Le mythe du Pass sanitaire garant des libertés

L’horizon « libéral » pro-pass sanitaire et pro-obligation vaccinale, c’est la prohibition a priori de tout comportement à risques pour autrui, sous prétexte que leur réalisation pourrait constituer un délit.

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Le mythe du Pass sanitaire garant des libertés

Publié le 28 août 2021
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Par Xavier Méra.

Les manifestants contre le pass sanitaire usurpent leur mot d’ordre, nous dit-on aujourd’hui. La vraie liberté, le pass la défend. Par conséquent, ils en seraient les ennemis de fait.

Il sera avancé ici, au contraire, que si les formules « Le pass sanitaire, une nouvelle chance pour la liberté », « La vaccination pour tous, c’est la liberté pour tous », « Derrière le pass sanitaire, une éthique de la liberté », « Les manifestations anti-pass sanitaire sont un mouvement liberticide », ou encore « Le pass sanitaire ou la vaccination obligatoire sont des politiques libérales » semblent sorties d’un fameux roman dystopique, c’est qu’elles sont bien du même acabit que « la guerre c’est la paix » ou « la liberté c’est l’esclavage ».

Les lois instaurant le pass et élargissant son champ d’application sont bien liberticides. De plus, la brèche qu’elles ouvrent peut aisément devenir un précipice vers un « nouveau normal » totalitaire, en particulier si les justifications superficiellement libérales de nombre de ses promoteurs sont prises au sérieux.

Pass sanitaire : le chantage au reconfinement

Le pass (ou l’obligation vaccinale), ce serait la liberté, car son rejet c’est le refus de se faire vacciner, refus à son tour responsable d’inévitables reconfinements et couvre-feux attentatoires aux libertés, ainsi que de la ruine économique et de l’extinction de la vie sociale qui s’ensuivent. Si on prend ce chemin, ce sera de la faute d’enfants gâtés complices d’un virus liberticide.

Outre que cela présume que les anti-pass, en général, ne voudraient pas se faire vacciner, comme si c’était la seule motivation concevable de leur opposition, l’argument dépend entièrement d’une hypothèse requérant confirmation : les vaccins empêchent la transmission du virus. Or, ils sont de moins en moins réputés fiables à cet égard. Qu’en est-il néanmoins si les vaccins bloquent ou, au moins, freinent significativement les contaminations ?

Le cœur de l’argument relève du faux dilemme, comme expliqué ici-même : le pass ou le reconfinement. Car le grand renfermement ne serait évidemment pas un événement qui nous tomberait automatiquement dessus si on refusait de se conformer à la volonté des dieux. Ce serait un choix politique, le pass sanitaire en étant un autre, « ni l’un ni l’autre » en regroupant encore une multitude d’autres.

Faux dilemme donc, puisque l’argument omet sans justification d’envisager ces derniers. Faux dilemme permettant de faire passer à la trappe la question de l’évaluation des politiques, la comparaison de leurs effets étant du coup restreinte au deux premiers scénarios (et encore, nos défenseurs de la science ne se pressent même pas pour présenter quelque preuve que les premiers confinements, couvre-feux, obligations de port du masque, etc. auraient eu les effets prétendument recherchés, comme si cela allait de soi).

Faux dilemme dont la formulation, par-dessus le marché, exonère le gouvernement de la responsabilité d’un choix, l’obligation de confinement, qu’il est le seul à pouvoir faire. Des germes, ne pouvant nous laisser « libres », ne pouvant penser et agir, ne sont pas plus capables de nous « agresser », de nous enfermer et d’être liberticides, que des chiens ou des cochons, sans quoi on pourrait leur en faire procès.

Ce n’est qu’en excluant a priori le scénario dans lequel on peut aller au bistrot ou visiter ses cousins en Normandie sans passeport, que le dispositif peut être confusément considéré comme libérateur. Mais quand bien même le renfermement serait plus liberticide – ce qui n’est pas évident sur la durée puisque, contrairement au pass, aucun État ne pourrait l’imposer longtemps sans saper la base productive dont son existence même dépend au travers des recettes fiscales – ceci est bien sûr une insulte à l’intelligence de quiconque a un QI positif.

Prétendre que nous serions plus libres quand de nouvelles atteintes à la liberté relevant de la logique du bracelet électronique auraient pu être plus drastiques encore, ou que nous en avons déjà supporté de plus lourdes, ou qu’elles ne sont rien comparées aux sacrifices demandés à nos ancêtres obligés de « donner leurs vies dans la boue des tranchées », c’est se moquer du monde.

N’importe quelle atteinte aux libertés peut être ainsi présentée comme libératrice en comparaison d’une atteinte plus sévère. Par exemple, « l’esclavage, c’est la liberté », car on aurait pu assassiner les personnes concernées plutôt que de les réduire à leur condition d’esclave.

Arguer qu’un combat contre une pandémie requiert de transiger avec les libertés est une chose (discutable), mais affirmer que les atteintes prétendument requises relèvent de la défense de la liberté est une plaisanterie d’un goût douteux, pour rester poli.

Liberté, responsabilité et infections respiratoires

Reste l’argument différent selon lequel le passeport serait directement garant des libertés. D’apparence plus outrancier encore, en ce que les atteintes aux libertés impliquées n’en seraient en fait pas, il contient une vérité méritant qu’on s’y attarde.

Le pass protègerait parce qu’une contamination porterait atteinte à l’intégrité physique d’autrui et donc à sa liberté. Rejeter le dispositif reviendrait ainsi à ne pas voir plus loin que le bout de son nez, ce que personne de sérieux ne saurait défendre. Ce serait la promotion de la « liberté atomiste », irresponsable et finalement liberticide des « libertariens » et autres ennemis de la patrie.

Cet argument dépend toujours de l’hypothèse selon laquelle les vaccins bloquent la transmission du virus, mais contrairement au précédent, pourrait tout autant être mobilisé en faveur des confinements que du pass.

Puisqu’il se veut spécifiquement libéral, il a l’avantage de laisser moins de place à des ambiguïtés sur la notion de « liberté » évoquée qu’autrement.

Selon Ludwig von Mises, un de ses plus éminents représentants du siècle dernier, « Le programme du libéralisme devrait, résumé en un seul mot, se formuler ainsi : propriété […] Toutes les autres exigences du libéralisme découlent de cette exigence fondamentale. »

Ou, plus précisément, selon la formule de son disciple Murray Rothbard :

À chaque personne, en tout temps et en tout lieu, s’appliquent les mêmes règles fondamentales : propriété de la personne sur elle-même et sur les ressources préalablement inutilisées qu’on a occupées et transformées ; reconnaissance de tous les titres de propriété issus de cette propriété première, que ce soit par l’échange volontaire ou par le don.

La « liberté » prévaut là où chacun respecte ces règles. Nous sommes en effet bien loin d’une jungle hobbesienne où on « fait ce qu’on veut », mais s’ensuit-il qu’une contamination pourrait constituer une atteinte à l’intégrité physique d’autrui, à la « propriété de la personne sur elle-même » ?

En principe oui, comme cela est admis aujourd’hui pour les infections nosocomiales, par exemple. Même une contamination résultant d’une négligence pourrait valoir à son auteur quelques soucis devant un tribunal si la victime voulait porter plainte ; et que la partie demanderesse est capable d’identifier et de prouver la culpabilité de l’accusé.

Pour qu’il y ait négligence, toutefois, il faut qu’on puisse exercer un certain contrôle sur l’apparition du dommage, ce qui est certainement moins vrai dans le cas d’infections respiratoires que dans le cas de virus transmis seulement par voie sexuelle ou transfusion sanguine. Dans le cas qui nous occupe, ceci doit néanmoins être envisagé si des « gestes barrières » ont quelque efficacité.

Si un verdict de culpabilité tombe à l’issue d’un procès bien mené, l’usage de la violence est licite pour obtenir du contrevenant la réparation du dommage, voire le punir si l’agression était délibérée. Cependant, cela n’implique aucunement qu’il soit forcément illicite avant qu’un dommage n’ait été causé.

Comme l’explique Rothbard :

Si chaque homme est titulaire d’un droit absolu sur la propriété qu’il détient légitimement, il s’ensuit qu’il a le droit de la préserver, c’est-à-dire d’employer la force pour la défendre contre l’intrusion violente.

C’est la légitime défense.

Pour les tenants du pass-garant-de-la-liberté, c’est apparemment tout ce qu’il y a à établir. L’État se substituerait aux victimes potentielles pour défendre leur intégrité physique, comme n’importe quel bon samaritain pourrait le faire en s’interposant entre elles et des agresseurs qui les menacent.

Cependant, même si contaminer quelqu’un pourrait constituer un délit, cela ne suffit aucunement pour justifier un système de passeport sanitaire, une obligation vaccinale et les autres mesures restrictives dont nous sommes maintenant familiers. Et ce pour au moins deux raisons.

Pass sanitaire : vraie et fausse légitime défense

D’abord, il devrait être clair que, dans notre cadre de référence, la coercition préventive n’est licite qu’en présence d’une menace manifeste et imminente d’atteinte à l’intégrité physique de la personne ou de ses biens et que cette légitime défense doit être proportionnée à la menace.

Pour représenter une menace manifeste et imminente d’infection respiratoire, il faudrait au moins être visiblement contaminé et donc malade (à moins que les victimes potentielles ne sachent déjà que la personne est contaminée asymptomatique et contagieuse). Et il faudrait au moins être à proximité de la victime potentielle, plus ou moins près suivant les voies de transmission des germes en question. Il serait alors licite pour elle ou des tiers de repousser le malade à distance adéquate.

Mais aujourd’hui, l’interdiction de s’engager dans des activités quotidiennes sans pass s’applique à n’importe qui, sans égard à ces circonstances. La loi rend l’usage de la force licite contre des personnes et remet en cause leurs droits de propriété sur leurs biens, sans aucun début de preuve qu’elles menacent directement qui que ce soit.

Spécifiquement, elle nie leurs droits de propriété sur leur argent (amendes à payer par le propriétaire d’un bistrot et ses clients par exemple ; interdiction faite au patron de payer une nouvelle recrue sans pass), sur leurs moyens de production (bistrot dont le propriétaire ne peut plus décider des règles d’accès) et sur les personnes elles-mêmes (le patron menacé d’emprisonnement ; le patron, les employés et clients obligés de se faire injecter un produit et de communiquer à des tiers des informations comme prérequis à leurs échanges ; les candidats à un emploi à qui il est interdit de vendre leurs services de travail sans pass, etc.)

Tout se passe comme si elles étaient présumées contaminées et contagieuses et qu’elles représentaient des menaces quelle que soit la distance les séparant des autres dans les lieux en question. Et même s’il s’avère après coup qu’elles n’étaient pas contaminées et donc incapables d’infecter quelqu’un, elles demeurent « coupables ».

On ne peut pas mobiliser la conception libérale traditionnelle du droit pour traiter n’importe qui comme un agresseur jusqu’à preuve du contraire, et a fortiori avec. Car c’est bien ce que l’argument défend implicitement, sans quoi l’usage de la force pour interdire à des gens d’accéder à des endroits, et à d’autres de les y accueillir, ne pourrait pas relever de la violence défensive. Comme la coercition ainsi défendue dépasse de très loin le cadre de la légitime défense, elle relève essentiellement de la violence agressive.

La route de la servitude « atomiste »

Remarquablement, les tenants du « libéralisme » pro-pass pro-obligation vaccinale ne nous fournissent aucune raison de limiter le champ d’application de leur raisonnement aux lieux requérant aujourd’hui le pass et aux circonstances sanitaires actuelles. En cas de grippe saisonnière, par exemple, la liberté serait toujours bafouée parce que des personnes ne sont pas vaccinées, certifiées saines ou enfermées.

Et comme de tels virus ont toujours fait partie de notre écosystème et vont vraisemblablement continuer même si on exige qu’ils cessent de nous « tyranniser », il est difficile de voir en quoi, selon cette doctrine, on ne pourrait pas présumer que chacun est porteur de toutes les maladies transmissibles par voie aéroportée jusqu’à preuve du contraire, et qu’à ce titre il est une menace pour les autres, requérant son isolement. Aussi n’aurait-il droit d’accéder à tout lieu où d’autres personnes peuvent se trouver que grâce à un pass sanitaire élargi et permanent, s’il peut démontrer être dans l’état de santé requis.

Cependant, un passeport pourrait bien ne pas être suffisant. En effet, on voit mal pourquoi la règle de l’isolement par défaut ne pourrait pas s’appliquer à toutes les activités où la négligence des uns pourrait provoquer quelque atteinte à l’intégrité physique des autres et de leurs biens. Et pour nombre d’entre elles, aucun certificat ne permet de prévenir les actes négligents.

Puisque la liberté n’est certainement pas la liberté de tuer, blesser et détruire les biens d’autrui, au nom de quelle liberté irresponsable délivrerait-on donc des permis de conduire, par exemple, quand on a la certitude statistique qu’autrement, des milliers de personnes vont mourir sur les routes chaque année en France, dont une bonne partie en conséquence de l’imprudence d’autres conducteurs ? Il faut interdire la conduite automobile !

En somme, l’horizon « libéral » pro-pass sanitaire et pro-obligation vaccinale, c’est la prohibition a priori de tout comportement à risques pour autrui, sous prétexte que leur réalisation pourrait constituer un délit. Comme il est difficile d’envisager beaucoup d’activités sociales où ils seraient totalement écartés, ce libéralisme doit tendre à prôner une obligation légale permanente de distanciation sociale. La voilà, la « liberté atomiste ».

En pratique et à défaut de pouvoir être pleinement appliquée, il justifie que l’État s’immisce partout au prétexte de protéger tout le monde et au mépris de la propriété des personnes sur elles-mêmes et sur leurs biens. En un mot, il fournit un semblant de justification à un État totalitaire, en contradiction complète avec le programme du libéralisme classique.

Qu’ont pu manquer nos libéraux pro-pass pour avancer un argumentaire impliquant de telles incongruités, sinon que mener une vie sociale normale implique habituellement de s’exposer à quelques risques que d’autres peuvent nous faire courir, que les accidents causés par les actes des uns ou des autres font partie de la vie en société, au sein du foyer familial, dans les rues, dans des lieux de loisir, etc., et que cela ne justifie aucunement leur prohibitionnisme ?

Aussi, face à l’éventualité d’infections respiratoires constituant des atteintes à la personne, l’application des principes fondamentaux ici invoqués devrait être claire : il est licite de repousser un malade pour rester hors de portée de postillon et le reste relève de ce qu’il est convenu d’appeler la « responsabilité civile » dans le droit positif actuel, comme dans le cas des accidents de la circulation. Les circonstances spéciales d’une poussée épidémique ne changent pas la nature des actes impliqués et donc de la réponse juridique appropriée.

Le pass sanitaire comme rempart de la liberté : non reconnaissance du consentement

L’argument néglige un autre point essentiel : toute altération de l’état physique d’autrui ou de ses biens ne constitue pas une atteinte à la propriété de la personne sur elle-même et ses biens, et ce même si elle n’était pas en soi désirée. L’élément crucial éliminé du tableau est le consentement, pourtant impliqué dans l’exercice de ses droits de propriété dès qu’un échange volontaire a lieu.

Dans le cadre de son métier, un boxeur professionnel n’est pas en position de réclamer justice sous le seul prétexte qu’il se serait pris des coups ayant affecté son intégrité physique, ou de faire stopper un match dès qu’il commence parce que son adversaire le menacerait d’atteinte à sa personne.

S’exposer ainsi sur un ring fait partie de son contrat. S’engager dans un tel contrat relève de l’exercice de sa « propriété sur lui-même » et ne saurait donc résulter en une agression de la part de son adversaire (ou des organisateurs, propriétaires de salle, sponsors, etc.), tant que les coups sont donnés sur le ring. Et si un tiers vient s’interposer pour l’en empêcher, il ne défend aucunement la liberté du boxeur (ni de ses contractants), bien au contraire.

Bien entendu, dans la vie quotidienne, les gens évitent de s’exposer délibérément aux risques que le boxeur prend. Néanmoins, on l’a vu, ils doivent s’exposer à des risques que d’autres peuvent leur faire courir s’ils veulent vivre en société. Cette préférence n’implique certes pas d’en accepter à l’avance toutes les conséquences sans pouvoir demander des comptes à quiconque, sans quoi il ne serait jamais légalement question de dommages à réparer et de précautions à prendre pour les éviter.

Même dans le cas d’échanges volontaires, on peut penser que la présomption va dans l’autre sens tant que cet aspect de la relation ne fait pas l’objet de quelque clause contractuelle. Mais justement, il peut en faire l’objet, là où la liberté prévaut.

Les parties à un échange peuvent renoncer à l’avance à des poursuites contre leur partenaire au cas où un risque se réaliserait. Si le propriétaire d’un bar, craignant des poursuites en temps d’épidémie, affiche ostensiblement que tout le monde est bienvenu chez lui, l’entrée valant acceptation des risques encourus de contamination, aucune atteinte à l’intégrité physique des clients consentants ne peut être invoquée si certains se trouvent contaminés en conséquence.

Comme le boxeur, ce ne sont pas des victimes ayant besoin d’être protégées. Elles auront exercé leur « propriété sur elles-mêmes » en s’exposant à leurs risques et périls. Mais la loi instaurant le pass le leur interdit et est, en cela aussi, liberticide.

Liberté et sécurité sanitaire

Prétendre que toute opposition au pass revient à prôner l’anomie est absurde, comme l’est l’invocation de la liberté en défense du pass sanitaire.

Bien sûr, le pass (ou un confinement obligatoire) peut indirectement empêcher des infections de survenir, qu’on peut qualifier de délictuelles, et à cet égard protéger certains contre des atteintes à leur intégrité physique. Mais il ne peut le faire qu’au prix d’une violation massive des libertés de tous, y compris de ceux-là.

Car l’interdiction par défaut de se rendre dans nombre de lieux du quotidien, pour leurs propriétaires d’en décider les conditions d’accès, l’obligation de s’injecter des produits et de livrer électroniquement des informations sensibles à des tiers pour y échapper, s’appliquent à eux aussi.

Si elles devaient être décisives pour leur protection, c’est bien qu’ils auraient été autrement disposés à s’exposer à d’éventuels actes négligents d’autrui et en ont été empêchés. Même en ne se focalisant que sur eux, on doit donc conclure que l’État n’intervient pas là simplement en bon samaritain mais en berger conduisant son troupeau à coups de bâton.

Si l’on admet tout ceci, on pourra cependant se demander si l’aspiration à la liberté n’a pas pour prix de laisser une épidémie se répandre sans contrôle. On ne peut ici qu’esquisser une réponse.

La liberté n’exige aucunement que tout le monde adopte une attitude désinvolte ou soit à la merci de contaminations facilitées par elle. En effet, dans la mesure où l’estimation du rapport bénéfices/risques de s’exposer aux virus diffère dans la population, on doit s’attendre à voir émerger une offre de services spécialisée, avec par exemple des bars ouverts à tous (avec ou sans clause de non-responsabilité pour contamination dans les conditions de vente) pour les personnes à faible aversion aux risques, et des bars « zéro covid », où un certificat de vaccination est exigé à l’entrée, par exemple, pour les personnes à forte aversion au risque. On avait bien vu émerger une offre de restaurants non-fumeurs pour répondre à une demande correspondante avant que le législateur n’interdise les restaurants fumeurs !

Encore faut-il que les propriétaires de ces lieux aient, en tant que tels, toute latitude pour décider quels services ils peuvent proposer et à qui. Ce n’est manifestement pas le cas, interdiction leur étant faite de refuser, à leur initiative, de vendre en fonction de l’état de santé des clients, et donc de leur demander des certificats de vaccination.

Au lieu de s’attaquer plus avant aux droits de propriété des personnes sur elles-mêmes et leurs biens, on aurait donc pu faire l’inverse, c’est-à-dire rendre licite le refus de vente à des personnes jugées à risque et ainsi permettre à cette offre d’exister.

Puisqu’une demande de protection contre le risque d’infection aurait pu être satisfaite sans que quiconque ne soit forcé à choisir entre le passeport et l’isolement social, l’aspiration à la liberté et à la sécurité sanitaire ne sont pas forcément en conflit. Non pas comme l’expliquent certains parce que les mesures sécuritaires du gouvernement défendraient en fait la liberté, mais parce que là où la liberté prévaut, la production de sécurité désirée suit autant que possible.

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  • Hier, je définissais les vrais libéraux comme ceux non hostiles à la libre consommation de drogues et à la libre prostitution (propriété de soi) et non hostiles à la GPA (au nom de la liberté contractuelle et du refus de la moraline). J’y ajoute aujourd’hui être anti-pass (faire le choix de la liberté contre la sécurité).
    Décider, au premier virage, de verser dans un contrôle social à la chinoise, c’est assurément être un libéral de papier.

    • Etre anti-pass, ce n’est pas faire le choix de la liberté contre la sécurité. Le pass sanitaire n’apporte strictement aucune sécurité.

    • Oui pour le fait d’être anti-pass mais seulement lorsque le pass est obligatoire, le respect de la propriété privée permettant toute forme de discrimination y compris avec un pass si le propriétaire du lieu le décide et en assume les conséquences.

    • les vrais libéraux ..en effet.. saut que la première société vraiment libérale reste à créer.

      c’est aussi le droit de se balader à poil, d’apprendre des tas de trucs pas jojo à son mouflet..la polygamie.. eten général la sexualité mariage approuvé par l’etat..

      le fait est que les nations ont été bâties sur des peuples avec des valeurs distinctes , des moeurs et des cultures différentes.. et des normes.. et que les nations occupant tout l’espace… vous n’avez plus de réelle possibilité de quitter une société..

      vous aurez toujours un mécanisme de rejet de certains comportments pourtant assez légitimes du point de vue libéral par la majorité.. et la volonté par la majorité d’utiliser la force du nombre pour les interdire… c’est la raison de l’action politique.

      le pass sanitaire est une goutte d’eau..bien sûr il me choque…mais bien forcé de préciser parmi tant d’autres règles arbitraries.

      alors certes je suis opposé au pass sanitaire..entre autre..

      c’est comme invoquer la justice pour refuser une augmentation ou une modification d’une taxation.

      si on accepte le principe de gouvernance politique sanitaire, on signe un chèque en blanc pour le pass sanitaire..

      dois je faire une sedition pour le pass sanitaire… juste pour le pass sanitaire..ne changer QUE cela..

      • l’Etat de droit repose sur l’idée que la Loi est une règle souveraine, adoptée par le peuple souverain (ou le souverain tout court) qui s’applique de façon identique à TOUS les citoyens, dirigeants, vaccinés, homosexuels ou chrétiens ou autres. Dès lors qu’une loi donne le droit à certains de faire quelque chose mais pas aux autres, il y a une rupture du « pacte » par lequel le peuple accepte « La Loi ».

        Evidemment quand la rupture d’égalité est en faveur de certains (plus ou moins réellement, ici c’est très douteux) on ne les entend pas trop se plaindre, Mais c’est un précédent dangereux que d’avoir des catégories de gens qui ont droit de ci, d’autre droit de ça, au sens purement légal .

        • Demain vous n’aurez plus le droit d’aller au stade si vous avez voté X, plus le droit d’être employé si votre « score carbone » est mauvais, plus le droit de scolariser vos enfants dans les « bonnes écoles » si vous avez dit Y sur les réseau sociaux. Plus le droit de voter si vous avez commenté ou écrit sur Contrepoints ?
          Bien sûr il y a des tas d’abominations dans notre loi à l’heure actuelle, mais elles sont des abomination en elle même, pas sur le principe même de l’existence de ces lois. Ici on va plus loin. Trop loin !

  • Déjà, la prémisse virus = confinement n’est pas obligatoire.
    En fait, les Etats Européens ont juste copié la Chine comme le disait justement un article il y a quelques jours. Si le virus était apparu en Suède, il est probable que toute cette affaire se soit soldé par une médication comparable à celle de la grippe.
    Le confinement est une mesure extrême qui s’apparente à une amputation. Si on a rien ou qu’on ne sait pas soigner une balle dans le pied, le plus simple c’est de le couper pour éviter la gangnène. Certains d’entre nous ont oublié d’être intelligent.

    • Oui, et il est possible si la théorie de l’accident de laboratoire est juste que le gouvernement chinois aie surréagi en mode « oups » et que les occidentaux qui jouent à se faire peur depuis des décennies avec des tas de fantasmes de catastrophes aient cru que c’était the big one vu l’ampleur de la réaction chinoise.

      • Vous êtes bien naif, si il s’agit d’un « accident » de labos, il est plus que clair que les chinois ont tout fait pour que le virus se répande à l’étranger en mentant sur le virus et en laissant leur frontières grandes ouvertes.
        La Chine seul contaminé => La Chine perds des part de marché.
        Le monde contaminé et la Chine qui s’en sort => La Chine raffle tout.

  • Excellent article qui approfondie beaucoup mieux que je ne l’aurais fait les incohérences entre la gestion (calamiteuse) de l’épidémie et les atteintes aux libertés.

    C’est la pensée magique qui domine, nullement la science.

  • Bravo pour cet excellent article ! Merci d’avoir pris le temps de démonter tous les sophismes de ceux qui veulent faire passer des vessies liberticides pour des lanternes libérales. C’est presque trop intelligent : je doute que les twitto-philosophes comme Raphaël Enthoven ou les twitto-économistes comme Nicolas Bouzou aient le niveau pour comprendre les arguments.

    • Pour débiter des sentences, Twitter est un média de choix.

      Dommage que ses lecteurs prennent le mode gnomique au premier degré.

    • En revanche,vous et les lecteurs de contrepoints ont le niveau. Enthoven et Bouzou sont des c…
      Ça fait du bien, non?

  • En fait, on ne sait plus vraiment à quoi sert ce pass sanitaire. Sans doute pour empêcher la prochaine vague, une sorte de ligne maginot pour rassurer le gvt. Mais, vacciné ou pas un contaminé est contagieux alors…

  • Jesus, Jesus reviens !
    Il y a un nouveau virus et les gens en meurent !

    -Dis leur d’éteindre la télé…

  • Perso, je souhaite pouvoir aller là où j’allais avant l »épidémie sans redouter la promiscuité avec des gens qui n’auraient rien fait pour éviter d’être porteurs du virus. Le pass va donc dans le sens de ma liberté.

    • Pas de bol, les dernières études scientifiques démontrent que si le vaccin protège contre l’hospitalisation, il limite très peu la transmission. Le pass sanitaire est donc désormais une hérésie scientifique. Pire, comme l’explique très bien Martin Blachier (épidémiologiste que l’on peut difficilement qualifier de complotiste antivax…), les modalités pratiques du pass sanitaire font que ce sont les vaccinés inconscients qui peuvent contaminer les autres : https://www.facebook.com/hseize/videos/404512624351317

      Bref, si l’on reprend les arguments indignes déployés depuis plusieurs semaines par les hystériques de la coercition vaccinale, les récentes données scientifiques montrent que ce sont les vaccinés pro-pass qui sont des égoïstes.

      • Hérésie scientifique sans doute mais efficace pour forcer les récalcitrants qui se moquent de la science à se faire vacciner.. Pas encore compris exactement pourquoi ce vaccin n’est pas obligatoire.. Peut etre a cause des effets secondaires et de son efficacité relative ou ne pas en rajouter après la série continue de couacs, les français sont gentils mais jusqu’à un certain point à ne pas dépasser.

        • « efficace pour forcer les récalcitrants qui se moquent de la science à se faire vacciner »

          Pour l’instant on n’en sait rien en fait. En janvier, les sondages indiquaient qu’environ 80% de la population française souhaitaient se faire vacciner. Nous en sommes à 70% (au moins une dose). La grosse machinerie bureaucratique et liberticide du pass sanitaire n’a fait, pour l’heure, qu’accélérer la vaccination : ceux qui comptaient le faire au retour des vacances, l’on fait pendant. En gros, on a gagné un mois…

          En revanche :
          – avec son lot de mesures liberticides, je pense que le pass n’a fait que braquer et renforcer les convictions antivax des plus récalcitrants ;
          – je constate que parmi les plus vieux et les plus fragiles, il y a encore 15% non vaccinés ; et ce sont ces personnes-là qui risquent d’aller encombrer les services de réa quand le covid sera de retour en automne. Au lieu de forcer la main de ceux pour qui le vaccin n’est pas utile, les pouvoirs publics feraient bien mieux d’aller convaincre ces personnes à risque.

          —-

          « Pas encore compris exactement pourquoi ce vaccin n’est pas obligatoire. »
          Plus grave, vous n’avez toujours pas compris visiblement qu’une telle obligation ne servirait à rien :
          – si le vaccin est efficace pour limiter les formes graves, il ne l’est pas suffisamment contre la transmission,
          – on le sait désormais, l’immunité collective est inatteignable,
          – le vaccin continuera de muter,
          – il faut désormais se résoudre à vivre avec le Covid.
          Par conséquent : étendre le vaccin à la population dont le risque de développer une forme grave est extrêmement minime n’a aucun intérêt. Si on veut absolument une action de santé publique, alors celle-ci devrait uniquement se focaliser sur le fait de convaincre les 15% des personnes âgées et fragiles non vaccinées de le faire.

          • Je suis très négatif, sans doute que personne n’a compris mon allusion à la science… Officielle et labelisee par les medias étatiques.
            En bref, on n’est pas sorti de l’auberge. A l’époque de la terre plate la terre ronde fut diabolisee.. 4 générations d’humains dans ma famille, tout le monde est sauf et en bonne santé, un peu d’antibiotique et basta quand on a un medecin qui soigne… Pas 25 euros, un peu plus….

            • L’ironie est a manier délicatement sur ces sujets. On a trop pris l’habitude de voir des politiciens et journalistes, ayant suivi (de loin) des études littéraires, expliquer doctement qu’il faut suivre « la science » à des universitaires chevronnés et « tacler » des virologues très publiés qu’il est parfois difficile de voir l’exagération quand bien même on la pousse encore plus loin que ce que « le spectacle » nous offre.

          • Avorton, c’est l’eau chaude froide 😉

      • En fait Martin Blachier est favorable à l’obligation vaccinale. S’il doute de l’efficacité du pass pour limiter la propagation du virus, il a salué plusieurs fois son efficacité pour accélérer la campagne vaccinale.

        • Même pas. Et plus du tout ces derniers temps.

          Il dit clairement que ce n’est pas le vaccin qui changera grand chose à la dynamique de l’épidémie, sinon pour les personnes très à risque, qui sont de toute façon déjà vaccinées (à quelques exceptions ultra-minoritaires près). Par exemple il rappelle régulièrement que ses enfants ne sont pas vaccinés et qu’il s’oppose à ce qu’ils le soient.

          Il précise toutefois à tout va que si le gouvernement veut une stratégie basée sur le vaccin, le pass est débile, ne marche plus et pousse en plus à des contaminations non nécessaires (d’un coté les jeunes qui se contaminent volontairement pour avoir le précieux sésame plus vite -rappelons que dans quasi tous les pays où un pass équivalent existe, il est validé dès la première injection du vaccin- de l’autre les vaccinés contagieux asymptomatiques qui contaminent allègrement les non-vaccinés certifiés sains sous pass sanitaire avec test de moins de 72h).

          C’est sans doute, parmi les « scientifiques » autorisés sur les médias officiels à parler sans se faire insulter par une douzaine de demi-habiles, l’un des plus raisonnables (ou à tout le moins l’un des moins menteurs : ils ont normalement tous accès aux mêmes articles, qu’ils peuvent normalement tous lire et comprendre… c’est un prérequis pour être un vrai « docteur » -de ceux qu’on appelle pas docteur mais ont réellement un titre leur ouvrant les portes de l’enseignement dans le supérieur) mais il reste un peu « tyran en culotte courtes » sur trop de points !

          • « scientifiques » autorisés à parler sur les médias officiels ???

            • Oui. Il y a des tas de « scientifiques » (je déteste ce mot qui ne veut rien dire… c’est comme « intellectuel », en pire. Une façon pour le journaliste de dire « lui il dit la vérité c’est important de le croire » et de cacher les élucubrations idéologiques sous le « manteau de la science » comme aurait dit Rothbard).
              Je suis enseignant chercheur, dans une discipline scientifique, pas « scientifique » et même The Conversation refuse mes contributions dès que ça semble pas assez « en ligne », même si c’est abondamment sourcé et rigoureusement construit.

              • Contrairement à ce que vous laissez entendre, un auteur d’article scientifique n’est pas le mieux placé pour évaluer la qualité de son travail.
                Il y a un grand nombre de revues et il y en a toujours une pour publier un article de qualité.

                • Mouiiii et non. Tout dépend du travail des reviewers. Les « pairs » qui servent de « referee » sont tout aussi mal placés en général et font très souvent un travail plus que médiocre.
                  Le système fonctionnait bien mieux avant l’introduction du « peer review » à la fin des années 30, il faut lire ce qu’Einstein en pensait !

          • Pour les propos de Martin Blachier, je vous renvoie à l’émission du 26 août sur LCI où il dit exactement ce que j’ai dit.
            Il y dit que l’intervention de Macron sur le passé sanitaire a permis de sauver des dizaines de milliers de vies.

            • Dans cette interview que j’ai également vue, il explique en fait qu’il y a deux stratégies possibles de sortie de crise, soit la vaccination obligatoire, soit le « lâcher-prise ». Il définit cette dernière ainsi : « On considère à ce moment-là que les 15% de personnes qui ne sont pas vaccinées ne le feront pas. Peut-être qu’elles iront à l’hôpital – mais quelque part c’est leur responsabilité individuelle – mais ils s’immuniseront de façon naturelle, ce qui nous permettra de sortir de la crise. »

              Un libéral choisirait cette deuxième stratégie, que Blachier juge tout à fait possible.

              Lui, il n’est certes pas un grand libéral, même si on voit bien qu’il n’est pas prêt à sacrifier les libertés à n’importe quel prix. Il dit que sa préférence va pour la vaccination obligatoire. Mais on comprend dans cette interview que c’est uniquement par pragmatisme : il souhaite ainsi que la pass sanitaire disparaisse au plus vite. Il juge par ailleurs que si tout le monde était vacciné, on devrait assez rapidement, d’ici la fin de l’année, pouvoir supprimer le port du masque… Bref, on comprend qu’il en a marre de tout ce cirque et considère qu’il serait temps qu’on tourne au plus vite la page (c’est uniquement pour cette raison qu’il est pour une vaccination obligatoire).

              • Il considère en effet, de ce que j’ai pu voir/lire de lui, qu’il faut vacciner « obligatoirement » (pas très libéral, mais est-ce vraiment d’une obligation au sens strict dont il parle) les personnes à risque et laisser les autres décider s’ils sont intéressés ou pas.
                Et explique que si on doit rester sur la ligne du « tout vaccin » qu’il ne supporte pas, puisque les vaccins sont « imparfaits » (on peut être contaminé et contagieux, même vacciné), alors l’obligation vaccinale, assortie d’amendes, est plus logique et efficace que ce pass Orwellien, potentiellement source de contamination, et très coûteux.

            • « Il y dit que l’intervention de Macron sur le passé sanitaire a permis de sauver des dizaines de milliers de vies. »

              Pourquoi pas des millions tant qu’a faire ?
              Macron et toute la clique médiato-socialiste a tué et pas qu’un peu, le pass sanitaire n’est que la continuation de politiques qui n’ont médicalement aucun sens.
              .
              Nombre de décès par million d’habitants (wiki)
              ———————
              Allemagne 1094
              Suisse 1220
              Luxembourg 1306
              Suède 1408
              Bolivie 1478
              Portugal 1659
              France 1671
              Roumanie 1673

              • Soyons un peu plus méchants encore…
                Norvège : 148
                Japon : 122
                Corée du Sud : 42
                Taiwan : 34

                Avec des niveau de développement plus ou moins comparables au notre, des taux de vaccination extrêmement variables et pratiquement pas de confinements ou restrictions (surtout comparé aux nôtres).

    • La vérité qui se dessine est que pass ou pas on ne sera pas débarrassé du virus et que donc l’ensemble des activité économiques, sociales et culturelles vont continuer à tourner au ralenti.

      Perdu dans ses errements et ses coups de propagande, le gouvernement ne peut faire face à celle situation. Vivre avec le virus aurait bousculé les agendas constructivistes et les théories de l’état omnipotent.

      Alors ?

      Same player shoot again. Jusqu’à ce qu’il fasse « tilt » !

    • Il y a sûrement d’autres personnes comme vous qui ne veulent fréquenter que des vaccinés.
      Pourquoi ne pas aller avec ces seuls personnes ? Pourquoi imposer votre volonté aux autres?
      A mon avis, c’est parce qu’intuitivement, vous pensez qu’il n’y en a pas beaucoup, et qu’il faut donc imposer votre volonté pour que vous ayez plus de choix…

  • « Aucun État ne pourrait l’imposer longtemps sans saper la base productive dont son existence ». Oui, je partage aussi ce constat. Et il faut toujours compter sur les conséquences catastrophiques qu’engendre l’action étatique. Au hasard, les files d’attente avant de pouvoir pénétrer dans un commerce. Hâte de voir aussi comment le marché du travail va réagir face aux dégâts qu’il va immanquablement provoquer.

    Frères libéraux, soyez patient, cette immondice finira par disparaitre, comme au Danemark.

  • Le plus inquiétant c’est de devoir faire un long article pour démonter un mensonge aussi évident. Nous ne somme pas loin de « l’esclavage c’est la liberté ».

  • Faisons bref.
    Un non vacciné ne pourra pas nuire à un vacciné.
    Un non vacciné ne pourra nuire qu’à un de ses semblables.
    Un vacciné pourra nuire à un non-vacciné, son dissemblable.
    S’il devait y avoir quelqu’un dont la liberté devrait être surveillée, car nuisible à l’Autre, c’est bien le vacciné.

  • Imaginons un instant, que comme on nous le dit, le vaccin empêche parfaitement la transmission.
    Pour sûr le non vacciné fait prendre un risque aux autres. Et donc prive les autres de qqch. Mais imposer un pass ou un vaccin prive aussi d’une liberté, aux non vaccines, qui sont justement ceux qui subissaient le risque.
    Le préjudice subi par un non vacciné d’un non vacciné est remplacé par un préjudice subi par un non vacciné par l’état. Pas de gain donc, le gain de liberté n’est jamais positif.
    D’un point de vue utilitariste, même avec un vaccin ultra efficace, cela ne tient pas.
    Le seul argument recevable serait que cela permettrait d’éradiquer le virus, épargnant la vaccination des générations futures. Or on sait que ce ne sera pas le cas…

    • L’éradication des virus est un vieux fantasme qui remonte à celle du virus de la variole.
      Ce qui restera pour l’instant une exception ! Car pour ce faire il faut :
      1. un vaccin très efficace contre la maladie
      2. et très efficace contre la transmission
      3. un virus qui ne mute pas
      4. et dont le réservoir est exclusivement humain.
      Application pratique : c’est foutu pour le Covid !

      • Vous avez résumé parfaitement les raisons pour lesquelles la stratégie zéro COVID et donc le pass sanitaire sont inutiles.

      • On rajoutera un détail supplémentaire : vacciner massivement en période épidémique est très risqué et rarement bénéfique.

        Donc non seulement on aura pas d’éradication du virus mais en plus on le booste, on accélère ses mutations, on réduit l’immunité naturelle des gens (cf l’étude israélienne qui montre qu’on est 13x mieux protégé par une ancienne infection que par le vaccin… et le vaccin remet à plat l’immunité acquise : bref les vaccinés qui avaient eu la maladie avant sont doublement perdants, moins protégés après qu’avant et en général des effets secondaires particulièrement croquignolets ! Merci le gouvernement).

      • Le problème c’est que nos médias, nos politiciens, nos « élites » se prennent pour des savants alors qu’ils sont au mieux des demi-habiles vaguement informés, et que même les chercheurs travaillant sur les vaccins, les virus, les épidémies manquent souvent de recul historique, même sur leur propre discipline (c’est d’ailleurs souvent proprement effarant ce manque de culture dans son propre champ de spécialité, avec des papiers dont la bibliographie s’arrête souvent en 1995 !)

  • L’idée même d’un pass sanitaire, alors qu’il a été démontré que les vaccins n’atténuent que très marginalement la contagiosité, est un non-sens absolu. Les vraies raisons sont ailleurs.

    • Bah oui. Ils ont acheté des centaines de millions de doses, et ils ne veulent pas faire « une Bachelot » (encore que ça serait rigolo, Macron et Véran en animateurs d’émissions de variété à la télé). Donc ils veulent écouler, par la force s’il faut.
      Ils ont aussi sans doute touché quelques petits billets de Pfizer (ou ces derniers les ont fait chanter sur un truc ou l’autre, c’est quand même une boite de gangsters, historiquement) qui voit aussi bien que tout le monde que ses vaccins ne marchent plus trop et vont sans doute plus marcher du tout et veut écouler un max avant que ça arrive, histoire de récupérer le pognon investi tant en recherche qu’en développement et en corruption active !

      • On ne saura sans doute jamais vraiment, avec la transparence légendaire de l’administration chez nous. Faudra compter sur les Suisses ou les Scandinaves, à moins que les américains… pour avoir le fin mot de l’histoire !

  • Bravo pour cet article dont le fil rouge est le droit de propriété, base du libéralisme.
    Le pass sanitaire, c’est l’ingérence de l’État et de ses gros doigts visqueux et brutaux dans le droit de propriété individuelle. En effet, rien n’empêchait, comme vous l’indiquez en fin d’article, l’État de ne rien faire, laissant aux propriétaires de bars, de restaurants, de salles de sport, de moyens de transport, etc. la liberté d’imposer le pass sanitaire ou mesure équivalente à tout ou partie de leur commerce, exactement comme il y avait des salles de restaurant « non fumeur », ou des wagons de train « non fumeur » avant que l’État mette ses gros doigts visqueux et brutaux dans cette affaire, portant une fois de plus atteinte au droit de propriété, donc aux libertés.

    Et comme si ça ne suffisait pas, le pass sanitaire est bourré d’énormes incohérences : obligation de le présenter pour boire un café en terrasse ou prendre le TGV, mais pas pour prendre le RER… etc.
    Et bien sûr, son efficacité est chaque jour remise en cause, et les pays un peu intelligents et soucieux de bien commun ne l’adoptent pas, ou l’abandonnent.
    Nous nageons non seulement en pleine absurdité, mais en pleine atteinte majeure à nos libertés élémentaires et comme toujours en ce cas, il n’y a aucune justification sérieuse qui tienne. La volonté frénétique de certains de contrôler les autres, via l’État et au nom d’un risque zéro fantasmé, est hélas toujours aussi présente et fait hélas toujours autant de dégâts.

    • « La volonté frénétique de certains de contrôler les autres »

      Elle relève à la fois d’une mentalité douteuse et d’une grande influençabilité par les médias.

      Je me demande ce qui est le pire des deux ?

    • La France a pour nos gouvernants un énorme avantage : grace à des décennies d’Education Nationale de combat et des médias dont la pluralité la dispute à celle qu’on trouve à Cuba, elle est désormais peuplée majoritairement de demi-habiles ne comprenant que très mal l’anglais (ou n’importe quelle autre langue « étrangère ») qui peuvent donc être facilement manipulés par quelques « scientifiques » présentés par l’expérimentateur comme des sommités…. (euh désolé, là c’est l’expérience de Milgram, remplacer « expérimentateur » par « journaliste » ou « politicien » pour le cas Français actuel) et à qui on peut mentir comme on veut : l’info contradictoire n’est pas facilement accessible, et le jargon des « vrais articles scientifiques » ainsi que leur recours aux statistiques et autres domaines des mathématiques les rendent incompréhensibles pour 95% des gens… Les autres ? Il suffit de les appeler « complotistes » ou « libertariens » ou « d’extrême droite » et hop, le tour est joué.

      Le gros de la masse populaire est fière de prendre son information scientifique au journal de 20h de France 2… Et méprise avec délectation, du haut de son DEUG en pipologie, les « incultes », « sous-éduqués » (sans dents ?) qui manifestent contre le pass !

  • Bravo pour l’article qui quoi que parfois un peu « fouillis » remet bien « l’église au milieu du village » et la tyrannie loin du libéralisme.

    J’ai juste une question qui me travaille depuis un moment et porte sur un point mentionné dans l’article.

    Le refus de vente est un délit. Inscrit dans la loi française depuis longtemps, loi qui n’a pas été abrogée ou modifiée en Juillet/Août 2021. Le pass-sanitaire oblige au refus de vente : il y a donc une loi qui contraint à violer une autre loi.

    Que disent les textes à ce sujet ? Est ce que la loi « sécurité sanitaire blah blah » est de facto nulle et non avenue ou est-ce que ça modifie indirectement la loi précédente (et dans ce cas on peut désormais refuser de vendre aux gens qui ont des boutons, tester leur température pour les interdire d’accès etc. -je suppose qu’il faudra rester dans le domaine sanitaire et donc que la discrimination sur base d’âge, d’ethnie, de richesse ou de sexe resteraient impossible- ?)

    • Question très théorique je sais bien, les juges actuels étant plus préoccupés de plaire à l’exécutif que de « La Loi » comme l’ont montré le Conseil Constitutionnel et le Conseil d’Etat en se ridiculisant massivement et se contredisant allègrement.

    • Très juste, mais on a officiellement dépassé les 98’000 articles de loi. Inévitablement au moins les deux tiers contredisent une autre loi ou violent un droit ou une liberté fondamentale inscrite dans un texte reconnu.
      Ça ne dérange pas le moins du monde les bureaucraties soviétoïde, au final comme vous dites un petit potentat jugera selon les intérêts de sa caste.
      Un avocat interrogé par Charles Gave disait qu’il était devenu quasi impossible de prévoir l’avenir judiciaire d’un cas.

  • Je me souviens du nombre de fois ou un ami insistait pour que je vienne au bar, même malade… Ce même ami qui se moque des « covidios » maintenant.
    Sans parler du médecin qui te lâchait une journée (voir deux si on demandait gentiment) d’arrêt… Tu lui disait que c’était pour pas contaminer tes collègues, il te regardait comme un branleur que la sécu leur demande de contrôler.

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