Avec l’abstention, que représente encore le gouvernement représentatif ?

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Avec l’abstention, que représente encore le gouvernement représentatif ?

Publié le 22 juin 2021
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Par Frédéric Mas.

Si on devait prendre en considération l’abstention et les bulletins nuls dans le décompte du premier tour des élections régionales, les scores des listes politiques en présence se dégonfleraient piteusement.

C’est d’ailleurs à cet exercice que s’est prêté BFM-TV ce lundi : Xavier Bertrand, en tête dans les Hauts-de-France, passe de 41,39 % à seulement 13,03 % des inscrits, Loig Chesnais-Girard en Bretagne passe de 20,95 % à 7,15 % ou encore Valérie Pécresse, qui tombe en Île-de-France de 35,94 à 10, 81 % des inscrits.

En d’autres termes, nos représentants politiques ne représentent plus grand-chose aux yeux des citoyens. Dépolitisation, défiance envers les élites, réflexe sanitaire… Les raisons avancées par les commentateurs pour expliquer cette étrangeté sont nombreuses mais convergent toutes pour diagnostiquer une crise aiguë du gouvernement représentatif.

Et le gouvernement représentatif, c’est le régime politique de la tradition libérale par excellence, celui qui cherche à la fois à rompre avec l’absolutisme royal et à tempérer les passions démocratiques incontrôlées. La dépolitisation, le populisme et la technocratie triomphants aujourd’hui sont trois déviations possibles de son esprit originel.

Un régime mixte adapté à la modernité

À l’origine, le gouvernement représentatif est une forme de régime mixte adaptée à la modernité1. À la suite d’Aristote et Cicéron, les classiques imaginent le meilleur régime comme une synthèse entre aristocratie, monarchie et démocratie, les modernes combineront de leur côté institutions, exécutif et souveraineté du peuple.

Par institutions, il faut ici comprendre élus et administration. Alors que la démocratie athénienne tirait au sort entre des citoyens réputés d’égale valeur, celle représentative choisit et sélectionne des représentants en fonction de leurs qualités réelles ou supposées, par les élections ou par concours2. L’exécutif est le lieu de l’exercice concret du politique, le moteur de la puissance publique.

Tout en se présentant comme un simple exécutant du pouvoir législatif, il a un véritable pouvoir d’initiative et agit par souci d’efficacité politique. Ces parties du régime mixte ne sont légitimes que parce qu’elles incarnent et formalisent la souveraineté du peuple, ce pouvoir constituant originaire qui a le droit de contrôle et de sanction de ses représentants.

Le peuple est à l’origine du pouvoir, mais il ne gouverne pas directement. Ses élites politiques gouvernent directement mais sont comptables devant le peuple. Les institutions fractionnent et contiennent le pouvoir pour en éviter la concentration aux mains des groupes d’intérêt et des tyrans potentiels.

Les constituants américains voient dans la représentation un outil emprunté à la monarchie pour domestiquer l’égalitarisme démocratique qui sous l’Antiquité mine la paix civile et interdit la prospérité.

Pour John Locke, la souveraineté du peuple s’exprime par la prééminence du Parlement sur les autres institutions, mais le gouvernement reste institué pour protéger la justice et la propriété individuelle.

Dépolitisation, populisme, technocratie

Se choisir des représentants c’est laisser la politique aux professionnels pour se consacrer aux libertés civiles. C’est ce qu’avait très bien vu Benjamin Constant quand il oppose la liberté des Modernes à celle des Anciens. Les Modernes ne reconnaissent au gouvernement représentatif qu’un rôle de protection de la société civile, et la priorité des libertés civiles sur celles politiques.

Seulement, cette reconnaissance des libertés individuelles et du droit de vaquer à ses occupations sans se préoccuper de la décision collective peut dégénérer en repli total sur la sphère privée. C’est ce que Tocqueville désigne par « individualisme3 », ce « sentiment qui dispose chaque citoyen à s’isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l’écart avec sa famille et ses amis. » Pour l’aristocrate normand, ce repli est un danger car il érode l’esprit public nécessaire au bon fonctionnement des institutions démocratiques.

Si le peuple est à l’origine de toute la mécanique institutionnelle du gouvernement représentatif, il n’intervient pas directement en politique, qui doit demeurer le lieu privilégié de la délibération rationnelle et de la prééminence du droit. Les plébiscites ou les référendums ne font pas partie de son répertoire car ils reviennent à mettre en concurrence plusieurs types de légitimité au sein des branches de la représentation.

Ils réintroduisent aussi le principe majoritaire à un niveau où il doit être proscrit : celui-ci permet de trancher entre plusieurs alternatives proposées, il n’incarne pas à lui seul la « souveraineté populaire ». Les expériences de démocraties semi-directes, comme la Suisse, subordonnent les appels au peuple au règne de la loi par le constitutionnalisme libéral, ce qui les classe parmi les gouvernements représentatifs modernes.

Élus et administration

La représentation politique peut être sommairement divisée entre les élus et l’administration. L’élection crée un marché politique particulier, où les offreurs sont les politiciens et les demandeurs les électeurs. Les biens publics y deviennent des objets de transaction convoités. L’administration qui se présente comme subordonnée aux élus, défend toutefois sa propre conception du bien public.

Le dérèglement du marché politique démocratique se traduit par la cartellisation du pouvoir par quelques partis et l’extension du clientélisme électoral financé par l’outil de redistribution sociale.

De son côté l’administration, parce qu’elle est-même un groupe d’intérêt, peut bénéficier des largesses électorales du politique, ce qui la fait croître en une bureaucratie tentaculaire qui peut supplanter les organes élus.

Les solutions possibles (démocratie participative, vote obligatoire, rationalisation des organes politiques).

Aujourd’hui, les Français fuient les urnes, et plutôt que de proposer des remèdes aux maladies du gouvernement démocratique, la classe politique flatte tour à tour ses penchants « individualiste », populiste et technocratique. Certains imaginent des portes de sortie possibles plus ou moins sérieuses.

Alors qu’aujourd’hui le vote est un droit, des voix se sont élevées pour en faire une obligation. Ce serait casser le thermomètre pour ne pas voir que la démocratie ne mobilise plus. L’usage de la coercition est un constat d’échec et un aveu sur l’incapacité des gouvernants à convaincre rationnellement de l’excellence de leurs programmes.

D’autres évoquent les mannes de la démocratie participative. Pourquoi ne pas diversifier les modes d’accès à la politique pour susciter un regain d’intérêt parmi les plus jeunes notamment ? Faut-il s’interdire tirages au sort, consultations en ligne, e-vote etc. Il y a là comme une foi un peu naïve en faveur des nouvelles technologies qui par le simple fait d’exister et d’être à disposition du plus grand nombre effaceraient les travers du régime que nous avons esquissés plus haut.

Enfin, une troisième voie existe, même si elle n’est pas très populaire au sein de la classe politique, c’est la rationalisation des institutions. La surpolitisation et la suradministration marchent main dans la main pour éloigner le citoyen de ses représentants, pour le couper radicalement d’une décision publique plus subie qu’acceptée.

Décentraliser, relocaliser, simplifier : c’est là le meilleur chemin pour restaurer l’esprit libéral du gouvernement représentatif, le rendre à la fois plus respectueux des libertés individuelles, de la justice et de la propriété.

  1. Paul Eidelberg, The Philosophy of the American Constitution, Univ Press of America, 1986.
  2. Bernard Manin, Les principes du gouvernement représentatif, Calmann-Levy, 1995.
  3. Il ne faut pas confondre ici l’individualisme décrit par Tocqueville et ses acceptions plus courantes au sein du mouvement politique libéral ou de l’économie politique.
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  • Les bureaucraties qui ont tous les pouvoirs et qui vivent sur le dos de leurs pays devraient mettre en œuvre leur propre réduction ?
    C’est une farce. Le pouvoir veut le pouvoir, il ne peut pas se contrôler lui-même, il faut des forces externes pour le limiter.
    La démocratie réelle, à la suisse, ou c’est le peuple qui légifère est une solution qui marche, mais le problème est le même. Comment enlever le pouvoir de ces bureaucraties qui œuvrent contre leur propre peuple ?

  • beau programme mais pas prêt d’être mis en œuvre car passant par une réduction massive de la bureaucratie !!! Fillon qui en esquissait la voie s’est vu combattu par ses propres  » amis  » !! ne parlons pas de ses adversaires !!!! Pour ce qui concerne l’abstention il faudrait que nos politiques professionnels prennent en compte la manifestation silencieuse et pacifique qu’elle représente !!! ils pourraient se demander combien de temps encore va-t-elle rester silencieuse et pacifique ???? au boulot !!!!

  • Pour contrer ce « ressenti » qui favorise nos politiciens, il faut voter blanc !
    L’abstentionisme inclut trop d’incertitude sur l’analyse du résultat. Par contre, le blanc indique clairement qu’aucun des candidats n’est satisfaisant.
    Et lorsque les gens feront ça, les journalistes ne pourront plus sortir leur éternel « les français ne s’intéresse pas à la politique » ou « les français ne comprennent pas les enjeux des élections locales », etc.

    • Je préfère le vote nul, c’est plus parlant et reconnaissant les candidats.

    • Oui mais le nombre de vote blanc, contrairement à l’abstention, ne fait pas les gros titres. Et c’est par pur convention que vous en tirez cette interprétation du vote blanc, contrairement à vous je pense que si un jour le vote blanc prenait de l’importance les journalistes trouveraient le moyen de le disqualifier avec précisément le type de phrases qu’ils utilisent à l’encontre de l’abstention.

      Nous n’avons pas besoin de comprendre les raisons individuelles derrière chaque abstention pour constater que 68% d’abstention à un vote prive l’élection de sa légitimité. En refusant d’en faire le constat, les médias et les hommes politiques ne font qu’encourager les abstentionnistes dans leur abandon de la politique.

      Par ailleurs, voter blanc c’est quand même voter, c’est reconnaître la légitimité du scrutin et du résultat qui en découle. Pour faire une analogie, voter blanc c’est comme être enrôlé de force pour être rameur dans un navire mais refuser uniquement de se prononcer quant au choix du capitaine (entre deux hommes semblables en tout points). Voter blanc en somme, c’est accepter la servitude tout en refusant de choisir le maître.

      • C’est là que je ne suis pas d’accord.
        On ne parle justement pas du vote blanc (ou nul) dans les medias, car il est de 1% à chaque fois.
        De plus, de mon opinion, on est forcément enrôlé de force comme rameur, qu’on vote ou pas pour reprendre votre analogie.

        • Voter blanc c’est accepter de valider la « démocratie représentative avec mandat représentatif ». C’est donc accepter de s’asservir volontairement.

          A titre personnel, je vomis la « démocratie » représentative et je vomis, avec encore plus de forces, le concept de « mandat représentatif ». Aussi, je ne vais pas voter. Puisque voter serait donner mon assentiment à ce système.

  • Ragnar D. Anskool
    22 juin 2021 at 16 h 26 min

    Quand je vois les résultats réels rapportés aux inscrits, je ne peux m’empêcher de penser à la représentation syndicale en France (CGT, CFDT…). A leur pouvoir de nuisance, à leur refus de remise en question.
    Pourtant c’est comme dans l’enseignement, quand tous les élèves font la même erreur la faute revient généralement au professeur ou à la méthode.
    Mais est ce réellement une erreur?

  • Même avec 1% des inscrits, il y aura un classement de sortie. Voire même un seul bulletin exprimé, celui du candidat. Et le champagne continuera de couler pour fêter la première place. Tout est à raser…

  • Ah tout hasard, si le vote devient obligatoire, la sanction ne sera-t-elle pas une amende? Pour ne pas dire une taxe…

  • La démocratie sans contrôle est un leurre!
    pour commencer diviser par 4 ou 5 le nombre d’élus, puis adjoindre aux députés 8 ou 9 citoyens retraités uniquement issus de la société civile (du cantonnier au PDG), en bonne santé, désignés par le sort à partir des circonscriptions extérieures à celle de l’élu

  • La démocratie sans contrôle est un leurre!

  • Dans cette abstention je vois une démission du peuple. A t il peur de se faire peur ou attise t on ses peurs pour qu’il ait peur? Mais la peur n’évite pas les dangers et démissionner par peur des dangers est une lâcheté. Le « retour de flamme » risque d’être sévère.

  • I totally agree with you !

  • Pourquoi nous emmerder avec des élections ?

    Depuis des siècles, quels que soient les résultats, c’est finalement toujours nous qui payons la facture…

  • René-Pierre Alié
    23 juin 2021 at 12 h 24 min

    L’abstention, mais aussi la non-inscription sur les listes électorales, est surtout la manifestation d’une rupture entre le peuple et ses prétendus représentants.
    La cause profonde de cette rupture est le sentiment d’une grande partie de la population qu’il n’y a rien dans l’offre politique qui corresponde à son attente.
    Pour autant, la machine électorale continue de tourner. Le marketing politique, donc le clientélisme, réussit à capter les suffrages d’un nombre encore suffisant d’électeurs pour que l’illusion démocratique continue, alors que les élus (et surtout le premier d’entre eux) ne recueillent qu’un pourcentage minable du corps électoral.
    Le nombre croissant de votes blancs, nuls, des abstentionnistes et des non-inscrits démontre que le peuple a commencé à se « retirer sur l’Aventin » : il ne veut plus participer à cette mascarade électorale qui fait se perpétuer le Système.
    Cette démarche est la seule possible en vue d’un véritable changement. L’exemple donné par en 495 avant notre ère par la plèbe est significatif : en se retirant symboliquement sur l’une des collines entourant Rome, elle a finir par faire plier les patriciens.
    Il n’y a aujourd’hui qu’une alternative : soit résister de façon non-violente, par l’abstention, soit entrer dans « l’ère des soulèvements » que prédit Maffesoli, avec ce que cela suppose… et que personne ne peut souhaiter.

  • J’ai une idée: et si on faisait des élections qui ne tombent ni un jour de fête des pères ou de fêtes des mères ? En novembre quand il fait bien moche plutôt qu’en mai ou juin ou une partie de la population part en week-end end pour retrouver sa famille.

  • Esprit critique
    23 juin 2021 at 13 h 49 min

    « …que représente encore le gouvernement représentatif ?

    RIEN !

    L’Ass Nat 60 % d’abstention !
    Les maires écolos de grandes villes plus de 60 % d’abstentions et des triangulaires.

    Strictement RIEN !!!!

  • L’abstention n’est pas la cause de l’asservissement, C’est le blocage de la démocratie en l’absence d’une offre politique valable qui est en cause, ainsi que le clientélisme systémique. Quand on voit qu’un Xavier Bertrand oser se présenter devant les électeurs alors qu’il est co-responsable de la déliquescence de système de santé, et en plus sortir en tête du suffrage, il y a de quoi se poser des questions. La démocratie ne fonctionne plus. En d’autre temps on aurait déjà sorti les piques, mais même cela nous n’en avons plus le courage.

  • « Personne ne décidera jamais de ma vie »
    «  peuple de feignant »
    « Mais vous avez choisi en vous abstenant de vous laisser asservir »

    Excellent commentaire dont la dernière phrase m’a douché.

    Vraiment je ne comprends pas, vous pensez réellement que votre vote vous rend libre ?
    La liberté ce n’est pas le droit de vote.
    Comme personne ne décidera jamais de ma vie, je ne décide pas non plus de celle des autres en votant. Faut être cohérent.

  • « Mais vous avez choisi en vous abstenant de vous laisser asservir. »

    Il y a un aspect très rationnel du choix individuel de l’abstention qui est curieusement ignoré ici.
    1- l’électeur conscient de n’avoir qu’un suffrage parmi des dizaines de milliers ou millions sait que son geste civique n’a strictement aucune chance de changer quoi que ce soit et même une préférence très marquée pour un candidat ne justifie pas qu’il se dérange.
    Après c’est comme pour les manifs: s’il aime ça il va anonyme dans la foule peser de son poids inutile.
    2- Participer librement à un processus électoral c’est en admettre la validité et reconnaître d’avance la légitimité du résultat. En s’abstenant on a au moins une justification morale à résister aux conséquences du résultat.

  • « L’exercice auquel s’est prêté BFM-TV ce lundi : Xavier Bertrand, en tête dans les Hauts-de-France, passe de 41,39 % à seulement 13,03 % des inscrits… »
    n’a pas et ne sera pas fait pour l’élection de Macron par BFM-TV dont le militantisme pro Macron n’a plus besoin d’être démontré. Rappelons ce que cela aurait donné : Macron a été élu par à peine 15% des français en âge de voter (résultat du 1er tour de la présidentielle, seul vote d’adhésion véritable au candidat).

    • C’est clair que pour les élections présidentielles, ce « réajustement » ne sera clairement pas fait !

  • Voter pour des gens qui ne font que suivre les directives européennes ou l’avis d’ong pour bien paraitre… Autant avoir des fonctionnaires. La démocratie en France n’existe pas d’ailleurs pour les régionales on vote pour des gens sans pouvoir autre que le prix de la cantine arroser quelques ong locales ou internationales et c’est tout.

  • Pourquoi avons-nous besoin d’élections ? C’est la première question à se poser. 99.9% de la production législative ne sert absolument à rien. Elle est même plus nuisible qu’autre chose en favorisant une inflation et une instabilité qui sont profondément dommageables.

    1/ Il est indispensable de limiter cette production législative. Il faut limiter, par la constitution, l’intervention de l’État (au sens large) à un nombre réduit de domaines : missions régaliennes. République fédérale avec des régions de trois ou quatre départements. Suppression de toutes les strates administratives en dehors de : État, Régions et EPCI. Autonomie fiscale totale de ces trois niveaux.

    2/ Il y a actuellement 620,000 élus en France. C’est beaucoup trop. Les plus importants sont des professionnels. C’est inacceptable d’avoir de tels parasites. On ne devrait élire des élus que pour les missions qui nécessitent absolument des temps pleins. Mandat de cinq ans non renouvelable ; à vie. Interdiction du cumul des mandats. Scrutin proportionnel plurinominal à un seul tour sans prime de majorité.
    A la grande limite, on dit :
    – au niveau national (deux chambres) : 500 élus,
    – au niveau régional (une vingtaine de régions) : 2,500 élus,
    – au niveau local (1500 EPCI) : 75,000 élus.
    On supprime absolument tout le reste.

    3/ Le citoyen n’a aucun contrôle sur les élus. C’est inacceptable. Il faudrait organiser des plébiscites annuels. Si le plébiscite n’est pas accordé : les élus sont renvoyés, ils sont déchus définitivement du droit à se présenter à une élection, une nouvelle élection est organisée pour combler les sièges jusqu’à l’échéance normale suivante. Ces plébiscites pourraient être organisés avec des crypto-monnaies. Chacun a un vote. Il a le droit de le garder pour lui ou de le transférer à un autre citoyen de son choix. Un citoyen pourrait donc avoir un vote ou des millions.

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