L’Europe s’apprête à traiter l’alcool comme le tabac

Après le tabac c’est au tour de l’alcool et du vin d’être dans le viseur de l’Union européenne.

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L’Europe s’apprête à traiter l’alcool comme le tabac

Publié le 11 avril 2022
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Un article de l’IREF Europe

Il y a un an nous nous penchions sur ce que nous préparait l’Union européenne-nounou pour nous empêcher de mourir en réglementant et taxant davantage l’alcool, le tabac et le sucre. En matière d’alcool, une nouvelle offensive est menée par Véronique Trillet-Lenoir, député européen de la République en marche (LREM), qui a rédigé un rapport dans le cadre de la commission spéciale sur la lutte contre le cancer (BECA) du Parlement européen. Sur la base de ce rapport, le Parlement de Strasbourg a adopté, le 16 février 2022, une résolution sur le renforcement de l’Europe dans la lutte contre le cancer. Intéressons-nous au volet « alcool » de ce texte.

Ne plus consommer d’alcool

Mme Trillet-Lenoir tient l’alcool pour responsable de 10 % des cancers chez les hommes et de 3 % chez les femmes. Non pas l’abus d’alcool, mais bien l’alcool, en l’occurrence l’éthanol et l’acétaldéhyde, issu du métabolisme de l’éthanol, contenus dans les boissons alcoolisées quelles qu’elles soient. Par conséquent, « le niveau de consommation d’alcool le plus sûr quand il s’agit de prévention du cancer est de ne pas en consommer ». Mme Trillet-Lenoir insiste donc pour que cette « évidence » soit prise en compte lors de la conception et de la mise en œuvre des mesures de prévention du cancer. Sans doute est-ce le Plan européen pour vaincre le cancer mis au point l’année dernière par la Commission européenne qui est ici visé. Celui-ci, en effet, ne cherchait qu’à « réduire la consommation nocive d’alcool ». Pas de doute, avec Mme Trillet-Lenoir, on change de dimension. Un changement de dimension qui a plu à Manon Aubry, député européen de La France insoumise (LFI) qui a déclaré que « la consommation de vin est dangereuse ».

Heureusement, des députés membres du Parti populaire européen (PPE) se sont opposés à l’intégrisme de Mme Trillet-Lenoir et de l’ensemble de la gauche et ont fait adopter un amendement faisant la distinction entre consommation nocive et consommation modérée.

Mais la résolution du Parlement européen contient d’autres sujets d’inquiétude.

Elle plaide ainsi « en faveur d’une meilleure communication d’informations aux consommateurs grâce à l’amélioration de l’étiquetage des boissons alcoolisées par l’ajout d’avertissements sanitaires et à l’introduction d’une obligation d’indiquer la liste des ingrédients et les informations nutritionnelles, ainsi que grâce à l’adoption de l’étiquetage numérique ».

Ce charabia signifie-t-il que les étiquettes des bouteilles vont bientôt ressembler à celles des paquets de cigarettes ?

Aujourd’hui, elles ne comportent que logo « Zéro alcool pendant la grossesse ». Demain, il y aura donc peut-être une liste des ingrédients comme celle que l’on trouve sur un pot de yaourt, complétée par le Nutri-score et des slogans bien visibles comme « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé » déjà présent dans les publicités. Et pourquoi pas des photos comme sur les paquets de cigarettes ? Un foie cirrhosé serait sans doute du plus bel effet ! Et tant qu’on y est, on pourrait aller jusqu’aux étiquettes neutres.

Les députés européens réclament par ailleurs « l’interdiction du parrainage du sport par des marques d’alcool », une mesure qui s’applique déjà au tabac. En France, depuis la loi Evin, tout sponsoring d’un club sportif ou d’une compétition française par une marque de boisson alcoolisée est interdit. Mais ce n’est pas le cas dans la plupart des autres pays. En Allemagne et en Espagne, les contrats de sponsoring passés avec des marques de boissons alcoolisées rapportaient (pour la saison 2013-2014) environ 25 millions d’euros aux clubs de première ligue. L’UEFA (Union européenne des associations de football) reçoit annuellement 40 millions d’euros de la part d’Heineken. On se souvient d’ailleurs que ce sponsoring avait créé la polémique lors de l’Euro 2021 puisque certains joueurs musulmans ont exigé le retrait des bouteilles de bière – pourtant sans alcool – de leur pupitre lors des conférences de presse. Une telle mesure pénaliserait le sport professionnel en Europe, car le football n’est pas le seul à bénéficier des mannes des fabricants de boissons alcoolisées.

Augmenter les taxes

Les députés européens soutiennent par ailleurs la Commission qui a pour projet de revoir la législation relative aux « achats transfrontières d’alcool par des particuliers ». Bien entendu, il s’agit de limiter la possibilité pour les Européens – et principalement les frontaliers – d’effectuer des achats dans les pays ayant une fiscalité modérée sur l’alcool. Les Alsaciens pourraient ne plus avoir d’intérêt à aller acheter leur whisky en Allemagne, ni les Pyrénéens leur vodka en Espagne. Pour cela, il faudra tendre vers une fiscalité harmonisée et sans doute limiter les quantités de boissons que l’on pourra rapporter de l’étranger.

En attendant, Mme Trillet-Lenoir et ses collègues préconisent « une éventuelle augmentation des taxes sur les boissons alcoolisées ». Il est donc probable que les droits d’accises minimaux fixés par la Commission européenne soient prochainement augmentés.

On connaît déjà la plupart des effets de cette politique restrictive. Les premiers gagnants en seront les trafiquants. Il est d’ailleurs amusant de constater qu’au moment où le Parlement européen adoptait sa résolution, les Douanes françaises indiquaient qu’elles avaient saisi 400 tonnes de tabacs et de cigarettes de contrebande et de contrefaçon en 2021, un chiffre en augmentation de 41 % par rapport à l’année 2020. Cette augmentation de la contrebande est directement liée à l’augmentation du prix des cigarettes.

Les Douanes se félicitaient également d’avoir démantelé, pour la première fois en France, unatelier clandestin de fabrication de cigarettes de contrefaçon, précisant qu’en Europe : « Ce sont plus de dix millions de cigarettes par jour qui sont produites dans ces usines clandestines ».

Est-ce vraiment ce que l’on veut faire en matière d’alcool : renforcer les réseaux mafieux, voire terroristes, et laisser se répandre les produits du marché noir, qui présentent souvent un danger accru pour la santé du consommateur ? Et ce alors que la consommation d’alcool est en recul très net dans la plupart des pays d’Europe depuis les années 1960.

Est-ce que quelqu’un saura arrêter cette folie réglementaire et fiscale européenne qui finira par nous empêcher, non pas de mourir, mais de vivre ?

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    jacques lemiere
    11 avril 2022 at 6 h 26 min

    santé collectivisée… plus concept de « santé publique »..

  • Outre le fait de faire se développer, ou naitre, un trafic parallèle au lieu de sauver des vies cela va tuer des gens car la clandestinité permet de vendre n’importe quoi dont l’alcool méthylique (de bois) mortel sans traitement rapide (par l’alcool éthylique) !
    Tout cela au nom de la santé des gens…
    « Est-ce que quelqu’un saura arrêter cette folie réglementaire et fiscale européenne qui finira par nous empêcher, non pas de mourir, mais de vivre ? »
    Très belle conclusion.

  • Ils taxeraient le soleil si c’était possible … Je rigole avec la différence de traitement du cannabis , totem de gauche , on a les marqueur que l’on peut . Aujourd’hui illégal et transgressif, il est protégé par un bienveillant halo. Demain légal , je ne lui donne pas 5 ans avant de devenir la mal absolu .

    • Je vois le même puritanisme à l’œuvre et qu’il soit de gauche ou de droite ne fait aucune différence à mes yeux.
      Et je doute fortement que ceux qui militent pour la légalisation du cannabis soient les mêmes que ceux qui militent pour plus de réglementations sur l’alcool. Et je pense naïvement que ceux qui prônent la légalisation du cannabis sont inclus dans le groupe de ceux qui sont contre la prohibition de l’alcool.

  • J’espère qu’elle enchaînera avec l’interdiction de vente ou la taxation de tout produit ayant un nutriscore supérieur à B ! On va bien rigoler 🙂

  • l alcool est un poison mais il ne faut
    pas le limiter au nom.de la tradition ?
    ceux qui sonts malades a causes de
    surdose d alcool (cancer foie et autres)
    et ceux qui boivent tout les jours vont
    certainement avoir des soucis…
    on en revient toujours aux comportements individuels qui devrait
    limiter les prises en charges par la secu.
    suivant notre façon de vivre.
    fumeur buveur boulimique de junk.food nous coute cher

    -7
    • Limiter la prise en charge par la sécu, nous y revoilà ! Dites moi quelle est votre activité à risque (vous en avez forcément une) et je vous dirai les remboursements de quels soins j’entends limiter.
      Tant que la sécu n’offrira pas le choix entre des contrats différents et des tarifs différents, il est hors de question de limiter son intervention. Je suis obligé de payer pour un service que je n’ai pas pu choisir, j’entends bien être servi suivant les termes du contrat le cas échéant, et qu’on ne revoie pas le contrat suivant la lubie du moment (antivax hier, junk food, buveur ou fumeur aujourd’hui) ou la tête du client. « Cela nous coûte cher » dites vous. Bah oui, ce n’est pas sur Contrepoints qu’il faut expliquer que le public fonctionne généralement moins bien et pour plus cher que le privé.

      • La sécurité sociale a tué la responsabilité individuelle.

      • Cela coûterait moins cher si nous étions libres ? J’ai tendance à le penser puisque je crois par ailleurs que le marché libre, bien qu’imparfait, fera toujours mieux que les hommes de l’Etat.
        Mais même si cela coûtait plus cher ( ce qui serait le cas pour ceux à qui cela ne coute pas grand chose avec le système actuel ) au moins nous serions responsables

    • Encore du libéralisme mal compris, vous devez être de droite ?
      J’aimerai bien payer pour mon cancer, ma cirrhose ou mon rapatriement en hélicoptère quand je fais des randonnées et que je n’ai pas été prévoyant ou pris trop de risque. Et je n’aime pas tellement payer les études de vos enfants ni les médicaments de conforts de votre épouse. Mais je ne vous en blâme pas.
      Et si je ne paie pas directement en fonction des risques que je prends, ce n’est pas à cause des drogués ( j’en suis ), des alcooliques ( je ne bois pas ) et des bouffeurs de junk-food ( je suis adepte du jeûne mais aussi un gros viandard) ou des randonneurs ( j’en suis ) mais c’est parce que la liberté est saucissoné dans ce fichu pays et que nous passons notre temps à nous sacrifier les uns les autres au nom d’un intérêt général qui n’existe pas ( ou alors il serait que personne ne vole personne ) et cela abîme la responsabilité ( je ferai certainement un peu plus attention avant de choisir le niveau de difficulté de ma randonnée en montagne si je savais que le rapatriement en cas de problème se ferait à mes frais. ). Je ne demande qu’a assumer les conséquence de mes actes et mes ficher des conséquences des votres
      Le responsable de ce que vous payez c’est le collectivisme dans lequel vous vous vautrez par ailleurs, et non pas l’individualiste radical que je suis.

      • Je ne dis pas autre chose. Il ne vous a cependant pas échappé que nous n’avons pas le choix dans la couverture de la sécu, ni dans le financement d’infrastructures que nous n’utilisons pas. Dans ces conditions, puisqu’il n’y a aucune liberté, j’entends en contrepartie qu’il n’y ait aucune responsabilité. Je ne me vautre pas plus que vous dans le collectivisme (je vous vois mal refuser le remboursement des frais qu’une randonnée en montagne un peu au-dessus de votre niveau aura provoqués), je tire seulement les conclusions logiques du système qu’on m’impose et avec lequel je suis en désaccord.

    • Je ne peux résister à l’argument de la pente fatale.
      Chaque année, il y a 150000 victimes d’accidents de ski. Ça coûte des milliards à la Sécu.
      On demande aux pratiquants de payer leurs soins pour épargner les finances des abstinents de ce sport ?
      Ou on leur épargne cette honte en rappelant que leur pratique dynamise des villages de montagne, des commerces, des entreprises francaises ?…
      Et aussi que la pratique d’un sport, même passablement dangereux, ce sera toujours mieux pour la santé que passer sa vie affalé devant Téléfoot, une bière à la main ?
      La vie n’est pas aussi simple que ce que voudraient les hygiénistes sécuritaires, dont le caractère obsessionnel et la faible intelligence ne leur permettent pas d’aborder la société dans toute sa complexité. Ces gens là ne sont pas seulement dangereux, ils sont stup.des !

      • « On demande aux pratiquants de payer leurs soins pour épargner les finances des abstinents de ce sport ? » La réponse est oui. Risque couvert par des assurances complémentaires.

  • Le beau couple nounou/gendarme n’a de cesse de nous pourrir la vie depuis des décennies pour que nous mourrions en bonne santé et que le risque ne fasse plus partie de nos vie, en utilisant la contrainte s’il le faut…

  • Nous y voilà: le fin mot de l’histoire est que, pour notre santé, les taxes vont augmenter!
    mais ces brillants cerveaux savent-ils de quoi ils parlent?

    L’autre jour, je discutais avec quelqu’un à propos des fameux sulfites dans le vin. On les accuse de plein de mots de têtes, d’allergies de toutes sortes, etc. Mais surtout, on croit à tors qu’il s’agisse de l’unique constituant chimique dans le vin.

    Pourtant, il y aurait dans le vin, plus de six cents substances chimiques connu et il en resterait beaucoup à découvrir. Voici un portrait assez exhaustif des principaux composants chimiques qu’on retrouve dans le vin.

    L’eau (H2O) : Un vin est constitué d’environ 80 à 90 % d’eau. C’est le principal constituant du vin. Ce qui m’amène à dire que lorsque quelqu’un met de l’eau dans son vin, il ne fait qu’en ajouter.

    L’alcool : Nul n’est surpris d’apprendre que l’alcool est, après l’eau, le deuxième constituant en termes d’importance qu’on retrouve dans le vin. Sa proportion représente entre 5 et 16 % du volume total du vin. On compte plusieurs types d’alcool. L’alcool éthylique, aussi appelé éthanol, est le plus abondant des types d’alcool. Il est obtenu par la transformation des glucides.

    Les minéraux : Les minéraux occupent une assez grande place dans le vin. Ici on parle de doses très variables. Le chlore peut être présent, mais en très faible quantité (1/20 g/L). Le soufre (les fameux sulfites) de 0,15 à 1,3 g/L. Le phosphore est présent en plus grande quantité dans les vins rouges, de 0,02 à 0,3 g/L. On en ajoute à l’occasion pour favoriser la fermentation. On retrouve aussi, mais dans des proportions négligeables, du bore et du silicium.

    Les acides : Les acides sont présents à l’état naturel dans le raisin. Pas surprenant qu’on en retrouve en quantité importante dans le produit final. Les acides sont en grande partie responsables de la couleur du vin. Ils représentent environ 2 à 5g/L. L’acidité doit cependant être contrôlée et équilibrée, car si elle est présente en trop grande quantité, cela affecte la qualité du vin. Dans le cas contraire, le produit final sera une perte totale. On retrouve plusieurs types d’acides :

    Acide tartrique : Présent dans le fruit de départ.
    Acide malique
    Acide critique
    Acide lactique
    Acide succinique
    Acide acétique
    Acide sulfurique
    Les glucides : Pendant la maturation, le vin développe du sucre et de la pectine. Les sucres ont une très faible solubilité dans le vin, mais sont tout de même présents. Les glucides sont très riches dans les raisins, mais se transforment en grande majorité en alcool lors de leur fermentation. Finalement, ce procédé engendre du glycérol, qui donne le côté moelleux au vin.

    Les arômes : Les arômes du vin proviennent essentiellement de substance telle que l’ester, l’acétaldéhyde et le terpène. Ces substances proviennent du raisin lui-même ou apparaissent lors de la fermentation ou encore au cours de l’élevage.

    Autres composants chimiques : D’autres composants chimiques sont présents de façon naturelle dans le raisin. On parle ici de composants organiques ou nutriments tels que l’aldéhyde, ou des oligo-éléments. On retrouve aussi des polyphénols, des gaz (gaz carbonique entre autres), des vitamines et des protéines.

    Conclusion : Sachez que le vin est composé d’une quantité phénoménale de substances devant êtres équilibrée afin d’obtenir un résultat optimum. Les œnologues, ces druides des temps modernes, parviennent à faire ressortir des saveurs à partir des moûts grâce à une science de mieux en mieux maîtrisée.

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