Disparition des espèces : le gros mensonge des médias

Voici ce que disent les données sur la disparition des espèces.

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Disparition des espèces : le gros mensonge des médias

Publié le 9 décembre 2022
- A +

Tout le monde a dû entendre cette nouvelle catastrophique diffusée partout ce dernier mercredi 7 décembre 2022 : l’extinction de la biodiversité est 100 fois plus rapide que celle des dinosaures. Les populations de vertébrés ont chuté de 69 % en moyenne en moins de 50 ans.

Eh bien, c’est faux, c’est une fake news, un mensonge éhonté. Cette affirmation relayée par tous les médias du pays vient en fait d’une manipulation grossière que l’on pourrait au mieux qualifier de cherry picking, c’est-à-dire de choix ciblé d’informations particulières et absolument pas représentatives dans l’unique but de présenter un argument d’autorité.

Ce chiffre de 69 % en 50 ans provient du dernier rapport du WWF intitulé Rapport Planète Vivante 2022, comme mentionné par de nombreux articles et d’ailleurs revendiqué par la COP elle-même. Vous trouverez la version française de ce document ici ou sur le site de l’ONG.

Page 34, dans l’encadré en bas à gauche, est expliqué d’où vient ce chiffre :

« L’évolution moyenne de l’abondance relative de 31 821 populations représentant 5230 espèces suivies dans le monde a diminué de 69 %. La ligne blanche indique les valeurs de l’indice et les zones colorées l’intervalle de confiance entourant la tendance (95 % d’intervalle de confiance, écart de 63 % à 75 %). Source : WWF/ZSL (2022) 184. »

L’énoncé est déjà un peu plus explicite : il ne s’agit aucunement des populations de vertébrés dans le monde ou du nombre d’espèces comme on aurait aussi pu le comprendre mais d’une diminution sur… suivez bien… l’abondance relative de populations choisies parmi des espèces elles aussi choisies.

Il nous faut donc aller plus loin et examiner la source en référence pour comprendre ce que cela signifie. L’appendice nous renvoie vers elle : index 184 : WWF/ZSL. (2022). The Living Planet Index database. www.livingplanetindex.org.

L’indice LPI (Living Planet Index) de 69 % y est expliqué en détails, ainsi qu’une série de « mauvaises compréhensions », qui composent quasiment ironiquement à peu près tout ce que l’on a pu entendre se dire un peu partout dans les différents médias.

On peut y lire ainsi que : « L’indice LPI ne montre pas le nombre d’espèces disparues ou éteintes mais le chiffre moyen de variation de population. »

Prenons un exemple pour expliquer ceci.

Imaginons que l’indice repose sur deux espèces.

La première est totalement endémique et a une population, disons de quelques dizaines de malheureux spécimens qui se retrouve quasiment anéantie en 50 ans. C’est le cas par exemple de certains poissons qui vivent dans des lacs isolés les uns des autres et qui ont ainsi développé au fil du temps une espèce endémique à chaque lac. L’indice pour cette espèce est de 100 : 100 % de la population a disparu.

La seconde espèce est une espèce très repandue et très nombreuse et qui a déjà quasiment colonisé tout son habitat mais qui peut encore croître de quelques pourcents, disons 2 %. C’est le cas par exemple des oiseaux ou des insectes qu’il est extrêmement difficile de quantifier. L’indice pour cette espèce est ici de -2.

Au résultat, on obtiendrait un LPI de 49 % (la moyenne entre les deux indices : 100 – 2, le tout divisé par deux), qui comme on vient de le voir ne signifierait absolument pas une chute de 49 % de la population animale en 50 ans, mais… absolument rien du tout.

En fait, le document explique également que seule la moitié des espèces (et il faut rappeler que ces espèces sont choisies) décline, l’autre moitié augmente !

Il est même écrit noir sur blanc :

« L’indice LPI ne représente pas nécessairement la tendance des autres populations ou de la diversité dans son ensemble »

Et même que :

« Les espèces composant l’indice LPI ne sont pas choisies parce qu’elles sont en danger mais parce que l’on possède sur ces populations des données portant sur l’évolution de la population. »

Ces deux points signifiant clairement qu’il est totalement faux et mensonger, voire totalement malhonnête, d’utiliser l’indice LPI comme argument d’autorité scientifique et que ce chiffre de 69 % ne signifie absolument rien, sauf qu’une ONG dépense une fortune gigantesque pour enfumer la Terre entière (le WWF emploie plus de 5000 personnes réparties dans 100 pays différents) en utilisant intensivement le principe qu’il faudrait dix fois plus d’énergie pour combattre une rumeur que pour la créer.

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  • Il faut des titres accrocheurs pour augmenter l’indice d’écoute ou de lecteur cela permettra d’augmenter les bénéfices de la publicité, les écolos seront comptants cela leurs permettra de séduire les jeunes et les propriétaires d’animaux qui sont interdit sur le territoire, cela même qui abandonnent les tortues californiennes, les crocodiles devenu encombrant, des lézards et toute une faune d’animaux d’importation qui mettent en danger la faune locale et donc la disparition d’une quantité importante d’animaux depuis 60 ans

    • L' »indice…de lecteur » ??
      « …les écolos seront contents… »
      « …et les propriétaires d’animaux qui sont interditS… »
      « …ceux-là même qui abandonnent… »
      « …des crocodiles devenuS encombrantS… »
      Avec des points bien placés, votre commentaire serait peut-être compréhensible.
      De rien.

  • C’est tout le problème aujourd’hui de l’information du citoyen, des médias « officiels » extrêmement paresseux ou idéologiquement biaisés avec pour conséquences un citoyen manipulé. Comment changer ça ?

    • En même temps le citoyen est extrêmement paresseux et idéologiquement biaisé.
      Et puis franchement je doute que ce type d’information assez vague dans un petit encart en fin de journal ait une influence déterminante. Ou alors il faudrait titrer que suite à l’augmentation de l’extinction des espèces, il sera désormais interdit de posséder un chat parce que par exemple trop de chat tue la diversité locale.

    • Avatar
      The Real Franky Bee
      9 décembre 2022 at 12 h 01 min

      Il y a du vrai de chaque côté, il faut faire attention à ne pas tomber dans des positions extrêmes. Il y a une phase d’extinction d’espèces non négligeables à l’heure actuelle, de même qu’il y a un réchauffement de la planète. Mais il s’agit là de dynamiques très complexes et personne ne sait quel est réellement notre pouvoir là-dessus. Mais c’est malheureusement une aubaine pour certains individus qui cherchent tous les prétextes possibles pour tenir un discours manichéen ciblant une fois encore le capitalisme. Néanmoins, il faut veiller à ne pas tomber dans l’excès inverse en niant certaines évidences.

      • complexe et par dessus le marche et par dessus le marché qui vont avec une diminution pour les humains du risque global de mourir.. un progrès…

        donc..non seulement agir et difficile mais en plus le seul levier est d’entraver ce progrès!!!!

        ET surtout out repose sur l’idée que si c’est bon pour les écosystèmes c’est bon pour l’homme…

      • La question est donc qui pratique vraiment ces fameuses positions extrêmes : les « climatosceptiques » ou écolos ?

  • La seule espèce qui n’est pas prête de s’éteindre est l’espèce écolo. C’est l’espèce la plus protégée au monde et qui est au dessus de la chaîne alimentaire : elle est même au dessus de l’espèce humaine qu’elle veut affamer.

  • La diversité biologique est difficile à appréhender. La disparition d’une espèce endémique peut être une grosse perte ou presque rien. Cela dépend de la diversité génétique de l’espèce et de la divergence avec d’autres espèces proches. Certaines espèces ont plus d’importance pour maintenir une grande diversité. Il faudrait donc introduire une pondération sur la variabilité génétique.
    Quand à la quantité de vertébrés sur Terre, elle doit probablement augmenter. En effet, les humains sont des vertébrés (oui, même les ministres!), et ils dominent avec leurs animaux de ferme tous les autres en masse. Mais bon, ça n’a rien à voir avec la biodiversité…

    • Oui d’autant qu’après une « catastrophe naturelle » type tsunami, incendie ou autre, la vigueur biologique explose, la diversité peut même être supérieure à la période antérieur à l’événement destructeur jusqu’à ce qu’un nouvel équilibre s’installe. Pensez à ce qui s’est passé suite à l’extinction des dinosaures.
      Cela ne signifie pas que nous pouvons tout nous permettre mais que nous devons agir avec finesse.

  • Urgence absolue : Dissoudre en France toutes les ONG ! Sans aucune exception.
    C’est a des Français élus et responsable, aux compétences vérifiées qu’il appartient de décider de ce qui est est bon pour la France et des français, de ce qu’est l’intérêt général.

  • Disparition des espèces ? Pas toutes, La prolifération des C.0.n.s et des escrocs idéologisés a donfe et le vrai problème.

  • Permettez que je fasse part de l’observation d’un Français rural qui habite le même canton depuis plus de 63 ans.
    Quand j’étais jeune, je voyais très rarement des renards et jamais de blaireaux. Aujourd’hui, il m’arrive de croiser un renard en plein jour dans mon village et le nombre de blaireaux n’a, me semble t’il, jamais été aussi important.
    Je ne parle même pas des chevreuils ou des sangliers qui pullulent comme jamais.
    Quant aux oiseaux, ils sont chaque année de plus en plus nombreux dans mon potager, ce qui m’a conduit à abandonner la culture des fraisiers.
    J’ai donc de sérieux doutes sur les messages alarmistes, diffusés sans aucun recul par des médias ignares.
    Comme dit Patrick Timsit : « Chaque année, il y a de plus en plus de cons. J’ai l’impression que ceux de l’année prochaine sont déjà là. »

    11
  • Entant qu’écologue non militant (une espèces rare..), je ne peux que me féliciter de ceregard lucide sur les manipulations de l’information de la partt des ONG
    Pour ceux que cela intéresse, nous avons fgait un doucment qui va dans le mêm sens: https://actionecologie.org/actualites/
    il faut revenir à un peu de réalisme et réanchanter le monde comme disait Moscovici, en montrant ce qui est positif

  • Si on prend un échantillon d’espèces qui ont un un turn-over évolutionniste rapide, c’est certain qu’on ne verra que des extinction rapides…
    Et comparer la disparition d’invertébrés dont on ne retrouvera pas de traces dans 65M d’années avec des espèces vertébrées dont on a les traces, c’est tout de même marrant.

  • Même si c’était vrai… et alors ? Les dinosaures ont disparu, ou évolué (oiseaux).
    Il y a dans la volonté de figer espèces et nombres quelque chose d’irrationnel, de non-naturel, voire de réactionnaire et de religieux. Le paradis perdu, l’arche de Noé… Pour les champions du progressisme agnostique, ça fait tache.

  • Mouais, je ne sais pas trop…
    Dans le cadre du boulot j’ai dû faire des recherches et j’ai trouvé que l’homme ne connaissait pas 86% des espèces vivant sur la planète, entre les fonds marins et autres parties de la jungle, pas étonnant.
    Difficile dans ce cas, de juger d’une extinction ou non, avec une analyse correcte de bons chiffres.
    MAIS, je sais également que : lorsque j’étais petit et que je prenais le train entre Paris et Tours, il y avait beaucoup de fôrets, maintenant ce ne sont que des champs.
    Je sais aussi qu’il n’y a plus de moineaux à Paris. Je sais aussi que les animaux vivent les sécheresses et les canicules comme nous, et qu’ils vivent au milieu des incendies de forêts, et qu’en plus on leur balance des chasseurs en automne pour terminer le travail (sous prétexte de réguler les sangliers modifiés introduits par l’homme, mais ces personnes préfèrent tirer sur des ados c’est plus fun).
    Alors je ne pense pas avoir besoin de statistiques pour me rendre compte que même si les écolos sont des personnes un peu extrémistes (et j’ai horreur de ça dans tous les sens du terme), j’ai quand-même des yeux pour voir et même si ce n’est peut-être pas aussi alarmiste qu’on le pense, ça existe bel et bien. Et ce n’est pas « un avis » suite à cet article d’opinion, ce sont des faits.

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