Idée reçue : Emmanuel Macron, président libéral

Pourquoi Emmanuel Macron se transforme petit à petit en Nicolas Sarkozy.

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Code du travail : Macron m'a tuer By: Jeanne Menjoulet - CC BY 2.0

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Idée reçue : Emmanuel Macron, président libéral

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 26 décembre 2021
- A +

Par Eddie Willers.

Depuis son arrivée au gouvernement sous François Hollande, la presse n’a eu de cesse de présenter Emmanuel Macron comme un libéral. Forte de son inculture en la matière, elle pensait qu’il suffisait d’être passé par une banque d’affaires et d’avoir fait voter une loi de libéralisation de l’exploitation des autocars pour en être.

Néanmoins, les dernières semaines nous montrent que notre président fait tout pour se départir de cette étiquette. Une déclaration m’a notamment marqué ces dernières semaines, celle critiquant une « Europe ultra-libérale qui ne permet plus aux classes moyennes de bien vivre ».

Je passerai outre la stupidité profonde de l’expression ultra-libéral (on est libéral classique, minarchiste, libertarien, anarcho-capitaliste ou bien d’autres choses encore mais personne ne se revendique ultra-libéral parce que ça ne veut rien dire).

En revanche, cette déclaration montre bien que notre président a abandonné toute velléité de réformer le mammouth étatique français et a sombré dans la facilité de la critique anti-capitaliste. Si je devais faire un parallèle avec l’histoire récente, je dirais qu’Emmanuel Macron est en voie de sarkoïsation : un président jeune qui laisse imaginer qu’il veut réformer le pays dans une optique plutôt libérale, quelques réformes timides qui vont dans ce sens et puis finalement l’abandon et le retour à la grosse cavalerie socialiste.

Pas de baisse de la dépense publique en vue

La gestion ubuesque de l’augmentation des taxes sur les carburants vient d’ailleurs corroborer cette affirmation. Elle est l’une des rares augmentations que j’aurais été prêt à consentir si elle avait réellement eu pour ambition de pousser à la baisse la consommation d’essence. Cependant, elle vient après moult annonces de prélèvements en tout genre et la conviction que le président ne souhaite pas réduire la dépense publique.

Ces augmentations de taxes viennent donc combler un manque à gagner, encore une fois, et ne font qu’augmenter le mécontentement général, et justifié, des Français. La mise en place de « bons de carburants » proposée en contrepartie s’inscrit elle aussi purement dans une logique socialiste de redistribution par un État omnipotent qui décide à la place des Français.

Ces orientations mouvantes décrédibilisent d’ailleurs encore les libéraux aux yeux de l’opinion qui ne les imagine qu’en monstres assoiffés de l’argent des Français. La situation de la France n’évoluera pas tant que l’État ne réduira pas son périmètre. Cela passe par des privatisations et des simplifications administratives. Si nous ne voyons pas ces mesures poindre, il n’existe aucun espoir que les baisses d’impôt annoncées se réalisent et que la situation des Français s’améliore.

J’ai comparé un peu plus haut Emmanuel Macron à Nicolas Sarkozy, j’aurais aussi très bien pu le comparer à un Matteo Renzi à la française : un homme issu du centre gauche, présenté comme progressiste, libéral et réformiste qui se contente de réformettes et de communication pour finalement se rendre compte que ses orientations sont du socialisme déguisé et ne changent rien.

Lorsque l’on voit où cela a mené l’Italie aujourd’hui, aussi bien en termes économiques que politiques, je ne puis qu’espérer un changement radical de notre président pour enfin embrasser la voie de réformes libérales.

Sur le web

 

Un article publié initialement le 14 novembre 2018.

Voir les commentaires (78)

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  • La France ou plutôt ses représentants sont nostalgiques du marxisme qui n’a jamais été appliqué jusqu’au bout, c’est à dire le communisme. Il faut donc y aller, après ça ira mieux parce qu’on saura

    • Les dits représentants n’ont pas pris le pouvoir par la force, ils ont été élus en annoncant des programmes bien socialo-marxistes.

      L’immense majorité des français est socialiste, et ils raffolent des idées et solution marxistes… Merci la ré-éducation nationale

      • @machin
        Bonsoir,
        « Les dits représentants n’ont pas pris le pouvoir par la force, ils ont été élus en annoncant des programmes bien socialo-marxistes. »
        C’est la différence entre les socialistes et les communistes.
        Les premiers arrivent au pouvoir par le jeu démocratique. Les seconds par la « révolution ».
        Une fois en place, la façon de mettre en oeuvre le plan diffère aussi.

        • @ STF
          Non. E.Macron a hissé son drapeau « ni à droite ni à gauche » (où on ne l’aurait pas soutenu!). Bien joué! Surtout qu’il a gagné, très loin des paris des joueurs! Un c..? Sûrement pas!
          Mais il faut être naïf pour croire qu’on peut faire des changements radicaux dans ce pays pour faire plaisir à des libéraux qui n’ont même pas un parti « existant » au parlement!
          On ne peut pas changer le statut d’un fonctionnaire d’un coup de plume!
          On ne peut pas toucher à cette administration sans déclencher grèves, manif’s et chienlit, puisque tout est intriqué dans une complexité dantesque!
          Je ne dis pas qu’E.Macron réussit; l’inverse est actuellement probable.
          Mais, bon! C’est lui que vous avez élu et il faudra faire avec! Et comme vous n’avez plus beaucoup de temps, faudrait s’y mettre, comme dans l’Europe du Nord!

          -1
          • @mikylux
            Bonsoir,
            Il a joué avec les règles pipées du jeu et il en est sorti « vainqueur ». Son programme était surtout du vide. On le voit maintenant ce vide : c’est celui qu’il fait dans notre porte-feuille.
            Il était encarté P.S quand il était conseiller de Hollande et quand il était ministre. Il a juste eu du flair et ça a marché pour lui.
            Il est donc arrivé avec du vent comme programme, avec un résultat aux urnes « officiel » de 66% des votants qui ont choisi entre lui et Marine LePen, et 100% des voix des citoyens qui ont voté pour lui. Les autres sont des fainéants et ne savent pas bien voter.
            Pour l’instant, il n’a pas envoyé la Police, ou sa néo-police, pratiquer l’art du KGB ou de la STASI, on reste un peu le pays qui a produit la DDHC, même si nos politiciens et autres réprésentants s’en tamponnent le coquillard.

            • Bonsoir à vous,
              Oui, il n’a pas écrit les règles du jeu (qui, à mon avis, mériterait une sérieuse remise en cause constitutionnelle).

              Oui, il a été socialiste (mais a démissionné) et ministre et il a aussi démissionné, ce qui est assez rare pour penser que c’était sans doute significatif. (Et oui, en voyant les chiffres des élections, on se demande si voter est encore un devoir civique et démocratique!).

              J’ai sincèrement cru qu’il voulait réformer mais, lui aussi, est victime de l’état trop lourd et trop administré: chaque mesure audacieuse entraine une levée de boucliers de la droite ou de la gauche, avec relai(s) de l’administration pour compliquer les choses qui, au bout du compte, ne changent pas ou très peu.
              La France, plutôt conservatrice, se méfie de tout changement!
              Et pour la police, je suis incompétent.

              -1
      • Non, ils ont été élus pour éviter la béeeeuuute immmmoooonnndde.
        Les gens n’ont pas voté cette pluie de taxes.
        Quant aux 120000 ponctionnaires, on attend toujours, et rien que la route qui poudroie…

    • disons parce qu’au moins ça aurait été un but ..autre que de collecter le max d’argent possible…ce qui signifie que si on réalise que le but est en fait non souhaitable, on abandonne la taxe..

  • allez dire ça à macron ; j’entend d’ici sa réponse fétiche : j’assume…..

  • disons parce qu’au moins ça aurait été un but ..autre que de collecter le max d’argent possible…ce qui signifie que si on réalise que le but est en fait non souhaitable, on abandonne la taxe..

  • La France a une structure administrative dirigiste qui absorbe plus de 50% de la richesse, quelque soit le président en place il lui sera impossible de pratiquer un politique libérale.. La structure politico administrative et la culture trotskiste installée l’en empêchera..
    Et la population ne suivrait pas endoctrinée par 30 ans de socialisme larvé ayant phagocyté par entrisme tout l’appareil d’état y compris l’enseignement.
    Pour que la france devienne un pays libéral(libéré?) il faudra une révolution et/ou une implosion type urss et 3 générations?, au mieux.
    Reste que le moloch ne survit qu’en augmentant la dette et les prélèvements..et çà c’est son talon d’Achille il est obligé de multiplier les actions coercitives et çà commence a se voir..
    Un espoir? les investisseurs vont ils continuer de se contenter de ce que paye la france avec des contribuables exsangues?
    la pseudo perestroïka de « en marche » aboutira t elle a la prise de pouvoir de gens anti européens?
    La nouvelle equipe allemande aura t elle la meme mansuétude que merkel avec nos dettes? une crise monétaire mondiale? la remontée des taux?un pic migratoire?
    et le paquebot « france » sombrera, comme en 1939.
    Qu’un de ces paramètres bouge et c’est l’implosion .
    Macron le sait bien , sa démonstration pessimiste de la situation mondiale est crépusculaire..
    C’est fini.
    Place a la liberté

    • En fait on peu aller plus vite et bien mieux, assez « facilement »
      -1 interdire les financements publics a la presse après averti avoir procureu privatisé/fermé l’audiovisuel public. Facile a faire accepter une fois qu’on a souligné les avatar avantages et la partialité des journalistes.
      -2 réduire la fonction publique au régalien en supprimant le statut de la fonction publique et en convertissant les fonctionnaires en « privés » à coup de propositions d’insécurit financièrement attractives.
      – 3 (c’est le plus dur) dessaisir les politiciens du contrôle sur tout et aligner leurs intérêts avec ceux des citoyens. Là aussi, des propositions intéressantes pour les députés/sénateurs actuels pourrait permettre de faveu faire avaler ça aux actuels… Payer plus aujourd’hui pour économiser en fric et libérer demain.

  • Macron rêve d’achever le rêve de Pétain, idole de tous les dirigeants français depuis 1945.

  • L’illusion est de penser que Macron a un quelconque pouvoir sur l’etat … L’état , cette énorme pieuvre sans autre intelligence que celle de sa propre croissance et préservation. Intelligence diffuse, instinctive et de courte vue qui nous conduira à l’abîme .

    • Si, c’est comme la prétendue illusion que l’état pourrait avoir un pouvoir sur l’économie. Dans un cas comme dans l’autre, le pouvoir est celui de bloquer ou du suicide. Macron ne peut pas faire marcher l’état, il peut sans difficulté en faire mourir les pires parties.

    • Je pense que le gouvernement peut s’opposer à l’administration et ses syndicats. Mais cela nécessite de la volonté, du courage et beaucoup de communication avec l’opinion publique. Rien de cela n’existe.

    • Non seulement il n’en a pas (de pouvoir) mais en plus, le président, le plus souvent issu du même serail, et conseillé par d’autres clones, a vite fait de se conformer à l’avis de la technostructure et d’oublier son programme électoral.

  • Libéral, ultra-libéral, socialiste, etc. ce ne sont que des mots de politiciens. Ces mots ne caractérisent plus correctement le monde dans lequel nous vivons. Dans tous les pays développés, les prélèvements obligatoires se situent entre 35 et 45% du PIB environ. Tout gouvernant d’un de ces pays doit donc gérer cet existant, qui correspond à d’énormes administrations et à de multiples interventions publiques dans l’économie. Il n’est donc pas libéral au sens doctrinal.
    Mais pour les tenants du collectivisme, ce n’est pas assez. Il faudrait sans doute tout collectiviser, mais ce projet latent de l’extrême-gauche n’est jamais vraiment énoncé. Par contre, les politiciens et les militants de cet horizon politique ne cessent de dénoncer l’ultra-libéralisme des gouvernants occidentaux, quels qu’ils soient (Trump, Obama, Macron et même Hollande). De telles affirmations ne peuvent être proférées que du fait de l’ignorance des réalités économiques contemporaines de la plupart des militants ou sympathisants.
    Mais inversement, lorsque des libéraux se réclament d’un libéralisme purement théorique, qui n’existe plus nulle part depuis plus d’un siècle, s’il a jamais existé, ils tombent dans le même travers. Ils utilisent l’exaspération de certaines personnes face à une pression fiscale certainement excessive à des fins politiciennes. Ils feignent de croire qu’il existe un monde libéral à construire et qu’il suffit d’un peu de volonté politique pour aller dans ce sens.
    Il n’en est rien. Les sociétés développées ont toutes des États puissants qui sont de lourdes machines très sophistiquées. Ceux qui les gouvernent sont prudents car l’exercice est d’une redoutable complexité. Les incantations socialistes ou libérales des oppositions servent à affoler la meute, rien de plus.
    Tout cela est pitoyable, mais la politique a toujours été, pour ceux qui ne sont pas dans l’action, un spectacle de mauvais goût. C’est ainsi.

    • j’adhérerai a ce raisonnement si dans nos société post marxistes , si les seuls a s’enrichir de la situation ce n’était pas les tenants du Tout Etat, ardents défenseurs d’une égalité fantasmée qui fabriquent des organisations qui ne pourront mener qu’a la catastrophe iv=capables qu’ils sont e limiter leurs appétits.

      C’est le lot des sociétés socialistes de vouloir tout contrôler, par la redistribution d’abord , puis par la coercition ensuite.. on connait trop bien la chanson..
      La france est un pays qui n’a de cesse de construire des privilèges
      d’etat , des rentes de situations qui ne savent pas se réformer par consensus et qui ne se règlent que par le chaos , guerres ou révolutions.
      Ne pas vouloir réduire les dépenses de l’etat conduit a une spoliation du peuple au profit des structures administratives en croissance continuelle.
      Qui peut croire que çà puisse durer encore?
      Pas moi

      • excusez l’orthographe , j’ai ds difficultés a relire dans une fenêtre trop petite

        • « Durer encore… ». Tout dépend de ce que l’on entend par là. L’expérience historique de plus d’un siècle montre que la croissance de l’État a été continue (prélèvements obligatoires inférieurs à 10% du PIB avant 1914). Les promesses de diminution des campagnes électorales ont conduit parfois à les réduire d’un ou deux points, jamais davantage. Aujourd’hui, il devient difficile d’aller au-delà, mais c’est par la dette que l’on finance les dépenses publiques.
          L’avenir est écrit : ou bien une crise financière majeure apparaît et les États annuleront leurs dettes (ils disposent de la violence légale). Les épargnants seront spoliés, mais les États résisteront mieux que la plupart des entreprises, qui feront faillite en masse. Ou bien on sort du Quantitative easing en douceur et alors, business as usual.
          Mais on ne voit pas comment l’État pourrait revenir au statu quo ante de 1914.

          • Il y a un problème avec votre argumentaire.
            C’est tout à fait vrai que l’évolution des sociétés développées a été plutôt linéaire ce dernier siècle, question poids de l’Etat. Mais il ne faut pas oublier qu tel était le cas aussi pour les sociétés communistes, qui étaient présentées comme l’aboutissement de la société humaine, mais qui pourtant n’ont pas survécu.
            En bonnes sociétés socialistes, nos pays vivent (très bien) aussi bien en consommant les réserves accumulées dans le passé qu’en hypothéquant l’avenir de nos enfants. Une fois que l’argent gratuit des autres ne remplit plus les caisses, ce système ne peut plus fonctionner. On en voit les exemples partout.
            Ce n’est pas parce que quelque chose dure assez longtemps et qu’il évolue de manière linéaire qu’il est immortel.
            Vous dites que l’avenir est écrit. J’ai bien peur que non. Je dirais même que j’ai la certitude que, à plus long terme, c’est complètement faux.
            La question n’est pas de revenir « au statu quo ante de 1914 », mais d’arrêter cette spirale infernale et revenir à une humanité plus « naturelle ».

            • en effet , mais ce bouleversement nécessite une population qui’ le veuille .. en respectant les regles démocratiques
              sinon c’est soit le coup de force , soit l’implosion type urss

              • L’humanité « naturelle », c’est le paléolithique. Beau programme. Quant au long terme, il n’offre précisément aucune certitude. Une seule chose est certaine : nous ne pouvons même pas imaginer ce que sera l’humanité dans un millénaire.

                Un peu comme l’homme du paléolithique, que vous souhaitez retrouver, ne pouvait imaginer notre société.

                -1
                • Je n’ai jamais parlé de paléolithique. Ce que nous vivons de nos jours est empreint d’idéologie et n’a rien de « naturel ».
                  Si vous croyez que l’avenir indépassable de l’humanité est le communisme vers lequel nous nous dirigeons à grands pas, moi je ne le crois pas.

                • meme dans un siecle, le temps que la reforme de la sncf soit finie ;))

                  • Le communisme a échoué historiquement. Nous allons vers autre chose car l’histoire ne se répète jamais. L’accentuation de l’interventionnisme public et la fiscalisation croissante peuvent mener à un totalitarisme soft, que Tocqueville avait entrevu dès le 19e siècle, mais pas au communisme marxiste. Mais tout est compliqué, car l’État-nation est par ailleurs affaibli géostratégiquement par la globalisation. D’autres acteurs sont apparus, en particulier les très grandes entreprises, parfois plus puissantes que de petits États. Ce qui a disparu, probablement définitivement, c’est une société de petits producteurs travaillant à l’échelle humaine. Pour nous qui voyons cette transformation, elle est angoissante, car effectivement elle conduit à une complexification inhumaine des relations sociales et à une domination des puissances politiques ou économiques. Bref, elle écrase ce qu’il y a de plus humain, de plus spontané dans l’homme. C’est probablement ce que vous avez qualifié de « naturel » et je vous rejoins sur ce point si je quitte mon ironie de mauvais aloi concernant le paléolithique.
                    Mais personne au monde ne maîtrise ce processus car il est le produit d’évolutions structurelles complexes. Les décisions stratégiques configurant l’avenir émanent des puissances : le capitalisme et les États principalement. Ce sont des décisions collectives visant à renforcer des puissances collectives. Pour elles l’homme est une ressource.

                    • OK, on oublie le paléolithique 🙂
                      Voyez vous, je ne crois pas du tout au collectivisme. Pour l’avoir vécu de l’intérieur, entre autres.
                      Ceux qui décident sont des hommes en chair et en os, des individus, pas des collectifs. C’est là où ça coince. Car les idéaux c’est une chose, et les intérêts individuels de ce bas monde ne collent que très rarement (et de manière aléatoire) à ces intérêts collectifs qu’on appelle idéaux.
                      Alors, vous pouvez oublier la « puissance collective ». Cela n’existe pas.
                      J’ai toujours en tête « La Grève » d’Ayn Rand. Je sais, les traits sont très grossis, les hyperboles abondent, mais… Faites un exercice. Imaginez à quel point son écrit était près (ou plutôt loin) de la réalité (surtout américaine) à l’époque de sa publication. Et aussi aujourd’hui. Et comparez. Le mode de fonctionnement des pays développés ne peut pas aboutir à autre chose, c’est juste une question de temps. Si vous croyez que ça va passer comme une lettre à la poste, moi je ne le crois pas.

        • Oui mais un « a » sans accent quand il en faut un, c’est vraiment gênant pour le lecteur. Gênant pour la compréhension du texte, gênant à un autre niveau car on se demande quel niveau scolaire vous avez.

          • @helebore
            c’est a moi que vous vus adressez?

          • je suis ingenieur , j’ai étudié a Harvard qui comme chacun sait est un ramassis de gens incultes

            • Je ne fais pas de l’orthographe un signe de grande culture mais de petite culture, oui. Et c’est un signe de rigueur, de finesse et surtout de respect d’autrui. Mais ne vous inquiétez pas je traduit vos textes et malgré le travail que ça me donne pour éviter les contre-sens ou les faux-sens, je crois les comprendre. Encore que…

              • je vous en remercie , d’abord de prendre le temps de me lire , apres tout il n’y a pas d’obligation , et croyez bien que moi meme les fautes d’orthographe (que je ne vois que chez les autres) ont tendance a décrédibiliser leur propos a mes yeux aussi ..
                la solution devrait etre de passer par un traitement de texte avec correcteur puis faire un couper coller dans la petite fenêtre (qui ne permet pas de voir tout le texte, et la présentation finale)..mais j’ai la flemme
                bonne soirée

              • « Je traduiT »…
                Et toc !

    • Je partage votre analyse. Les institutions étatiques sont à la fois le garant d’une certaine stabilité de la société et en même temps une cause de son immobilisme.
      Neanmoins, je pense que certaines formes d’institutions sont plus pertinentes que d’autres pour favoriser un bon developpement économique. Que l’industrie allemande soit la meilleure, ou les GAFA toutes américaines doit sans doute moins à la culture des hommes qu’à l’organisation et au type de technostructure qui existe dans ces pays.

    • @ Arnolphe
      Oui, c’est bien décrit! Et la politique n’est pas toujours propre ni même ce qu’on voulait faire!
      Pourtant si, il y a des pays où le système est plus libéral, avec une plus facile collaboration entre pouvoir politique et entrepreneurs privés soumettant leurs projets à adjudications non faussées, autochtones ou européennes!
      C’est quand on ne joue pas le jeu que tout devient difficile et très cher!
      Je ne fais pas de morale mais quand un pays est bien géré, on n’a pas envie de partir!

  • Belle comparaison, d’autant plus que la pieuvre a autant de cerveaux que de pattes !

  • Emmanuel Macron Président Libéral.? Comme moi je suis évêque.!! Ce n’est qu’un Socialiste incapable de désendetter la France et qui pour arriver au Pouvoir a raconter des histoires à dormir debout avec une bonne dose de poudre de Perlimpinpin.

  • exactement mais les idéologues chargés de distribuer les bons points n’arrivent pas a comprendre que l’écologie ne peut pas etre de gauche, puis qu’on ne put pas fournir a « tout le monde » la meme quantité de ressources..

  • Encore un qui rêve! Macron est un SOCIALISTE, donc aucun espoir de réforme de l’état, il ne fait qu’augmenter encore plus la mainmise de l’état sur le peu qui lui échappait encore!

  • Sauf que la France n’est pas un pays égalitaire mais un pays de privilèges qui profite à l’Oligarchie au pouvoir. Le peuple lui n’est qu’une vache à lait, qui doit bosser pour entretenir ces messieurs!

  • macron un président lamentable ! un petit trou du cul qui a une grande gueule ! quand on écoute toutes ses âneries mises bout a bout , tous ses mensonges, toutes ses contre vérités .ou voit a qui on a à faire un costume de président vide !

  • Juste une remarque. Dans la devise liberté égalité, l’égalité porte sur l’égalité des droits, cad que les lois sont les même pour tous. Cela n’a rien à voir avec le fait de posséder ou de gagner plus ou moins. Tout le monde a les mêmes libertés, c’est « l’égalité » des libertés. La devise a tellement été retournée que son sens s’est transformé. Oui je suis pour l’égalité.

    • @titi
      Bonsoir,
      Vous avez raison absolument quant à l’ « égalité ».
      Elle nous est servie comme une panacée alors que ceux qui la professent au plus haut niveau sont incroyablement à côté de la plaque « égalité ».
      Petite ancedote d’un cours d’Education Morale et Civique à des 4ème :
      Le cours se penche un peu sur l’artcile premier de la DDHC et la première phrase :
      « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. »
      Question posée : « Quels sont les deux mots clés de cette phrase ? »
      Réponse attendue donnée en correction : « libres » et « égaux ».
      Cette phrase est une phrase clé.

      « Tout le monde a les mêmes libertés, c’est « l’égalité » des libertés.  »
      Tout à fait. Quand il n’y a pas égalité en droits, il n’y a pas de liberté. La liberté va avec l’égalité en droits. Droits qui sont définis dans l’article qui suit.

  • Dire que Macron se transforme en Sarkozy est une insulte pour celui-ci !

  • 1/4 de la population active sous statut de fonctionnaire ( emploi à vie) , voilà l’image libérale de la France avec le résultat que l’on connait : endettement colossal et impôts , taxes, contributions à gogo. Le président est la marionnette de cette population intouchable. Aucun résultat à attendre. Les élus mettent en musique les exigences des hauts fonctionnaires ….et des entreprises mondialistes.

  • 25 % de la population active sous statut de fonctionnaire : drôle de pays libéral !!!!!

    • @dupond
      Bonsoir,
      Drôle de pays libéral en effet.
      Pays qui a un Code du travail qui pèse près d’1,5kg, qui possède près de 70 Codes en tout genre (pour tout bien mettre en coupe réglée), regroupant 500.000 à 600.000 lois, -il y en a tellement que leur nombre est inconnu, même de ceux qui les ont faites, et de ceux qui les font- plus de 400 taxes et impôts divers.
      Quand je pose la question concernant le nombre de lois on me répond entre 10.000 et 20.000. Concernant les taxes, on me répond : « Beaucoup… 100, 150. » Le terme « beaucoup » est aussi employé pour répondre sur le nombres de lois.

    • Comparé à l’URSS, pas loin de 100% de la population était fonctionnaire, la situation de la France peut paraître libérale au yeux de nos polytocards, voire ultralibérale selon leur degré d’intégrisme.

      • En URSS (et dans les pays satellites), la population n’était pas à 100% fonctionnaire, loin de là. Les employés de l’industrie ou de l’agriculture n’étaient pas des fonctionnaires.
        Mais il est vrai que chaque citoyen avait un emploi garanti (et obligatoire, d’ailleurs). Enfin, il existait des exceptions, mais c’était vraiment à la marge.
        Et moi je mets ces emplois garantis en parallèle avec les demandes récurrentes faites à l’Etat de régler tel ou tel cas particulier d’une entreprise qui ferme et qui laisse, voyez vous, des salariés sur le carreau…
        Alors, de point de vue de l’état d’esprit, on est pas si loin que ça, je vous assure.

      • Ça me rappelle une question: bien que tous furent payés par l’état, est ce que l’état fournissait 100% des revenus? Car même si la libre entreprise était interdite, le marché noir existait et j’imagine qu’il représentait une part considérable du PIB. Cela permettrait de savoir à quelle distance nous sommes de l’URSS avec nos 57% d’état.

        • Détrompez-vous, il y avait aussi de l’économie libre légale. Plus en Tchécoslovaquie ou en Hongrie qu’en URSS ou en Roumanie, mais cela existait quand même.
          Et ce n’était pas neutre d’avoir dans sa famille ou dans son entourage un marin ou un chauffeur sur un camion faisant des transports externes 😉
          Sinon, en France aussi on commence à avoir une économie parallèle qui est bien plus qu’anecdotique.

  • Macron sera libéral quand je serai multimillionnaire, et que l’Etat ne se jètera pas sur mon compte en banque la bave aux lèvres et les yeux injectés de sang, tels des toxicos en manque.

  • M. Macron n’a jamais été libéral !

    • En France la gauche jette le mot libéral à la figure de tous ses opposants mais pas seulement, la droite souverainiste et l extrême droite jouent le même jeu. Dans un meeting, annoncer que l ultra libéralisme est l ennemi a abattre, fait un tabac a tous les coups comme la mondialisation, le capitalisme…..

  • Les commentaires sont fermés.

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Le monde francophone compte plusieurs centres de réflexions libéraux. L'un des principaux est l'Institut économique de Montréal, situé au Québec. Il est dirigé par Michel Kelly-Gagnon que nous avons l'honneur d'interviewer. Michel fut l’un des cofondateurs des Amis de la Liberté au milieu des années 1990 et a contribué à la relance de l’IEDM à partir de 1997, notamment grâce à ses talents de leveur de fonds. Après avoir dirigé l’IEDM de 1999 à 2006, il a été président du Conseil du patronat du Québec de mars 2006 à décembre 2008. Au début de ... Poursuivre la lecture

Victorieuse à la présidentielle mais fortement contestée après les élections législatives, la Macronie va devoir transiger, négocier et réinvestir le champ parlementaire. Et ce n’est pas vraiment dans ses habitudes.

Le triomphe d’Emmanuel Macron en 2017 est aussi le triomphe de l’hyperprésidentialisation du régime. Porté en triomphe par les médias et bénéficiant d’une confortable majorité à l’Assemblée, le nouveau président peut s’imaginer Jupiter. Il s’entoure de technocrates chargés d’appliquer à la lettre ses consignes et exige l’ob... Poursuivre la lecture

En France, nous serions tentés de dire Non, tant le battage médiatique incessant assimilant l’écologie à une posture étatiste, nécessitant de lourds sacrifices fiscaux et un contrôle renforcé de nos comportements et modes de vie est la norme.

 

Une autre écologie est possible

Et la bonne nouvelle, c’est qu’elle existe déjà… Malgré le silence des médias.

L’écologie véritable n’est pas particulièrement marquée politiquement. Étymologiquement, écologie signifie « économie de la maison »… Ce qui signifie tout simplement ... Poursuivre la lecture

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