La fabrication du consentement : le pass carbone arrive

Quoi de mieux qu’un “pass carbone”, voie royale pour ce contrôle total d’absolument toutes vos activités ?

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La fabrication du consentement : le pass carbone arrive

Publié le 22 novembre 2022
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Les politiciens sont rarement les crayons les plus affûtés de la trousse mais tous comprennent toujours très vite qu’il ne faut jamais gâcher une bonne crise : si celle-ci permet d’accroître son pouvoir, tout sera donc fait pour ! Il en va dès lors de la faillite de FTX comme du reste et déjà les opportunistes se bousculent pour proposer de nouvelles bordées de régulations à la suite de cette débâcle.

Difficile de ne pas noter non plus l’engouement subitement renouvelé de certains États pour les cryptomonnaies de banques centrales : la faillite de FTX entraînant d’autres dominos dans sa chute, il semble devenir impérieux d’envisager, tant qu’on peut le faire, un changement paradigmatique rapide du système financier actuel.

Et dans ce cadre, il n’est donc pas étonnant de voir se multiplier les actions législatives ou gouvernementales pour pousser ces CBDC.

Ces cryptomonnaies seraient en effet fort pratiques (et pas seulement pour camoufler l’inévitable effondrement du système monétaire international) : en imposant à chaque individu une numérisation et une centralisation de la monnaie, les États peuvent de facto interdire ou limiter toute transaction qui ne serait pas à leur goût ou au goût des politiciens à leur tête…

Mais même s’il est ardemment désiré par les dirigeants actuels, l’avènement des CBDC n’en reste pas moins incertain : certains pays ont tenté l’instauration de ces cryptomonnaies fort pratiques pour un contrôle social étanche et totalitaire (c’est le cas du Japon, du Danemark ou de l’Équateur par exemple) et ont renoncé au procédé. Pour le moment tout au moins.

Cependant, rassurez-vous : si ces cryptomonnaies de banque centrales ne peuvent être mises en place aisément, alors l’élite a déjà autre chose sous le coude. C’est probablement pour cela qu’on entend beaucoup parler (notamment en France) d’un « permis carbone » ou d’un « pass carbone » qui trouve très – trop – souvent sa place dans les petits papiers des médias de grand chemin tout acquis à cette cause. Difficile ces derniers jours d’échapper aux antiennes lancinantes de BFM TV sur le sujet tant l’assaut est visible.

Ici, la petite musique joue constamment et de moins en moins discrètement un message anxiogène permanent rappelant sans arrêt que 1. le réchauffement climatique est (forcément) une calamité et 2. qu’il est évidemment de notre faute, sans aucune échappatoire.

Peu importe en réalité que même dans le pires scénarios ce réchauffement ne soit que très modeste (on parle d’un degré, pas de 10 ou de 50). Peu importe que ce réchauffement améliorerait la vie de milliards d’humains ne serait-ce que parce que les rendements agricoles augmenteraient ou qu’il n’y aurait plus besoin de se chauffer en hiver (merci la baisse en besoins énergétiques !) – et au fait, non, la terre ne s’assèche pas, elle reverdit.

Peu importe que les prédictions catastrophistes ne se sont jamais réalisées en 50 ans, que les eaux refusent de monter, que les catastrophes climatiques sont moins nombreuses et qu’elles font de moins en moins de morts, non, vraiment, peu importe tout cela.

Ce qui importe n’est pas la réalité mais que le message soit anxiogène et doit faire porter la responsabilité sur chacun d’entre nous pour qu’ensuite les promoteurs de ce message, les politiciens avides de pouvoir, puissent pousser leur solution, celle qui (comme par hasard) augmente leur pouvoir et leurs capacités d’influencer nos existences tout en éliminant consciencieusement toute autre solution qui, elle, nous libérerait de leur emprise.

Et cette « solution », c’est bien évidemment le contrôle total, ultime, minutieux et micrométrique d’absolument toutes vos activités : quoi de mieux qu’un « pass carbone », voie royale pour ce contrôle ? Quoi de mieux que de vous couper l’énergie si vous ne vous comportez pas comme il faut, ce comme il faut étant défini de façon arbitraire précisément par ceux qui ont toujours menti sur tout et qui continuent à le faire et toujours à votre détriment ?

Le mieux serait sans nul doute un « pass carbone » directement intégré avec les paiements – le mélange de l’enfer parfait, à mi-chemin entre le « permis carbone » et les CBDC – comme le proposent du reste certaines banques.

Bien sûr, la plupart des citoyens comprennent comment la nasse est en train de se resserrer autour d’eux et qu’elle n’aboutit qu’à un asservissement sans limite. Logiquement, la majorité ne veut pas se retrouver prisonnière des élucubrations d’une ultra-minorité écoloboboïde paranoïaque, hypocondriaque et hystérique au sujet du climat.

Alors les médias, en bons petits soldats de politiciens et de lobbies, vont fabriquer une majorité de toutes pièces : avec des questions habilement construites, des sondages montreront qu’une majorité entend se plier aux nécessaires mesures pour lutter contre la menace inventée.

Navigant plus ou moins subtilement entre les tautologies (auxquelles les Français répondent par oui, ce qui est rassurant puisque ce sont des tautologies) et les questions lourdement chargées (« prêt à réduire votre consommation ? », sachant que consommer davantage coûte plus cher), les résultats de sondages habilement conçus pour obtenir cet assentiment global obtiennent… un assentiment global de la population. Pratique et malin !

De la même façon, on peut clairement lire que les interdictions et les obligations ne plaisent pas du tout (les Français y sont clairement défavorables) mais malgré tout on ne s’empêchera pas de pousser l’idée que le 110 km/h sur autoroute serait accepté par la majorité des Français.

Là encore, la façon dont la question est posée permet de voir l’entourloupe (« accepteriez-vous de vous limiter à 110 km/h sur autoroute pour réaliser des économies d’énergies/pour lutter contre le changement climatique ? ») et de comprendre comment une contrainte personnelle a ainsi été transformée en obligation générale (avec prunes à la clef) par la magie d’une propagande bien menée et d’une petite musique répétée sans arrêt sur le mode « ça y est, c’est décidé, vous n’y échapperez pas »…

Ceux qui ont deux sous de bon sens comprennent, même si c’est parfois encore un peu confus, que ces CBDC, ce « permis énergétique » ou ce « pass carbone » ne sont que les jalons avant l’asservissement total de la population.

En réalité, leur mise en place dépend essentiellement d’une immense opération de psychologie sociale construite de toutes pièces sur la peur et la répétition d’un discours anxiogène afin de faire croire à la majorité qu’elle est minoritaire et que chacun d’entre nous est bien seul, isolé à penser ce qu’il pense. Tenez-le vous pour dit, c’est certain, les médias le répètent : la majorité désire cet asservissement.

C’est forcément vrai puisque les médias ne mentent jamais.

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  • Toujours excellent. Hélas l’idée de ce « passe carbone » murit dans la tête de certains… (une des idées en cours est la limitation des véhicules avec un quota par ménage…. évoqué…)

  • Ils n’ont plus le choix avec tout le fric qu’ils ont jeté par la fenetre, faut gérer les pénuries. L’ue est en train de se saborder, agriculture en perdition, industrie foutue, pas d’énergie, alors comment acheter son ‘kg de charbon ?

  • Tout va bien se passer.
    Avec moult vaseline, si vous en avez les moyens…

  • Je suis moins optimiste que vous.
    Je pense que la majorité est bien majoritaire et qu’elle gobe goulument tous les mensonges du pouvoir.
    Pour ce qui concerne le rôle des médias, je suis bien d’accord avec vous : la plupart d’entre eux se comportent comme des collabos et des mouchards en débusquant les fake news de leurs collègues par exemple.

    • @Jean-Paul
      Le gouvernement et les médias serviles auront au moins réussi à vous persuader que vous êtes minoritaire. On ne peux qu’applaudir à la prouesse que représente cette soumission que vous dénoncez.

      • Bonjour Guy,
        Je ne suis pas un théoricien et le peu de connaissances dont je dispose me vient surtout de mon expérience.
        Eh bien mon expérience m’oblige à constater que je suis minoritaire dans la plupart des milieux où je me trouve.
        C’est un simple constat qui ne me donne pas raison pour autant.

        • Bonjour Jean-Paul,
          Effectivement, la perception dépend du milieu dans lequel on évolue. D’une manière générale, les gens formatés par « l’Éducation Nationale » puis les médias sont souvent bien plus crédules que ceux qui n’ont pas reçu cette éducation là (ou l’ont subie avec un regard critique) et ont conservé une bonne dose de bon sens populaire.

  • « Bien sûr, la plupart des citoyens comprennent comment la nasse est en train de se resserrer autour d’eux et qu’elle n’aboutit qu’à un asservissement sans limite. »
    Euh, là je ne suis pas tout à fait d’accord. Je pense au contraire qu’un partie importante des citoyens ne voit pas trop le truc venir…

    • Une partie y voit avec grand plaisir l’asservissement de leur prochain et la possibilité de lui dicter sa conduite.

    • Une part importante des citoyens NE VEUT PAS VOIR LE TRUC VENIR!
      C’est comme pour le covid, le nombre de gens qui n’ont pas voulu voir que les mesures prises ne l’étaient que pour camoufler l’imprévoyance, pas pour sauver des malades, mais sauver l’hôpital!
      Quand on entretient l’esprit des gens dans le déni…….!

    • @Hug et Jean-Paul
      « Une partie importante des citoyens », certes. Qu’elle soit ou non majoritaire est une autre question, à laquelle il est impossible de répondre car, comme le démontre ici magistralement h16, la question n’est jamais posée. Et si elle ne l’est jamais, si tant d’ardeur et d’énergie sont déployées par le pouvoir et ses laquais pour censurer ceux qui pensent différemment, s’ils s’opposent aussi farouchement au référendum, c’est bien parce qu’ils sont loin d’être certain du résultat. Facile de fabriquer un consentement à des questions qu’on ne pose pas. Dommage que tant de défenseurs de la liberté refusent de le comprendre, se faisant ainsi les complices de leurs ennemis.

  • Je pense aussi que malheureusement la plupart des gens ont totalement ingurgité la « menace climatique » et sont prêt à tout accepter.
    Le 110 km/h sera bientôt acté par obligation : impossible de laisser trop visible la bêtise des véhicules électriques obligés de rouler à 110 pour espacer « raisonnablement » les rechargements, résultat, ce sera 110 « pour tous ».

  • Avatar
    The Real Franky Bee
    23 novembre 2022 at 4 h 27 min

    Vue de l’étranger, l’hystérie collective en France vis-à-vis de l’environnement est fascinante. Ce pays, déjà sur le déclin d’un point de vue sociétal et économique, est en train d’accélérer son auto-destruction par le biais de la soi-disante « sobriété » (sans borne mais avec Borne), d’une politique énergétique désastreuse, des chèques à tout va de Bruno, et enfin et enfin de l’éternelle croyance en l’Etat stratège pour piloter une transformation de la société et imposer violemment des changements que les gens n’ont pas demandés. Et les médias et autres influenceurs de salon de prospérer en distillant la peur et la culpabilité au quotidien. Tout cela finira mal.

  • le problème du machin climatique comme prétexte à lever de la taxe et mettre la main sur l »argent et donc le choix de vie des gens.. … est que ça ne change pas le climat et que les gens vont s’en apercevoir…

    c’ets comme le quoi qu’il en coute du covid pour éviter la catastrophe .. ce n’est JAMAIS quoiqu’il en coute c’est toujours combien le chef décide que ça doit couter.. et le résultat est décrit par le chef comme un succès..

    • « ça ne change pas le climat et que les gens vont s’en apercevoir… »
      Tout à fait, mais je pense que beaucoup de gens s’en aperçoivent déjà, font « comme si » ils croyaient les balivernes du gouvernement, adaptent leurs comportements selon leurs moyens, et il me semble qu’une majorité est beaucoup plus pragmatique que ce que les écolos bobos voudraient nous faire croire.

    • Ah non ils ne s’apercevront de rien! Relisez bien les promesses, si toutes ces politiques climatiques sont appliquées, cela va sauver le monde, et ce sera bien visible dans 100 ans. Et dans 100 ans on sera tous morts.
      Si on revient sur le covid, on ne sait toujours pas combien de personnes on a sauvé. Et je suis d’avis qu’il faudra au moins 50 ans pour le savoir (du moins officiellement), avec l’ouverture des archives.

      • On ne peut JAMAIS savoir combien de personnes on a sauvé. Il faudrait pour cela faire des comparaisons en double aveugle. La seule chose qu’on peut déterminer, avec un peu de rigueur de raisonnement, c’est « Combien de charlatans a-t-on eu ? ». Souvent, il n’est même pas besoin d’attendre pour faire une estimation, mais beaucoup se sauvent en utilisant la méconnaissance de ce point similaire aux questions de réfutabilité.

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