Capitole : et si Macron appliquait at home les leçons de liberté qu’il donne abroad ?

Mise à jour du 6 janvier 2022 : En cet anniversaire de la prise d'assaut du Capitole par les supporters de Donald Trump, Emmanuel Macron persiste à avoir du mal à balayer devant sa porte.
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 1
Capture d'écran Chaine YouTube Emmanuel Macron

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Capitole : et si Macron appliquait at home les leçons de liberté qu’il donne abroad ?

Publié le 7 janvier 2022
- A +

Par Nathalie MP Meyer.

Ça y est, ça le reprend ! Comme lors de son hommage à Samuel Paty, cet enseignant décapité pour avoir utilisé des caricatures du prophète Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression, Emmanuel Macron nous refait le coup du grand Président de la République totalement commis à la promotion de l’esprit des Lumières et à la défense de la liberté qu’il place volontiers « au-dessus de tout » dans ses discours :

« C’est notre choix, depuis plusieurs siècles, de mettre la dignité humaine, la paix, le respect de l’autre, la reconnaissance de la liberté au-dessus de tout, qui est aujourd’hui menacé dans nos démocraties. »

Il me faut dire d’abord que l’évènement qui a précipité ce pieux déploiement de passion libérale chez notre Président justifiait amplement que l’on remît vigoureusement l’église au centre du village et les principes démocratiques au centre de la vie électorale américaine.

Mercredi 6 janvier dernier, des centaines de supporters du Président américain sortant Donald Trump, bien chauffés par leur patron qui les a bercés d’illusions pendant des semaines et des semaines sur la « massive fraud » et la « stolen election » dont lui, candidat, et eux, électeurs, étaient victimes, ont pris d’assaut le Capitole américain avec armes et violences alors que les députés et sénateurs y procédaient à la certification des résultats de l’élection présidentielle du 3 novembre 2020 comme prévu par processus électoral américain.

Certification qui a d’ailleurs abouti sans surprise dès que la session a pu reprendre à la victoire du démocrate Joe Biden par 306 grands électeurs contre 232.

Oui, bien chauffés par leur patron, car Trump a clairement appelé ses partisans venus manifester en masse à Washington pour dénoncer le résultat des élections « à marcher sur le Capitole » pour acclamer les bons parlementaires qui refuseraient de valider les résultats et conspuer les traîtres (sic) qui les valideraient, à commencer par son propre vice-président, cette poule mouillée (sic) de Mike Pence qui avait eu le temps de dire avant les échauffourées qu’il n’était pas habilité à s’opposer à la Constitution.

Et, oui, bercés d’illusions, car autant il était parfaitement légitime, et prévu par les codes électoraux des États, que des recomptes soient faits et que des plaintes en irrégularités du scrutin soient déposées si besoin, autant les équipes de Trump ont été incapables de produire la moindre preuve substantielle en ce sens, ainsi que l’ont confirmé moult tribunaux, Cour suprême des États-Unis comprise. Et l’on se rappellera que cette dernière est composée de 9 juges, dont 6 républicains, dont 3 nommés par Trump lui-même.

Mais ceci étant dit – et partagé par un nombre croissant de personnalités du Parti républicain qui attribuent directement les violences du Capitole à la rhetoric de Trump – on aimerait beaucoup qu’Emmanuel Macron s’applique ses belles maximes à lui-même avant de se précipiter à parader complaisamment sur la scène internationale comme s’il était le champion indépassable du respect de la démocratie et de la Constitution.

Les partisans les plus extrémistes de Donald Trump ont certes montré leur mépris total pour les institutions américaines, mais qui, chez nous, se fiche suffisamment du rôle de l’Assemblée nationale pour exiger qu’un vote dont le résultat lui déplaît soit refait plus à sa convenance le lendemain ?

C’est Olivier Véran, le propre ministre de la Santé d’Emmanuel Macron, qui a ainsi obtenu que l’état d’urgence sanitaire soit prolongé jusqu’au 16 février 2021 au lieu du 14 décembre 2020 comme initialement voté par les députés.

Qui s’organise systématiquement pour contourner et affaiblir le pouvoir législatif sous le faux motif de donner la parole au peuple en créant des collectifs de citoyens sur ceci ou cela sans aucune transparence, sans aucune garantie de représentativité et sans aucune validation par le corps électoral ?

C’est Emmanuel Macron lui-même, avide qu’il est de compenser sa faible popularité par l’apparence du soutien du peuple. D’où la création compulsive de petits groupes tirés au sort et étroitement cornaqués ensuite par des Comités de gouvernance pas du tout formés au hasard pour faire accoucher les premiers de la réponse voulue, comme on ne l’a que trop bien vu avec la Convention citoyenne pour le Climat.

En parlant du climat, justement, qui prend la Constitution pour un vulgaire tract électoral au point de vouloir inscrire la protection du climat et de la planète dans son article premier, en dépit du fait qu’il existe déjà une charte de l’environnement dans le bloc de constitutionnalité ?

Emmanuel Macron, encore lui, alors qu’une Constitution digne de ce nom ne devrait se préoccuper que de limiter les pouvoirs des gouvernants et définir les rapports entre les gouvernants et les gouvernés afin de garantir à chaque citoyen que ses droits naturels seront protégés.

Qui s’évertue depuis son accès au pouvoir à inscrire les états d’urgence et les situations d’exception dans le droit commun ? Qui tente en catimini de faire de même avec l’état d’urgence sanitaire ? Qui rêve de faire advenir une sorte de service public de l’information ? Qui entend contrôler la liberté d’expression sous le gentil prétexte de faire reculer la haine ? Qui prétend limiter la liberté d’informer sous le non moins gentil prétexte de protéger nos forces de l’ordre ? Qui a obtenu récemment l’élargissement des possibilités de fichage des activités politiques, des appartenances syndicales et des données de santé au nom de la sécurité intérieure ?

Complément du 6 janvier 2022 : Et finalement, qui vient d’expliquer noir sur blanc dans les pages du Parisien qu’il avait très envie « d’emmerder » la « toute petite minorité qui est réfractaire » aux vaccins, allant jusqu’à dénier aux non-vaccinés le statut de citoyen ?

Emmanuel Macron, une fois de plus, dans une formalisation verbale vulgaire d’un apartheid qui ne dit pas son nom.

Pourtant, le Conseil d’État a spécifiquement indiqué dans son avis sur le pass sanitaire qu’en raison des atteintes graves aux libertés publiques qu’il impliquait, il ne devait s’appliquer que pour circonscrire l’épidémie, pas pour inciter à la vaccination via la complication de la vie quotidienne des non-vaccinés. Pourtant, les vaccinés représentent maintenant 91 % de la population adulte. Pourtant, l’on sait parfaitement que si les vaccins ont pour effet de limiter les cas graves, ils n’empêchent nullement la contamination et la transmission.

Et pourtant, l’on sait aussi que si un « tri » doit se faire en réanimation entre les vaccinés et les non-vaccinés, la faute en revient aux rigidités de notre système de santé, à son incapacité à s’adapter aux besoins, et ceci pas depuis l’apparition du Covid mais depuis des années où l’on entend régulièrement les soignants se plaindre que l’hôpital est au bord de l’effondrement du fait des épisodes caniculaires et des épidémies de grippe, de bronchiolite et de gastro-entérite.

La liste de tous ces coups de canif portés aux libertés des citoyens n’en finit plus. Certains, il faut le noter, ont été contrés par le Conseil constitutionnel, mais on les voit revenir par une autre fenêtre, par une porte dérobée, comme la loi Avia contre la haine en ligne qui pourrait bien réapparaître dans le projet de loi « confortant les principes républicains » plus connu sous le nom de loi contre  les « séparatismes ».

Dans ce contexte au fond plus saturnien que jupitérien, c’est-à-dire plus sombre que jovial pour nos libertés, difficile de prendre la vidéo d’Emmanuel Macron face à l’attaque du Capitole pour autre chose qu’un plan com’ hâtivement élaboré au cœur de la nuit par un homme politique uniquement préoccupé de recouvrir ses actions véritables du voile hypocrite du dirigeant non seulement parfait et parfaitement démocrate, mais plus parfait et plus parfaitement démocrate que tous les autres.

Article publié initialement le 10 janvier 2021, modifié le 06 janvier 2022.

Voir les commentaires (36)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (36)
  • on le saura que ce faux cul travaille le jour et la nuit , ça n’empêche pas qu’il est le plus mauvais dirigeant que la France est eu depuis longtemps ;

    • Si ce « faux cul » comme vous dites travaille le jour et la nuit, c’est navrant, voire pathétique, quand on voit le résultat ! ce qui est certain, c’est que ce « puceau de la République » se prend pour quelqu’un de supérieur alors qu’il arrive à ses fins, non pas par l’intelligence mais en baratinant . . .
      D’anciens élèves qui l’ont connu témoignent même qu’il était nul en maths , baratinait ses profs de maths et arrivait à avoir plus que la moyenne ! c’est fou ce qu’il arrive à déclencher comme haine par le mépris et l’assurance qu’il affiche !

      • Il a eu donc l’intelligence à partir d’un bac scientifique de s’orienter vers les matières littéraires, même s’il n’a pas réussi à entrer à l’ENS.

        -1
  • Pas le plus mauvais, non!! Tous aussi mauvais à réformer le pays et à le porter pour aller mieux demain
    Lui son pb, c’est de parler bcp et de délivrer peu. Un vrai énarque… entouré d’énarques! Ça fait illusion un moment, mais ça commence à se voir et se savoir …
    Pays de bureaucrates et de planqués grâce aux bureaucrates
    Combien de temps cela va t il encore durer?

    • C’est au peuple de réformer un pays pas à un état, le château n’a que faire de ce qui est au-delà des murailles sauf à y puiser ses ressources.

  • En bref supprimez les députés et sénateurs, ils ne représentent plus rien.

    • Les médias ont largement participé à ce que ces gens là ne représentent plus personne.Ils n’existent plus depuis longtemps que comme apparat de la republique

      • les parlementaires par leur manque de courage, sont les premiers responsables (mais on ne peut être responsable et vouloir monter à la soupe en même temps).

        • Qui a t il de courageux à défendre ses idées, c’est la moindre des choses demandée à un élu.. Qui ne va pas à la soupe.. Le premier jour, après, bah vu que son avis n’intéresse personne… Pas trop futés nos élus sans doute pour cela qu’on les choisit.. Pas l’électeur, lui n’a pas vraiment le choix !

  • « Dans ce contexte au fond plus saturnien que jupitérien, c’est à dire plus sombre que jovial pour nos libertés… »
    Merci à Nathalie pour cette affirmation qui est l’expression d’une réflexion véritablement libérale sur les derniers épisodes qui jalonnent la vie publique.
    L’esbroufe, l’imposture et, souvent, la malhonnêteté sont au cœur du monde politique en France et ailleurs…

  • Laurent Lenormand
    10 janvier 2021 at 10 h 38 min

    Entendre Macron défendre les libertés publiques, c’est un peu comme entendre Jeffrey Epstein prononcer un sermon sur la rectitude morale. C’est peu crédible.

  • Ce qui horripile toute cette caste qui s’est approprié et a cadenassé le pouvoir ,c’est de voir le peuple leur rappeler qu’ils sont censés être leur représentant .

    • Il n’y a qu’à entendre leurs cris d’orfraie face à l’invasion du Capitole! Un scandale que le peuple ose s’introduire dans le bâtiment de ses représentants! Il me semble pourtant que le pouvoir appartient au PEUPLE.

  • Ah, merci Nathalie pour cet article qui remet sans ambages l’église au centre du village en effet.
    Au lieu de s’égosiller sur les outrances trumpiennes, on devrait sérieusement cesser de prêter attention aux discours lénifiants pour observer la réalité concrète des actes. Et de Biden à Macron, les plus démocrates ne sont pas forcément ceux qu’on croit.
    Quand est-ce qu’on va comprendre que ce n’est parce qu’on est bien propre sur soi, politiquement correct et la bouche pleine de mots d’humanisme bien-pensants qu’on est forcément digne de confiance?
    Qu’on se le dise: les escrocs sont toujours très classes, souriants et l’air tout à fait crédibles.

    • C’est le propre du progressiste. Il prétend vouloir notre bien à tous, mais surtout pour lui, dans le sens que lui veut. Et si les autres s’aperçoivent 1 jour qu’ils sont laissés au bord de la route, tous les moyens sont bons pour les faire rentrer dans le rang. Pas question que mon progrès à moi soit remis en cause par une masse informe et méprisable de contestataires.

  • C’est l’hypocrisie typique des socialistes: faites ce que je dis pas ce que je fais! Associée à l’escroquerie de se prétendre défenseur des libertés!

  • Nietzsche disait « il faut protéger le fort du faible ». Plus il y a de faibles, plus le fort doit mettre de moyens en oeuvre pour se protéger, et plus ces moyens doivent être coercitifs.

    On n’a pas fini de nous tordre le bras. Le plus navrant est l’absence quasi totale de réaction des gens qui gobent toutes les pseudos consignes ou ne s’offusquent même pas de tous ces reculs progressifs dans nos libertés savamment orchestrés par nos « gouvernants » !
    Mais c’est « pour notre bien à tous afin de retrouver les jours heureux » qu’ils nous disent.
    Of course !

  • Je viens de tomber sur un article effarant sur le site du Mirror (https://www.mirror.co.uk/news/woman-arrested-sitting-bench-police-23292619). Celui qui s’exprime est le chef de la police du Dorset, conté dont la capitale est Bornemouth au sud-ouest de l’Angleterre :

    « The number of people in Dorset’s hospitals battling coronavirus has doubled since New Year’s Eve and it is anticipated we have not yet reached the peak.
    “Our county is gripped with infections and yet these irresponsible individuals have ignored what is being asked of them and have left their homes to protest. Shame on them.
    “I fully appreciate the fact that under normal circumstances people have the right to protest under the Human Rights Act. Now is not that time, people are dying.
    « I want the people of Dorset to know that there is no clear exemption for people to leave home to protest and it will simply not be tolerated. »

    L’avant dernier paragraphe est terrible : Parce que des gens meurent, plus rien n’existe, plus aucune des libertés fondamentales n’a court et encore moins les droits basiques auquel tout être humain peut prétendre tels que décrit dans le Human Rights Act (consultables ici https://www.equalityhumanrights.com/en/human-rights/human-rights-act#:~:text=The%20Human%20Rights%20Act%201998%20sets%20out%20the%20fundamental%20rights,the%20UK%20in%20October%202000.)
    Au nom de la vie, ou plutôt pour éviter la mort nous devons renoncer à quasiment toutes nos libertés.
    Notre cher président avait entrouvert la porte à ce type de raisonnement lorsque il nous a dit qu’il fallait passer d’une société de liberté à une société de solidarité. La suite n’est que le début d’une longue série de pertes de libertés. Si on a un 3e confinement, j’ignore jusqu’où on va nous tordre le bras, je crains qu’on recule encore et qu’on nous restreigne d’avantage.

    • Bah, le gars qui parle est un flic. Le rêve de tous les flics, c’est que plus personne ne mette le nez dehors, comme ça il y a moins de boulot. Plus que des violences domestiques où la victime et le bourreau sont à la même adresse; facile de régler les problèmes.

  • Macron n’a aucune conviction, ses électeurs l’ont cru libéral, ce qu’il a été au début de son mandat, puis il a tout abandonné au premier coup de vent.
    Le mouvement des gilets jaunes a conduit au déblocage de plusieurs milliards d’euros puis la transition énergétique a enclenché un mécanisme incroyable d’aides et de subventions en tous genres.
    Avec la crise sanitaire, nous sommes passés de l’autre côté du rideau de fer et nous serons le dernier grand pays communiste de la planète.
    Le retour du commissariat au plan avec le sémillant F.Bayrou est un exemple parmi d’autres du cynisme de Macron.
    Quant aux libertés publiques, elles suivent la même doctrine que dans les régimes communistes, censure, achat du monde de la culture qui n’a sans doute jamais été aussi flagorneur…
    Mais ce pouvoir n’est pas seul responsable de cette dérive.
    L’opposition est, par son silence complice, tout aussi coupable.
    Les médias, à de rares exceptions, ne semblent pas choquées par ce qui nous arrive.
    Tout le monde s’écrase au motif qu’il ne faut pas ajouter du désordre au désordre.
    Personne ne sait pour l’instant si la vaccination atteindra ses objectifs.
    Si c’est un fiasco, on peut redouter de graves désordres dans le pays.
    Ceux qui approuvent sans broncher ce pouvoir incompétent porteront une lourde responsabilité de la situation catastrophique qui nous attend.

    • Très bien vu Jean Paul. Tout à fait OK.

    • Ses électeurs l’ont cru libéral… J’en doute fortement, en France on ne vote pas pour mais contre. Y a que la presse pour en faire un libéral et les caristes aux chômage…unique chose un peu libéral mais pas trop puisque tout est parti à la sncf comme prévu.

  • « …avec armes et violences… » J’ai peut-être manqué quelque chose, mais je n’ai remarqué aucune arme dans les mains des manifestants sur les photos que j’ai pu voir. Pourtant ils ont le profil de ceux qui possèdent généralement tout un arsenal.

    • Ils ne sont pas plus mauvais que les français pour détourner à leur profit une manifestation !

    • C’est pas faux ce que vous dites… certes la loi sur les armes à Washington D.C est très stricte, mais des personnes prêtes à envahir le Capitole ne s’arrêtent sans doute pas à ce genre de considération. Curieux en effet.
      Simple supposition mais si des armes en nombre avaient été présentes, la situation aurait pu être dramatique. (on aurait été plus proche de la tentative de coup d’état que de la « simple » manifestation).

      • on ne peut pas dire non plus que ceux chargés de la protection du capitole aient été prêts alors qu’il s’y déroulait un enjeu important dans un contexte tendu…

        • Ce qui est étrange aussi, c’est la flopée de signes annonciateurs de cette invasion sur les réseaux sociaux, non seulement FB, mais sur TheDonald, Parler, Telegram, etc etc. et la non-préparation des autorités. Bien sûr, ya les théories farfelues sur le fait que ce serait des antifa payés par « on sait qui » qui auraient joué le rôle des envahisseurs. (celle-là, elle est forte.. très forte).

    • Oui, a priori les seules violences observées ont été le fait des « défenseurs » du capitol, qui ont notamment abattu une femme d’une balle dans la nuque. Non armée, évidemment. Etrangement quand c’est un noir drogué et/ou délinquant sexuel, resistant à une arrestation légalement commandée, on voit la presse et les grandes consciences s’émouvoir, mais ici, rien… Étrange silence que celui ci.

      • A vous lire, on pourrait croire qu’elle a été exécutée froidement. Elle a été touchée à l’épaule gauche par un policier qui, je suppose mais après tout les policiers US ne sont pas réputés faire dans la dentelle, a fait les sommations de rigueur. Quand vous écrivez « non armée, évidemment », je ne comprends pas bien le sens du « évidemment ». Au vu de son profil (républicaine blanche pro-Trump QAnon défendant (selon elle) bec et ongle la Constitution), il aurait fallu écrire « étrangement » plutôt que « évidemment ». Certes elle vient de Californie où la législation n’est pas des plus permissives. Mais question : si elle avait été armée, pensez-vous qu’elle aurait perçue comme une menace plus faible et donc pas malheureusement abattue ?

        • Si elle et d’autres avaient été armés, on n’aurait pas de commentaires comme ceux qu’on voit mais des trucs genre « la guerre civile a commencé entre les tenants du nazisme intégral et les gentils défenseurs de la démocratie, bain de sang au capitol ». D’autant que les « républicains blancs » (on se demande en quoi la couleur de peau joue… le leader du mouvement qui a « pris le capitol » est noir) amateur d’armes sont plus entaînés que les flics et donc en cas de vraie confrontation armée risquent d’être plus « efficaces ».
          Par ailleurs on ne voit personne brandir d’armes dans aucune des vidéos ou photos et croyez bien que s’il y avait eu UN ar-15 et un pistolet en tout en pour tout, on les aurait vus, vus et revus 200+ fois dans les média… Donc oui, évidement qu’elle n’était pas armée. Et évidement que le flic n’a sans doute pas cherché à tuer… enfin, on ose espérer, pour lui et sa conscience.

  • Petite nuance, la quasi totalité des plaintes n’ont pas été jugées sur le fond. Elles ont été déclarées irrecevables, les tribunaux saisis s’estimant non compétents.

  • L’élection de Biden est peut-être conforme à la constitution US, il n’empêche que ses conditions ont été tout sauf rigoureuses.

  • Cet article percutant de Nathalie MP, comme toujours, met le doigt sur la malveillance de cet élu -par si peu d’électeurs- narcissique et malin (dans le sens « diabolique »)… Le problème, c’est que -on le voit bien dans les commentaires- nul ne sait, personne ne propose comment s’en débarrasser, soutenu qu’il est par les médias, l’administration, les contre-pouvoirs constitutionnels, etc., etc… A titre individuel, je ne peux que voter CONTRE lui (comme la première fois), mais c’est tellement peu !
    Désespérant.

  • Macron a avoué, textuellement :  » Quand MA liberté vient menacer cette des autres, JE deviens un irresponsable. » Tout à fait incompatible avec la présidence, cette confidence publique devrait alerter la population!
    Mais personne n’écoute la forme de ce qui est dit. Les contenus circulent ainsi, apurés de leur contingence, dans la stratosphère médiatique du bon sens général.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
0
Sauvegarder cet article

C’est le 9 octobre 2021 qu’Édouard Philippe a officiellement lancé son propre parti, Horizons. L’ancien Premier ministre a présenté celui-ci comme étant destiné à favoriser la réélection d’Emmanuel Macron. Mais il semble que les critiques qu’il a émises concernant « la gestion de la dette et le probable report de la réforme des retraites » n’aient pas été appréciées par le président. Ainsi, Horizons a très vite été perçu comme une menace potentielle pour LREM.

La sanction ne s’est pas fait attendre : la récente proposition de Philippe ... Poursuivre la lecture

Ce 19 janvier, Emmanuel Macron a pris la parole au parlement européen pour faire un discours dans le cadre de la présidence européenne de la France.

Arrivé de Macron au parlement... pic.twitter.com/rBEkIdJfG6

— Esposito Corinne (@coconuts1315) January 19, 2022

Le propos s’est concentré sur les valeurs qu'il souhaite défendre. Il a été critiqué par les représentants français des groupes européens de l’opposition comme Jordan Bardella du RN, Yannick Jadot d'Europe Ecologie les Verts, François-Xa... Poursuivre la lecture

À l’heure où la Guadeloupe connait de nouvelles restrictions sanitaires, on peut se demander si ses habitants ne sont pas perçus par le gouvernement comme des citoyens de seconde zone. Les propos de Macron de la semaine dernière mettent en avant la volonté d’une société discriminant les non-vaccinés qui ne seraient plus des citoyens. Une discrimination qui se veut sanitaire. Mais quand on regarde qui sont les populations non-vaccinées, on s’aperçoit que le discours du président Macron va avoir un impact sur des catégories de populations bien ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles