Expatriation : 3 conseils pour s’intégrer dans le pays d’accueil

Même si les restrictions de déplacement liées à la pandémie ont rendu difficiles les départs à l’étranger et les formalités d’immigration, l’émigration reste un projet qui attire beaucoup de Français.

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Expatriation : 3 conseils pour s’intégrer dans le pays d’accueil

Publié le 10 mai 2021
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Par Alexandre Massaux.

Même si les restrictions de déplacement liées à la pandémie ont rendu difficiles les départs à l’étranger et les formalités d’immigration, l’émigration reste un projet qui attire beaucoup de Français.

Je n’ai pas l’expérience de certains expatriés et émigrants de longue date, j’ai pu vivre au Québec et en Pologne et pour une durée plus réduite en République tchèque, ce qui m’a permis de prendre conscience de certaines réalités ou de confirmer certaines hypothèses. Il y a des erreurs qu’il convient d’éviter pour bien s’intégrer dans son nouveau environnement.

En tant que nouveau venu dans un pays, vous allez potentiellement avoir des habitudes et des comportements qui peuvent au début freiner votre immersion. C’est normal, il est difficile de quitter le mode de vie et de pensée auquel on a été habitué. Mais il est fortement conseillé de le corriger dans le cas d’une installation à long terme dans le pays d’accueil.

Voici quelques conseils pour bien s’intégrer pendant votre expatriation.

Être ouvert à la culture locale

« À Rome, fais comme les Romains ». Un proverbe bien connu mais qui résume bien l’intégration. Le pays où l’on émigre peut être plus ou moins différent de la France. Et il ne faut pas croire que le mode de vie d’un pays francophone sera le même : le Québec en est un bel exemple.

Le point important est de ne pas venir avec une attitude de conquérant. En clair, évitez de critiquer le pays où vous avez choisi de venir vivre car personne ne vous a obligé à y aller. À titre d’exemple, malgré ses particularismes le Québec reste une région nord-américaine.

Trop souvent des expatriés ou émigrés le découvrent trop tard et peuvent devenir aigris. Même phénomène avec la Pologne qui est un pays de catholiques pratiquants. Si la religion et l’Église vous rebutent fortement, ce pays n’est pas pour vous et il sera préférable d’en choisir un autre.

Éviter l’entre-soi

Conséquence du point précédent, évitez de rester entre émigrés français ou dans les groupes d’expatriés internationaux. Si ces réseaux sont très utiles pour les formalités administratives et pour le réseautage professionnel, ils ne doivent pas constituer la majorité de votre environnement.

En effet, c’est passer à côté de l’opportunité de développer des relations avec les populations locales qui peuvent apporter beaucoup professionnellement et personnellement. De plus, rester entre expatriés est le meilleur moyen d’être considéré comme un éternel étranger par les locaux. À Montréal, le quartier du Plateau est connu pour être celui des Français. Il est perçu par les Québécois comme le ghetto de ces « maudits Français » : la mauvaise image que les Québécois peuvent avoir des Français provient des comportements liés à l’entre-soi de certains d’entre eux.

Le conseil le plus important : apprendre la langue

Il est vrai que l’anglais est la langue la plus parlée à travers le monde et particulièrement par les jeunes. Toutefois ne pas connaître au moins partiellement celle du pays qui vous accueille reste la principale barrière à l’intégration. Il est évident qu’il est plus facile d’apprendre l’anglais que le polonais, mais la méconnaissance de la langue locale rendra plus difficile les interactions avec les locaux et même votre progression professionnelle.

Il convient de noter que même dans les pays ayant une région francophone (Belgique, Suisse ou Canada par exemple), parler l’autre langue ou au moins l’une d’entre elles est un atout non négligeable car beaucoup de locaux sont bilingues. Sans compter que ne parler que français vous limite à la partie du pays ou vous pouvez facilement communiquer et vous prive d’opportunités de régions très dynamiques.

 

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  • Le thaï est quand même plus facile que les milliers de kandjis à connaître pour pouvoir lire le mandarin!
    Au moins aussi important que les considérations ci-dessus est le taux de prélèvement obligatoire du pays que vous choisissez. Et le niveau de paperasserie. Si c’est pour tomber dans un nouvel enfer fiscal et réglementaire, pourquoi bouger?
    Enfin, si vous souhaitez éviter les crétins du moment (woke, cancel culture, écolos-fascistes, …), tournez vos pas vers l’est.

    • Tout à fait, les pays de l’est ayant été sous la coupe communiste font une allergie envers les gauchistes progressistes. Ils en ont également mais ils sont peu nombreux!

  • En Espagne, vivent 300 000 anglophones qui après 20 ans souvent ne savent dire que hola y hasta luego et je peux vous dire qu’ils sont amicalement détestés par les locaux, avec raison

  • Le conseil le plus important « apprendre la langue »: en voilà un conseil « qu’il est bon » venant visiblement d’un auteur qui semble lui-même ne s’est pas trop attardé à apprendre le Tchèque ou le Polonais s’y j’en crois son introduction dans cet article.
    Voilà qui dois faire doucement rire les expatriés de longue date dont je suis et qui vous lisent cher monsieur…
    De façon générale, pourrait-on avoir du contenu d’un meilleur niveau qui ait le bon goût d’éviter les lieux communs ?
    Merci

  • Les commentaires sont fermés.

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