Le wokisme : avatar identitaire d’un droit de l’hommisme fou

Le wokisme réduit d’abord l’individu à une collection relativement courte d’attributs identitaires

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Le wokisme : avatar identitaire d’un droit de l’hommisme fou

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 26 décembre 2022
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« Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde », selon une citation apocryphe devenue célèbre.

Il est inhérent au gauchisme de mal nommer et sa variante identitaire – le wokisme – n’échappe pas à la règle, comme l’illustre l’écriture dite inclusive qui en procède idéologiquement. L’écriture inclusive n’a, en effet, rien d’inclusif : en français, il y a un masculin et un féminin du particulier. Et il y a aussi un masculin de généralité qui est et a toujours été inclusif puisque précisément rien n’est jamais plus inclusif que ce qui est général. Prétendre se défaire de cette convention ce n’est pas inclure mais juxtaposer et spécifier -donc dé-généraliser- au prix d’une complication syntaxique par ailleurs impraticable (et non transposable à l’oral) ; en résulte une novlangue qui n’a nullement vocation à inclure mais à incarner une sorte d’esperanto wokiste aussi conceptuellement déficient qu’heureusement incommode.

Non contente de mal nommer, cette regrettable invention ajoute aux malheurs du monde : car en prétendant détruire l’expression grammaticale de la généralité, l’écriture wokiste (qualifions-là comme il se doit) en altère la portée même. Et pour cause : le wokisme réduit d’abord l’individu à une collection relativement courte d’attributs identitaires (le genre, la couleur de peau, la croyance religieuse, l’orientation sexuelle), en conçoit des catégories antagoniques qu’il tamponne de son sceau dogmatique (dominant/dominé c’est-à-dire méchant/gentil) et range ensuite chacun.e dans le tiroir taxinomique qui lui sied. C’est que, le gauchisme ne sachant penser qu’en termes manichéens, il lui faut diviser d’abord, opposer ensuite et élire enfin les catégories auxquelles, au nom du Bien, la société et le droit doivent allégeance.

Or, ce qui est général aux humains leur est aussi commun – l’humanité, justement – et ce qui est commun tend à rassembler plutôt qu’à diviser, rendant la tâche idéologique d’autant plus difficile.

Pour asseoir la lutte catégorielle sur le trône des concepts, il faut donc pouvoir reléguer la notion même d’humanité au rang d’imposture bourgeoise, donc (déjà) la désigner en tant qu’instrument culturel de domination sociale. Après tout, s’il n’y a pas d’humanité, il n’y a pas non plus de nature humaine et donc aucun besoin d’une pensée humaniste ; la voie est ainsi dégagée, qui permet de faire des gens au nom desquels on parle à peu près ce que l’on veut.

En l’occurrence, les femmes peuvent donc cesser d’être ce qu’elles sont – des humaines – pour devenir ce qu’elles sont tenues d’être à savoir de purs objets conceptuels ployant sous le joug de l’oppression patriarcale. Une fois emballé et pesé, ce produit dogmatique peut être livré à l’ambition révolutionnaire et à son cortège de têtes coupées, entre autres celle de ce pauvre masculin grammatical. Que l’on vienne à désapprouver ce projet et la sentence tombe telle le fer de la guillotine : on est sexiste.

Le wokisme semble cependant confronter le libéralisme à un paradoxe : en refusant de penser le « général », le gauchisme identitaire ne loue-t-il pas les vertus du particulier, si chères à l’individualisme ? Non, bien sûr car le wokisme ne pense pas le particulier, il fantasme la particularité de manière à en faire une arme (non blanche). Pour autant, n’est-il pas dans « l’identité de genre », quelque chose qui évoque l’individualisme, donc le libéralisme ? Sans doute.

Force est de reconnaître que certaines causes dont le wokisme se fait le porte-parole participent d’un idéal de tolérance parfaitement articulé aux valeurs occidentales. Il reste donc à comprendre ce qui distingue cet idéal de la construction paranoïaque à laquelle il peut être tentant de l’associer. Faire retour sur l’odyssée institutionnelle des droits de l’Homme peut nous aider dans ce projet.

Car si les droits de l’Homme sont le fondement juridique de la liberté individuelle, leur corruption sémantique permet aussi de justifier toutes sortes d’atteintes à cette même liberté. Ce processus de corruption est indissociable des perspectives existentielles ouvertes par le développement économique, la prospérité ayant fini par griser le droit au point de le rendre fou. Ainsi, de la même manière que le droit de propriété a lentement mais sûrement accouché d’un pseudo-droit au confort matériel, il y a tout lieu de craindre que la légitime aspiration de chacun à la liberté d’être ne dégénère en un « droit à l’identité » littéralement démentiel.

 

De la notion à la civilisation des droits de l’Homme

Les droits de l’Homme fondent l’ordre juridique de l’Occident moderne. Que sont-ils ?

Des garanties fondamentales reconnues à chaque individu, parfois qualifiées de « droits de » : le droit d’être, le droit d’agir et le droit d’avoir (de posséder). En gros donc, le droit de vivre son humanité. À qui ces droits sont-ils reconnus ? À chaque être humain. À qui sont-ils opposables ? En premier lieu à l’État, c’est-à-dire le prédateur le plus menaçant de l’espèce humaine en tout temps et en tout lieu. Le droit s’opposant par définition à la force et n’étant de force plus dévastatrice que celle que l’État concentre entre ses mains, il est en effet naturel que les droits de l’Homme s’opposent à cette dernière (c’est l’essence du jusnaturalisme). Il faut insister sur ce point : les droits de l’Homme existent indépendamment de leur reconnaissance par le droit positif. Ils sont l’essence du droit et ce qui y contrevient est donc le contraire du droit.

Toutefois, ce qui est philosophiquement naturel – c’est-à-dire conceptuellement évident – ne l’est jamais socialement. En tant que norme de droit consubstantielle à la modernité occidentale, l’individu s’impose telle une évidence, exactement comme l’axiome en mathématiques, sinon que la société humaine n’est pas l’édifice logique dont procèdent les mathématiques.

Montesquieu l’a dit mieux que tout autre : une société est faite de ses mœurs avant que de ses lois. Il a donc fallu du temps pour que la norme des droits de l’Homme fasse civilisation. Et si ce temps est d’abord celui de la gestation philosophique puis du droit positif, il est surtout, pour ce qui importe ici, celui de la maturation sociale. Or, celui-ci est à la fois beaucoup trop long et beaucoup trop court.

 

Le temps trop long : celui du droit dans les mœurs

La civilisation des droits de l’Homme s’étale sur le temps long de l’histoire de l’Occident. Elle est indissociable de la conversion de notre partie du monde à l’économie de marché, un miracle socio-culturel dont nous inférons un bien-être matériel non seulement exceptionnel mais historiquement et géographiquement vertigineux.

En à peine trois siècles, l’Occident est donc sorti d’une histoire humaine que configurent très ordinairement la violence, la guerre, la misère et la prédation pour entrer dans une ère de prospérité et de tolérance. Mais justement, cela a pris trois siècles – non sans redoutables soubresauts historiques – et à hauteur de vie d’Homme, c’est trop long. Il a donc fallu du temps avant que la norme juridique de l’individualisme ne pénètre pleinement convictions et usages. Si l’on peut considérer que les droits d’agir et de posséder se sont assez vite incarnés dans la société – avec des effets induits sur les « mœurs » plutôt considérables – il en est moins de même du droit d’être. Le racisme/eugénisme de la fin du XIXe siècle, l’abolition relativement tardive de l’esclavagisme, la criminalisation de l’homosexualité voire la répartition sexuée des fonctions sociales (aux femmes le foyer, aux hommes la cité et… la guerre), suffisent entre autres à le rappeler.

D’où l’idée matricielle du gauchisme selon laquelle l’Occident capitaliste est un moment d’oppression alors que tout au contraire, sous l’empire du droit et du développement économique, la modernité occidentale prive progressivement la domination sociale de sa base arrière institutionnelle. Le droit de contester est d’ailleurs un pur produit de cette oeuvre authentique de libération, laquelle accouche aussi de toutes sortes de mouvements associatifs ou d’œuvres culturelles faisant progresser des causes légitimes.

Cet activisme social joue le rôle d’un catalyseur : il accélère le temps toujours trop long de l’infusion sociale. Mais hélas, il le fait trop souvent au nom d’une idéologie dont l’outrance menace de jeter le bébé de la modernité avec l’eau saumâtre dans laquelle continuent de baigner les archaïsmes (lesquels ne se confondent d’ailleurs pas avec les traditions).

 

Le temps trop court : celui de la corruption du droit par les mœurs

La civilisation des droits de l’Homme est celle du développement économique. Et plus exactement, la reconnaissance des droits individuels suffit à engendrer le développement économique. Que l’Histoire le confirme n’est que la conséquence d’une proposition dont le bon sens est élémentaire : quand un individu est reconnu libre de vivre comme il l’entend, nonobstant les contraintes que lui opposent autrui et la nature, il dédiera son intelligence à la levée des premières comme des secondes ; et bien sûr, il le fera avec les autres, donc en faisant société.

Ce que cette intelligence humaine a été capable de produire, peu d’intelligences singulières sont parvenues à l’entrevoir et c’est probablement ce qui incline nombre de philosophes au pessimisme social. Et pourtant, ce que produit l’esprit humain est prodigieux. Pas magique mais prodigieux.

Pour prendre la mesure du phénomène, on peut par exemple se référer au fameux ouvrage de Jean Fourastié, Les Trente Glorieuses (Fayard, 1979). En considérant que le revenu national par Français vaut 100 en 1938, Fourastié en déduit qu’il s’établit à 27 en 1700 et à 315 en 1975. Une multiplication par presque 12 en moins de 300 ans qui explique, entre autres, que « la France nourrissait fort mal 21 millions d’habitants au début du XVIIIe siècle et en nourrit fort bien 53 aujourd’hui » (ibid., p. 205).

Or, quand on n’a plus vraiment de problème à se nourrir, on en vient à lire des livres, partir en vacances et pourquoi pas, militer (et donner de l’argent) pour des causes sociales. L’histoire du développement économique est donc celle de l’invraisemblable contraction du temps de la nécessité au profit de celui du projet, en particulier celui de changer le monde et/ou d’élire son ego au rang d’œuvre d’art, selon un double mouvement faussement paradoxal, semble-t-il caractéristique des aspirations des millennials et autres générations Z.

Les conséquences du développement économique sont une chose. La conscience de ses causes en est une autre. Or, le temps du développement économique est beaucoup trop court pour que l’esprit en saisisse la nature profonde. Et c’est pourquoi la plupart des gens en cultivent une vision animiste, attribuant l’extraordinaire augmentation du niveau de vie général à des forces occultes (la science, l’éducation, la démocratie voire… l’État !) plutôt qu’aux bases institutionnelles qui, seules, permettent de l’expliquer : le droit de propriété, la liberté d’échanger, d’entreprendre et d’innover autrement dit, les institutions du capitalisme libéral.

Inconsciente de ces bases qui n’ont rien de trivial, la pensée animiste en vient à transformer le miracle de la prospérité en une évidence sociale, assimilant implicitement le capitalisme à une corne d’abondance. Et c’est ainsi que la volupté devenant progressivement exigence, les mœurs converties au confort en viennent à sacrifier le droit à la revendication. Ce serait plutôt savoureux si cela n’empoisonnait la source institutionnelle même du Progrès. Ainsi, au fil de leur histoire conceptuelle, les fameux « droits de » de facture individualiste ont lentement mais sûrement dégénéré en « droits à » (la santé, l’éducation, le logement, etc.) dotant chaque individu d’une créance sur la société. Sans doute cela participe-t-il d’une forme de logique : après tout, jamais société humaine n’aura été aussi proche de la cité communiste idéale – à chacun selon ses besoins – que celle dont accouche le miracle occidental.

Le problème c’est que les droits économiques et sociaux inventent une créance sans autre débiteur que celui que l’État désigne comme tel. Or, une créance ne peut être qu’un droit personnel résultant de l’échange des consentements ; alors et alors seulement le droit du créancier a pour contrepartie le devoir (la dette) du débiteur. La créance de chacun sur la société est autre chose : une créature rigoureusement innommable s’appelant « droit » précisément en contravention de ce qu’elle est. Car rappelons-le, le droit ne fait que garantir la nature humaine contre la prédation d’État. Il ne peut être une invention de l’État s’imposant à la nature humaine. Et si les droits économiques et sociaux ne sont pas du droit, il en découle nécessairement que les « droits à » des uns se paient d’une limitation abusive du « droit de » des autres.

Incongrus d’un strict point de vue juridique, les droits économiques et sociaux sont cependant aimables, ne serait-ce que parce qu’ils semblent moralement irréprochables et que le droit s’est toujours laissé corrompre par la morale. En outre, le puits sans fond d’une dette publique financée par émission monétaire donne l’impression qu’ils contribuent positivement à notre niveau de vie. Rien ne s’oppose donc à ce que les droits-créances vivent tranquillement leur vie d’hypertrophie maligne du droit d’agir et d’avoir, subrepticement devenus droit au bien-être sans évidemment qu’un tel concept se laisse discipliner par la moindre limite.

On ne s’étonnera donc pas qu’implicitement, l’État reconnaisse à ses sujets un « droit à l’oisiveté (confinée, il est vrai) sans perte de pouvoir d’achat », un « droit à l’essence pas trop chère et à l’électricité subventionnée » et tout à l’avenant, c’est-à-dire un droit coutumier à l’argent de poche qui réhabilite l’antique pratique romaine du congiaire.

Dans ce cadre institutionnel, la prospérité est traitée telle une prestation de sexe tarifé, dont on jouit sans avoir à se préoccuper de la source, tout en espérant que celle-ci reste installée dans la rue où l’on a ses habitudes.

 

Le temps à venir : celui du droit à la folie ?

Le droit d’être, c’est-à-dire le droit d’exister selon sa nature, ses convictions et ses désirs, suit-il une pente analogue ?

Remarquons d’abord que le droit d’être ne se distingue pas toujours clairement du droit d’agir car ce que l’on est dépend largement de ce que l’on fait ; or, le droit d’agir s’est rétréci au fur et à mesure que le pouvoir normatif de l’État grandissait.

Limitons donc le propos aux causes identitaires qui sont l’apanage du wokisme et dont la défense est politiquement correcte. Sur ce terrain identitaire, le droit d’être, longtemps malmené, a infusé à son rythme au point qu’on ne voit guère aujourd’hui quelle bataille législative il resterait à gagner pour l’accomplir. Et si la tolérance a gagné la guerre du droit, c’est parce qu’elle s’est largement imposée dans les mœurs. Militer pour la cause des femmes ou des minorités peut faire œuvre utile de sensibilisation car il y a toujours, aux confins, de frustes territoires à conquérir ; pour autant, il n’est jamais de prêche plus efficace que celui qui s’adresse au convaincu. Les mouvements sociaux créent moins souvent le progrès qu’ils n’agitent la gaule permettant de faire tomber le fruit mûr.

Et si le fruit mûrit, c’est encore au soleil du développement économique.

Les femmes, par exemple, ont vu leur condition humaine bouleversée par le capitalisme et la croissance économique qu’il induit : en tant que consommatrices, d’abord (que de gains de productivité dans les tâches domestiques qui leur sont traditionnellement dévolues !), en tant que productrices ensuite (la féminisation des emplois est une tendance lourde du XXe siècle). Le reste s’ensuit presque naturellement : progressivement, l’individualisme se concrétise, affranchissant femmes et hommes de leurs assignations sociales respectives et permettant à chacun de se concevoir en tant que projet existentiel.

Mais précisément, la corne d’abondance du capitalisme (notamment dopée à la création monétaire) vient à nous gâter dans de telles proportions que le temps libre qu’il nous donne s’occupe bientôt de métamorphoser le légitime droit d’être en un plus fumeux « droit à l’identité ». En discuter les multiples déclinaisons serait trop long. Ce qui importe, c’est de toujours pouvoir distinguer ce qui, dans une revendication de nature identitaire, relève du « droit de » ou du « droit à » (et comme il est toujours possible de jouer sur les mots, la substance doit toujours l’emporter sur la forme). Car à l’instar de ses alter egos économiques et sociaux, le droit à l’identité ne connaît pas de limite d’incarnation ni donc, de servitude induite. Il accouche pour l’heure d’aspirations farfelues, avant éventuellement que de se transformer en revendications pénibles voire dangereuses, qu’il s’agisse du droit aux formalités administratives non genrées ou au partage des tâches domestiques, sans parler du droit à la sacralisation de ses convictions qui menace si grandement la liberté d’expression.

Or, ce projet d’imposer la subjectivité de quelques-uns aux usages de tous – les conventions sociales – ne peut avoir d’autre conséquence que de défaire société.

Pourquoi, en effet, s’arrêter au « genre » ? Pourquoi ne pas réclamer pleine reconnaissance légale de l’identité de temps, de lieu ou d’espèce dans laquelle on se sent bien ? Si je m’offusque que l’on me perçoive en tant que monsieur ou madame, pourquoi ne me sentirais-je blessé de n’être vu tel le Pharaon, le guerrier viking ou l’éléphant d’Afrique dans la peau duquel je me sens pleinement moi-même ? Peut-être n’aura-t-on pas à patienter longtemps avant que nos lois reconnaissent le droit à la Pyramide, au Drakkar ou à la greffe de trompe même si pour l’heure, les technologies de réalité virtuelle semblent assouvir les aspirations pendantes (qui ne se limitent pas à la greffe de trompe…) avec plus d’efficacité.

Se projeter dans l’imaginaire est un divertissement ; exiger que le réel se conforme à l’imaginaire est un trait de démence. Les droits de l’Homme étant une créature de raison, on ne s’étonnera pas que leur corruption procède de la déraison. Et que le droit devenu fou accouche d’un « droit à la folie » constituerait, en l’espèce, un dénouement… rationnel.

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  • Il est une différence fondamentale entre le wokisme et le libéralisme : on peut se prétendre libéral, personne ne se prétend wokiste.
    L’histoire du libéralisme est écrite par ses partisans. Celle du wokisme, comme ici, par ses détracteurs.
    De fait, wokiste est largement une injure. Dans le genre, on trouve aussi islamo-gauchiste, ou islamophobe.

    • De fait, ce gloubiboulga tient plus du défoulement que de la pédagogie.
      Ça mélange allègrement tout : droits de l’hommisme, wokisme, gauchisme… Voire écriture inclusive, phénomène purement francophone, quand le wokisme est d’origine anglo-saxonne.
      Ici, mal nommer les choses n’ajoute rien à rien, en dehors de quelques évidences inutiles.

      • Mal nommer les choses permet de s’affranchir de la connaissance. Pour cela on peut faire confiance à l’éducation nationale. Par exemple, pour nos enseignants, le mot « chancelant » tire son origine de la « chance ».

  • Très bel article
    Je vais le partager avec mes connaissances perdues dans les logiques que vous décrivez si bien.
    Merci

  • Ce n’est pas un droit-de-l’hommisme.
    C’est un énième avatar révolutionnaire, prônant l’abolition de l’institution, de la culture et de la société, celle-ci étant jugée trop oppressante pour le petit ego du révolutionnaire.
    C’est la volonté de subordonner la socio-culture, le Beau, le Juste, le Bien, le Moral à son ego, à recréer une socio-culture à son image.

    • Tout ce que vous dites me paraît juste mais… ce n’est pas incompatible avec le « droit de l’hommisme » (qui se distingue des « droits de l’homme »). L’habileté du gauchisme (et le wokisme est un gauchisme que je qualifie d’identitaire), est précisément d’avoir noyauté les institutions fondamentales de l’Occident libéral en inventant des droits de l’homme… socialistes. L’idée est d’obtenir le socialisme dans et par la loi plutôt que par la voie révolutionnaire, laquelle est plus périlleuse. Je situe aux années 1970 la période où les diverses variantes du gauchisme renoncent à la révolution comme mode d’imposition de leur cause, au profit du droit positif. Une manière de détruire les institutions occidentales de l’intérieur, si l’on veut…

  • le wokisme n’esr pas LA sujet…

    la question est le parti pris de la majorité médias à son encontre..

    on peut dire pareil pour le communisme.. ou de l’importance de twitter..comme le lieu du forum démocratique..
    et les curieuses conséquences dans le champ de la loi « antidémocratiques » qui en découlent… surtout via la criminalisation du langage et sa perte de sens

    comment diable les gens ne traitent pas le wokisme par le mépris.. ou l’applicationde la loi…

    à l’instar de greta thumberg, le wokisme a été aidé.. car « instrumentalisable » par différents instances pour obtenir plus de pouvoir.. au risque de se faire manger par la bête tenue en laisse…

    faut il vraiment croire qu’une gamine peut se pointer à l’onu et gronder d es bureaucrates ? faut il vraiment croire que les politiques adhèrent aux idées d’ intersectionnalité ou de genre ?

    ces imbéciles crient moins de liberté… plus de pouvoir aux bureaucrates…

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