5 conseils stratégiques de Sun Tzu pour les dirigeants d’entreprise

L’art de la stratégie militaire a toujours inspiré les gourous du management, et ce n’est pas pour rien.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 1
Jeu de go crédits Frédéric Bison (CC BY 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

5 conseils stratégiques de Sun Tzu pour les dirigeants d’entreprise

Publié le 3 juillet 2022
- A +

Par Alain Goetzman

Il convient de rester prudent et mesuré quand on établit des parallèles entre stratégie militaire et stratégie d’entreprise. Heureusement, les enjeux ne sont pas de même nature et la vie des hommes ne doit jamais être mise en danger sur les champs de bataille économique.

Il n’empêche que l’art de la stratégie militaire, tel qu’il nous a été transmis par les grands généraux de l’histoire, a toujours inspiré les gourous du management.

Un certain nombre de principes, vieux comme le monde, continuent de présider à la réflexion et à l’exécution stratégique. Les mots se sont transformés ; les concepts subsistent.

Arrêtons-nous aujourd’hui sur quelques-uns des 13 articles de L’Art de la Guerre du Général chinois Sun Tzu, sans doute publiés au début du Ve siècle avant J.C.

Avant même d’engager une quelconque action, Sun Tzu détaille quelques-uns des pré-requis – cinq facteurs, à prendre en compte préalablement à la bataille.

  • La vertu qu’il qualifie comme étant ce qui assure la cohésion entre supérieurs et inférieurs, celle qui incite ces derniers à accompagner leur chef jusque dans la mort, bref, le leadership,
  • Le climat, avec l’alternance de l’ombre et de la lumière, du chaud et du froid, le cycle des saisons, l’environnement,
  • La topographie, qui inclut les distances et la nature du terrain, ces deux facteurs pouvant se traduire pour le dirigeant par l’état du marché,
  • La qualité du commandement qui exige perspicacité, impartialité, humanité, résolution et sévérité du Général,
  • L’efficacité de l’organisation, la discipline, la hiérarchie et la logistique.

 

Pour Sun Tzu, avant d’engager le combat, il faut donc vérifier qui a le meilleur Général, les conditions climatiques et géographiques les plus favorables, la discipline la plus forte, l’armée la plus puissante, les soldats les plus aguerris et le système de récompenses et de sanctions le plus efficace.

Il est également indispensable de savoir dissimuler pour tromper l’ennemi : capable, passer pour incapable, proche, sembler loin, loin, sembler proche, ne pas se découvrir, rester secret. C’est en additionnant les atouts sans les découvrir que le chef se donne les meilleures chances de victoire.

Il faut aussi cultiver l’art de l’évaluation de soi et des autres, car, sera victorieux celui qui sait quand il faut combattre et quand il ne faut pas, qui sait commander aussi bien à un petit qu’à un grand nombre d’hommes, qui sait harmoniser la volonté des inférieurs et des supérieurs, et dispose d’un bon encadrement pour affronter un ennemi qui n’y est pas préparé.

La conclusion de Sun Tzu est lapidaire : « qui connait l’autre et se connait ne sera jamais défait ; qui ne connait l’autre mais se connaît sera vainqueur une fois sur deux ; qui ne connaît pas plus l’autre qu’il ne se connaît lui-même sera toujours défait ».

Voilà un ensemble de règles qui, adaptée à nos temps modernes, gardent toute leur valeur dans l’entreprise aujourd’hui.

Elles marient la maîtrise professionnelle, la capacité stratégique et le leadership du dirigeant à la cohérence des équipes et l’efficacité de l’organisation. À 25 siècles de distance, quelle extraordinaire démonstration de la permanence de l’Homme dans le commandement.

Article publié initialement le 16 mars 2016


Sur le web

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Llewellyn H. Rockwell Jr.

Le Mises Institute a été fondé en tant que centre de recherche basé sur des idées libérales classiques qui ont toujours fait l'objet de critiques : les idées de Mises et la tradition de pensée qu'il représente. Cela signifie que l'accent est mis sur l'école autrichienne d'économie et, en philosophie politique, sur la liberté individuelle et la nécessité d'empêcher l'État et ses intérêts de l'écraser, comme tous les États du monde sont enclins à le faire.

La première priorité d'un tel institut est de... Poursuivre la lecture

Saras Sarasvathy, à l’origine de la théorie entrepreneuriale de l’effectuation, vient de recevoir le prestigieux prix suédois « Global Award for Entrepreneurship Research ».

Organisé depuis 1996 par la Swedish Foundation for Small Business Research (FSF) et la Swedish Agency for Economic and Regional Growth, le prix récompense les chercheurs ayant apporté une contribution majeure à la recherche en entrepreneuriat. Elle rejoint ainsi de grands chercheurs comme Sidney Winter, Shaker Zahra, Kathleen Eisenhardt, Scott Shane, Israel Kirzner... Poursuivre la lecture

Une énigme persistante de la vie des organisations est combien il est difficile pour elles de changer. Souvent ce n’est pas faute d’essayer. La difficulté vient plutôt de la façon même dont elles essaient de le faire, en concentrant leurs efforts au mauvais endroit, et surtout en ignorant la véritable cause du blocage.

Il y a un paradoxe dans la vie des organisations. En un sens, elles sont en changement permanent. Leur vie est un ouragan d’initiatives, de projets, de plans. Mais ce changement cache souvent une difficulté très grande à... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles