Voici dans quoi investir avec la guerre en Ukraine

Dans quoi investir dans ce contexte de crise ukrainienne ? Certains placements sont-ils meilleurs que d’autres pour son épargne en 2022 ?

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Napoleon golden coin by Tambako The Jaguar (CC BY-ND 2.0)

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Voici dans quoi investir avec la guerre en Ukraine

Publié le 19 mars 2022
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Loin de nous l’idée d’être des profiteurs de guerre. La guerre en Ukraine est évidemment dramatique humainement. Mais elle a dans le même temps des répercussions économiques et financières. Aussi, de nombreux ménages s’inquiètent pour leur épargne et les valeurs refuge (or notamment) attirent de nouveau. Dans quoi investir dans ce contexte de crise ukrainienne ? Certains placements sont-ils meilleurs que d’autres pour investir son épargne en 2022 ?

L’or : toujours une valeur refuge ?

En période de crise, on pense tout de suite à l’or en guise de valeur refuge. En tout cas, force est de constater que de nombreux sont ceux à y avoir pensé. En effet, l’once d’or s’est envolée de 1800 dollars le 31 janvier 2022 à 2070 dollars le 8 mars, soit une hausse de 15 % en quelques semaines !

Ceci dit, le soufflet est retombé à 1928 dollars le 16 mars. En dézoomant, l’once d’or cotait à près de 1800 dollars en 2012… la décennie n’a pas été très porteuse. Un simple livret A a été plus rentable sur cette période, et sans risque de perte en capital.

Par conséquent, la tendance haussière est loin d’être acquise. Même en cas de crise, on constate que l’or peut monter vite puis redescendre tout aussi vite. Ainsi, acheter de l’or physique (lingots et pièces) ou or papier (produits financiers) est spéculatif : forte volatilité sans rendement servi et devant s’inscrire sur du long terme. En effet, l’or ne sert pas de rendement (pas de loyer ni intérêts ni dividendes) et peut même représenter un poste de dépenses si ses lingots et pièces d’or sont stockés dans un coffre en banque.

Selon nous, l’or ne devrait pas peser plus de 5 % d’un patrimoine équilibré… sauf à être particulièrement pessimiste sur l’avenir.

Ceci dit, il faut reconnaître que l’or a des qualités intrinsèques :

  • métal précieux et limité (on ne peut pas imprimer des lingots d’or à la demande contrairement aux billets de banque). Les nations elles-mêmes traitent l’or en valeur refuge (plus de 2000 tonnes d’or dans les sous-sols de la banque de France) ;
  • métal infalsifiable ;
  • facilement transportable sous forme de lingots ou pièces, et difficilement spoliable.

 

En pratique, il vaut mieux privilégier l’achat de pièces d’or (Napoléon ou 20 francs suisse notamment) plutôt que de lingots : plus facilement transportables et revendables. Il existe des sites spécialisés ou des boutiques ayant pignon sur rue. Et si on n’est pas attaché à l’or physique, on peut aussi investir en produits financiers répliquant le cours de l’or (trackers en compte-titres).

 

Le bitcoin : la nouvelle valeur refuge ?

Beaucoup voyaient le bitcoin, reine des cryptomonnaies, comme une valeur refuge. Ils ont été déçus. En effet, depuis février 2022 et la guerre en Ukraine, le bitcoin oscille entre 38 000 et 45 000 dollars, sans tendance claire. Ce qui est une volatilité relativement habituelle pour le bitcoin.

Contrairement à l’or, actif millénaire, le bitcoin reste un actif très jeune. Nous avons peu de recul. Mais tout comme l’or, c’est un actif en quantité limité : 21 millions d’exemplaires de bitcoins.

Le bitcoin n’est pas uniquement une lubie de millenials. Des banques très sérieuses (JP Morgan notamment) ont commencé à recommander à leurs clients fortunés d’investir avec parcimonie en cryptomonnaies.

Même si le bitcoin n’est plus un actif contra-cyclique (qui progresse en temps de crise) et qu’il est de plus en plus corrélé aux actions, en inclure de 1 à 3 % de son patrimoine peut être pertinent en termes de diversification patrimoniale.

En pratique, il est possible d’investir simplement en trackers sur compte-titres. Ou via des plateformes d’échanges de cryptomonnaies, mais attention à ce qu’elles soient bien régulées par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).

 

Les actions : tendance haussière long terme

Après une année 2021 euphorique sur le marché actions monde (indice MSCI World qui affiche une performance annuelle de +22 %), l’année 2022 est plus compliquée. En raison de la guerre en Ukraine, mais également des préoccupations liées à la forte montée de l’inflation.

Depuis le début d’année, l’indice MSCI World est à -6,5 % (en date du 17 mars 2022). Et à -10 % pour l’Euro Stoxx 50 (l’indice boursier européen souffre naturellement plus de la guerre en Europe).

Ceci dit, c’est loin d’être la débandade. On peut parler de krach à partir de -30 % par rapport au pic. Pour l’instant, depuis le début d’année nous assistons à une simple correction, comme on en voit souvent. Certes la volatilité du marché actions est plus élevée qu’en 2021, mais nous restons à des niveaux raisonnables.

Pour les investisseurs long terme (plus de 8 ans), le point d’entrée actuel n’est pas mauvais. À condition de diversifier (un tracker World réplique à lui seul la performance des 1600 plus grandes sociétés mondiales) et de faire le dos rond à long terme sans achats reventes compulsifs, malgré les corrections passagères telles que celle que nous vivons actuellement. Historiquement, la performance moyenne annuelle lissée des actions est de 7 %.

Conclusion

Finalement, les pessimistes auront tendance à investir davantage en or. Et les investisseurs optimistes, confiant en l’avenir et dans le capitalisme, continueront simplement d’investir sur les marchés traditionnellement porteurs à long terme : les actions et l’immobilier (avec une pincée de cryptomonnaies). Immobilier qui pourrait d’ailleurs profiter de l’inflation : hausse des loyers et remboursement du crédit en monnaie de singe.

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  • la valeur d’ un bien ne vaut que par l’importance que vous lui donnez : l’ or n’ y échappe pas : ça va être difficile de manger votre or : investissez plutôt dans de la terre , vous pourrez semer des légumes et avoir à manger : tout le reste n’ est que littérature….

    • Attention quand même. Dans une république socialiste en faillite, le droit de propriété n’est plus garanti du tout et une terre peut difficilement s’enfuir du pays.

    • « semer des légumes et avoir à manger »
      Manger quoi? Vos légumes? Vous rêvez!

  • Charles Gave conseil pour de l’antifragile de l’or physique et de l’Asiatique dont l’économie n’est pas corrompue par les QE et toutes les imbécilités gauchistes.
    Certains états en faillite qui sont en train de virer à la dictature vont se servir sans vergogne sur le numérique (bancaire ou autre). Un état peut très facilement contrôler le bitcoin via les FAI. Placer en bitcoin c’est donner son or au Reichstag en 1938 et quand vous aurez besoin de fuir vous serez bloqué très facilement sans parler du fait qu’aucun épicier ou passeur n’acceptera cette « monnaie ».

  • Investir dans l’immobilier, l’or ou les actions.
    Certes, mais ces 3 classes d’actifs sont au plus haut actuellement.

  • Il est dommage de faire un article sans pousser un minimum la réflexion et donner à minima des informations correctes.
    En premier lieu, si vous comparez l’or depuis 2012 qui a fait une hausse de 15%, il faut faire la même comparaison sur le Bitcoin, passé lui de 13 USD en 2012 à 42000 USD aujourd’hui… En effet, ce ne sont pas les mêmes rendements !
    De plus, il est clair que vos connaissances sur l’écosystème des cryptos sont limitées car vous induisez vos lecteurs en erreur sur une règle fondamentale :
    La base en cryptomonnaie c’est « Not your keys, not your Crypto » donc on n’investit pas dans les cryptos à travers des trackers, et si on passe par des plateformes, on récupère ses cryptos. En effet, le principe des cryptos c’est notamment que vous en ayez totalement possession, ce qui est très facile avec un wallet type ledger. Dans ce cas, personne ne peut vous spolier.
    Ca fait partie des nombreux avantages par rapport aux autres investissements, puisque c’est le seul, avec les matériaux précieux, dont vous pouvez avoir le contrôle total (ce qui n’est pas le cas des actifs gérés par des tiers ou dont un tiers, même l’état, peut vous révoquer la propriété).

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