendre le ton et les mots employés par le ministre.

Il semble inconcevable aux représentants du peuple français qu’un chef d’entreprise puisse critiquer le gouvernement de son pays, tant il est devenu nécessaire en France de s’attirer les faveurs de l’État pour éviter que sa rage taxatoire ne s’abatte sans discernement. Outre son admiration pour Barack Obama qui, lui aussi, considère que les producteurs doivent beaucoup plus à l’État qu’à leur propre mérite, il évoque Lafayette comme un dernier élément auquel se raccrocher pour éviter la faillite et rappelle les sacrifices consentis par des milliers d’Américains venus sauver la France de l’envahisseur national-socialiste.

La donne est cette fois différente ; ce n’est plus à la menace national-socialiste mais à la menace nationale socialiste que les Français doivent faire face pour retrouver leur liberté. Pour que les Américains consentent de nouveau à des sacrifices en soutenant par leurs investissements un modèle social qui conduit le pays à sa ruine, la France n’a plus pour elle que son histoire, lointaine qui plus est. Que la France ait un jour offert la Statue de la Liberté aux États-Unis est difficile à croire, tout comme il est difficile de croire que la réponse de Montebourg évoque avec sérieux une réponse de la France et un protectionnisme zélé sous couvert de lutte contre le dumping.

C’est pourtant le cas, Oncle Sam. Une fois de plus, les Français ont besoin de toi ; diffuse auprès d’eux les idéaux de liberté qui ont, un jour, donné naissance aux États-Unis et qui semblent aussi les quitter peu à peu. La flamme de la liberté a beau être diffuse et lointaine, elle demeure le seul espoir pour les pauvres, les exténués, qui en rangs pressés aspirent à vivre libres.

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  1. Grande nouvelle du jour. Les misérables fonctionnaires, mal payés par l’Etat, vont voir leur journée de carence supprimée. Faut dire que les pauvres subissaient une mesure injuste et inefficace, selon les dires de Marylise Lebranchu… Si après tout ça, des mecs veulent venir investir en France, c’est qu’ils sont dingues !

    1. Et qui va payer pour nos chers fonctionnaires ? toujours les mêmes… Quelle honte ! pour rappel dans le privé c’est 3 jours de carence, pour les indépendants c’est 3 mois. mais ces gens non aucun respect, ils ne pensent qu’a eux et à défendre leurs innombrables et incalculables avantages. A quand la révolution ?

      1. Vous n’avez pas le cœur généreux. Ingrat, méchant, vilain !:) Le gouvernement vous le fera payer très cher ! Na ! En plus, Marylise elle a dit que les gens du privé étaient indemnisés pour les 2/3 dès les premiers jours de congés maladie par leur employeur. Vous ne comprenez pas donc pas la notion de justice sociale à la sauce Flamby…. Quoi que moi non plus, manifestement !

  2. En France on ne fait que bavasser, ignorer les problèmes. C’est quoi cette affaire ? Un ministre pleurniche auprès d’un capitaliste pour qu’il revienne à la table avec son pognon – Réponse adéquate : « t’aimes pas le capital alors pourquoi cette démarche, tu me prends pour un con, j’ai pas de temps à perdre… j’ai déjà fait le tour du dossier, ma décision est prise, vous êtes des nuls.  » Nous sommes dans le concret, le dur, des agriculteurs demandent des pneus, bons et pas chers, sommes-nous capables de répondre à la demande ? Réponse outrée qui se veut économique, c’est un extrême droite !!!
    Je viens de terminer Condillac, je suis subjugué. Toutes les réponses sont contenues dans son ouvrage de 1776 ! Je vais le placer avant Quesnay bien que je sois quesnaisien (la phonétique réserve des surprises), car il améliore sa théorie. Il a l’art de la formule « …par la nature des échanges, il y a nécessairement bénéfice des deux côtés, puisque de part et d’autre on donne moins pour plus. » (Montaigne en prend un coup) et « Le commerce donne de la valeur à des choses qui n’en avaient pas. » Du coup je suis allé fouiller sur le net pour voir ce qu’on en pensait, rien ou pas grand-chose sur son traité d’économie et pour les autres que je n’ai pas lu encore, le terme « lumineux » est employé et c’est bien lumineux qui est approprié pour décrire ses raisonnements. (Institut Coppet).

  3. A mon avis, le coup de la suppression du jour de carence annonce un gel du point dans la fonction publique: une goutte de miel pour mieux faire passer la pilule, qui sera très amère.

    1. Beh si on suit votre raisonnement jusqu’au bout , il faudrait supprimer les trois jours de carence dans le privé, nombre de salariés voyant leur rémunération gelée, sans possibilité aucune de gagner davantage en raison de leur avancement en terme d’ancienneté. Votre argument ne tient donc pas.

  4. Monte-à-rebours, a dû tomber sur l’expression « speak softly and carry a big stick. » Mais comme il est pas fortiche en angliche il a compris « gueule fort en brandissant une allumette. »

  5. Ce qui est incroyable, dans l’histoire, c’est l’arrogance du ministre de l’effondrement improductif, incapable de se remettre en question par rapport à cette volée de bois vert. Tête dans le guidon jusqu’au bout.

  6. monte-pulvar ou bourre-pulvar, je ne sais plus, tellement son nom est insignifiant peut bien garder ses menaces, elles ne font peur a personne.
    a hanoi, l’année dernière, une jeune etudiante en francais, me demanda pourquoi les francais etait raciste envers les asiatiques ? assez interloqué, je lui repondi que les deux systemes sociale etait antagoniste: le systeme asiatique favorisait le travaille et l’entreprrise, et etait deflationniste, alors que le systeme francais favorisait la fainéantise, l’irresponsabilité, et etait inflationniste.
    il est assez inquietant de voir que la partie la plus dinamique du monde a integré dans son esprit que nous les detestions.
    finalement, le socialisme francais n’est ouvert que sur la partie du monde qui lui ressemble le plus, le monde arabo-musulman: majoritairement conservateur, antiliberal, et plus porté sur la valeur religion que sur la valeur travail.
    si trotsky revenait, il s’en retournerait dans sa tombe.

      1. Le communisme chinois a le culte du travail et de la réussite et ne distribue que ce qui a été précédemment engrangé.

        En France, c’est congés, bonne bouffe, minimum de travail, distribution de bienfaits à crédit.

      2. Lafayette: « Cherchez l’erreur. »

        Question de trajectoire : la Chine tend à sortir de la fosse sceptique socialiste quand la France elle veut absolument s’y enfoncer de plus en plus profondément.

  7. Nous atteignons ici les tréfonds de la pensée vulgaire et doctrinale, où des trépignements ineptes tentent de clouer le bec à la réalité.

    Ce doit être du « made in France » :-)

  8. l’etat chinois n’a plus grand chose a voir avec le socialisme. il s’agit plutot d’un etat de type » jacobin du directoire « ( france fin du 18ieme siecle ) un parti unique, anticlerical, qui apres avoir cloué le bec au feodalisme (sous mao tse-tung ) a cloué le bec aux anarchistes de gauche ( sous deng xia ping ). il s’appuie sur l’armée, des affairistes ultraliberaux, une forte croissance economique et un patriotisme assumé.
    je ne defend pas specialement le partie communisme chinois. j’essaie simplement de decrire la realité.
    pour moi,il est normal que des gens qui travaillent dure, finissent par l’emporter sur des profiteurs est des indolents, question de logique et de morale., mème si une certaine fenéantise peut etre salvatrice, car elle pousse a la productivité.

  9. « Quand j’ai visité l’usine j’ai remarqué que les ouvriers travaillaient, aussi bien qu’ailleurs, pendant trois heures, mais après, le reste du temps, ils avaient leur pause d’une heure et puis ils bavardaient, ils glandaient. J’ai dit aux représentants syndicaux que ça m’inquiétait. On m’a répondu que c’était comme ça en France et que ça resterait comme ça.  »

    Pourquoi M. Taylor ne croirait pas les représentants syndicaux qui lui disent que la France, c’est comme ça !
    Il ne connait pas d’autre entreprise, et n’est pas là pour faire une enquête sociologique. Quelqu’un de soutenu par le gouvernement de la France lui dit qu’ici c’est comme ça partout. Point.

    Ceux qui répandent une image déplorable, ce sont bien eux.

  10. Ca fait toujours plaisir de voir Montebourg se faire emmerder, mais malheureusement, ce Monsieur n’est qu’un protectionniste qui vient quémander l’intervention de l’Etat.

    Les français travaillent 3h par jour, pourtant notre PIB par habitant reste l’un des plus élevé au monde: on doit être sacrément productif alors!

    Il y a beaucoup de reproches à faire aux français, notamment en matière de choix électoraux, mais la on verse dans la caricature.

    1. Si notre PIB par habitant est si élevé, ne serait-ce pas parce qu’il est composé à 56% de dépenses publiques, lesquelles sont constituées à 80% de prélèvements obligatoires, ce qui se contente de faire circuler les crédits, gonflant le PIB sans créer de richesse nationale ?

  11. Certes les propos de Titan sont outranciers mais pas entièrement dénués de tout fondement en particulier sur l’arriérisme de certains syndicats qui refusent les reconversions nécessaires de l’industrie française pour rester compétitive et conserver encore des emplois (voir les mesures prises par Schroder en Allemagne). N’oublions pas que la richesse de la France provient avant tout de nos industries.

    1. « N’oublions pas que la richesse de la France provient avant tout de nos industries. »

      Sympa pour les 70 % de salariés qui travaillent dans les services.

  12. La chose que nous n’avons pas encore compris les vrais français, face à la gauche française surtout ses ultras, c’est que ceux-ci ont toujours rêvé que le modèle soviétique s’installe ici définitivement. Ils l’ont essayé de 1945 à 1947, puis de 1981 à 1983, puis à partir de 1997. Las à chaque fois, à chaque occasion, ce modèle se casse la figure… tout seul. Il est invivable, socialement, politiquement, économiquement, humainement et est basé sur le totalitarisme. Depuis 2012, l’occasion se représente, les mêmes méthodes sont reprises, totalitaires, pour imposer au peuple un modèle dont il n’en peut plus et ne veut pas. Las, en 1989, la matrice du modèle a périclité dans les abîmes de l’histoire. Las, partout autour du monde, toutes les copies de la matrice originale s’enterrent et sombrent au fond de l’océan économique. Une dernière tentative dictatoriale est envisagée ici par les derniers traîtres à notre pays qui gouvernent sans le consentement du peuple après avoir presque volé la dernière élection majeure par la manipulation des médias, par le mensonge d’un programme qu’ils n’appliquent en rien parvenus au pouvoir depuis. Las, ce pouvoir et ses disciples médiatiques, en bons collabos du régime, désirent avoir leur passeport français alors qu’ils ne sont que des étrangers à passeport français, car il sont plus adeptes de l’ancienne URSS, que d’un esprit français fondateur, depuis les cathédrales jusqu’aux Lumières. Las, ils font entrer sur le territoire des hordes d’étrangers hostiles à l’esprit originel français pour remplacer le peuple frondeur et indiscipliné. Las le Mur de Berlin est tombé… Las, le prochain mur socialiste de la France va aussi tomber. Il faudra pourtant, tôt ou tard, juger tous ces collabos à une funeste idéologie étrangère enterrée ailleurs il y a déjà plus de 20 ans. Il faudra juger ces traîtres, pour l’histoire. Selon « Un devoir de mémoire », comme ils le disaient si bien concernant leurs peuples élus aux tiers coins du monde, sauf le leur, alors qu’ici ils massacraient les français au son de leur horrible et criminelle Internationale. Que le Satan communiste quitte ce pays, les pieds devant ou sinon, c’est nous qui le ferons quitter !