Trump : regardons vers l’avenir et arrêtons avec la fraude

Donald Trump by Matt Johnson(CC BY 2.0) — Matt Johnson, CC-BY

OPINION : si le parti républicain et Donald Trump veulent revenir au pouvoir ils doivent tourner la page des accusations de fraude.

Par Drieu Godefridi.

Le système électoral américain, sans identification centralisée des électeurs et légalisant des procédés tels le ballot-harvesting et le vote massif par correspondance qui sont le nid de toutes les tricheries, influences et manipulations, particulièrement des plus faibles, est le chancre de la démocratie de Washington et Jefferson, c’est entendu.

Des tricheries ahurissantes — vote des morts, vote des non-résidents — ont été détectées lors de la présidentielle de 2020. Les démocrates ont multiplié les dérogations au système électoral de droit commun par les voies administrative et judiciaire, en contradiction directe avec la Constitution des États-Unis qui exige la voie législative.

Tout cela est vrai.

Pas de fraude organisée contre Trump

Mais de système de fraude concerté entre États, centralisé par les démocrates, il n’existe aucun début d’esquisse de preuve matérielle. Aucun ! En dépit des millions de dollars qui ont été mis à détecter la conspiration.

Révélateur, de ce point de vue, le récent rapport du Maricopa County, en Arizona. L’équipe qui s’est chargée d’auditer les résultats de ce comté était emmenée par le Cyber Ninjas CEO Doug Logan. Qui est Logan ?

Un dur parmi les durs, le genre de mec qui préférerait se couper un doigt que voter pour les extrémistes fanatiques de l’actuel parti démocrate. Mais honnête. Rigoriste. Incorruptible. Le Eliot Ness de la vérification du respect des procédures électorales. Or, que dit son rapport qui a épluché dans tous les sens les votes comptabilités en novembre 2020 dans le Maricopa County ? Qu’il n’existe aucune preuve de fraude concertée centralisée en novembre 2020.

Aucune ! Aucune. Les problèmes relevés — bien réels — tiennent au nettoyage nécessaire du registre des électeurs et au meilleur respect de l’enregistrement de la généalogie de chaque vote. Des problèmes cohérents avec l’état déplorable du système électoral américain — voulu et soigneusement cultivé par les démocrates — mais radicalement étrangers à la fraude concertée massive alléguée par Trump depuis un an.

Dans la mesure où les lois électorales de l’Arizona n’ont pas été parfaitement respectées, le rapport Logan appelle le procureur de l’État, Mark Brnovich, à ouvrir le cas échéant une enquête sur de possibles malversations ; Brnovich est également un républicain. Dans un communiqué publié cette nuit, Trump appelle ce procureur à ordonner dans l’heure les mesures qui s’imposent — donc avant qu’aucune enquête judiciaire n’ait été simplement ouverte — ce qui atteste d’un degré d’ignorance de la procédure de droit commun étonnant pour quelqu’un qui en use depuis si longtemps et qui fut tout de même président des États-Unis.

Que dirait M. Trump si les procureurs de New York l’avaient fait arrêter, fulminant à Bedminster, avant même qu’aucune enquête n’ait été ouverte à son encontre ?

Tourner la page et s’adapter

Par conséquent, il faut persister à corriger les aberrations des systèmes électoraux dans les États, ce qui a déjà commencé de se faire. C’est évident.

Mais s’imaginer que les républicains vont l’emporter en 2024 en persistant à couiner comme le fait Trump « J’ai gagné en 2020 » — ce qui est faux, comme Doug Logan le constate dans le Maricopa County — est absurde.

La victoire de Joseph Robinette Biden et sa phalange d’extrémistes fanatiques néo-racistes en novembre 2020 est désormais une vérité politique, électorale et judiciaire qui appartient à l’histoire.

En Occident, contrairement à la plupart des pays d’Orient, nous fonctionnons avec des systèmes de droit. Dans un système de droit, une vocifération, aussi bruyante soit-elle, aussi illustre en soit l’auteur, n’a jamais fait une preuve. Et sans preuve judiciairement parlant il n’existe rien.

L’allégation de dernière ligne selon laquelle « tous les juges sont des gauchistes » fera sourire ceux qui savent que l’administration Trump, dont le bilan est stellaire, a nommé pas moins de 234 juges fédéraux.

Depuis novembre 2020, je me suis montré ouvert et attentif aux allégations de fraude concertée organisée par le parti démocrate ou son comité électoral ; en atteste ce « papier » de synthèse que je publiais en décembre 2020. Après un an, il faut conclure : le dossier de la fraude organisée, concertée, mafieuse, est vide. Aucun juge n’a donné suite aux allégations exorbitantes de Trump pour la seule et unique raison qu’elles ne reposent sur aucune preuve.

Laissons le complotisme à la gauche. Si c’est pour nous montrer aussi psychotique et négateur du réel qu’un gauchiste, alors autant se faire gauchiste, ça nous fera plein de nouveaux amis.

Soit Trump prend sa perte et embrasse l’avenir, soit il consacre le restant de sa vie à revisiter 2020. Alors il doit être éliminé politiquement.

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