Pendant la crise, certains s’en sortent très bien

Tout le monde n’a pas souffert avec la crise et certains cabinets s’en sortent même plutôt bien, quitte à infiltrer certaines institutions.

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Pendant la crise, certains s’en sortent très bien

Publié le 18 février 2022
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Certes, il y a le coronavirus mais ce n’est pas la crise pour tout le monde : certains n’ont pas trop souffert de cette période agitée puisqu’ils ont même réussi à la mettre à profit pour avancer leurs carrières. Au-delà des figures les plus emblématiques qui se sont incrustées dans nos vies, signalons la jolie performance de Caroline de Haas qui n’a pas perdu son temps ces derniers mois : le cabinet Egaé de la militante féministe a été choisi dernièrement par le Conseil d’État pour former son personnel à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Comme le rapporte l’article du journal Le Figaro, la plus haute juridiction administrative du pays a donc joyeusement établi un contrat avec Egae, contrat qui s’établirait à la modeste somme de 110 000 euros selon l’hebdomadaire Marianne.

Pour le Conseil d’État, ce cabinet Egaé aurait été choisi car « il a fait la preuve de son engagement pour promouvoir l’égalité professionnelle en formant de nombreuses administrations d’État mais aussi des collectivités territoriales ». Or, ça tombe bien : la sensibilisation à l’égalité professionnelle, à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles est devenue une obligation dans les administrations publiques suite à une circulaire du 30 novembre 2019, ce qui donne une excellente motivation à certaines d’entres elles pour s’adjoindre les précieuses formations de ces cabinets de conseil dont l’objet est justement de répondre à la loi (le hasard fait bien les choses).

On pourra donc d’ores et déjà féliciter Caroline pour le pilotage habile de sa trajectoire : en ayant subtilement appuyé le discours féministe auprès des bons acteurs publics ces dernières décennies, ces derniers ont très judicieusement poussé des lois visant à rendre obligatoires des formations que, coïncidence pratique, la militante fournit contre une rémunération rondelette. La vie est bien faite.

C’est un peu comme ces cabinets de conseil en isolation thermique des maisons particulières qui, c’est commode, proposent des formations et des rapports d’étude alors même que l’analyse des lieux, l’isolation et les formations deviennent justement obligatoire : avec les aventures de Caroline, nous avons une nouvelle preuve que la France est un pays de cocagne où toutes les nouvelles contraintes imposées par le législateur dans sa grande clairvoyance et son indépendance légendaire sont immédiatement entourées et bichonnées de solutions adéquates et rémunératrices pour ceux qui ont été les premiers à alerter de leur côté indispensable.

On se chagrinera néanmoins d’apprendre que l’initiative du Conseil d’État de contracter avec le cabinet de Caro n’aura déclenché qu’un enthousiasme mitigé en interne car, selon Le Figaro, cette dernière a récemment créé une polémique en déclarant :

« La police nationale et la justice sont des institutions anti-femmes et anti-enfants ».

Il est vrai que la militante n’a jamais mâché ses mots… On se rappellera d’autre part l’étonnante affaire au Conservatoire de Paris qui donne un éclairage un peu différent aux efforts entrepris par Caroline et sa clique. Pour rappel, le professeur de violoncelle Jérôme Pernoo de ce Conservatoire avait été accusé en mars 2021 de harcèlement sexuel et poursuivi par la direction de l’établissement, représentée par Émilie Delorme. L’enquête interne, menée par le cabinet de Caroline de Haas, se révèlera ensuite si biaisée que les élèves de l’enseignant seront obligés de s’en ouvrir dans la presse, montrant à quel point l’ensemble de l’opération aura été menée à charge. De réintégration en nouvelle suspension, l’affaire continuera jusqu’à ce jour en démontrant assez bien la vacuité des accusations que l’acharnement de la direction pour tenter de faire accuser le professeur.

Dans cette histoire, le cabinet Egaé aura surtout largement démontré son biais partisan… Qui ne l’a pas empêché d’être ensuite choisi par le Conseil d’État, ce qui laisse quelque peu perplexe sur la qualité des prestataires contractés et sur la souplesse du mode de sélection retenu.

Encore une fois, on ne peut qu’observer l’accouplement de plus en plus malsain entre ces nombreux cabinets de conseil et autres officines créées de toutes pièces soit directement sur subventions ou fonds publics, soit grâce à la passation de dodus contrats payés par les deniers du contribuable. Il n’est absolument pas normal que les fonds publics servent à rémunérer des cabinets de conseil dont l’existence n’est possible que grâce à des lois imposant leur activité d’une façon ou d’une autre ; de la même façon que la crise sanitaire a clairement mis en exergue les liens trop étroits entre McKinsey et les plus hautes instances de l’État sans que les citoyens ou l’ensemble de leurs représentants n’aient leur mot à dire. La multiplication de ces excroissances de lobbyisme idéologique montre que les administrations ne sont plus qu’une source de revenus pour les mieux introduits et leurs satellites et non plus du tout le relai de la puissance publique ou le service rendu aux citoyens.

De façon plus inquiétante encore, l’ensemble de ces affaires et la façon dont elles se déroulent montrent une étonnante et problématique perméabilité entre ces militants, leurs cabinets, les idées qu’ils prônent et les plus hauts échelons de notre justice et des administrations publiques, notamment ici un organe qui a pour fonction de conseiller les gouvernements… Lorsqu’on voit les précédents, on s’interroge sur la capacité qu’il aura à conserver sa neutralité et ne pas sombrer à son tour dans le militantisme voire l’affichage néoféministe de combat. C’est d’autant plus préoccupant que ce conseil d’État joue un rôle important dans la création du droit administratif et donc sur la façon dont l’administration en général va devoir gérer l’égalité des sexes, les cas de harcèlement (réels ou avérés) : avec un cabinet dirigé par une militante connue pour son extrémisme et, maintenant, ses dérives loin de toute neutralité et d’impartialité, comment imaginer que l’institution saura trouver un juste milieu ?

La crise n’a pas fait que des malheureux. Caroline et son cabinet en sont un excellent exemple. Comme McKinsey et trop d’autres cabinets, elle a mis un pied dans la porte d’une institution étatique. On peut déjà redouter l’étape suivante, dans laquelle le législateur aura la main guidée par ses bons conseils ; aux États-Unis, où la pénétration de ce militantisme est si forte qu’elle atteint même profondément jusqu’aux armées, on a déjà pu voir les dégâts causés.

Les Français ont-ils vraiment besoin de ça ?


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  • Bonjour ! Vous avez loupé le rapport Oxfam ??

  • Vous n’oseriez pas démontrer l’incompétence de nos élites qui font appel aux clowns habillés de progrès ?
    Quand même !

  • Bah, on est les champions dans tous les domaines.
    Pourtant la corruption est visible par tout le monde mais ce n’est pas grave, c’est une corruption de gôche, donc, propre net, c’est le camp du bien…. Au soleil pour certains….. M’enfin, sans doute qu’il y aura dépassement d’honoraires, 100 000, pas assez juste bon pour ne pas nécessiter d’appel d’offres !

  • mais rappelons que le problème n’est jamais le lobby.. il est du coté du politique…

  • Pour voir ce que le Wokisme apporte à notre société : Spot de pub pour le recrutement dans l’armée versions Chine, Russie, US… No comment 😀

  • Ouaip, le capitalisme de connivence c’est le credo de Manu l’emm-R-deur, sa religion même. Il n’est là que grâce à ce système moisi, il fait tout pour le maintenir. Les diverses « mesures sanitaires » mises en place pendant la « crise » (ou créant la crise, selon le point de vue) procèdent elles aussi du même principe : soigner les bénéfices des groupes « privées » amis, pourrir la vie des entreprises non accoquinées avec l’État, caser les potes dans de juteuses sinécures, et tout ça, « quoi qu’il en coûte ». Faudrait pas qu’il y ait le moindre regret possible une fois l’affaire passée, qu’on puisse se dire qu’untel aurait pu, peut-être, toucher aussi à la gamelle…

    Mais bon, la clé de ce capitalisme de connivence éhonté est double : un État qui n’est plus limité par rien et se mêle d’absolument tout (avec l’UE en renfort derrière) et des médias qui sont partie prenante et non plus dénonciateurs/contre-pouvoirs comme ils étaient sensé l’être. Il est d’ailleurs piquant de voir qu’ils sont arrosés d’argent de l’État au non de la défense du « pluralisme » alors qu’il est visible que plus il y a d’argent de l’Etat dans les médias moins il y a de pluralisme !

    • « Mais bon, la clé de ce capitalisme de connivence éhonté est double : un État qui n’est plus limité par rien et se mêle d’absolument tout »
      + 1 000
      Avec un Etat qui se mêlerait uniquement de ses affaires ( régalien a minima pour faire consensus ici ) les corrupteurs ( et je vise large ) n’auraient plus grand monde à corrompre. Ils ne resteraient plus que des gens à convaincre que ce qu’ils proposent mérite un échange libre et consentant. ( ou alors ils utilisent la force, mais c’est un crime )

  • Capitalisme de connivence, trafic d’influence et corruption sont les trois mamelles de notre totalitarisme mafieux.

  • Cette nomination est tout simplement aberrante. A se demander qui manipule qui !

  • « Les Français ont-ils vraiment besoin de ça ? »
    Si l’on en croit les sondages en vogue, environ 60% des français semblent approuver la gestion de la crise par Micron. Et comme il a affirmé sans rire qu’il les emmerderait jusqu’à ce qu’ils cèdent à ses lubies, pourquoi il se gênerait?
    Il risque fort d’être réélu en avril et pourra ainsi continuer d’emmerder les 60% qui l’approuvent. (pour les autres c’est déjà fait, mais ils se sont adaptés pour passer sous les radars ou se mettre hors de portée.)
    Conclusion, les français aiment bien être emmerdés! CQFD/CPEF

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