Inciter les jeunes à se faire vacciner : motivation ou chantage ?

Mother Daughter BY Gordon(CC BY-SA 2.0) — Gordon, CC-BY

Vous menacer de ne jamais plus jamais vivre normalement, après plus d’une année d’enfermement et de privations de déplacements et de sorties, est-ce vraiment vous motiver ?

Par Sébastien Leblet.

L’Occident connait actuellement, à la faveur de la crise sanitaire, une inversion totale de ses valeurs. Ce qui aurait été contesté immédiatement, étiqueté comme étant fasciste, devient la norme.

L’article intitulé « Covid-19 : seulement 36 % des jeunes souhaitent être vaccinés » paru dans le journal Le Point, en est une parfaite illustration. L’énorme communication qui vient, pour pousser à la vaccination des jeunes, sera je le crains du même cru.

Une récente enquête de Santé publique France indique que les Français de moins de 24 ans ne seraient que 36 % à vouloir se faire vacciner contre le Covid-19. La rédaction du journal se demande avec le sens du raccourci :

Les jeunes adultes seraient plus « antivax » que leurs ainés ?

Comment ne pas voir ici la basse manipulation à l’œuvre, qui voudrait stigmatiser celui qui ne verrait pas le bénéfice de se faire vacciner ?

Tentons quelques comparaisons

Les femmes qui ne souhaitent pas prendre la pilule sont-elles des anti-pill ? Ne peuvent-elles pas être au choix : des femmes laissant faire le destin, des femmes préférant le stérilet, des femmes n’ayant pas de relations sexuelles assez fréquentes ? Sans oublier que pour certaines d’entre elles la pilule contraceptive est contre-indiquée médicalement.

Êtes-vous un anti-clopes parce que vous ne fumez pas ? Les hommes qui portent des caleçons sont-ils pour autant des anti-slips ? Osons : les femmes portant plainte pour viol sont-elles anti-mecs ? Ou bien est-ce plus compliqué ?

Avons-nous encore le droit de décider ce qui est bon pour nous-mêmes ?

Se faire vacciner pour être libre ?

Il n’est pas venu à l’esprit de ces journalistes qu’il est à l’inverse déjà parfaitement incroyable que 36 % des jeunes soient disposés à être vaccinés alors que la phase 3 ne prendra fin qu’en 2022/début 2023 en fonction des vaccins ; alors qu’ils ne courent absolument aucun risque de mourir à cause du Covid s’ils ne sont pas fragiles par ailleurs ?

Pour ceux – très majoritaires – ne souffrant d’aucune comorbidité, n’avoir statistiquement aucun risque de mourir du Covid ne justifie-t-il pas amplement de ne pas souhaiter prendre celui, même minime, de mourir du vaccin ? Ou d’en subir les effets secondaires fréquents, même non mortels ?

De façon absolument décomplexée, le journal nous explique par un sous-titre la fine stratégie du gouvernement français et des médias grassement subventionnés dans les prochaines semaines : « Un passeport vaccinal pour motiver les plus jeunes réticents ». Quel sous-titre !

Et de préciser comment le gouvernement compte motiver les jeunes :

L’instauration d’un passeport vaccinal pour circuler plus librement ou l’obligation d’être vacciné pour assister à des concerts ou à des manifestations culturelles.

Quand tout lecteur pas encore assommé par de trop nombreuses lectures du même acabit y aurait associé des mots comme obligation, chantage ou dressage, les journalistes du Point y voient un processus de motivation ! Faut-il leur rappeler le sens du mot motivation ?

Vous menacer de ne jamais plus jamais vivre normalement, après plus d’une année d’enfermement et de privations de déplacements et de sorties, est-ce vraiment vous motiver ?

N’est-ce pas au contraire vous contraindre par la violence psychologique et l’abus du monopole de la violence légitime à faire quelque chose que vous ne voulez manifestement pas et qui concerne votre propre corps, votre santé ? Un mafieux rackettant un commerçant qu’il tient en joue avec son revolver est-il un manager inspirant et motivant qui s’ignore ?

En réalité, ce que chacun peut constater – et même les journalistes du Point qui écrivent sur ordre et/ou qui souhaitent simplement garder leur emploi – c’est que le processus en cours à la faveur de l’épidémie de Covid s’apparente à un nouveau fascisme.

En mars 2020, à la faveur d’une sorte de coup d’État prétendument justifié par une  guerre à mener contre un virus à la létalité proche de la grippe saisonnière, notre système politique est devenu autoritaire, via d’incessantes lois liberticides, au nom d’un idéal collectif suprême de pureté sanitaire, de mort de la mort et de conformité, s’opposant frontalement à la démocratie parlementaire et au libéralisme traditionnel, et remettant en cause l’individualisme codifié par la pensée philosophique des Lumières.

Bien sûr, ceux qui ignorent la publication par le Lancet d’une étude démontrant l’inutilité des masques pour la totalité de la population, celle de l’Université de Stanford à propos du taux de létalité réel (et non apparent) n’étant pas celui qui nous a été vendu pendant un an, que le gouvernement français ne cesse de mentir à chaque étape de cette crise sanitaire… ceux-là hausseront comme d’habitude les épaules.

Ils ignorent sans doute que si « l’Histoire ne se répète pas », périodiquement « elle bégaie ». Et que nous y sommes…

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