Faire payer les non-vaccinés pour leurs frais hospitaliers ne résoudra rien !

Après l’avocat et chroniqueur Charles Consigny, le président de l’AP-HP Martin Hirsch a préconisé de faire payer les non-vaccinés pour leur accès hospitalier aux soins covid. Une idée illégitime !

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Faire payer les non-vaccinés pour leurs frais hospitaliers ne résoudra rien !

Publié le 27 janvier 2022
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Marquée par une explosion de cas de Covid-19 en raison de la progression « fulgurante » du variant omicron en France, la trêve des confiseurs a vu réapparaître avec force les « discours de la peur » sur la sauvegarde de l’hôpital et le rôle des non-vaccinés dans sa submersion annoncée. Notamment, l’avocat et chroniqueur Charles Consigny s’est offert quelques minutes de célébrité dans l’émission Les Grandes Gueules de RMC du 20 décembre dernier en préconisant de faire payer aux non-vaccinés leur accès hospitalier aux soins covid :

Je vous laisse apprécier la curieuse logique globale de l’intervention de Charles Consigny.

Disons seulement que se proclamer confiant dans la science, espérer néanmoins que les vaccins ne déclencheront pas des maladies neuro-dégénératives d’ici deux-trois ans « sinon on aura l’air fin avec nos obligations », batifoler ensuite sans intérêt et sans humour sur les neuro-dégénérescences évidentes de certains débatteurs des Grandes Gueules puis conclure « pour être sérieux » qu’on préférerait carrément une obligation vaccinale universelle votée par l’Assemblée nationale plutôt que l’obligation implicite du pass vaccinal – disons que tout ceci respire davantage le désir de se faire mousser par des propos calculés pour être iconoclastes que celui de nourrir le débat vaccinal avec cohérence.

Si l’on ne veut pas « avoir l’air fin avec nos obligations », il n’existe qu’une seule façon de procéder : permettre à l’information médicale de circuler librement et laisser à chacun, avec le conseil du médecin de son choix, la responsabilité de décider comment se protéger et protéger les autres du coronavirus. Ce peut être la vaccination. Pour beaucoup, ce sera la vaccination, si ce n’est déjà fait. Mais dans un contexte médical mal connu et incertain qui continue à nous réserver beaucoup de surprises, ce ne peut être l’obligation vaccinale, quelle qu’en soit la forme plus ou moins explicite.

Faire payer les non-vaccinés n’est pas une solution

Mais passons et parlons maintenant de sa proposition de faire payer leur hospitalisation et leur éventuelle réanimation aux patients non-vaccinés arrivant à l’hôpital pour Covid-19. Tout découle de cette idée que face à une vague pandémique irrépressible, notre système de soins ne tiendra pas le coup par la faute des non-vaccinés. Moins bien protégés que les vaccinés, ils arriveront en masse aux urgences, obligeant les services à déprogrammer des interventions et traitements pour leur faire de la place.

Charles Consigny n’est pas le seul à vouloir trouver une solution à ce scénario catastrophe. Dimanche dernier dans le JDD, le professeur émérite du CHU Pitié-Salpêtrière André Grimaldi suggérait que pour répondre à la question du « tri » entre malades que les médecins auraient éventuellement à faire en réanimation compte tenu du nombre limité de places, les personnes « revendiquant le libre choix de ne pas se faire vacciner » devraient peut-être assumer aussi « leur libre choix de ne pas se faire réanimer ». D’où sa préconisation de demander aux non-vaccinés adultes de rédiger des « directives anticipées » indiquant si ils « souhaitent ou non être réanimées en cas de forme grave de covid ».

Deux propositions, payer pour ses soins dans un cas, renoncer aux soins dans l’autre. Mais au final, la même approche malthusienne dans le contexte d’un système de santé systématiquement menacé de submersion, covid ou pas covid, comme on le constate chaque année aux urgences lors des épidémies de grippe, de bronchiolite, de gastro-entérite ou lors des épisodes caniculaires.

On discerne chez Consigny une gourmandise certaine à passer pour le méchant capitaliste de service des Grandes Gueules. De plus, on comprend que sa suggestion vise davantage à acculer les non-vaccinés à la vaccination sous la menace de rétorsions pécuniaires non négligeables, comme le fait le pass sanitaire en interdisant leur accès aux restaurants et autres salles de sport, qu’à les faire payer effectivement :

« J’ai proposé que les non-vaccinés paient eux-mêmes leurs frais d’hospitalisation, et qu’ils les payent, d’ailleurs, à l’entrée à l’hôpital. Et tout à coup, je vais te dire, il y aurait des gens qui se feraient vacciner. […] S’ils doivent vendre leur maison, etc., ça ferait réfléchir du monde. »

Il n’en reste pas moins que son idée et celle du Pr Grimaldi sont parfaitement illégitimes. Elles s’apparentent même à une forme de vol qui ne dit pas son nom, car tous autant que nous sommes, vaccinés ou non-vaccinés, salariés ou indépendants, nous payons déjà par avance les soins dont nous avons et/ou aurons besoin via les cotisations sociales prélevées sur les salaires et autres émoluments, sans oublier la CSG et la CRDS.

Et disons tout de suite qu’en ce domaine notre pays n’est pas en retard de prélèvements. Les déficits de l’assurance maladie se creusent et pourtant, Dieu sait que la France consacre chaque année une part importante de sa création de richesse annuelle à la santé – 11,2 % de son PIB en 2018, à égalité avec l’Allemagne, soit le niveau le plus élevé après les États-Unis et la Suisse selon le Panorama de la santé 2019 de l’OCDE :

non-vaccinés

Dieu sait aussi que tous ceux qui ont voulu quitter la Sécu et adhérer à un autre système d’assurance maladie au niveau entreprise ou individuel pour alléger leurs charges et retrouver une liberté de choix s’y sont cassé les dents en vertu de l’implacable monopole de ladite sécu, solidarité collective oblige.

Oh, bien sûr, entre les impératifs solidaires de la redistribution des revenus et les politiques récurrentes de baisse des cotisations sociales sur les bas salaires – car on a fini par comprendre que leur ampleur pouvait nuire à la compétitivité des entreprises donc à leur capacité à créer de la richesse et de l’emploi – il est exact de dire que tout le monde ne paie pas sa santé au même tarif. Mais en aucun cas cette différence n’est motivée par les comportements sanitaires, alimentaires, sportifs, etc. des patients.

Le Pr Grimaldi le rappelle lui-même dans sa tribune, les médecins ont fait le serment (d’Hippocrate) de soigner les patients en fonction de leurs besoins médicaux, pas en fonction de leur plus ou moins grande observance des recommandations de santé publique.

Ces dernières – par exemple manger moins gras ou moins sucré ou moins carné ; utilité ou inutilité des masques – sont du reste très variables au cours du temps, parce qu’il y a des modes, parce qu’il y a des avancées dans la recherche médicale et aussi parce qu’il y a des agendas politiques à préserver. On ne saurait donc se fonder là-dessus pour « trier » les bons malades et les mauvais malades sauf à se retrouver à quelques mois ou quelques années de distance à écarter les patients qu’on avait privilégiés d’abord et vice-versa.

De plus, la pente est glissante. Tout le monde sait maintenant que le tabagisme est le premier facteur de risque du cancer du poumon, lequel se situe en France au second rang des cancers incidents chez l’homme et au troisième rang chez la femme. Faut-il pour autant refuser de soigner un fumeur – ou lui faire payer ses soins ou lui demander de renoncer volontairement à se faire soigner dans notre système de santé ? Faut-il refuser de soigner un sportif qui s’adonne à une activité sportive particulièrement risquée ? Faut-il refuser de soigner les accidentés de la route qui étaient en excès de vitesse au moment de l’accident ?

Peu de gens, et certainement pas les soignants, répondraient oui à ces questions. On voit mal dès lors pourquoi une telle perspective deviendrait acceptable avec la non-vaccination contre le Covid-19.

Il s’agit de responsabiliser les individus sur la question de leur santé, entend-on parfois. Louable perspective !

Mais la réalité, c’est que la pandémie de covid a révélé avec encore plus d’acuité que d’habitude que notre système de soins, bien que très coûteux, est avant tout rigidifié par une organisation collectiviste, centralisatrice et bureaucratique – « caporalisé et soviétisé » pour reprendre les termes de Michaël Peyromaure, chef du service d’urologie à l’hôpital Cochin, lors de son audition au Sénat hier – qui se révèle incapable d’allouer ses ressources avec souplesse au moment et vers les domaines où nous en avons besoin.

Loin de la solidarité dont il se pare, il génère de la pénurie et place en conséquence les malades en concurrence les uns par rapport aux autres pour l’accès aux soins. Pas exactement la concurrence dont on rêve. Qui aurait cru, en 1945, quand fut institué le glorieux monopole de la Sécurité sociale tel qu’on le connaît encore aujourd’hui, que nous verrions un jour les bénéficiaires se battre entre eux pour y accéder ? Ou jouer sur leurs relations pour avoir un rendez-vous chez l’ophtalmo ou le gynéco un peu avant les autres et si possible dans moins de trois mois ?

Ouvrons plutôt ce monopole dont on ne peut sortir, dont les prix, habilement masqués par une apparence de gratuité, sont élevés et dont on constate qu’il n’est pas en mesure de répondre correctement à nos besoins. Introduisons de la concurrence, pas chez les patients, mais entre les organismes de santé. C’est à ce prix seulement que l’on verra les propositions de soins s’améliorer et s’accroître, sans nul besoin de pratiquer un tri des patients injuste et, en fin de compte, fort peu « solidaire ».

Article publié initialement le 6 janvier 2022.

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  • moi je suis « pour » …mettre ça sur la table.. en ajoutant des petits trucs comme à condition de pouvoir quitter la sécu..et de créer un système parallèle..
    Mais pourquoi s’arreter au vaccin..TOUT comportement qui est facteur causal de maladie doit être « sanctionné »..
    un petit effort..la sécu pourrait aussi baisser le nombre de cancers panifiés et ..refuser de soigner les cancéreux dont le cancer serait attribué à leur mode de vie.. ça relève de la m^me logique, estimer aussi que les accidentés de la route avec un mauvais score comportemental ne seraient pas soignés non plus..

    au moins la force illibéral qui existe dans le principe d’une assurance collective apparaitrait..

    ce qui serait bien aussi serait d’interesser les médecins à sanctionner les mauvais patients en intéressant ainsi un patient qui est malade « par sa faute » , soit qui se comporte mal ..ne voit pas sa consultation payée par la sécu..

    • Bien évidemment l’idée du gvt serait que vous continuiez à payer à la sécu comme tout le monde.
      Mais cela ferait une brèche grave dans la sécu et de son socle, la constitution de 1946. Il serait plus difficile pour la France d’empêcher les gens de quitter la sécu avec les tribunaux européens.
      Le gvt ne veux pas de ce risque. Son projet est que la réanimation reste gratuite, mais qu’il n’y en ait plus.

    • N’oubliez pas non plus l’essentiel : le rétablissement de la possibilité d’avoir recours aux traitements obligatoires précoces qui ont fait leur preuve.
      Cette demande devrait d’ailleurs systématiquement portée face aux vaccinolâtres de tout poil.
      Cela permettra d’en vérifier les effets dans la réalité, au lieu d’arguer d’études « scientifiques » plus ou moins bidouillées.
      Les faits, rien que les faits.
      A propos, si vous êtes intéressés, conférence en weblinaire des médecins de la FLCCC (d’après ce que je comprends plusieurs jours possibles)

      FLCCC : This Wednesday at 7 p.m. ET four leading doctors—Dr. Kory, Dr. Marik, Dr. Kerr, and Dr. Cadegiani—discuss definitive results from the largest study of IVM in COVID-19, proving it an unequivocal public health game changer.
      Pour s’inscrire : https://zoom.us/webinar/register/WN_2CY5VGh7Rk6NeDPZOpzKy4

  • Il est temps de rendre ce vaccin obligatoire comme les 11 autres…

    -17
    • Et le consentement libre et éclairé du citoyen ?
      PS Une piste, on manque de donneurs d’organe, seriez vous d’accord pour obliger les citoyens de donner leur rein sous la contrainte ?

      • Où est le « consentement libre et éclairé » quand un président de la République dit que son but et que toute sa politique vise à « emm…er au maximum » tout un pan de la population (entre 3 et 5 millions de personnes majeures en France) ?
        Certains trouvent le propos courageux, je le trouve juste révélateur du manque de courage du personnage : s’il voulait vraiment les « emm..er », et s’il croyait vraiment qu’avoir une couverture vaccinale de 100% est LA solution pour sortir de cette épidémie par le haut, il mettrait en place l’obligation vaccinale. Dans les faits… il a trop besoin de cette petite frange de population qui rejette les pass à répétition pour réellement vouloir la rayer d’un trait de plume législatif. Malheureusement, peu d’analystes en vue se sont posé cette question, tous ont préféré réagir à la petite phrase…

        • @Anagrys
          Bonjour et bonne année.
          Rendre le vaccin obligatoire par la loi ferait porter la responsabilité des désagréments des vaccins au gouvernement. Ce n’est pour rien qu’ils sont tous irresponsables pénalement et qu’ils ont absou les laboratoires de toutes retombées judiciaires.

        • Oui, il est coincé entre deux maux.
          D’un coté tant qu’il reste des non vaccinés on peut constater que le vaccin ne marche pas très bien, de moins en moins variant après variant -heureusement que ces variants sont de moins en moins dangereux
          Mais d’un autre tant qu’il reste des non vaccinés il peut faire porter l’échec de sa politique du tout vaccin sur leurs épaules.
          Cela dit, pour un vaccin qui marche même moyennement, 90% de la population vaccinée et un R effectif sous les 2, on ne devrait pas voir une baisse massive de la circulation voire une extinction de la maladie ? Je pose la question pour un ami, bien sûr 😉

          • Institut pasteur :
            « Par conséquent, le calcul pour obtenir ce pourcentage (permettant d’obtenir l’immunité collective) permet d’obtenir les résultats suivants : 50 % pour la grippe, 80% pour Covid-19 avec les nouveaux variants, 90 à 95 % pour la rougeole.
            Il faut bien sûr que l’immunité acquise reste efficace au cours du temps. Si ce n’est pas le cas, des rappels de vaccination sont nécessaires. »
            Nous avons donc DEJA atteint ce taux qui est sensé, avec un vaccination efficace, nous assurer l’immunité collective …que l’on aura jamais avec le vaccin puisque O-micron se propage malgré le taux d’immunité collective atteint…
            En revanche O-micron va réussir, lui, à immuniser tout le monde…

        • Je crois plutôt que c’est une réaction de dépit assez primaire:
          Ceux qui ne comprennent pas et se trompent ont envie d’emmerder ceux qui doutent avec raison.

        • Il n’y aura pas d’obligation vaccinale car si par malheur il y avait une explosion de maladies neuro dégénératives ou auto-immunes ou cancers dues aux vaccins ARNm l’Etat serait obligé de payer(avec le fric des impôts, mais tout de même) alors que sans obligation, puisque le big Pharma s’est totalement dégagé de toute responsabilité, L’État répondra aux victimes qu’elles n’étaient pas obligées de se faire vacciner. Il y aura juste le personnel médical à indemniser, c’est prévu dans la loi, mais ça ne représente pas énormément de personnes.

    • Avatar
      LasciatemiCantare
      6 janvier 2022 at 11 h 02 min

      Les 11 autres vaccins sont non seulement beaucoup plus fiables et éprouvés que ceux contre le Covid, ne nécessitent pas de rappel tous les 3 mois et, surtout, ne sont plus en phase de test.

      • Et surtout, leur obligation a été fait en moyenne 15 ans après le phase 4… donc avec un certain recul qui fait qu’on peut en effet les considérer comme fiable !

      • Et sont administrés aux enfants et pas aux adultes. Et aucun vaccin n’est obligatoire sous peine de déchéance de la citoyenneté.

    • Non, il est temps de supprimer l’obligation pour ces 11 vaccins. D’autant que les polémiques autour du « vaccin » COVID aidant, on commence à regarder de plus près la littérature et il semble que les effets nocifs du vaccin DT-Polio soient loin d’être négligeables (pas autant que pour les sérums covidesques mais… ) alors que les maladies en questions sont peu prévalentes chez nous.
      Rendons le choix aux gens, laissons le marché faire pour trouver les meilleurs vaccins, ceux qui sont utiles ceux qui sont dangereux.

      • Tout à fait, il faut supprimer cette obligation vaccinale aussi.
        Je regardais par curiosité la politique vaccinale dans les autres pays, et il n’y a AUCUN vaccin obligatoire au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suède et en Espagne – selon l’article suivant : https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sante/France-est-elle-seul-pays-avoir-vaccins-obligatoires-2018-01-02-1200903104
        Il serait temps que l’État arrête de prendre les gens pour des enfants, en ce domaine comme en tant d’autres.
        D’autant que si un vaccin fonctionne bien (et en général c’est le cas avec les vaccins homologués), il protège les vaccinés de la contamination par les non vaccinés, non ?

        • Il n’y a que deux vaccins stérilisants, celui de la variole et celui de la rougeole. Les autres vaccins n’empêchent pas la circulation des virus.

      • Il y a une douzaine d’années, mon toubib m’avait déconseillé le vaccin DTP.
        J’ai du insister pour avoir le vaccin T.

    • Pasteur doit se retourner dans sa tombe avec votre commentaire ! 😀

    • Avec quel objectif?
      – immunité collective: mensonge éhonté des politiques et médecins de plateaux TV alors que les fabricants avaient eux-mêmes déclarés dès la mise sur le marché que rien n’indiquait que leurs produits empêchaient la contamination
      – ne pas engorger les hôpitaux: ils le sont chaque année, et il faudrait alors d’abord interdire ce qui est structurels: tabac, alcool, sports extrêmes, … et surtout sortir de cette politique de flux qui s’effondrera le jour il y aura une vraie pandémie très dangereuse à niveau de la peste noire

      La vaccination obligatoire n’a qu’un but: enrichir la big pharma

      • À l’heure actuelle dans les services de réanimation il y a 50 % de vaccinés et 50% de non vaccinés. Prenons L’exemple d’un service de réanimation de 10 lits totalement occupés par la Covid. Comme les non vaccinés représentent 7% de la population si tout le monde était vacciné il resterait quatre lits de libre dans le service. On est donc très loin du désengorgement des services de réanimation même si 100 % de la population est vaccinée

  • Dans les derniers paragraphes la démonstration sur les 2 formes de concurrence est remarquable, en préconisant de remplacer la concurrence actuelle entre les malades dans un contexte de pénurie, par celle qui devrait exister entre les organismes de santé dans un marché libre et donc florissant.
    C’est la seule conclusion évidente et réaliste aux problèmes évoqués plus haut, que n’aurait pas reniée Bastiat.

  • L idee n est pas si mauvaise que ca. Il faut par contre demander le pendant: ne pas etre oblige de payer pour la secu si vous n etes pas couvert. Et si ca arrive vous allez avoir tous les jeunes qui vont refuser d etre vacciné (non seulement ils ne risquent iren en cas de covid mais quitter la secu est pour eux une tres bonne affaire car un systeme privé sera bien moins cher (la secu c est les jeunes en bonne santé qui paient pour les soins médicaux des vieux)

    • Les vieux ont alimenté la sécu toute leur vie heureusement pour les nouveaux arrivants qui eux n’ont pas même encore cotisé et coûtent a la sécu depuis leur naissance . Quantité de personne sont rétribuées par ce système et ce ne sont pas les moindres

      • Savez vous que 50 % des couts totaux sont sur la derniere annee de vie ?
        J habite dans un pays ou l assurance est privee et c est nettement moins cher pour les jeunes que pour les vieux.

        Ce qui en soit est normal: une prothese de hanche coute bien plus cher qu une boite d antibiotique (quelques euros)

        • @cd vous croyez qu’une assu privée vous prendrait que sur votre fin de vie et/ou avec des maladies lourdes ? Une assu privée vous prend jeune , en bonne santé et vous assurera la suite dans ces conditions et seulement dans ces conditions , voyez donc ce qui se pratique ailleurs et ce qui se pratique ici pour nos amis les animaux

          • Non, un assurance vous coutera différemment en fonction de votre statut, tout simplement… Et c’est exactement ce qui existe avec votre assurance auto ou immobilier par exemple…

      • la sécu est soi disant un mécanisme assuranciel… pour etre couvert il faut payer toujours..normal..

  • C’est démoniaque, tout ça pour obliger une vaccination non obligatoire… Pour l’instant.
    Ce monsieur ne sait pas que tout le monde fini par mourir vacciné ou pas fumeurs comme non fumeurs gros ou maigre…. Encore un qui c’est tapé trop de coronas ou un corona dans le cerveau, merci le vaccin arn ou adn…

  • Personnellement, je suis convaincu de l’utilité de la vaccination ( mon père ayant eu la poliomyélite dans les années 30 et s’en étant bien sorti avec peu de séquelles grâce au vaccin). Toutefois, les circonstances et les conditions qui nous ont été imposées pour l’épidémie de covid ont jeté un fort doute non pas sur la vaccination, mais sur les qualités des vaccins proposés qui ne protègent ni de la maladie ni de la contagion.
    Ayant été salarié puis indépendant, l’obligation de cotiser à la Sécu sans autre alternative, m’a aussi convaincu que quelle que soit les pathologies,c’était aux services de santé de s’adapter (puisqu’ils nous prélèvent d’autorité les cotisations que nous ne pouvons ni adapter, ni refuser) et pas aux patients! On ne choisit pas d’être malade par plaisir que je sache!
    Dans le domaine de la sécurité routière, on pourrait aussi très facilement, en suivant le raisonnement absurde de ce médecin, faire payer les soins aux accidentés qui n’ont plus tous leurs points de permis ou malussés chez leur assureur!

    • Étrange, le premier vaccin contre la polio date de 1955…

      • Je ne sais pas si les soins qu’il a reçus à l’époque pouvaient s’appeler vaccin, toujours est-il que c’est ainsi qu’il les nommait. Ce que je retiens, c’est qu’à cette époque, et devant une maladie peu connue, les médecins SOIGNAIENT, avec leurs connaissances médicales et pas sous les diktats des fonctionnaires! ET force m’a été de constater que ça avait plutôt bien marché vu que les séquelles de cette maladie pouvaient être très graves, et que mon père s’en est tiré avec juste une jambe atrophiée que la chirurgie a ensuite pu réparer.

        • En effet, la grande différence entre maintenant et à l’époque c’est que les médecins soignaient de leur mieux en essayant tout ce qui pouvait marcher ou pas, alors qu’aujourd’hui ils appliquent les recettes de la sécu/ARS ou des labos (telle pathologie : telle molécule, si possible du labo qui paye les vacances aux caraïbes… Ça ne marche plus trop, les pharmaciens substituent désormais automatiquement le générique s’il existe, mais les médecins s’acharnent)

        • Il faut savoir que la polio est bénigne dans 99,5% des cas, et provoque des paralysies dans 0,5% des cas. Parfois la paralysie est temporaire, plus ou moins étendue. Le patient est mis sous respirateur dans les cas graves, et peut se remettre si les nerfs ne sont pas trop endommagés.
          Le vaccin est devenu généralisé dans les années 50, et son efficacité est extrêmement élevée. Le vaccin actuel injectable est différent, moins efficace mais moins dangereux.

    • « on pourrait aussi très facilement, en suivant le raisonnement absurde de ce médecin, faire payer les soins aux accidentés qui n’ont plus tous leurs points de permis ou malussés chez leur assureur! »

      Ou aux fumeurs qui font un cancer du poumon, ou aux gens qui mangent et boivent n’importe quoi et font un accident cardio-vasculaire, ou à ceux qui ont des « rapports à risques », à ceux qui font des sports casse-gueule, du bricolage, etc etc etc… en allant au bout du raisonnement, on fait payer à chacun son hospitalisation en fonction des « risques » qu’il a pris, ce qui revient à privatiser l’hôpital et à supprimer la Sécu 🙂 Perso je vote pour.

  • Ouvrir ne sera pas suffisant, car si l’Etat impose en même temps les mêmes règles que celles à la santé publique , la concurrence sera très limitée.

    Que l’Etat maintienne son système, mais qu’il laisse la concurrence entièrement libre de s’organiser, sans normes, sans prix et salaires figés, sans exigences de diplômes délivrés que par l’Etat, et que les gens soient libres de sortir de la sécu et de se faire soigner en privé, en payant pour leurs prestations, en souscrivant des assurances privées pour les maladies graves, et le problème sera réglé.

    Et qu’on fasse la même chose pour l’école: ceux qui ne font pas l’école publique se retrouvent actuellement à payer deux fois, ils devraient au contraire être libérés de payer pour le public. Mais là aussi, l’école publique est devenue tellement mauvaise, que l’Etat préfère renforcer son monopole en interdisant l’école à la maison, plutôt que de réformer.

    Et le pire dans tout cela, est l’hypocrisie du gouvernement et de ses relais: la plupart des non vaccinés sont des gens en bonne santé, qui ne sont pas contaminés, qui ne contaminent personne, qui servent de population témoin, ce qui est fondamental à toute recherche scientifique de qualité, et qui servent aussi de réserve de sécurité, dans le cas où le vaccin aurait des effets secondaires graves sur le long terme. Imaginons que les vaccinés subissent une forte mortalité par crises cardiaques dans les dix ans, il ne resterait alors que des non vaccinés pour les soigner… 

    Les non-vaccinés sont une chance pour le pays, et même les nouveaux héros de la liberté, car ils acceptent de renoncer à une vie sociale, de subir une pression terrible, de risquer leur vie, pour défendre un droit fondamental! C’est de soumettre par la force toute la population d’un pays à un traitement expérimental qui est assurément un choix nuisible à l’ensemble de la communauté.

    Il est évident que les non-vaccinés sont devenus les boucs émissaires d’un gouvernement qui cherche à se décharger de sa responsabilité calamiteuse de la gestion de la santé. Avec un tel comportement, le soit-disant centre libéral et progressiste, est aujourd’hui plus extrémiste que Le Pen ou même que Mélenchon, qui sont devenus paradoxalement les derniers défenseurs de la liberté…

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  • Refuser de soignes les non vaccinés: et en échange, autoriser la concurrence privée pour l’assurance maladie, et rembourser les cotisations versées jusque là. Et laisser les cliniques privées soigner tout le monde.

  • Vous dites: « Il n’en reste pas moins que son idée et celle du Pr Grimaldi sont parfaitement illégitimes. »
    Y aurait-il pour vous des idées qu’on n’a pas le droit de défendre voire d’exprimer ? Et rien n’est contraire à la loi dans l’idée de faire payer aux responsables les multiples contaminations qu’ils imposent aux autres et les frais que je supporte en tant que contribuable. Encore des contorsions pour excuser l’inexcusable.

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    • Avatar
      LasciatemiCantare
      6 janvier 2022 at 10 h 59 min

      Votre commentaire est entièrement faux :
      – tout le monde contamine tout le monde, y compris les non-vaccinés, on le sait depuis plusieurs mois déjà. Désintoxiquez-vous de la doxa gouvernementale.

      – faire payer les non-vaccinés, qui cotisent comme vous et moi, est illégal et une inégalité de l’accès aux soins. Tout le monde a un comportement à risque, dans chaque acte de la vie, à des degrés divers. C’est expliqué dans l’article.

    • Elles sont « illégitimes » car contraires à la loi du pays. A la constitution, même…
      A part ça, personne ne leur interdit de les exprimer. Mais il ne doit pas être interdit de faire remarquer que ces idées sont dangereuses, illégales, nuisibles et risque de se retourner très fort contre leurs soutiens !

    • @gérard parce que vous croyez qu’un vacciné ne transmet pas ? parce que vous croyez qu’un vacciné ne l’attrape pas ? parce que vous croyez qu’un vacciné ne va pas aux urgences ? Qui est ce l’inexcusable ? N’est ce pas notre état qui a déshabillé les médecins , les soignants , les hôpitaux malgré le fric fou qu’il nous coûte à tous , organisé la pénurie avec le stupide numérus clausus . Si quelqu’un est inexcusable c’est l’état . L’état qui a organisé la faillite des retraites , la faillites des hôpitaux, la faillite de l’ed nat, la faillite d edf, des transports et j’en passe , alors que la démographie avait écrit l’histoire actuelle depuis toujours . Arrêtez donc de blâmer les non vaccinés , l’état et nos politiques sont les seuls responsables , épargnez nous au moins ce spectacle ridicule de nous déchirer comme de pauvres hères autour d’un quignon de pain, comme un chien galeux excité par son maître pervers , nous en gagnerions au moins en dignité .

    • Connaissez vous le nombre de cancer du poumon ou autre dû au tabagisme passif ? J’espère que votre raisonnement inclu bien l’exclusion et le paiement des frais par les fumeurs quand ils arrivent à l’hôpital… En fait pour tout autre maladie liée au rythme de vie de la personne (les obèses, les sportifs, etc.)

      • J’ai l’impression qu’il est inutile d’essayer de convaincre ce genre de personnes ; terrorisées, elles ne raisonnent plus de façon rationnelle et sont dans une forme de superstition : le vaccin est magique, il résout tous les problèmes et ceux qui le refusent sont des ennemis du peuple, rien que ça.
        Il est affligeant de voir à quel niveau de médiocrité et disons-le, de nullité scientifique en sont arrivés beaucoup de gens…

    • Parce que le vaccin empêche la contamination ?
      Depuis quand ?

  • Je suis assez intéressé de devenir un non-citoyen français irresponsable devant payer les factures des services étatiques que j’utilise et ne devant plus payer les services que je n’utilise pas.
    Purain, ça fait des années que j’attends ça.

    ( Oui je sais, j’ai rien compris )

  • Pour ce qui concerne la proposition du professeur Grimaldi, je pense qu’elle serait acceptable si toutefois le même choix était également proposé aux vaccinés.

  • Parmi les effets secondaires du vaccin, il convient désormais d’ajouter l’accès de folie. Un effet particulièrement redoutable puisqu’il arrive à transformer un penseur libéral en zombie intolérant et autoritaire.
    Voilà qui me conforte dans mon refus de ce vaccin. La perte de mes facultés mentales est un prix trop lourd à payer pour une protection toute marginale (je ne suis pas personne à risque).

    • Même un libéral, en face d’un danger, devient intolérant. C’est souvent le cas quelque soit sa phylosophie de vie, à un moment, seul son propre intérêt compte.. Pensez donc, on nous rabâche que nous allons tous mourir sans un vaccin et si on est malade l’hôpital est rempli de non vaccinés… Et pas question de penser à son médecin, il a interdiction d’intervenir voir les jumeaux….

      • L’histoire de France regorge de gens qui sont allés jusqu’à sacrifier leur vie pour leur philosophie de vie. C’est d’ailleurs l’essence même du christianisme. Mais effectivement, avec la déchristianisation, ces gens sont de plus en plus rares, et aujourd’hui, le nouveau dieu est l’Etat, son clergé est composé de ses hauts fonctionnaires et experts, et son évangile est qu’il ne faut pas hésiter à s’en prendre à l’autre pour être heureux…

        -1
  • Je serai pour qu’on fasse payer leurs soins aux non-vaccinés.
    Mais comme ils ne bénéficient plus des « services » de la sécu, on leur rembourse dans le même temps l’intégralité de ce qu’ils ont cotisé à l’assurance maladie, capitalisé au taux des emprunts d’Etat et peut-être une fois déduits les soins déjà consommés.

    Je ne sais pas, mais je pense que dans beaucoup de cas, ça va plutôt être bénéfique pour les dits non vaccinés. Je suis prêt à renoncer à mon pass vaccinal (vaccins qui ne m’ont pas vraiment servi puisque je viens de chopper le virus) si on me propose ça. Je me prends une assurance privée en GB par exemple et hop, mieux couvert, et je garde au passage un bon paquet d’argent !

  • Qu’un avocat puisse prononcer ce genre d’âneries en dit long sur son sens moral.
    Si, par malheur, j’avais besoin d’un avocat, ce n’est pas lui que je choisirais.
    Ceci dit, l’essentiel de son activité d’avocat se passe dans l’émission des grandes gueules.
    Pour le fameux professeur émérite, c’est encore pire et je ne comprends pas que le Conseil de l’Ordre ne dise rien.
    Un médecin soigne tout le monde, même le pire des terroristes.
    Cette crise nous révèle que, contrairement à ce que nous pensions, nous sommes une société guère plus évoluée que les sociétés primitives qui pratiquaient des sacrifices humains.
    Sous le vernis, c’est du toc…

    • @jean paul du toc oui les politiques , mais ça on le savait , mais pas les médecins , pas les soignants , pas les gens de terrain qui d’une manière générale sont au charbon . J’attends que les politiques descendent de leur montgolfière : qu’ils prennent les rer le matin , qu’ils aillent aux urgences , qu’ils mettent leurs mômes à l’école de quartier , qu’ils se fassent virer pour incompétence , pour fraude , pour vol , on peut rêver .

    • Pour beaucoup les médecins sont devenus des fonctionnaires de la santé, plus que des « soignants ».
      Ils obéissent à l’État et aiment l’État, ils pensent que sans l’État ils ne seraient rien et en bonnes victimes du syndrome de Stockholm remercient l’État de leurs tourments et en font porter la responsabilité sur les patients (qui mangent mal, ne font pas assez d’exercice, fument, ne sont pas vaccinés, ne respectent pas assez les gestes barrière etc.)
      Cette crise m’a fait perdre totalement confiance en la médecine de ce pays, à commencer par mon médecin traitant. Ils sont beaucoup trop nombreux à répéter ce que la télé et les labos racontent, et bien trop rares à regarder même de loin la littérature académique et les données (la fameuse « evidence based medecine » dont beaucoup se rengorgent n’est qu’un slogan).

  • J’aime bien les tenants du tout collectif, les chantres du tout inclusif, qui deviennent prompts à exclure.

    • Cela s’appelle le communisme : tous égaux sauf ce qui ne sont pas d’accord et qu’on met au goulag.

      Méthode Macron :
      1) traiter ceux qui ne sont pas d’accord d’arriérés et d’incultes
      2) les traiter comme des enfants
      3) les mettre en prison

  • Si on va dans cette direction, il faut considérer tous ceux qui prennent des risques inutiles: fumeurs, alcooliques, amateurs de sports extrêmes, …..

    • En effet. Et mettre au point un système d’assurance où il n’y ait pas de passagers clandestins et où chacun paie la juste prime en fonction des risques qu’il court.

  • Avatar
    Laurent Lenormand
    6 janvier 2022 at 14 h 15 min

    Les jacasseurs qui pérorent sur le thème « que les non vaccinés assument les conséquences de leur choix » se gardent bien d’aller au bout de leur logique sur un point précis: en contrepartie de leur exclusion des services de réanimation, ces personnes devraient pouvoir bénéficier d’une liberté totale dans leur façon de se soigner (à leurs frais, éventuellement, et à leurs risques). Ainsi, personne ne devrait pouvoir les empêcher de se procurer (au hasard) de l’hydroxychloroquine, de l’ivermectine, etc.
    Personnellement, si on me propose ce deal (renoncement à la réa contre accès libre à tous les traitements que je souhaite), je signe.
    Depuis le début, l’Etat impose comme seule porte de sortie à la crise l’injection générale des « vaccins » (et pas n’importe lesquels: ceux des géants pharmaceutiques américains). Il a soigneusement barricadé toutes les autres issues et il voudrait aujourd’hui condamner à la mort sociale, voire physique (ce à quoi revient la privation de soins) ceux qui refusent cette voie unique.
    Et on nous parle de « responsabilité »…
    À ce stade, il n’y a plus lieu de discuter: il faut se battre contre les agents de ce totalitarisme.

  • L’idée de ne pas rembourser les non vaccinés (par choix personnel) des frais d’hospitalisation éventuels pour cause de COVID n’est pas si illégitime que cela, c’est en effet ce qu’il se passe pour toutes les autres assurances que nous souscrivons, si nous ne respectons pas des règles de prudence élémentaires nous ne sommes pas ou mal couverts en cas de sinistre. Exemples de quelques obligations à respecter pour être couvert par les assurances: ramonage des cheminées pour l’incendie, bon entretien des véhicules, respect des règles de circulation, pose de serrures suffisantes , …etc. C’est une partie essentielle du contrat entre assureur et assurés et qui est d’ailleurs un levier clef pour susciter et maintenir des comportements socialement responsables. Je ne vois donc pas en quoi l’assurance santé, elle, devrait couvrir tous les risques même lorsque les assurés ont un comportement irresponsable qui ne respecte pas les règles élémentaires de protection disponibles et connues de tous. Comprenons nous bien, il est évident que les malades du COVID non vaccinés doivent être soignés exactement comme les autres, toutefois la question de leur participation aux coûts d’hospitalisation est une autre affaire qui est elle tout à fait pertinente et mérite donc d’être posée.

    -4
    • Oui, l’idée est très valable quand on est dans une logique d’assurance privée et libre.

      Mais ce n’est pas la logique de la sécu: la sécu a érigé la santé comme étant un droit, par conséquent, tout le monde est obligé de payer pour la sécu, et en retour, les soins sont gratuits et sans restrictions. Si vous mettez des restrictions, tout le concept s’effondre: ce n’est plus un droit, mais une escroquerie soumise à l’arbitraire, car certains risques seront sanctionnés, d’autres seront encouragés, et tout cela en fonction de critères politiques et pas du tout dans l’intérêt des patients.

      Pour ma part, je suis favorable à ce qu’on supprime la sécu et que l’on revienne à un système d’assurances privées et libres. Alors oui, les non vaccinés auraient certainement payé plus cher pour le variant Delta, puisqu’ils ont été plus touchés, mais pour le variant Omicron, c’est l’inverse, il touche surtout les vaccinés, et là, ce sont eux qui auraient payé plus cher…

      En plus, avec un système d’assurances libres, on aurait su la réalité, car une assurance qui veut gagner de l’argent est obligée d’avoir des chiffres justes pour savoir quel comportement est réellement le moins coûteux pour elle. A l’inverse, un Etat qui défend son monopole et dont les élus cherchent à garder le pouvoir, va tout faire pour proposer des chiffres qui soutiennent sa politique, cela créé un biais qui tue toute logique scientifique et cause catastrophe sur catastrophe.

      La catastrophe actuelle est étatique, pas médical. Avec moins de 1% de morts, le covid n’a été rien d’autre qu’une vilaine grippe, mais certainement pas une épidémie comparable à la peste.

      • Pas d’accord avec vos arguments:
        1 – je ne parle pas de ne pas soigner les non vaccinés, je parle de les faire participer aux frais.
        2 – Par ailleurs la SS ne rembourse pas tous les frais de santé, loin de là. Ce sont les assurances complémentaires (la plupart privées) qui assurent une bonne part des remboursements. Et vous noterez de plus que les remboursements combinés (SS + complémentaires) ne couvrent pas le total des frais engagés. Aussi, vous êtes moins bien remboursé si vous ne suivez pas le parcours de santé. On voit donc bien que le caractère obligatoire et monopolistique de la SS n’induit absolument pas une santé gratuite pour tous.
        3- Maintenant que nous connaissons mieux la COVID, que la vaccination est disponible ainsi que des traitements contre les formes graves, on pourrait appliquer une logique de remboursement des frais de santé comme pour d’autres maladies. Les assurances complémentaires pourraient alors exiger la vaccination avant de rembourser leur part.
        NB: bien d’accord avec le fait que le monopole de la SS devrait être aboli. Maintenant dire que la COVID est une vilaine grippe est un peu exagéré, environ 130 000 morts en 2 ans quand la grippe en est à environ 16 000 morts en 2 ans. C’est environ 8 fois plus.

        -3
        • Bien sûr que la Sécu est une utopie, mais sa base légale est une même santé pour tous. Dès lors que vous faites une discrimination selon la vaccination, la base légale de la sécu s’effondre et cela ouvre la porte à tous les arbitraires, car alors on peut aussi faire payer plus d’impôts aux non-vaccinés, et si cela ne suffit pas, les interner dans des camps, etc… 

          Par contre, pour aller dans votre sens, on pourrait sortir toutes les prestations covid de la sécu, cela permettrait de voir qui coûte réellement le plus cher: les gens payeraient pour les vaccins, les traitements, les hospitalisations et les assurances complémentaires se chargeraient de faire des offres de remboursements en fonction de la réalité de ces coûts et non plus en fonction des biais politiques.

          Le taux de létalité du covid est entre 0.5% et 1%, le taux d’une grippe saisonnière est de 0.1%, et le taux de la grippe espagnole était de 2.5% à 5%. Donc oui, le covid, c’est jusqu’à 10 fois plus qu’une grippe normale, mais c’est aussi jusqu’à 5 fois moins que la grippe espagnole, donc le terme « vilaine grippe » me paraît pertinent.

        • « Par ailleurs la SS ne rembourse pas tous les frais de santé, loin de là. Ce sont les assurances complémentaires (la plupart privées) qui assurent une bonne part des remboursements. Et vous noterez de plus que les remboursements combinés (SS + complémentaires) ne couvrent pas le total des frais engagés »

          Il y a comme un léger biais dans votre argumentaire: en effet la sécu ne rembourse pas l’intégralité des frais engagés, mais ce que vous oubliez, c’est que les mutuelles participent au remboursement du reste à charge en calculant leur part de remboursement en fonction de ce que rembourse la sécu. Perso, ma femme ayant été opérée d’un cancer et des soins complémentaires ( greffe) étant nécessaires en micro chirurgie, sur les dépassements d’honoraires inévitables (car un seul spécialiste en France) de 4000€, la sécu remboursait royalement 874€ et la complémentaire, après calculs sophistiqués nous laissait 2800€ à charge!

        • Vos arguments aussi sont assez curieux:
          Déjà, tous les asujettis à la sécu ( puisque pas le choix d’un autre système) ont déjà payé d’avance les soins dont ils pourraient avoir besoin, même si par chance ils n’auront pas à les utiliser.
          La sécu rembourse très mal certains frais, surtout quand il y a des dépassements d’honoraires inévitables ( certaines pathologies nécessitent l’intervention de chirurgiens spécialistes souvent très chers ( micro chirurgie réparatrice). Dans ce cas la Sécu rembourse sur des bases standard très éloignées des réalités, laissant aux complémentaires le soin de compléter les remboursements. Mais comme les complémentaires remboursent souvent en % de ce qui a été pris en charge par la sécu, ça ne fait pas gras à l’arrivée. J’ai eu ce cas pour ma femme opérée d’un cancer et qui a du subir une intervention réparatrice (consécutive à l’ablation de la tumeur, et aux effets combinés de la chimio et de la radiothérapie) de greffe de ganglions en micro chirurgie dans une clinique privée spécialisée. Ayant fait une simulation sur le site de notre mutuelle, sur une facture de 4000€, la sécu remboursait royalement environ 800€ et la mutuelle laissait à notre charge environ 2800€. ( Et tout ça bien que l’opération du cancer soit prise théoriquement en ALD = affection de longue durée!)
          Quant à croire que la sécu monopolistique garantit une santé gratuite pour tous, faut pas rêver, quand c’est gratuit, avec la sécu, c’est que quelqu’un d’autre paye à votre place!

          Qaunt à croire aussi que la « vaccination » est pour le covid la seule voie de traitement possible, alors que les fonctionnaires et politiques ont interdit aux médecins de soigner en fonction de leurs connaissances de terrain, je suppose que si vous suspectez avoir un cancer, vous irez consulter votre député plutôt que votre médecin référent de votre parcours de santé!
          Quant aux chiffres que vous citez des morts du covid et de ceux de la grippe saisonnière sur deux ans, curieusement, un certain nombre de morts statistiques des grippes saisonnières sont devenus des morts du covid.
          Avouez que l’on soit, dans ces conditions, en droit de se poser des questions et en droit aussi d’obtenir des réponses médicales qui ne soient pas de la langue de bois administrative!

  • Bonjour à toustes,

    Je pense qu’il faut supprimer le corps de la médecine militaire pour faire des économies car pourquoi soigner un individu qui porte une arme et donc susceptible de blesser ou tuer un autre individu, donc une personne dangereuse pour les autres… je vais me faire une pancarte là et crier bien fort !

    Naaaan ! je déconne là ! Quoique ? il me semble avoir le bon logiciel… Me trompe-je ? Quelqu’un peut m’aider ?
    Bien à vous toustes, même armé(e), la cigarette à la main ou…. ben simplement humain de ce monde quoi !…

  • Pour que chacun vote en son âme et conscience, il faut préciser que ce célèbre avocat, enfin surtout célèbre dans l’émission des « grandes gueules », a rejoint la campagne de Valérie Pécresse.
    Nous savons donc que, concernant le volet libéral des projets Macron et Pécresse, c’est à peu près la même chose.
    Le 10 avril prochain, à nous de dire si nous voulons encore de cette société qui prend les Français pour des débiles mentaux…

  • C’est une re-publication mais je ne peux pas m’empêcher de faire remarquer à ce monsieur Consigny qu’au plus fort de la vague épidémique « delta-omicron », l’hôpital français a compté à peine 4.000 personnes en « soins critiques », cf le site Geodes de Santé Publique France ici : https://geodes.santepubliquefrance.fr/#c=indicator&f=0&i=covid_hospit_clage10.rea&s=2022-01-26&t=a01&view=map1 (appuyer sur le bouton « synthèse en haut pour avoir la courbe)
    Depuis près de deux semaines, ce chiffre diminue et on en est à 3.712 aujourd’hui.
    Sachant que le nombre total de places de soins critiques en France est de 19.500 environ. Donc un taux d’occupation par les malades du Covid d’un peu plus de 20% au plus fort de l’épidémie. (rappel, les soins critiques rassemblent les soins continus, les soins intensifs et les réanimations, et il semble qu’avoir le détail de ces trois postes soit très difficile)
    Sachant également que selon le site de la DREES (qui dépend de l’État), les entrées en soins critiques pour Covid, en décembre, étaient constituées environ pour moitié de vaccinés et pour moitié de non vax. Donc les non vax ont occupé, au maximum de cette vague épidémique, environ 10% des places de soins critiques en France.
    Sachant en plus, et c’est une info qui commence à être connue de tous, qu’il y a une surestimation d’environ 20% des malades du Covid à l’hôpital, ce dernier ayant intérêt à déclarer « malades du Covid » des gens hospitalisés pour d’autres raisons mais testés positifs au Covid. Donc on est plus près de 8% des lits de soins critiques occupés par des malades du Covid non vax au plus fort de la vague.
    Bien sûr, ponctuellement tel ou tel hôpital pourra avoir observé un % plus élevé, et peut-être que les réas sont proportionnellement plus sollicitées par les malades du Covid que les soins continus ou intensifs.
    Mais quand même, vouloir faire payer les réanimations aux non vax sur ces bases, c’est se moquer du monde. C’est typiquement une position cherchant à faire payer des boucs émissaires. Et sans doute effectivement, pour Consigny, une façon de se faire mousser. Mais quand on s’affiche dans une émission intitulée « les Grandes Gueules », peut-on viser autre chose ?

    -1
  • Le seul qu’il faudrait faire payer, c’est…Hirsch… en le virant !

    -1
    • Dans son cas, en tant que premier fossoyeur de l’hôpital public, je soupçonne simplement un contre-feu pour quand on va compter les morts pour cause de déprogrammation des examens et soins ordinaires : « c’est pas ma faute mais celle des non-vaccinés en l’an 2000 ».

  • Et voilà la conséquence du « tiers payant ».
    Il fait oublier que les soins de santé sont une dépense contre laquelle nous nous assurons par des cotisations.
    Sauf que, ici, la cotisation n’est pas calculée en fonction du risque et n’est pas soumise à concurrence.
    Le tiers payant a aussi dévoyé la médecine de ville de ses missions et donc modifié celles de l’hôpital.
    Si l’on été conscient de cela, ce débat crétin sur « faire payer les non vaccinés » n’existerait pas.

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