États-Unis : malgré Biden, des législatives peu favorables aux démocrates

Republican Elephant & Democratic Donkey - 3D Icons By: DonkeyHotey - CC BY 2.0

La défaite probable du président Trump cache ce que Joe Scarborough, ancien représentant républicain devenu gauchiste, appelle, en se lamentant, l’« absolue répudiation de la marque démocrate ».

Par Philippe Lacoude.

Les États-Unis ne votaient pas que pour la présidentielle.

Ils votaient aussi pour les élections législatives fédérales et locales.

Comme nous allons le voir, – contre toute attente des « experts » –, les autres candidats du parti républicain ont fait beaucoup mieux que le président Trump.

Les élections « gubernatoriales »

Onze gouverneurs, sur les 50 que compte le pays, terminaient leur terme.

Les républicains partaient avec une situation défavorable : 7 de ces 11 gouverneurs étaient républicains.

Certains, comme le gouverneur Mike Parson dans le Missouri, partaient favoris mais avec une faible marge dans les sondages, de seulement 6 % pour ce dernier. Il gagne finalement avec 57,2% des voix et 16,4 % d’avance… Les sondages étaient fort précis et pas du tout orientés.

Au Montana, le dernier sondage disponible annonçait l’égalité. Le résultat maintenant dépouillé montre que le républicain Greg Gianforte a battu le démocrate, Mike Cooney : 54,4 % contre 41,6%. Le candidat libertarien Lyman Bishop fait 4,0 % !

Finalement, les républicains gagnent haut la main les élections gubernatoriales (c’est-à-dire des gouverneurs, du latin gubernator). Soit 8 des 11 sièges à pourvoir.

Fait notable, le président Trump fait beaucoup moins de voix que tous les candidats républicains dans tous les États républicains :

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La Chambre des représentants des États-Unis

Comme tous les deux ans, les Américains votaient pour leurs représentants au niveau fédéral.

Seuls une trentaine des 435 sièges n’étaient pas en compétition.

Là aussi, les républicains s’en sont sortis extrêmement bien. Ils remportent tous les sièges sortants à l’exception d’un siège où le député ne se représentait pas.

Leur recrutement a été excellent : les nouveaux candidats républicains passaient bien avec le public et, astucieusement, le RNC a enfin privilégié les candidates dans un certain nombre de circonscriptions : les femmes républicaines vont entrer en force à la chambre en janvier.

En général, le parti qui gagne la présidence – par définition en position majoritaire – renforce sa présence à la chambre. Comme les démocrates avaient une majorité de 17 sièges, 232 à 198, avec 5 vacances, il y avait fort à parier que les démocrates allaient avoir une majorité record.

Il y a peu d’exceptions à cette règle.

Seul Bill Clinton – qui avait deux opposants en 1992 et a donc gagné par défaut – déroge à cette règle.

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Le peuple n’a pas « voté comme il faut » : tout n’est pas dépouillé alors que j’écris ces lignes, mais les démocrates vont probablement finir avec environ 220 à 226 sièges. Il faut 218 sièges pour être majoritaire.

Joe Biden pourrait bien entrer dans l’histoire comme le président ayant perdu le plus de sièges en début de mandat.

Traditionnellement, le président prend quelques parlementaires dans son gouvernement, d’où une partie des vacances. C’est un moyen-clef de maintenir les relations avec le Parlement pour faire avancer l’agenda législatif. Ce sera difficile ou impossible de le faire.

De plus, ceci met en situation électorale difficile Nancy Pelosi l’actuelle Speaker of the House, chef du parlement, troisième personnage de l’État fédéral. Elle doit obtenir 218 voix pour garder son poste. Or, en 2019, elle n’a eu que 220 voix sur les 238 de son parti – il n’y a pas de vacance au début – et a dû composer avec son aile gauche.

De janvier 2021 à décembre 2022, elle sera tenue en otage par l’extrême-gauche et par la droite.

Le Sénat des États-Unis

Au sénat, qui est la chambre des États, les choses sont plus floues.

Tous les sondages donnaient les républicains grands perdants.

En fait, c’est plus ou moins le statu quo. Il n’y a pas eu de « vague bleue ».

Les républicains avaient une majorité de 53 des 100 sénateurs, deux par État. Ils en gagnent 50, les démocrates 46, les indépendants deux, et deux sont encore à décider.

Il semblerait que le Sénat va rester républicain car, en Géorgie, – qui a un système uninominal à deux tours comme la France –, même si aucun des deux républicains n’a réussi à franchir la barre des 50 %, ils sont tous les deux en ballottage favorable.

La Géorgie va devenir l’épicentre politique du monde libre. Les milliardaires démocrates de la Silicon Valley et de Wall Street vont déverser des centaines de millions de dollars pour essayer de sauver les projets législatifs du nouveau président.

Dans le Maine, la sénatrice modérée républicaine Susan Collins, dont 100 % de la nomenklatura annonçait la défaite, avec une marge moyenne de -4,6 %, a gagné avec 8,9 % d’avance. Aucun des sondages ne l’a donnée gagnante !

Dans le Kentucky, les démocrates étaient si certains qu’ils arriveraient à déboulonner Mitch McConnell, un des principaux républicains, qu’ils avaient investi 90 millions de dollars pour la campagne de son opposante, Amy McGrath. Elle s’écrase quelque part en rase campagne. Mitch McConnell gagne avec 20 % d’avance, presque 11 % de plus que la moyenne des sondages ! Il a été le premier à être déclaré vainqueur au soir de l’élection.

Dans la Caroline du Sud, l’autre bête noire des démocrates, le sénateur Lindsey Graham, chef de la commission judiciaire, faisait face à un opposant financé directement à hauteur de 50 millions de dollars. Le dépouillement n’a pris que quelques minutes : Lindsey Graham gagne avec 10,3 % d’avance, 7,8 % de mieux que la moyenne des sondages !

En Caroline du Nord, le Sénateur sortant, Thom Tillis, qui était aussi donné largement perdant, – avec -2,6 % selon la moyenne des sondages –, va probablement finir avec 100 000 voix et 1,8 % d’avance. Le résultat final n’est pas connu car bizarrement la Caroline du Nord accepte les bulletins de vote par correspondance jusqu’à mardi prochain

Comme les résultats de la Caroline du Nord sont typiques du reste du pays sur tous les points, attardons-nous sur les détails :

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Tout d’abord, notons que le républicain Thom Tillis se prétend libertarien de temps en temps (surtout quand ça l’arrange). Kevin E. Hayes est un conservateur pur et dur très pro-marché qui faisait campagne « contre le socialisme », contre l’« éducation publique fédérale » et « pour les droits de propriété ». Shannon W. Bray est libertarien pur et dur.

Ça laisse 47 % des voix pour les élucubrations gauchistes et, en fait, je ne suis pas sûr du tout que Cal Cunningham voterait pour toutes les âneries étatistes du programme du président Biden.

Il s’est distancé du Green New Deal durant la campagne et a prétendu qu’élu, il voterait contre les augmentations d’impôts. Qu’il ait ou non été honnête, une bonne partie de ces 47 % sont donc également allés à un candidat se prétendant modéré.

Le microcosme de cette élection sénatoriale est à l’image du reste du pays :

  • Le président a fait moins bien que les républicains et une solide majorité du pays rejette le socialisme, les moulins à vent, la nationalisation de la santé et la lutte des classes (sociales, ethniques, démographiques).
  • Il reste de nombreux bulletins par correspondance à dépouiller et le vote avant l’élection (en personne ou par courrier) favorise massivement la gauche.
  • Les instituts de sondages se sont sérieusement plantés.

Sur 35 sénatoriales, une seule prévoyait un score républicain plus élevé qu’il ne l’a finalement été ! Et ceci dans l’Arkansas où Tom Cotton le républicain affrontait un libertarien mais pas de démocrate : les sondeurs, tous des geeks démocrates des grandes villes, ne comprennent rien à la psyché conservatrice et encore moins à celle des libertariens.

Comme on peut le voir, la moyenne des sondages était grossièrement erronée en faveur des démocrates.

Évidemment, Nate Silver, grand sondeur en chef du New York Times, nous explique déjà qu’on n’a rien compris à ses prévisions qui étaient justes. Ceci va conduire à une émeute dans ce petit milieu (ici, ici et ).

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Toute législation fiscale doit être adoptée par la Chambre puis par le Sénat, à une majorité de 50 votes (sur 100).

Pour les actes non-fiscaux, le Sénat donne le droit à ses membres de les bloquer. Un déblocage requiert le vote de 60 de ses membres.

Ceci va limiter les ardeurs du nouveau président à supposer qu’il ait l’énergie de faire quoi que ce soit.

Exemple tout bête : le nouveau président Biden a dit qu’il rejoindrait les accords de Paris de la COP21 dès le premier jour de sa présidence. Bel acte politique ! Valeur juridique nulle : la Constitution américaine impose que tous les accords internationaux soient ratifiés par le Sénat.

Nous sommes en 2020 et le président Clinton attend toujours que le Sénat ratifie les accords de Kyoto… En 1997, le sénat américain a refusé de ratifier le traité à 95 voix contre 0. Pas un seul sénateur démocrate n’a voté en faveur du protocole.

La Constitution américaine est calquée sur le modèle de la Rome antique. SPQR. Le Sénat américain est une pièce maîtresse et a des pouvoirs considérables. Je ne sais pas si la presse francophone l’ignore ou fait semblant de l’ignorer.

Avec un président affaibli, si les républicains remportent le second tour des sénatoriales de Géorgie, le chef de la majorité du Sénat, le sénateur Mitch McConnell deviendra l’homme le plus puissant du monde.

Les législatives locales

On ne parle jamais des législatives locales dans la presse francophone.

D’une part parce que « l’envoyé spécial » du journal de 20 heures est un monolingue qui a mis ses gosses au lycée français de Bethesda et qui ne rencontre jamais d’Américains en dehors de Washington, DC !

D’autre part, parce que là, comme d’habitude, c’est franchement hideux pour les idées de gauche qui se font sauvagement molester. Autant regarder un bébé phoque se faire charcuter par un ours polaire !

Comme le dit si bien Robby Soave dans Reason, « les résultats des élections de 2020 ressemblent à une réprimande massive du socialisme ».

Si la France n’avait pas vendu la Louisiane au président Jefferson, elle aurait un territoire qui paralyserait les gauchistes de terreur : non seulement le sénateur Bill Cassidy gagne à 59,3 % avec une marge de 40,3 % sur son adversaire mais une immense vague conservatrice a remonté le bayou.

Dans l’Arizona, qui semble avoir voté Joe Biden, les républicains sortent grands gagnants des élections locales : ils conservent les deux chambres malgré les tombereaux d’argent déversés par dizaines de millions de dollars par les milliardaires anti-armes à feu.

Dans le New Hampshire, qui a voté contre le président Trump, les républicains locaux créent la surprise en gagnant les deux chambres, l’assemblée et le sénat. Avant l’élection, les démocrates détenaient une majorité de 14 à 10 au Sénat et une majorité de 230 à 157 à la Chambre. Selon les résultats officiels (encore partiels), le Sénat sera composé de 14 républicains et 10 démocrates et la Chambre de 213 républicains et 187 démocrates.

Dans la Caroline du Nord, qui était supposée, – enfin ! –, basculer à gauche, il semblerait que les républicains vont y garder les deux chambres.

En Géorgie, les démocrates sont ravis de la victoire de Joe Biden mais, là-bas aussi, l’arbre cache la forêt. Comme nous l’avons vu, les deux candidats aux sénatoriales (fédérales) sont en tête, les déceptions s’empilent pour la chambre (fédérale), et l’effet Biden n’a pas du tout été suffisant pour faire une différence dans les élections locales : contre toute attente, les démocrates n’ont obtenu qu’un gain net de deux sièges à l’Assemblée et un siège au Sénat de Géorgie, loin de ce dont ils avaient besoin pour prendre le contrôle de l’une ou de l’autre chambre.

En Pennsylvanie, les démocrates salivaient à l’idée de gagner le sénat et la chambre. Aux dernières nouvelles, même si l’État a voté pour Joe Biden, localement les républicains gagnent, bien que n’ayant dépensé que 6,2 millions de dollars contre 12,1 pour les démocrates.

Avant ces élections, les républicains contrôlaient déjà 60 des 99 législatures – tous les États étant bicaméraux sauf le Nebraska – et vont donc gagner les deux chambres du New Hampshire.

Ils contrôleront donc 62 législatures (contre 37 pour les démocrates) avec environ 1100 sénateurs (sur 1972) et environ 2800 députés (sur 5411).

Il y a dix ans, lors des élections de mi-mandat, alors que la popularité du président Obama était au plus bas, les républicains ont mis les démocrates en déroute dans les courses législatives locales des États à travers le pays – gagnant le contrôle de plus de sièges qu’ils n’en avaient eu depuis 1928 et le contrôle de 54 des 99 législatures des États, leur total le plus élevé en 58 ans.

Conséquences

Ces élections sont extrêmement importantes car, en 2021, les États redessineront les cartes des milliers de circonscriptions à l’aide des données du recensement décennal de 2020. Les démocrates viennent de perdre mécaniquement de nombreux sièges futurs à cause du fait qu’ils ne seront pas en charge du charcutage électoral.

Elles conditionnent aussi tous les budgets locaux qui représentent environ 15 % du PIB américain contre 22 % du PIB (en moyenne) pour le gouvernement fédéral. Les États décident aussi de leurs lois criminelles, de leur contrôle des armes à feu, de l’avortement, du droit du travail, etc.

Quelques analystes de gauche se lamentent déjà des résultats.

Le parti démocrate a mis environ 88 millions de dollars dans ces courses électorales (pour seulement 60 millions pour les républicains) : dans beaucoup de cas, ces investissements massifs étaient motivés par des rêves idéologiques plutôt que par le réalisme. Qui pensait vraiment que le Texas allait basculer démocrate ?

À tout cet argent s’ajoute celui de personnes indépendantes. Juste en Floride, Michael Bloomberg, le milliardaire anti-armes, toujours entouré de gardes du corps, a mis 100 millions de dollars pour essayer de changer la chambre et le sénat de l’État.

Il a même payé les amendes de presque 40 000 criminels, en choisissant ceux inscrits comme démocrates sur les listes électorales, pour 27 millions de dollars (!) afin que leur droit de vote soit restauré avant l’élection.

Finalement, la Floride élit encore plus de républicains à sa chambre (5 sièges), à son sénat (1 siège), vote Trump au lieu de Biden, et enverra encore plus de républicains à la Chambre des représentants à Washington, DC. Zut alors !

Les référendums

Les référendums sont, comme à l’accoutumée, en demi-teinte.

Ils devraient servir de leçon et d’avertissement à ceux qui, en France, pensent qu’ils sont la solution pour accroître les libertés : ceci est vrai sur les questions sociétales mais sur les questions économiques en général et fiscales en particulier, lorsqu’on demande son avis au peuple américain, pourtant un peu plus économiquement mature que le peuple français, on finit avec plus de chômage, plus d’impôts, plus de dettes.

Pour les bonnes nouvelles, sociétales donc, la prohibition des drogues a essuyé ses pires échecs électoraux avec la légalisation de la vente de marijuana à des fins médicales ou récréatives dans le Mississippi, l’Arizona, le Dakota du Sud, le New Jersey et le Montana.

Dans l’Oregon, les électeurs ont adopté le droit de détenir de petites quantités d’héroïne, de cocaïne, d’oxycodone et autres narcotiques (mesure 110) ainsi que la prescription des champignons hallucinogènes (mesure 109).

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Dans le Massachussetts, les électeurs ont décidé que les constructeurs automobiles ne pourront plus empêcher les propriétaires d’accéder aux données de leurs ordinateurs de bord : ceci semble trivial mais va permettre de ne pas dépendre des concessionnaires.

Les questions de droit constitutionnel sont plus discutables et montrent que les électeurs s’intéressent à des questions souvent hors sujet.

Dans un certain nombre d’États, dont l’Alabama, le Colorado et la Floride, il faudra désormais être citoyen américain pour voter. Comme avant…

En Californie, on ne pourra pas voter durant les primaires à 17 ans si on va avoir 18 ans lors des élections suivantes. Dommage ! Encore un autre référendum et on aurait pu voter durant les primaires à 16 ans si on va avoir 17 ans lors des élections suivantes !

Tant qu’ils y étaient à ajouter des irresponsables aux listes électorales, les électeurs californiens ont voté en faveur d’un référendum redonnant le droit de vote aux condamnés sursitaires.

En Floride, dans leur grande sagesse, les électeurs ont décidé de ne pas mélanger tout le monde pour les primaires.

En Virginie, une commission composée d’élus et de citoyens, moitié-moitié, sera désormais en charge du charcutage électoral. Dans le Missouri, ce sera un démographe. Ou pas.

En Californie, les électeurs ont rejeté la proposition 22, qui aurait forcé Uber et Lyft à convertir tous leurs conducteurs indépendants en employés salariés, une bonne nouvelle pour l’emploi.

Par contre, en Floride, les électeurs ont décidé d’augmenter le salaire minimum drastiquement, avec le chômage à la clef que ceci implique.

Sur les questions fiscales, les réponses sont toujours les mêmes : contre les impôts sur les classes moyennes, pour les impôts sur les riches, pour plus de dépenses, et pour plus de dettes :

  • Dans l’Illinois, les électeurs rejettent une augmentation d’impôt sur les classes moyennes pour combler le déficit croissant, ce qui va mettre le budget en difficulté.
  • Les électeurs de San Francisco ont adopté toute une série d’impôts sur les entreprises et sur les chefs d’entreprise (proposition L). « Qui est John Galt ? »
  • Partout dans le pays, les électeurs ont applaudi les dépenses publiques nouvelles. Dans mon comté, il y avait 4 référendums qui proposaient des dépenses financées par de la dette et qui sont tous passés haut-la-main, à 66 % pour les écoles, 73 % pour les pompiers, 66 % pour les parcs, et 74 % pour les transports, le tout pour 307 millions de dollars, soit 10 % (!) du budget annuel. Tranquille.

Élections après élections, les États-Unis montrent que les référendums d’initiative populaire sont le meilleur moyen pour pérenniser la recette de la tarte aux pommes dans un régime d’impôts punitifs sur les plus productifs, de dépenses frivoles et de dettes massives.

Conclusion

La défaite probable du président Trump cache donc ce que Joe Scarborough, ancien représentant républicain devenu gauchiste, appelle, en se lamentant, l’« absolue répudiation de la marque démocrate ».

Il n’a pas tort.

Non seulement les démocrates subissent de lourdes pertes locales mais dans de nombreux endroits ils se sont présentés avec des idées républicaines : il n’y a, à mon sens, pas de clip de campagne plus emblématique de ceci que celui d’une candidate démocrate du Montana qui explique qu’elle est en faveur de baisses d’impôts, qu’elle a voté Ronald Reagan, et qu’elle est contre Washington, tout en faisant du tir et en buvant de la bière. Malgré tout ceci, elle perd avec seulement 43,6 % des voix.

Similairement, certains groupes ne disaient même pas en faveur de quel sujet ils faisaient campagne.

Il n’y a pas de meilleur exemple que les armes à feu. Durant la pandémie, les Américains ont acheté des millions d’armes. Plus de 7 millions d’individus sont devenus nouveaux propriétaires. La presse de gauche a soigneusement évité le sujet : aucune question n’a été posée lors des débats.

Le groupe Everytown for Gun Safety, du milliardaire Michael Bloomberg, a envoyé des tracts dans tous les districts de l’Arizona, de l’Iowa, du Minnesota et de la Caroline du Nord pour contester les positions supposées des candidats… sur les soins de santé et les produits pharmaceutiques ! Au Texas, Everytown a dépensé 8 millions de dollars et a ciblé un candidat sur le thème du… financement des écoles publiques !

Arrivés à ce point, les démocrates vont devoir limiter l’impact des radicaux sur leur aile gauche. Après que l’euphorie Biden soit retombée, le chaos va donc régner au sein du parti.

 

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