Les dérives des interprétations de la liberté individuelle

La liberté individuelle de chacun n’a de sens qu’en rapport avec l’égale liberté des autres et elle n’est pas un absolu non négociable.

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Les dérives des interprétations de la liberté individuelle

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 6 janvier 2023
- A +

« Allez vous faire foutre avec votre liberté ! »

C’est en ces termes peu académiques que le 10 août 2021 sur CNN, le célèbre ancien acteur et gouverneur républicain de Californie Arnold Schwartzeneger s’adressait avec indignation aux antivax américains qui, au nom de leur liberté individuelle, refusaient de se vacciner contre le covid. Et prenaient donc du coup aussi la liberté d’infecter les autres.

Cette apostrophe aurait aussi bien pu s’appliquer hors du seul domaine sanitaire à quantité d’autres circonstances de la vie courante où, également « au nom de la liberté individuelle », des revendications ou comportements rejettent toute prudence quant aux conséquences des actes accomplis. Téléphone au volant, rendez-vous médicaux non honorés sans prévenir, trottinettes en folie sur les trottoirs,  ascensions de sommets en baskets, fiestas bruyantes sur les terrasses, jets d’objets ou de mégots n’importe où, harcèlement, menaces et diffamations sur les réseaux sociaux, refus d’obtempérer et agressions de pompiers, médecins, enseignants ou agents des autoroutes, sans oublier les libertés prises avec le souci de la vérité (« post-vérité », complotisme).

La liste est longue de toutes ces dérives et usages irresponsables de la liberté individuelle – en déclinaison d’un « je suis libre de faire tout ce que je veux sans me soucier des conséquences ni qu’on m’en empêche ».

 

Les infortunes d’une liberté d’enfants gâtés

Tous ces manquements relèvent d’une incapacité ou d’un refus délibéré de supporter quelque contrainte que ce soit, de respecter des règles élémentaires de vie en société ouverte, car décrétées inutiles, arbitraires, abusives ou carrément liberticides.

Mais plus en profondeur, ils témoignent d’une intolérance à la frustration ou la contrariété, par inaptitude au contrôle de soi et à l’autodiscipline – d’où la multiplication des réactions hyperviolentes pour des motifs futiles. De par leur indifférence résolue à l’impact sur autrui, ils procèdent aussi d’une surprenante « annulation » (extension de la cancel culture !) des autres, perçus comme obstacles ou un vague décor encore moins réel que les traces virtuelles figurant sur leurs écrans. « Les autres, allez vous faire foutre », également ?

Ce qui est donc sous nos yeux à l’œuvre, c’est une régression infantile de masse et par suite une infantilisation des conceptions de la liberté individuelle, devenue une caractérisation majeure de la post-modernité. Sous les outrances des accusations de subir les exactions d’une « dictature » dès que des limites en l’occurrence fort… limitées sont posées aux effets du grand dérèglement ambiant des esprits (que les auteurs de ces surenchères verbales aillent donc expérimenter chez Poutine, en Iran ou en Corée du Nord ce qu’est vraiment une dictature !), tout se passe comme si on en était venu à adopter pour maxime un « J’ai bien le droit de faire tout ce que je veux » relevant d’un âge mental de cinq ans.

En effet, pour beaucoup trop de nos contemporains l’accès à toujours plus de libertés pour l’individu s’est dégradé en règne d’une boursouflure d’egos capricieux (pour Ayn Rand, la confusion entre  caprices – « whims » – et liberté était une plongée catastrophique dans l’irrationnel) d’un subjectivisme narcissique et hédoniste complètement désinhibé. Comme si avait été acté le triomphe, en termes freudiens, du principe de plaisir (immédiat et sans effort) sur le principe de réalité.

Il est revenu au grand philosophe libéral José Ortega y Gasset d’annoncer dès 1930 dans sa célèbre Révolte des masses l’émergence de ce qui deviendrait l’ordinaire d’une partie de nos sociétés : l’adulte mué en « enfant gâté ». Parlant de « la psychologie de l’enfant gâté  – gâté par le monde qui l’entoure », il précise que « gâter, c’est ne pas limiter le désir, c’est donner à un être l’impression que tout lui est permis, qu’il n’est soumis à aucune obligation, [c’est] l’accoutumer à ne pas compter avec les autres » : nous y voici !

 

La faute à l’individualisme ? Non : au laxisme progressiste et à l’étatisme

Pour trop de commentateurs, cette dégradation accélérée de la liberté individuelle, c’est naturellement selon le mantra bien-pensant de l’époque la faute à l’individualisme (l’atomisation, le triomphe de « l’individu-roi »…).

Rien n’est plus faux. Comme selon même les bons dictionnaires courants, l’individualisme se caractérise par le primat accordé à la capacité d’autodétermination de l’individu, la responsabilité rationnelle de soi, à l’indépendance d’esprit et à l’appétence pour le libre examen critique, c’est bien plutôt très exactement à l’emprise croissante de tout ce qui le nie ou le contrefait que l’on assiste.

Et pour découvrir les causes de la corruption de la liberté individuelle, il faut retourner quelques décennies bien en amont des actuelles auto-infantilisation et addiction compulsive et mimétique au « tribal-tripal » des réseaux sociaux pour découvrir les deux grands facteurs en jeu dont les effets déresponsabilisants convergent. D’un côté, hérités de l’idéologie mai 1968, l’hédonisme narcissique du « jouir sans entraves » et le tout-est-permis du « il est interdit d’interdire » qui ont lentement mais sûrement infusé dans une grande partie de la société ; et de l’autre côté, fruit d’un État-providence hypertrophié qui a depuis les années 1980 diffusé partout une mentalité d’assisté en tout (y compris dans l’Éducation nationale), un « tout doit m’être donné et tout de suite » sinon je me fâche et je me lâche… Si j’ajoute à cela une « révolte contre la raison » déjà pressentie par Karl Popper, il est logique qu’on en arrive à ces dérives démagogiques imprimant une idée plate et pauvre de la liberté individuelle.

Pour raviver une conception plus substantielle, exigeante et altière de la liberté individuelle, il faudrait réadmettre que vivre en société de manière civilisée comporte forcément un coût en termes de limitations à notre bon plaisir. La liberté individuelle de chacun n’a de sens qu’en rapport avec l’égale liberté des autres et elle n’est pas un absolu non négociable. Elle dépend nécessairement de contraintes qui n’en sont pas l’ennemi mais la condition de possibilité et doivent la régler, au sens des « règles de juste conduite » chères à Hayek – à rigoureusement respecter sous peine de chaos (à l’analogue de celles du Code de la route, qui permettent à chacun de librement aller en sécurité où il veut sans permission ni autorisation). Mais une authentique liberté individuelle ne peut aller sans reposer sur une préalable liberté intérieure nourrie de rationalité et de responsabilité (qui n’est pas son « revers » mais sa condition logique d’exercice), qui allie contrôle de soi et souci des autres. C’est alors qu’on pourra rappeler qu’au nom de cette liberté individuelle, l’essentiel est de bien limiter ce qui la limite.

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  • L’exemple du vaccin n’est pas un bon exemple. Jusqu’à preuve du contraire, c’est-à-dire après une trentaine d’années d’utilisation, je considère que ce vaccin a un énorme potentiel de nuisance, il n’empêche pas d’être malade ni de transmettre la maladie. Il n’empêche pas non plus les formes graves à 100 % je pense que c’est plutôt plus près de 40 %. Il meurt environ une cinquantaine de personnes de la Covid en France tous les jours, et c’est impossible de connaître leur statut vaccinal, leur âge ou leurs affections préexistantes. Vous pensez bien que si seules des personnes non vaccinées décédaient, cela ferait la une de tous les journaux d’État. C’est un secret bien gardé. Juste pour dire qu’en ce qui concerne le vaccin, la liberté individuelle doit pouvoir laisser le choix.

    • L’exemple du vaccin n’est qu’une illustration. La liberté de faire ou ne pas faire quelle chose est en tension avec l’impact que cela produit sur les autres, même si cet impact est du à une croyance infondée. La liberté de refuser le vaccin heurte ceux qui croient qu’il est vital de vivre dans un monde où tout le monde est vacciné. Ces derniers ses sentent donc agressés. La seule issue est le dialogue et la négociation.

    • C’est au contraire un très bon exemple, parce qu’il met en exergue le remplacement du respect de la liberté d’autrui par l’imposition contrainte de VOTRE logique et de VOS jugements. Les arguments techniques en pourcentages soigneusement flous et jamais rapportés au risque individuel pour vous et pour votre prochain, risque qui comprend aussi celui de payer pour vous vos arrêts maladie, ne sont pas pertinents. Vous choisissez de ne pas vous faire vacciner, c’est votre liberté, il n’y a là aucune contestation. En résultat de votre décision et de celles de vos amis, notre système de santé branlant s’écroule et les malades du covid ou d’autre chose se comptent par milliers, c’est VOTRE responsabilité. Bien sûr, c’est un procès d’intention que je vous fais en supposant que vous n’assumerez pas cette responsabilité. Alors, si vous voulez me convaincre, expliquez-moi comment vous feriez si la « liberté » face au covid tournait comme en Chine. Vous prendriez un bon avocat et vous trouveriez un article en petits caractères dans le code civil, ou bien vous feriez amende honorable ?

      -3
      • Ce qui se passe en Chine n’est que le résultat des politique zero-covid, et non de la liberté.
        Tout comme la situation russe des années 90 est le résultat du communisme et non du capitalisme.
        Encore faut-il déjà caractériser le fait qu’une liberté puisse être une nuisance pour autrui et non pas se lancer dans des narrations débiles. Sans quoi, n’importe quel dictateur communiste peut imposer son délire.

        • Ce qui se passe en Chine aujourd’hui, avec la saturation des hôpitaux et des incinérateurs, est bien sûr la responsabilité de la dictature qui ne les a pas prévus assez grands. C’est aussi la responsabilité de ceux qui ont poussé avec force au retour des libertés. Sans doute le jeu en valait-il quand même la chandelle, mais il faut admettre cette responsabilité, plutôt que de prendre ses interlocuteurs pour des déblles incapables de se construire leur propre opinion.

  • Intéressant de commencer un article avec un exemple caduque : Jeanine Small, présidente de Pfizer, a reconnu devant l’assemblée nationale que le vaccin n’avait pas été testé concernant son efficacité sur la transmission du virus…quand on vous dit que les pro-vax sont aussi idéologiquement bloqués que les anti-vax

  • « Et prenaient donc du coup aussi la liberté d’infecter les autres. » comment ? par la pensée?

    ce n’est pas un point de détail..c’est la gestion des espaces..et surtout de l’espace dit public.. l’espace public a la particularité d’etre ouvert à tous sinon un lieu de passage obligé et un lieu de contact obligé..

    il n’y pas moyen d’emballer avec du bon sens ou essayer de rationaliser les règles de comportement dans les lieux public..il suffit d’aller dans un pays différent et être lynché car on se balade sans chapeau.

    c’est abritraire..et DONC ce qui importe est comment on le vit soi.. si vous vivez dans un pays de gens avec qui vous ne vous entendez pas, vous subirez des consensus et des règles arbitraires.. qui vous déplaisent vous ennuient vous insupportent ou vous choquent au plus profond de votre âme.. vous devez un jour penser à vous barrer..

    le respect de la loi a des limites pour chacun différentes..

    point barre..

    les règles de vie en commun sont arbitraires ne sont raisonnables QUE dans UNE façon de voir les choses..et parfois ne le sont pas du tout.. mais donc ne le sont .jamais objectivement..et marchent souvent sur les libertés individuelles.. ça s’appel vivre en société..

    parfois on ne peut pas..on s’en va..car un individu est rarement capable de changer une société..

    à rome, tu vis comme les romains..même si tu es libéral.. et si tes pas content la seule solution reste de partir..quitte à revenir et subir si tu ne trouves pas mieux pour toi ailleurs.. et tu cause en expliquant …

    MAIS JAMAIS je n’admettrais que les règles sont « justes »…elles sont arbitraires et circonstancielles.. comme tout compromis..parce que ça va de pair avec mon droit à les combattre!!!!!

    -2
    • Ne renversez pas la charge de la preuve, c’est à vous de prouver aux autres que vous ne modifierez pas leur situation en leur défaveur en faisant jouer votre liberté.

      -5
      • Prouver ou convaincre?
        On peut prouver sans convaincre et convaincre de ce qui est faux, par exemple par des arguments d’autorité.

        • Prouver, ou pouvoir prouver. Convaincre est du n’importe quoi, nous sommes d’accord. Mais prouver, « scientifiquement », que les risques qu’encourt autrui ne sont pas affectés (au delà de la marge d’incertitude) est intellectuellement satisfaisant, et tout à fait réalisable dans la plupart des cas.

          • Un problème est que les éléments de preuve ou de réfutation n’arrivent souvent qu’après l’échéance de la décision qui doit être prise sans en savoir assez.

            • Si vous prenez une décision sans en savoir assez, alors vous devez assumer votre éventuel péché par ignorance, et non nier que c’ait pu être un péché.

              • « Dans le doute abstiens-toi » est déjà une décision souvent pire que « dans le doute choisis au mieux ».
                Et la malchance improbable n’est pas un péché.

                • D’accord. A part la fuite du virus du labo, et encore, où voyez-vous des malchances improbables ?
                  La responsabilité, condition de la liberté, se travaille en effet en évaluant les probabilités.

      • A vous donc de prouver aux autres que vous n’êtes pas un danger si vous êtes libre…
        Vous vous dites libéral???

        • pH11, bien basique mais bien acide quand même…
          Ben oui, si vous n’êtes pas capable de prouver (prouver, pas convaincre) que vous respecterez la liberté d’autrui, vous n’êtes pas digne d’être libre, c’est-à-dire de voir autrui respecter votre propre liberté. Il n’y a qu’aux enfants gâtés qu’on n’a pas appris ça.

      • non… pas si simple. .on nuit aux autres..par le bruit l’odeur la poussière soulevée par ses pas..

        pouvez vous donner UN exemple concret..

        je dis…la vie en société exige des règles.. la règle est OUJOURS arbitraire… le liberal se doit de le savoir car ça lui évite de qualifier tout contradicteur de fou ou irresponsable c’est juste une personne quia une autre hiérarchie des peurs..mais aussi de faire la révolution à chaque règle.. car arbitraire et tyrannique;.

        et la science du risque n’aide pas..parce que la vie n’est s pas éviter les risques mais les choisir!! donc les mettre en face de buts..

        bref il faut admettre que .. ben si tu en as marre d’un pays tu n’as d’autre choix souvent que de le fuir.. les lois sont toujours arbitraires..

  • « La liberté individuelle de chacun n’a de sens qu’en rapport avec l’égale liberté des autres et elle n’est pas un absolu non négociable. »
    non…on ne peut pas être libre de tout faire dans une société..
    il faut JUSTEMENT mettre des limitées aux entorses obligatoires aux libertés que sont les lois pour preserver LES libertés individuelles de façon absolue..

    la liberté de penser est elle négociable? votre droit de vivre est négociable ?
    la liberté de quitter un pays qu’on ne souffre plus. sans avoir commis de « crime » n’est pas un point de détail..

    non il faut fixer des limites au négociable..sinon.. vous avez une société qui PEUT basculer vers le tyrannique ..sans laisser le temps de le quitter..

    Je ne suis pas libéral mais.. un des point qui définit un libéral est pour moi qu’il vote avec ses pieds.. car une société libérale est quasiment inconcevable..

    la limite par exemple est justement franchies chez les médecins et autres scientifiques qui veulent contraindre pour soigner..

    La médecine moderne est exactement pour le patient le fait d’accpeter de participer à une loterie de l’effet secondaire, qui a conduit aux progrès de longévité COLLECTIVE.. au médecin de bien l’expliquer..et d’agir en toute confiance..

  • Pas du tout d’accord, le droit de disposer de son corps reste et restera toujours un droit fondamental, et il ne s’agit pas là d’un caprice d’enfant de 5 ans.
    Cet article est tout sauf libéral, un des piliers du libéralisme est le respect de la propriété alors que cet auteur nous explique que la collectivité l’emporte sur la propriété du corps.
    Quand aux « libertés prises avec le souci de la vérité (« post-vérité », complotisme) », l’auteur semble nous dire qu’il y a une seule vérité, et que la moindre interrogation ou remise en cause se rapporte à du complotisme. Il faut donc arrêter de réfléchir et digérer l’information officielle. Je préfère au contraire la liberté d’expression totale permettant l’échange et la remise en cause.

    • En quoi ne mélangez vous pas allègrement le droit de disposer de son corps et celui de disposer par la même occasion de celui des autres, portefeuille inclus ?
      Lancer un swing dans un métro bondé, est-ce le simple droit fondamental de disposer de son corps ?

      -6
      • Ou coller votre corps avec de la colle forte à la vitre qui protège un tableau dans un musée…

        -3
        • @MichelO
          Se coller à la vitre d’une œuvre d’art, ou une table, n’est pas une liberté, pas plus que de casser des vitrines lors de manifestations : c’est du vandalisme. Cela porte atteinte à la propriété privée d’autrui ou publique pour l’œuvre d’art. C’est comme dire que le droit de manifester ou de faire grève permet de péter des vitrines et lancer des cocktails molotof sur la police et que c’est aussi de la liberté d’expression.

      • Personne ne dispose du corps d’autrui en ne se vaccinant pas. Vacciner ne supprime pas la transmission, mais la réduit partiellement.
        Le fait de ne pas être vacciné ne signifie pas être malade et la probabilité de croiser un malade reste faible.
        La théorie de la transmission par des asymptomatiques reste très hypothétique, hasardeuse et impossible à modéliser pour tirer des conclusions scientifiques sérieuses pouvant justifier une politique.

        Sinon, la transmission d’un virus étant de facto incontrôlable, même avec un vaccin, il n’existe donc pas de droit opposable à ne pas se faire contaminer.
        De plus, covid ou non, malade ou non, la transmission de corps microbiotiques (malins ou bénins) se fait dans chaque échange entre individu.

        • A partir du moment du moment où vous augmentez significativement le risque de décès de ceux qui vous croisent ou qui auraient besoin que vous ne soyez pas en arrêt maladie, vous vous attaquez à leurs libertés.

          -4
          • Mais si vous préférez éviter de les croiser et de vous mettre en arrêt-maladie, c’est aussi une solution.

          • Quand je roule à 50km/h en voiture, j’augmente le risque d’écraser quelqu’un. Donc si on suit votre logique, on arrête de rouler ? Non, je pense plutôt que celui qui est phobique des voitures regardent à 2 fois avant de traverser. Pour la pandémie ça aurait du être pareil, les phobiques du virus restent chez eux.

            • Non, quand vous roulez à 90 sur une départementale de l’ancien temps (celles qui étaient conçues pour permettre cette vitesse), vous n’augmentez pas le risque d’écraser quelqu’un s’il se comporte lui-même raisonnablement. Les accidents sont à 99% dus à une imprudence d’un côté et/ou de l’autre, et/ou même parfois du 3e, celui de l’aménageur du réseau routier. Si vous avez des statistiques contraires, merci d’en donner la source. Les phobies sont en général avancées par ceux qui ne savent pas lire les statistiques. Personnellement, j’ai la rage de m’être vu répondre « avec le covid, on a moins de personnel et plus de lits occupés, alors si votre urgence n’est pas absolument vitale, vous attendrez ». Quel conseil me donneriez-vous, face à celles qui disent « tout ce que je risque, c’est 15 jours d’arrêt de travail à regarder les JO à la télé, alors je ne vois pas pourquoi je ferais l’effort du masque ou de la vaccination », dans la maison de retraite de votre mère ?

              • Et pour rester dans des domaines où il n’y aurait pas mort d’homme, j’aimerais votre avis sur la liberté de se coller à la colle forte sur la vitre de protection d’un tableau dans un musée en empêchant ainsi les visiteurs de profiter de leur visite.

              • « Les accidents sont à 99% dus à une imprudence d’un côté et/ou de l’autre, »
                Donc vous considérez aussi qu’un instant d’inattention est une imprudence ou un comportement dangereux? Qui n’a jamais un jour, été confronté à ce risque? Réduire les causes d’accidents à 3 ou 4 motifs me semble bien aventureux ( comme d’imputer le réchauffement climatique au seul effet de serre prétendument causé par le CO2 anthropique)!

                • Inattention, imprudence, la distinction n’est pas le problème. Le risque est-il augmenté par un choix du conducteur de prendre son véhicule et de l’utiliser dans des conditions normales et raisonnées plutôt que de monter des systèmes forcément plus compliqués lui permettant de s’en abstenir ? S’il est augmenté, est-ce acceptable par rapport à la réduction de dépenses et d’ennuis grâce au véhicule ?

                  • « Inattention, imprudence, la distinction n’est pas le problème. »
                    Ben si , il y a un problème car l’inattention est involontaire alors que l’imprudence est volontaire. Si vous causez un accident en manipulant votre télé^phone au volant, vous direz que c’est de l’inattention, mais le choix que vous aurez fait d’enfreindre les règles et d’être imprudent est bien de votre responsabilité, et c’est ce qui sera retenu contre vous!

              • Je comprends votre rage par rapport à votre expérience des urgences, mais les urgences sont débordées depuis plus de 15 ans avec ou sans Covid, donc c’est trop facile de s’en prendre aux non-vaccinés. Le problème vient surtout de l’hopital qui n’est pas au niveau.

                • Là, oui, nous sommes d’accord. Simplement, faute de pouvoir personnellement remédier à cette déliquescence des hôpitaux, nous devons trouver des manières de faire avec. Nous aurions de toute évidence plus de latitude si au lieu de 5.8 lits pour 1000 habitants nous en avions 8 comme la Russie ou 12.4 comme la Corée du Sud. Le risque serait certainement moins augmenté pour les autres par les initiatives individuelles de refus de vaccin, mais nous n’avons que 5.8 lits…

                  • Mais rien ne vous empêche de payer et d’être soigné ailleurs. Un libéral non vacciné ou vacciné et qui a besoin d’être hospitalisé acceptera tout naturellement de payer pour ses soins (car il sait que les soins fournis par l’état sont déficients de toute façon). Ceux qui se batteront pour les 5,8 lits sont ceux qui ne veulent pas payer. Et qui accuseront les autres de le leur avoir pris.
                    Suis je un peu dur? Ceux qui veulent la santé collective, ils récupèrent la mort. Une forme de responsabilité. En tant que libéral, je trouve qu’il y a beaucoup trop de lits d’hopitaux publics. Heureusement, ce nombre ne cesse de baisser.

                    • ??
                      En tant que libéral, je trouve qu’il manque énormément de lits de cliniques privées, et je ne me réjouis pas que pour les soins qui ne sont pas disponibles dans le privé à moins de disposer d’un jet privé pour vous y emmener à l’étranger, les lits du public soient de plus en plus rares et déjà occupés. Je ne veux ni la santé collective ni la mort, mais les choses sont ce qu’elles sont et à mon échelle tout ce que je peux faire est d’empêcher un tout petit peu la situation d’empirer pour les patients, notamment en attachant un grand prix à ce qu’ils tombent pas malades, et demander à chacun d’en faire autant.

        • Le bon sens voudrait que chacun considère que sortir dans l’espace public est risqué, puisque le virus circule sans que l’on sache si vacciné ou pas change sa dispersion et sa transmission. Les Shadoks disaient: « Pompons de peur qu’il se passe quelque-chose de pire en ne pompant pas! » ( on peut remplacer pompons par vaccinons puisqu’avec le recul on a constaté que ça ne changeait rien). Donc chacun est libre de se vacciner s’il estime se protéger, ou porter un masque dans l’espace public, la liberté des autres étant s’ils les pensent efficaces d’utiliser pour eux-mêmes les protections disponibles, sachant que dans le cas particulier du covid, on se protège, mais on ne peut prétendre protéger les autres. Beaucoup ont fait l’erreur de qualifier d’antivax ceux qui refusaient le vaccin covid pour des raisons parfaitement justifiées (son peu d’efficacité générale), ce qui ne signifiait nullement qu’ils étaient contre tous les autres vaccins à l’efficacité prouvée par des années d’utilisation. ( Même chose pour l’hydroxychloroquine d’ailleurs interdite d’utilisation par pure idéologie).

          • Sauf que votre « on ne peut prétendre protéger les autres » semble du même tonneau que l’hydroxychloroquine… Les études que j’ai vues concernant l’hydroxychloroquine étaient statistiquement incorrectes, elles affectaient au médicament des réductions manifestement totalement expliquées par les âges, et elles étaient mises en avant par un chef d’institut tout aussi manifestement plus à la recherche de notoriété personnelle voire d’un poste de sinécure publique que de patients à sauver. Alors, il faudrait quelques éléments plus scientifiques pour pouvoir aborder le problème sous cet angle.

            •  » Les études que j’ai vues concernant l’hydroxychloroquine étaient statistiquement incorrectes »
              Certaines que j’ai vues avaient manifestement pour objectif de discréditer Raoult car les essais cliniques de l’hydroxychloroquine étaient conduits sur des patients déjà hospitalisés pour covid grave alors que le protocole de Raoult préconisait son emploi DES LES PREMIERS SYMPTOMES, C’EST-À-DIRE à un stade précoce de la maladie où la charge virale pouvait être efficacement contenue par le médicament. Quand on veut argumenter sur les conditions scientifiques des études, encore faudrait-il rester dans un argumentaire scientifique sans préjuger des « intentions » cachées de Raoult dans sa démarche! ( obtenir une hypothétique sinécure?)

              • Il est exact que le protocole Raoult a été invalidé par des tests qui ne respectaient nullement le protocole Raoult; ça fait désordre.
                Résultat cocasse, non seulement on n’a jamais pu conclure sur l’efficacité de ce protocole mais en plus on a suscité une méfiance bien compréhensible sur les procédures de validation.

              • Que des études aient été conçues pour discréditer Raoult est probable, mais ça ne rend pas les études incorrectes que lui a publiées plus correctes.

          • En quoi, aussi, votre appréciation personnelle du « peu d’efficacité » du vaccin serait-elle une justification parfaite ? Les effets de l’absence de vaccination sur la mise en danger de ceux qui croisent un non-vacciné, tant par contagion que par la défaillance possible des services dont il a besoin pour vivre, sont constatables sur les statistiques, même s’ils sont parfois eux-aussi biaisés par des causes multiples. Malgré mon masque et mon vaccin, je suis plus mis en danger par les non-vaccinés que par les vaccinés. C’est ce que montrent les statistiques. En avez-vous qui montreraient le contraire, par exemple par un facteur causal oublié ? Sinon, pourquoi votre position devrait-elle prévaloir sur la mienne quand il s’agit de MA liberté de ne pas encourir de risques ?

            • A votre place j’éviterais de me faire soigner par des médecins qui ne jurent que par les statistiques ( quand on voit comment sont parfois collectées les données servant à les établir)! En général, elles ne prouvent rien, malgré que certains s’appuient dessus plutôt que sur des faits pour essayer de prouver qu’ils ont raison.

              • Les statistiques ne prouvent rien, elles réfutent. Dans les rares cas où je peux choisir mon médecin, j’en prends un qui l’a compris.

              • Il y a ici un pneumologue avec lequel dans ma jeunesse je faisais l’été du dériveur, et auquel l’hiver à Paris je donnais des petits cours de maths et de stats (un moyen pour ses parents de m’offrir de l’argent de poche) pour qu’il puisse tenter le concours. Il m’en a toujours été très reconnaissant. Croyez-vous que je devrais ne pas présumer de ce que je lui ai appris et modestement l’éviter ?

            • @MichelO
              Bonsoir et bonne année,
              « Malgré mon masque et mon vaccin, je suis plus mis en danger par les non-vaccinés que par les vaccinés. »
              Comment cela peut-il être possible avec les 2 seules mesures (officielles) de protection contre ce virus ?
              Avec masque et vaccin plus les rappels (4 doses), comment des non vaccinés dont vous ne pouvez pas juger, à l’œil, s’ils sont malades du Covid, de la grippe, d’une bronchite, d’un rhume (les médecins généralistes ne pleuvent pas non déduire les symptômes covidiens sans un PCR positif pour en avoir la preuve) pourraient vous faire courir un risque voire être néfastes pour votre vie ? (Si votre vie est menacée, tout non vacciné que vous croisez est vraie menace donc vous devriez pouvoir user de la légitime défense. Pourquoi ne le faites-vous pas ?)

              • Bonne année aussi.
                Je suis un statisticien. Je mesure les risques d’abord, et seulement ensuite je cherche des explications cohérentes aux variations que je constate. Pour l’augmentation de risque là où il y a moins de vaccinés, ma principale explication candidate est que la gravité accrue chez les personnes non vaccinées par rapport aux personnes vaccinées conduit à une désorganisation générale du système de soins bien supérieure là où peu sont vaccinés. Un autre facteur est que se faire vacciner dénote probablement chez celui qui le fait une plus grande considération pour autrui que chez celui qui s’y refuse, et que la transmission s’en trouve réduite par tout un tas d’attitudes.
                Le risque est accru là où il y a de nombreux non vaccinés. Ne pas savoir avancer d’hypothèses explicatives ne permettrait pas de le nier.

                -1
            • Il faut remettre les choses en place ce vaccin qui n’en est pas un est toujours en phase de recherche et n’a pas d’AMM définitive. C’est un produit détourné de sa mission qui est de soigner des cancers. On n’injecte pas des gens qui n’ont aucun risque pour cette maladie, en leur faisant prendre des risques pour leur vie future. On ne fait pas prendre de risques inutiles pour sauver un système de santé. Est-ce que vous pouvez garantir, votre tête sur le billot, que dans 20 ou 25 ans il n’y aura aucun effet secondaire grave sur les adolescents qui ont été injectés. Sur les bébés des femmes enceintes qu’on a injecté pendant leur grossesse etc. le problème de ce vaccin c’est que ça n’est pas un vaccin. Souvenez-vous du distilbène, une petite hormone de rien du tout… J’ai honte pour les médecins et les politiques qui ont pris ce risque pour des gens qui n’avait aucun risque en face de cette maladie.

              • Est-ce que vous, vous pouvez garantir, votre tête sur le billot, que dans 20 ou 25 ans il n’y aura aucun effet secondaire grave pour les adolescents qui n’ont pas été injectés ?
                Le principe de précaution est une absurdité. Les effets qu’on ne connaît pas ont exactement autant de chances d’être non-négatifs que non-positifs. Le seul effet dont on soit certain, pour l’avenir, est que ce qui peut donner lieu à crainte sera utilisé par les puissants pour manipuler les faibles à leur avantage.

    • Vous avez parfaitement raison!
      Cet article est écrit par quelqu’un qui n’est pas libéral. avec ce genre de personnes, dans cinq ans, c’est le goulag.
      Il n’existe pas de « bien commun » (concept hegelien qui a déjà fait plusieurs millions de morts)
      Marre du sophisme des étatistes qui consiste à raisonner sur les effets pervers de précédentes interventions de la violence publique dans la société…pour en réclamer d’avantage!
      Dans un monde libre, une personne ferait seule son analyse de risque santé -et reçevrait beaucoup d’aides de service providers -qui gagnerait de l’argent! beuh!- et on arriverait à un meilleur résultat.
      Encore et toujours revenir à Benjamin Franklin if you want liberty and security, at the end, you will get neither the latter nor the former.
      Quant à Schwarzi, il devrait, en tant qu’Autrichien, cesser de répéter des phrases qui rappelent celles d’un de ses compatriotes qui a fini dans un Bunker à Berlin…Verdam nochmal!

  • Bonjour à tous,
    Petite question de bon matin, quelqu’un est-il capable de définir ce que c’est que la Liberté (dans le sens libéral) de façon concrète et non ésotérique (la Liberté des uns s’arrêtent là où commence celle des autres, la liberté c’est de pouvoir faire tout ce qu’on veut tout en respectant la liberté des autres, etc …)

    J’en ai une à vous proposer, inspirée en partie d’Adam Smith, mais j’attends d’abord vos propositions.

  • OK avec seconde partie de l’article, mais, je suis ok pour aussi dire que l’exemple vaccin Covid est plutôt mal choisi – s’il vise à montrer que la liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres. Ce vaccin a été poussé par injonction gouvernementale, il n’existe aucune corrélation entre le fait d’être vacciné et le faire d’infecter les autres, il est assez inutile pour les personnes de moins de 55 ans, il constitue même potentiellement un risque pour les classes d’âges en deçà. Bref, l’argument est dans l’autre sens : ce sont ceux qui veulent être libres de circuler sans subir la conséquence d’être infectés qui poussent les autres à se vacciner parce qu’on leur à dit qu’il étaient le principal facteur de risque. Ils sont les vecteurs de l’égoïsme qui est dénoncé ici.

  • « LA LIBERTE, c’est la possibilité de poursuivre sans contrainte ses propres buts avec ses propres moyens dans le respect des droits de propriété d’autrui ».

    Un droit de propriété étant facilement définissable (cf john Locke)

    Une meilleure définition ?

  • « Arnold Schwartzeneger s’adressait avec indignation aux antivax américains qui, au nom de leur liberté individuelle, refusaient de se vacciner contre le covid. Et prenaient donc du coup aussi la liberté d’infecter les autres. »
    Alors voilà bien ce qu’on appelle un sophisme.
    Car en admettant même que le vaccin empêche les contaminations – ce qui est definitivement faux, car ce vaccin n’est pas stérilisant – les gens non vaccinés ne prennent la liberté de contaminer que leurs semblables, d’autres non-vaccinés.
    Les vaccinés, eux, ne craignent rien, puisque le vaccin est efficace pour contrer les ravages de la maladie.

    • En l’occurrence, il n’y a que deux victimes potentielles d’un refus de la vaccination.
      Soi-même.
      Les services de santé. Qui risquent l’engorgement.
      Mais pour le dernier point, quel est le vrai responsable ? Et si l’Etat doit restreindre les libertés individuelles pour sauver son système de santé publique, il y a comme un hic, non ? Qui ressemblerait comme 2 gouttes d’eau à une pente fatale…

      • PS : pour contrer l’engorgement, il n’y a pas une seule attitude responsable, qui serait la vaccination. Il y a aussi le respect des gestes barrières, le masque, le gel. Etc.
        En obligeant, peu ou prou, par la coercition du pass par ex, la vaccination, l’Etat impose un outil unique. Qui n’est pas supérieur aux autres. Il restreint la liberté individuelle sans aucun gain colectif.
        Cerise sur le gâteau, il fait naître doute et refus sur le principe même de la vaccination. La balle dans le pied.

  • Intéressant , liberté versus bien commun!
    si on pousse à la limite le bien commun est parfaitement défini … il faut juste s’y conformer et c’est la fin des libertés, fin de la propriété qui n’est pas un bien commun.
    mais qui définit le bien commun ? une belle expérimentation dans le communisme qui illustre cette approche du bien commun . Aujourd’hui qui définie le bien commun? L’onu et ses services , l’Europe et son organisation normative , l’état , les administrations , les ONGs .
    Et si le bien commun était la liberté comme indiqué au fronton de nos établissement publique … ? on ne semble pas aller dans cette direction et tout le contraire.

    • Où voyez-vous qu’il s’agirait du bien commun ? La liberté, soit-elle celle d’autrui, est toujours individuelle. Elle est contrainte par la liberté de chacun des autres avec lequel on peut interagir, pas avec une espèce de somme collective des autres.

  • « Et prenaient donc du coup aussi la liberté d’infecter les autres. »

    S’il commence par ce poncif, l’article ne vaut pas la peine d’être lu, vu que ce postulat (que le vaccin empêche les transmissions) est faux et réfuté depuis un bon moment.

    Sinon, il est certain qu’on a tendance à confondre liberté et licence (ce que fait ici l’auteur), ce dernier étant un passe-droits.
    On fait passer la liberté d’autrui pour de la licence pour mieux l’attaquer. On fait passer sa propre licence pour liberté (ce que font régulièrement les journalistes au nom de la liberté de la presse) pour la légitimer.

    • Sans oublier que la mise en danger d’autrui de la part de personnes asymptomatiques est une théorie très hasardeuse impliquant une notion très abstraite de la causalité.

      • La non-mise en danger d’autrui, sur la base de philosophies sentimentales, est une théorie bien plus hasardeuse.

        -3
  • « Et prenaient donc du coup aussi la liberté d’infecter les autres. »
    La suite a prouvé que la vaccination n’empêchait pas la circulation ni la transmission du virus!
    On trouve là le même biais qui fait dire à certains illuminés que le réchauffement/changement/dérèglement climatique serait dû à une seule cause: le CO2 produit par la combustion des fossiles

    • La suite a prouvé que la vaccination réduisait significativement la pandémie et ses conséquences. C’est peut-être indirectement alors qu’on espérait directement, mais il n’empêche que la liberté prise par les antivax l’était sans préjuger de ce qui se préciserait ensuite. Le CO2 n’est pas comparable, parce qu’on n’a encore pas vu une seule personne affectée par le CO2 ni décrit de mécanisme sérieux suivant lequel elle pourrait l’être.
      Si vous voulez une analogie, prenez plutôt la limitation de vitesses. On part de la situation où chacun est libre et responsable d’adapter sa vitesse à la voie routière, où quelques uns en déduisent qu’ils sont libres de rouler à 120 dans les villages à la sortie des écoles, et où plutôt que de forcer ceux-là à respecter la liberté des autres on met au pouvoir un Edouard Philippe ou un Macron, en attendant une Ursula.

      -4
      • Les conséquences oui. Moins de covid graves, moins de décès.
        La pandémie, que dalle. Le vaccin n’est pas stérilisant, comme le sont ceux de la variole ou de la rougeole.
        Le vaccin ne fait que réduire le temps pendant lequel vous êtes contagieux. D’où l’isolement de 7 jours pour les vaccinés covidés. Et 10 jours pour les covidés non vaccinés.
        Impact sur l’économie peut-être. Sur la pandémie : zéro, zéro et la tête à Toto !
        PS : grippe espagnole (H1N1) 1918-1919, trois vagues meurtrières, printemps, automne, printemps, puis installation saisonnière à plus bas bruit… Toute ressemblance etc n’aurait rien de forfuit… Et en ce temps là, le vaccin anti-grippe n’existait pas.

      • A l’été 2021, tout le monde savait que le vaccin évitait les cas graves. Les études avant mise sur le marché avaient exclusivement porté sur cet aspect.
        A l’été 2021, personne n’avait prouvé que le vaccin limitait les contaminations. Nos gouvernants nous ont pourtant vendu qu’en nous vaccinant, nous protégions Papy et Mammie. Que cela justifiait le pass sanitaire.
        Deuxième mensonge d’Etat après les masques qui ne servent à rien.
        Voilà comment on crée des antivax.
        N’inversez pas la flèche du temps.

      • Evidemment, ne voir qu’une seule cause à un problème simplifie beaucoup le travail d’un statisticien! Le problème, c’est que les événements positifs ou négatifs de notre vie sont très rarement le résultat d’une seule cause et les paramètres ayant conduit à ces événements sont souvent tellement imbriqués qu’ il est plus simple pour établir des statistiques de n’en choisir que quelques-uns, si possible allant dans le sens qui nous arrange. Regardez la Chine avec ses mesures anti covid ( vaccin, confinements stricts, tests à tous les étages) qui à l’en croire n’avait que 2 ou 3 morts par jour dans sa population! Ça ne vous a pas interpellé que dès la levée de toutes ces mesures, on ait brusquement une explosion de cas? Pouvez vous croire honnêtement qu’avant cette « libéralisation », la Chine n’avait qu’aussi peu de malades?

        • On voit surtout que vous n’êtes pas statisticien. Un statisticien, un vrai, passe 99% de son temps à essayer de décrypter les biais et erreurs de mesures dans ses données, et 99% du reste à trouver les bonnes formulations d’hypothèses que les statistiques permettront de réfuter.

      • La suite n’a rien prouvé du tout, vu qu’aucune expérimentation en double aveugle n’a pu être conduite et que donc on ignore ce que cette suite aurait été en l’absence d’une ou plusieurs des mesures préconisées par l’Etat;

        • Donc, vous êtes d’accord qu’on ne peut pas conclure faute d’étude sérieuse.
          Maintenant, sortons des aspects scientifiques, et passons à l’enquête policière. Qu’est-ce qui aurait pu inciter à conduire des études plus sérieuses ?

  • Ouh la la, vous me faites mal à la tête avec vos arguments sur la vaccination. La vérité c’est que si les politiques et les journalistes nous raconteraient moins de bobards, nous les croirions davantage.

  • Les causes de la corruption de la liberté individuelle seraient l’hédonisme narcissique et l’état providence !!
    Pour il s’agirait plutôt de conséquences. Ce n’est qu’une impression, néanmoins celle-ci m’amène à penser que d’une manière générale la cause serait la modernité dans le sens ou cette modernité nous éloigne d’une certaine réalité derrière les choses. Le numérique accélère d’ailleurs ce phénomène. Par exemple bon nombre d’applications vous permettent d’obtenir un bien ou un service sans que le donneur d’ordre se rende compte de la chaîne d’actions/efforts que cela implique. Tout devient plus facile et l’exigence devient inversement proportionnelle. Je peux quasiment tout consommer sans bouger de mon canapé. Les paiements sont invisibles donc indolores. Vous pouvez bosser chez vous sans peut être ne plus voir physiquement à quoi ressemble votre entreprise (locaux, produits, collègues) et sentir les rouages. Un bon médecin ne peut diagnostiquer sans contact physique avec le patient. Avoir connu de chercher l’eau potable au puits avant de l’avoir courante, vous donne un rapport différent avec l’eau et son usage.
    Il en est de même pour toute chose y compris la liberté individuelle. Le progrès nous apporte énormément de choses mais il peut nous éloigner d’une certaine réalité et des autres.

  • Avatar
    Philippe Chabert
    7 janvier 2023 at 9 h 42 min

    La liberté d’un individu est étroitement liée à la responsabilité étatique.

    Dans le cadre de la vaccination contre la Covid, sous quel prétexte peux-t-on supprimer des droits à un individu qui fait le choix (puisque l’État n’a pas rendu ce « vaccin » obligatoire) de ne pas se faire vacciner? Le statistiques ethniques sont à priori interdites, et pourtant…

    Pour rappel, définition Wikipédia des statistiques ethniques:
    « Il est interdit de traiter des données à caractère personnel qui révèlent la prétendue origine raciale ou l’origine ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques ou l’appartenance syndicale d’une personne physique ou de traiter des données génétiques, des données biométriques aux fins d’identifier une personne physique de manière unique, des données concernant la santé ou des données concernant la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle d’une personne physique »

    À titre personnel, j’ai fait le choix de ne pas me faire vacciner car je n’ai pas souhaité endosser une responsabilité que l’État ne souhaitait pas supporter en cas d’effets secondaires. Sans compter que je ne suis pas un grand consommateur de loisirs.

    Enfin, la liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres, un concept qui ne doit pas être unilatéral en fonction d’une certaine morale « bien pensante » largement véhiculée par nos médias propagandistes!

  • la liberté est inhérente à la nature humaine… Elle n’est donc un absolu, justement. Elle est « sans limite » autre que celle que je veux bien reconnaitre à autrui d’être un alter-égo, une image différente de moi même. Au contraire de ce qui est postulé ici, la limitation de la liberté est ce qui n’est pas naturel, ce qui procède du renoncement que chacun fait (ou non) dans la mesure où il y voit un intérêt.

    Attention, amis « libéraux mais pas trop » : à trop vouloir limiter la liberté des autres, à poser les « absolutistes de la liberté comme extrémistes » ils risque de se dire que bon, ben la société et ses limites me demandent trop et m’apportent trop peu, je vais faire sans. Bref je ne vais plus reconnaitre dans « les autres » mes « frères en humanité » mais des obstacles et des gênes… A ne pas reconnaitre la vérité fondamentale de la liberté individuelle, le chaos « anarchiste » (au sens négatif que les étatistes et autres tyrans en peau de lapin on voulu donner au mot) qui a pu régner dans les temps « préhistoriques » risque bien de revenir, et de revenir fort.
    A l’état de nature je suis libre (je peux faire TOUT ce que je veux, pourvu que je puisse le faire, physiquement). Je ne renonce à le faire (je limite ma liberté à là où commence celle des autres) uniquement parce qu’il y a pour moi un avantage à le faire (les bénéfices de la vie sociale, le confort de ne pas être en guerre permanente). Mais si les avantages disparaissent… si la liberté est trop limitée (et qui décide réellement où se trouve cette limite, cf le vaccin, liberté de n’être pas contaminé vs. liberté de décider de ce qu’on m’injecte pourquoi l’une prévaudrait-elle sur l’autre ?, sinon les « élites » « intellectuelles » et jacassantes…. ) alors je ne veux plus de cette société. Et si je ne suis pas seul, ça va faire assez mal.

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