Vers la société de surveillance généralisée

Les solutions « vendues » à la population et qui sont mises en place s’appuient principalement sur l’ignorance technologique des citoyens.

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Vers la société de surveillance généralisée

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 juin 2021
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Par Yannick Chatelain.

« Selon une chaîne de télévision danoise, les États-Unis auraient espionné des dirigeants européens, dont Angela Merkel, au moins jusqu’en 2014 en utilisant des câbles sous-marins danois ».

Quelle surprise ! Quel étonnement ! Les méthodes ont changé mais depuis l’affaire Snowden, c’est là un secret de Polichinelle que de révéler que tout le monde observe tout le monde : les alliés surveillent leurs alliés tout comme ils surveillent par tous les moyens les pays hostiles. Par ailleurs cette soi disant information qui resurgit aujourd’hui n’est pas nouvelle tant s’en faut. Cette affaire d’espionnage ciblé s’est produite pendant et après l’affaire Snowden.

En 2013, ce dernier avait révélé l’existence d’un système de surveillance mondiale des communications et d’internet visant – entre autres – l’Allemagne et notamment  le téléphone portable de la chancelière. Nous sommes en 2021, il aura donc fallu huit ans pour demander des explications officiellement ? Bizarre, vous avez dit bizarre… comme c’est étrange.

Nonobstant ces petits espionnages entre amis (alliés) qui s’offusquent des violations supposées de leurs correspondances, ce courroux légitime n’en demeure pas moins surjoué. Il faudrait être bien naïf de croire que seuls les services de renseignements américains jouent à ce petit jeu tandis que les services de renseignements des pays cibles joueraient eux à la belote entre deux tarots.

Ce sont pourtant ces même offusqués, ces mêmes gouvernants demandant des explications qui infligent dans le même temps, pas à pas, un « capitalisme de surveillance augmentée » à leur propre population au mépris des droits les plus fondamentaux de leurs citoyens, et même au mépris des lois internationales à l’instar de la France.

Certes vous n’êtes probablement pas détenteur de secret défense, mais « selon que vous soyez puissant ou misérable » il n’en demeure pas moins que la violation du secret des correspondances est un délit.

Le Code pénal réprime le fait, commis de mauvaise foi :

D’intercepter, de détourner, d’utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications ou de procéder à l’installation d’appareils conçus pour réaliser de telles interceptions.

La dynamique de l’enfermement

Quand j’introduis la notion de « capitalisme de surveillance augmentée » qui tente de se mettre en place dans une temporalité discutable, à savoir durant un état d’urgence sanitaire, qui, quoi que l’on en dise permet si ce n’est de museler, tout du moins de limiter fortement les possibilités de contestations,  je m’appuie sur « le capitalisme de la surveillance » qu’a pointé Shoshana Zuboff et qui cible directement l’homo œconomicus.

Comme elle le souligne :

« L’industrie numérique prospère grâce à un principe presque enfantin : extraire les données personnelles et vendre aux annonceurs des prédictions sur le comportement des utilisateurs. Mais, pour que les profits croissent, le pronostic doit se changer en certitude. Pour cela, il ne suffit plus de prévoir : il s’agit désormais de modifier à grande échelle les conduites humaines. »

Ce type de capitalisme poussé à son paroxysme vise ainsi, à grand renfort d’algorithmes et de récolte outrancière de données, à transformer l’internet, hier encore porte fenêtre ouverte sur le monde, en une espèce de judas où l’usager se voit progressivement offert au gré de ses recherches révélatrices de ses centres d’intérêt et besoins un Internet paupérisé, reconfiguré (défiguré) sur mesure, sa mesure, qui ne lui proposera à terme que des informations ou produits de consommation, correspondant au plus près à sa personnalité.

L’homo œconomicus sapiens un peu connaisseur en matière de technologie est à même de se soustraire à cette dynamique d’enfermement en dissimulant ses usages par l’utilisation de navigateurs anonymes comme Tor, DuckDuckGo, Brave, Cake… qui garantissent un relatif anonymat.

En revanche, pour les usagers moins habiles et/ou moins connaisseurs, la dynamique de l’enfermement est engagée, l’étau se resserre, s’attaquant à leur insu à leur libre arbitre. Un libre arbitre appelé à disparaître progressivement au gré de la collecte de données les concernant.

L’objectif final  de ce « capitalisme de la surveillance », le Graal de ceux qui œuvrent à cet enfermement étant naturellement l’édification à terme d’un marketing prédictif fondé sur une connaissance absolue de l’utilisateur et de ses comportements. Le but ultime étant de pouvoir à terme proposer à ce dernier ce dont il a besoin au moment où il en aura besoin.

Vous comprendrez mieux désormais les attaques menées contre toutes les formes de dissimulation offerte à l’utilisateur, celles précédemment citées, ou les VPN et Proxy anonymiseur

Ce nouveau modèle capitaliste est ipso facto mauvais joueur, voire suspect, l’usager se refusant de participer à cette mégacollecte de data. À l’aune de ces éléments, vous comprendrez également mieux les disqualifications récurrentes du Darknet –  tant par les États que par les Gafam – cet empêcheur de vous espionner à loisir.

Se dessinent ainsi les contours des mauvais citoyens-usagers qui ont prétention à défendre leur droit à une vie privée ; a contrario, on vante la bonne parole du citoyen-usager modèle.

Ceux qui y trouvent un intérêt marchand ne peuvent que glorifier les assertions mortifères de libertés fondamentales de certains usagers parmi lesquelles « je me moque d’être surveillé, je n’ai rien à cacher », qui est peu ou prou aussi inepte que d’affirmer – comme le pointait Edward Snowden – se moquer de la liberté d’expression parce que l’on n’aurait rien à dire !

Du capitalisme de surveillance au  capitalisme de surveillance augmentée

Indéniablement ce capitalisme de la surveillance abuse certains usagers ignorant les outils déployés. Nous pouvons cependant postuler que certains n’ont rien à y redire et y trouvent même un certain confort.

Lorsque je parle de capitalisme de la surveillance augmentée, c’est que dans le même temps et dans le même esprit, les États, dont la France, mettent en place des outils de surveillance de masse de la population. Des outils supposés servir un peu plus la sécurité des citoyens.

Ainsi dans une dérive de solutionnisme technologique – souvent en réaction à des faits divers ou Internet est impliqué –  le législateur a prétention à répondre à l’attente de la population en proposant des solutions miracles. Celles-ci ne seraient pas dramatiques si elles n’étaient des leurres ne pouvant répondre à ses attentes.

Le lecteur conviendra qu’un besoin de sécurité diffère grandement d’un simple sentiment d’insécurité. Ce qui est proposé souvent en réaction à un drame ne répond malheureusement en rien au besoin de sécurité attendu, a contrario à grand renfort de lois permettant le déploiement d’outils de plus en plus intrusifs. Les réponses du législateur s’inscrivent dans la même dynamique que le capitalisme de la surveillance et ce à des fins non pas économiques, mais sécuritaires.

Les solutions vendues à la population et qui sont mises en place s’appuient principalement sur l’ignorance technologique des citoyens. Même s’il est difficile de se faire entendre, bis repetita placent, les faits sont têtus. Lorsqu’on analyse sérieusement les actions entreprises – dont des lois – votées dans l’urgence des états d’urgence successifs les mêmes impostures sont invariablement remises en avant :

  • augmentation de la vidéosurveillance,
  • recours à la reconnaissance faciale,
  • velléités de suppression d’un pseudo-anonymat, etc.

Autant de marronniers et de baiser Lamourette qui reviennent sur l’avant-scène bien qu’ils ne garantissent nullement une sécurité tangible des citoyens. N’en déplaise au législateur, l’inefficacité de nombreux outils qu’il met en avant en matière de prévention des crimes et délits a été régulièrement actée dans les faits.

Quiconque est de la partie sait très bien que les boîtes noires désormais pérennes sont déployées à l’aveugle contre l’ensemble des citoyens et sans le moindre début de preuve de leur efficacité. La vidéosurveillance est mise à mal par toutes les études qui lui ont été consacrées. La reconnaissance faciale multiplie les échecs cuisants. La suppression de l’anonymat sur Internet est une absurdité qui signerait au mieux l’avènement d’une autocensure généralisée contrainte par une pensée dominante.

Dans les faits, les outils supposés protéger la population ne peuvent au mieux qu’infléchir le sentiment d’insécurité tout en la désignant comme suspecte a priori !

Ainsi voilà une population placée sous une surveillance abusive qui ouvre la porte à tous les dévoiements. Dans les faits la population ne peut nullement espérer la sécurité qu’elle demande, qu’elle attend et qui lui est promise, par contre et à l’instar du capitalisme de surveillance, son droit inaliénable à la vie privée ne cesse d’être malmené.

L’abus de l’ignorance technologique nuit gravement

Sous couvert de l’état d’urgence, puis de l’état d’urgence sanitaire, la France aura ainsi multiplié des initiatives, les lois plus liberticides les unes que les autres donnant in fine raison à tous les fléaux combattus soucieux de voir nos libertés de penser et d’agir affaiblies, quitte à transgresser la réglementation européenne. Des lois iniques ont été votées, des tentatives de violation constitutionnelles ont été tentées.

Il ne suffit plus de clamer son attachement à un État de droit ; en état d’urgence l’État de droit n’est plus, c’est une dictature temporelle. Il ne suffit plus de parler de démocratie et d’en déclamer à l’envi son amour quand dans les actes tout est fait pour mettre ses principes à terre ! Lois sans conscience n’est que ruine de la démocratie !

Qui sont les coupables ? Le législateur. Qui sont les complices et victimes ? Les citoyens. Qui sont les assassins d’une démocratie digne de ce nom ? Je vous laisse juge.

Mais rogner loi après loi, décret après décret des libertés fondamentales sans pour autant et en conscience assurer davantage de sécurité, m’amène à la conclusion suivante : France… nous avons un problème !

Nous – moi, vous, nous tous – étions trop naïfs – Edward Snowden

 

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  • Se préoccuper des conséquences éventuelles d’une société de surveillance généralisée n’est pas une raison pour rejeter en bloc toute technologie de surveillance, comme par exemple nier l’intérêt de la vidéo-surveillance pour la recherche de délinquants, ou mettre dans le même panier une surveillance d’état et un « capitalisme de surveillance » – expression aux relents collectivistes – soumis à la concurrence.

    Il serait plus judicieux pour chaque application de surveillance de s’intéresser à l’utilisation qui en est faite, et la bonne information de son utilisation pour ceux qui sont surveillés, avant de l’accepter ou la rejeter.

    • En théorie oui.
      En pratique, le débat, quand il y en a un, est de suite biaisé et orienté vers le but recherché et les objections balayées d’un revers de la main.

      • C’est bien le problème, la pratique est handicapée par ces positions extrêmes : soit le rejet en bloc, soit l’acceptation sans conditions.

    • « l’intérêt de la vidéo-surveillance pour la recherche de délinquants »
      Ca n’a pas vraiment fait la preuve de son efficacité pour faire tomber la délinquance. Même pas foutu de repérer un terroriste qui prépare un sale coup !
      En revanche, c’est le top pour les infractions routières. Faut bien rentabiliser un truc qui s’est avéré inutile.

      • La recherche des délinquants, c’est après les actes de délinquance.

        En revanche effectivement, votre exemple des infractions routières constitue une bonne preuve de l’efficacité de la vidéo-surveillance en matière de prévention.

    • la video surveillance a un impact negatif sur la lutte contre la delinquence car
      – l argent englouti dans l installation, la maintenance des cameras n est pas utilisé ou ca serait le plus efficace (aka mettre des policer qui eux vont attraper les voleurs au lieu de les filmer)
      – quand la police attrape un delinquant il est libéré. En quoi les cameras sont utile pour resoudre ce probleme ?
      – si vous etes un criminel, est ce qu une camera va vous arreter ? probablement pas , vous allez soit aller plus loin, casser la camera ou simplement mettre une cagoule sur la tete
      – l attentat de nice montre bien que c est inefficace: le terroriste a ete vu avec son camion a unendroit ou les camions etaient interdit mais c etait jugé mineur et donc aucune action. Le jour de l attentat la camera a filmé : ca servait a rien car l auteur se moquait bien d etre identifié et une camera allait pas descendre de son pylone pour arreter le camion avec ses petits bras musclés …

  • « je me moque d’être surveillé, je n’ai rien à cacher »

    Il faut le dire et le répéter sans fin: ce n’est pas moi qui décide que je n’ai rien à cacher; ce sont ceux qui me surveillent qui décident si ce que je fais est acceptable; ce sont eux qui décident si on peut me laisser faire ou s’il faut me poursuivre. De plus, les critères et les surveillants peuvent changer à tout moment. Un comportement anodin aujourd’hui peut être considéré comme un crime abominable demain.

    • En fait, nous avons tous quelque chose à cacher. Ceux qui disent le contraire ne sont que des menteurs.

    • Dans la même lignée: « puisque vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’aurez donc aucun problème à donner le code de votre CB à l’état ».

  • Peu importe que l’on ai quelque chose à cacher ou pas, l’état n’a aucun droit de faire ingérence dans notre quotidien.
    A la maison, l’usage d’internet est sous VPN +/- proxy. Google banni de même que Windows sans parler des réseaux dits « sociaux » FB, Twitter et autres Instagram…
    Comme je l’avais entendu d’un expert en sécurité informatique « Vous ne confieriez pas les clés de votre maison à un inconnu ou un ministre, donc ne confiez pas les clés de votre internet à l’état »

  • Il est fondamentalement stupide de s’opposer à la surveillance de lieux publics, qu’ils soient réels ou virtuels. Que l’on soit observé dans le réel par un être humain ou par une machine, qu’est-ce que cela change ? L’objectif principal de la surveillance par caméras n’est pas de prévenir des crimes ou des délits mais justement de pouvoir tracer l’origine de ces crimes et délits et d’avoir les informations nécessaires pour juger les faits observés. Quant au comportement des utilisateurs d’Internet, il est complètement normal pour les autorités et les gérants d’avoir accès à l’ensemble des sites et applications qu’ils parcourent dès lors qu’ils sont accessibles à tous. En revanche, tout ce qui est de l’ordre du privé comme les messages envoyés et reçus ou l’accès à des sites sélectifs, sur n’importe quelle plateforme, même si ces informations sont enregistrées, ne doivent pas faire l’objet d’une surveillance à priori, càd quand aucun problème n’a été signalé. Le problème de la surveillance, c’est finalement le problème du droit, à l’instar justement de 1984, cette dystopie que l’on aime tant à agiter pour parler des dérives de la surveillance.

    • La police n’a pas à surveiller l’espace public ni encore plus internet. Elle n’a pas à surveiller la population, sauf si il y a une enquête judiciaire.
      C’est une question de séparation des pouvoirs. Sinon on obtient un état policier.

      • ça dépend ce qu’on entend par surveiller…

        si vous êtes dans un espace public vous êtes visible être vu par une personne ou filmé de changer pas grand chose..sinon un degré de certitude..

        • filmer, c’est enregistrer, conserver, manipuler, parfois des années après : cela enlève tout « droit à l’oubli » de facto !

          et c’est bien ce que l’on observe avec des tweet ou des courriels ressortis des années après !

    • « Que l’on soit observé dans le réel par un être humain ou par une machine, qu’est-ce que cela change ? »

      Énormément de chose : l’être humain oublie, la machine jamais !

    • @kptn

      Je vous recommande d aller faire un tour en chine.
      Les cameras servent pour surveiller la population, savoir qui va ou et fait quoi.
      Elles servent aussi a pouvoir arreter facilement quelqu un vu que la reconnaissance faciale est activée (on sait donc ou il est et il suffit d envoyer les flics là)

      PS: si vous trouvez qu il est normal que l etat ou des entreprises aient acces a toutes vos activites sur interent, trouvez vous aussi normal qu on puisse lire votre courrier postal, savoir ou vous allez avec votre voiture (en cours: projet de boite noire et systeme e-call) …

  • J’espère que pour ce faire, il y aura bien une compagnie informatique qui fera une usine à gaz déraillant sans cesse au propre comme au figuré amenant le gouvernement du fur à cesser d’alimenter ce gouffre prévisible

  • Il y a un monde entre une GAFAM qui m’espionne pour me vendre la dernière machine à café et un Etat qui me video-surveille, ouvre mon courrier et viole mon intimité pour Dieu sait quelle raison !

  • Et à aucun moment on ne compare ce qu’on fait avec la Chine… Qui est systématiquement critiquée sur ce point… 🙂

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