[Exclusif] Présidentielles 2022 : qui au second tour ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

[Exclusif] Présidentielles 2022 : qui au second tour ?

Publié le 6 décembre 2021
- A +

Tous les journaux l’ont compris depuis quelques années : il faut faire très attention aux intervalles de confiance des sondages. Le chiffre qu’ils vous donnent doit être analysé en vis-à-vis d’un intervalle de confiance.

Le baromètre 2022

Mais comment analyser les différents sondages avec ces données en tête ? Contrepoints essaie de répondre à cette réponse avec le Baromètre 2022 de la probabilité d’être au second tour des présidentielles.

Plutôt que d’estimer le pourcentage de voix exprimées qu’obtiendrait un candidat aux élections présidentielles, nous cherchons à estimer la probabilité qu’un candidat aurait d’être parmi les deux premiers du premier tour, et donc d’accéder au second tour.

Comment le lire ?

Le graphique que vous voyez ci-dessus se lit donc ainsi :

  • Emmanuel Macron est assuré d’être au second tour (100 % de chances) ;
  • Marine Le Pen a à peu près trois chances sur quatre d’y accéder ;
  • Éric Zemmour a quant à lui environ une chance sur quatre d’y accéder.
  • À date, tous les autres candidats n’ont aucune chance d’accéder au second tour, bien que Valérie Pécresse et Jean-Luc Mélenchon aient eu une chance minime d’y accéder dans des sondages en septembre et octobre 2021.

L’indicateur fonctionne via des simulations successives de second tour, via une méthode dite de Monte-Carlo, afin d’estimer les gagnants du premier tour.

Pour plus de précisions, vous pouvez aller sur la page du Baromètre 2022 de la probabilité d’être au second tour des présidentielles, que nous mettrons à jour au fur et à mesure de la parution des sondages et de leur intégration dans notre fournisseur de données (NSPPolls).

Quelques limites

Le baromètre 2022 est soumis à deux limites principales.

Premièrement, il ne cherche pas à estimer ce qui pourrait se passer. Par exemple, lors de l’élection 2017, le report des électeurs de gauche vers Jean-Luc Mélenchon avait créé dans les dernières semaines une possibilité réelle pour la gauche d’accéder au second tour. Ces éléments ne peuvent pas être inclus dans un baromètre.

Deuxièmement, il ne prend pas en compte les biais d’estimation des sondeurs eux-mêmes. Il est possible, si les sondeurs ont des biais dans leurs calculs, que l’élection soit un peu plus ouverte qu’elle n’apparaît actuellement.

Voir les commentaires (9)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (9)
  • Et bien, 100% de chance que ça n’ arrange pas franchement les affaires des poissons d’ eau douce.

  • Qui vous dit que Mr Macron sera candidat l’an prochain ?
    …..
    Fallait bien que je le fasse. 🙂
    Ok, ok, je connais la sortie.

  • Belle initiative Contrepoints. Le plus important, c’est la tendance, et surtout celle qui se dégage durant les dernières semaines.

    Aux États-Unis, cela fait très longtemps que RealClearPolitics produit un gros travail d’agrégation de sondages pour les élections américaines. Étonnamment, il n’y a jamais rien eu de tel en France, ou presque. Mais il est vrai que les maths n’ont jamais été le point fort du monde politico-médiatique français, plutôt formé à Sciences Po qu’à l’ENSAE.

    Il serait aussi intéressant d’analyser une agrégation d’indicateurs de sentiment/buzz. Il est vrai que ce dernier type de méthodes a connu ses hauts et ses bas, mais ni plus ni moins que les sondages d’opinion traditionnels, et de toute manière la recherche continue d’avancer.

  • Il reste encore 5 mois et rien n’est stabilisé.
    Fin 2016 c’était un deuxième tour prévu Hollande-Juppé.

  • C’est un peu tôt, de plus, la 6 ème vague nous attend faute de nouvelle vaque politique.. Toujours des insignifiants ou des futurs condamnés lorsque la justice se réveillera en cas de danger pour l’enfant prodigue.. Pas de réforme s mais qu’est-ce qu’il cause pour ne rien dire, un vrai malfaisant !

  • Où l’on voit la grosse manip de la présidentielle à deux tours.

  • Je vois mal Macron au 1er tour, il n’a aucun résultat et il est même détesté. 61 % de français ne veulent pas d’un 2ème mandat.. Voir les sondages antérieurs. Les résultats des régionales et des municipales pour LREM n’ont rien donné. Je viens de lire qu’il ne se représenterait peut être pas..

    • Ma décision est déjà prise, comme je votais régulièrement « blanc » signifiant qu’aucun des candidats ne méritait mon suffrage, les choses n’ayant pas changé, j’ai décidé de faire ma propre « primaire »: Je mettrai dans un chapeau les noms des candidats déclarés et je tirerai le gagnant du premier tour au sort. Seul bémol, ni Macron, ni Le Pen, ni Zemmour ne participeront au tirage, mais au moins mon vote, quel qu’il soit, sera pris en compte. Pour le second tour, ça sera bricolage à la maison!

  • Ce que montre surtout cet indicateur, c’est qu’il s’agit de transfert de voix : les courbes de Zemmour et Le Pen sont parfaitement symétriques.
    A l’inverse, la remontée récente de Pécresse se fait en ponctionnant un peu Zemmour et probablement Macron.
    Comme le graphique s’arrête à 100%, on ne voit pas dans quelle mesure Macron est affecté

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
1
Sauvegarder cet article

Un peu plus de 70 jours nous séparent de la prochaine élection présidentielle. Comme tous les 5 ans, le pays est le théâtre d’un concours Lépine des propositions les plus démagogues.

Une situation qui a empiré avec le quinquennat. Ce dernier a transformé la présidence de la République en un super-Premier ministre dont les électeurs attendent un travail d’assistante sociale.

Cette attente est confirmée par un récent sondage Ipsos-Sopra Steria pour le journal Le Monde, qui montre que les Français attendent un président proche de l... Poursuivre la lecture

Candidate à la primaire de la gauche, Christiane Taubira s’emploie à cocher toutes les cases du socialisme le plus éculé. Qu’il est loin le temps où elle représentait une gauche plutôt modérée !

Un parcours sinueux

Christiane Taubira semble aujourd’hui retourner à ses anciennes amours. Militante indépendantiste radicale jusqu’au début des années 1980, elle se caractérisait pourtant dans les années 1990 par un radicalisme de gauche bon teint qui était loin de verser dans l’extrémisme. En 1993, elle vote la confiance à Édouard Balladur.<... Poursuivre la lecture

Alors que l’élection présidentielle sombrait dans l’ennui de 50 nuances d’étatisme, monopolisée par des professionnels de la politique aux propositions dirigistes attendues et éculées, deux candidatures de dernière minute sont venues redonner un peu d’espoir à ceux qui croient que davantage de libertés individuelles et économiques feraient le plus grand bien à notre pays.

Le 11 janvier, c’est le philosophe Gaspard Koenig qui annonçait entrer dans la course aux parrainages. Puis, le 21 janvier, c’est l’entrepreneur Rafik Smati qui annon... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles