Critical race theory : le marxisme empoisonne encore plus les relations raciales

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La critical race theory fait partie d’un mouvement récent de révisionnisme historique visant à banaliser le racisme anti-blanc à grande échelle.

Par Pierre-Guy Veer.

De l’esclavage aux lois Jim Crow, en passant par la guerre à la drogue et de multiples autres lois, il ne fait pas de doute que le racisme a eu une influence durable sur les États-Unis. Il est certes important de l’enseigner pour rappeler les nombreuses injustices – pensons au massacre de Tulsa, qui n’a que récemment été « redécouvert » – afin d’en éviter d’autres.

Mais ce n’est pas en utilisant le spectre déformant de la novlangue woke que la situation va s’améliorer. C’est exactement ce que propose la critical race theory, dont le débat sur son enseignement fait présentement rage.

Les plus futés auront immédiatement repéré en quoi consiste cette théorie bidon : le marxisme. En fait, on ne s’en cache même pas. Le premier résultat de recherche sur Duck Duck Go (au 22 août) affirme qu’il s’agit d’une « branche du marxisme européen… qui cherche à faire le lien entre race, racisme et pouvoir. »

Et n’en déplaise aux vérificateurs de « faits » comme Snopes, il s’agit effectivement d’un moyen détourné pour blâmer les blancs à propos de tout. En entrevue dans l’article mis en lien, une « experte » sur le sujet affirme que « le vol du travail et le vol des terres » fut la base de la fondation des États-Unis. Et comme les gens au pouvoir étaient exclusivement blancs, ça ne prend pas la tête à Papineau pour faire le lien.

Critical race theory : une réalité subjective

CRT fait partie d’un mouvement récent de révisionnisme historique visant à banaliser le racisme anti-blanc à grande échelle. Il y a quelques années, le 1619 Project visait à devancer la fondation des États-Unis aux débuts de la colonisation – et donc avec l’arrivée d’esclaves.

Plusieurs historiens ont objecté à cette déformation patente de la réalité et ont questionné l’attribution d’un prix Pulitzer. Mais l’auteur, Nicole Hannah-Jones, n’avait que faire de la réalité. Elle a explicitement dit que son projet n’avait que faire de l’objectivité. Il ne faut pas s’en étonner, elle qui affirme que grâce au socialisme, le racisme n’existe pas à Cuba.

Attendez, vous n’avez encore rien vu ! CRT est tellement englobant que l’on veut maintenant dépeindre les mathématiques et les sciences appliquées comme racistes. Après tout, elles se fient à des faits objectifs, reproductibles et observables. Si les non-Blancs ne performent pas aussi bien dans ces sujets, c’est évidemment à cause d’un racisme systémique.

Mais le plus enrageant au sujet de la CRT est que les syndicats de l’enseignement veulent le faire entrer dans le cerveau des étudiants en secret. Un puissant syndicat de l’enseignement a poursuivi une mère qui voulait simplement savoir si on enseignait la CRT à sa fille, affirmant que le personnel serait harcelé si l’information sortait au grand jour. Ce même syndicat avait pourtant juré ne pas enseigner cette théorie bâtarde.

Le syndicat peut évidemment compter sur ses alliés des médias qui dépeignent les opposants à la CRT comme une crise imaginaire fabriquée de toutes pièces, feignant même qu’il n’existe pas de standards à ce sujet. C’est évidemment financé par des fonds obscurs…

Mais alors, pourquoi des Noirs s’opposent à cette pseudo théorie? Et pourquoi les partisans de la CRT sont incapables de définir le racisme sans tourner en rond ?

Bref, la CRT n’est qu’une énième tentative de blâmer les Blancs pour tous les maux affligeant presque toutes les autres races. Oui, plusieurs minorités ethniques ont été explicitement et légalement discriminées. Mais ce n’est pas avec une séance d’autoflagellation ou des réparations que la situation va s’améliorer.

Par ailleurs, suis-je le seul à penser qu’il suffirait de remplacer « blanc » pour *une certaine religion* pour revoir le pire de ce que l’humanité a fait ?

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