« Climat et résilience » : l’usine à gaz de l’affichage environnemental

Affichage expérimental pour le climat : un dispositif de contrôle de l'économie sous couvert de protection d'un consommateur sous tutelle.
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« Climat et résilience » : l’usine à gaz de l’affichage environnemental

Publié le 9 avril 2021
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Par André Heitz.

L’Assemblée nationale a entamé le lundi 29 mars 2021 l’examen en séance plénière du projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets (texte de la commission spéciale).

Un peu de contexte

Le gouvernement a décidé d’engager la procédure accélérée (une lecture par Chambre) alors que ce texte est censé avoir des effets considérables sur la société et l’économie de la France.

Certes, la réalité est fort différente, la Convention Citoyenne pour le Climat ayant oublié sa mission première pour écumer le bazar des marottes écologistes. Mais cette décision illustre le peu de cas que fait le gouvernement du processus démocratique et, in fine, des intérêts bien compris de la Nation.

Nous partîmes de 75 articles sur des sujets d’un extraordinaire (ironie) impact sur notre lutte contre le dérèglement climatique, sous les titres et, entre parenthèses, les chapitres suivants ; leur ordre est à lui seul un affront à la rationalité :

    • Consommer (informer, former et sensibiliser ; encadrer et réguler la publicité ; accélérer le développement de la vente en vrac et de la consigne du verre) ;
    • Produire et travailler (verdir l’économie ; adapter l’emploi à la transition écologique ; protéger les écosystèmes et la diversité biologique ; favoriser des énergies renouvelables) ;
    • Se déplacer (promouvoir les alternatives à l’usage individuel de la voiture et la transition vers un parc de véhicules plus respectueux de l’environnement ; améliorer le transport routier de marchandises et réduire ses émissions ; mieux associer les habitants aux actions des autorités organisatrices de la mobilité ; limiter les émissions du transport aérien et favoriser l’intermodalité entre le train et l’avion) ;
    • Se loger (rénover les bâtiments ; diminuer la consommation d’énergie ; lutter contre l’artificialisation des sols en adaptant les règles d’urbanisme ; lutter contre l’artificialisation des sols pour la protection des écosystèmes ; adapter les territoires aux effets du dérèglement climatique) ;
    • Se nourrir (soutenir une alimentation saine et durable pour tous peu émettrice de gaz à effet de serre ; développer l’agroécologie) ;
    • Renforcer la protection judiciaire de l’environnement [c’est le fameux délit d’écocide].

La commission spéciale a ajouté 51 articles ! Elle a examiné 5392 propositions d’amendement. L’Assemblée en séance plénière en est, à l’heure où nous écrivons, à 7152 !

Le besoin compulsif de légiférer

L’article premier du projet de loi prévoit de modifier une loi vieille d’un peu plus d’un an, la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. C’est conforme à l’exigence de stabilité législative (ironie).

Il nous faut revenir à cette loi. Son article 13 prévoit une information des consommateurs sur les/certaines « qualités et caractéristiques environnementales »des « produits générateurs de déchets ». Son article 15 prévoit – ou, annonçons la couleur, prévoyait –  un « dispositif d’affichage environnemental ou environnemental et social volontaire ».

L’affichage volontaire était assorti d’une « expérimentation […] pour une durée de dix-huit mois […] afin d’évaluer différentes méthodologies et modalités d’affichage » suivie d’un bilan, qui est transmis au Parlement, comprenant une étude de faisabilité et une évaluation socio-économique de ces dispositifs ».

Sur la base du bilan, on devait promulguer des décrets définissant la méthodologie et les modalités d’affichage pour les « catégories de biens et services concernés ».

Et le dispositif « volontaire » devait être rendu « obligatoire »… « prioritairement pour le secteur du textile d’habillement, dans des conditions relatives à la nature des produits et à la taille de l’entreprise définies par décret, après l’entrée en vigueur d’une disposition adoptée par l’Union européenne poursuivant le même objectif ».

Sur d’autres sites que Contrepoints, moins rétifs à l’hyper-réglementation, on pourrait écrire : « Pourquoi pas ? » Le dispositif avait l’avantage d’instaurer une normalisation des affichages. Et la France s’affichait, une fois de plus, comme la meilleure élève de la classe européenne en anticipant sur un dispositif continental de contrôle bureaucratique de l’économie sous couvert de protection d’un consommateur devant être mis sous une tutelle bienveillante.

Un affichage expérimental déjà rendu obligatoire à terme

Pour ceux qui savent compter – cela exclut quelques apparatchiks d’EELV fâchés avec la surface d’un cercle –, cela nous menait au moins à août 2021.

Mais l’imposture de la Convention Citoyenne pour le Climat et la démagogie présidentielle sont passées par là.

L’article premier du projet de loi actuellement en discussion succombe au « toujours plus ».

L’usine à gaz débute par un « I » (c’est un chiffre romain, horresco referens, qu’il faudra aussi canceler du corpus législatif) dont le début est comme suit :

« Un affichage destiné à apporter au consommateur une information relative à l’impact environnemental d’un bien, d’un service ou d’une catégorie de biens ou de services ainsi que, le cas échéant, au respect de critères sociaux est rendu obligatoire dans les conditions et sous les réserves prévues aux III à IV, après une phase d’expérimentation prévue au II.

Pour l’environnement, c’est en principe obligatoire ; pour les critères sociaux, c’est seulement « le cas échéant »… voilà l’estime dans laquelle on tient l’humain.

Le texte est parfaitement clair sur un point : « Un affichage […] est rendu obligatoire », et ce, sous quelques réserves, quel que soit le résultat de l’« expérimentation ».

Paraphrasons une blague qui avait cours aux temps glorieux des « républiques » démocratiques, socialistes et soviétiques : nous serons au bord de l’abîme à la fin de l’expérimentation, mais nous ferons un grand pas en avant.

L’expérimentation, quant à elle, portera sur l’ensemble du champ d’application de la loi, quasiment l’ensemble de l’économie française (un amendement adopté par l’Assemblée dans un moment de lucidité exclut les entreprises de moins de 21 salariés).

Elle concernera également les produits importés. La grande ambition « écologique » passera-t-elle la rampe à l’OMC ? L’Union européenne, dont on avait reconnu la prééminence dans la loi précédente, passe à la trappe. Mais nos génies nationaux exporteront sans nul doute leur chef d’œuvre à Bruxelles…

De minimis curat legum scriptor

L’information devra être claire et complète, fiable et facilement compréhensible, et visible et accessible. C’est évidemment dit en bien plus de mots.

Dans sa grande sagesse, le législateur a prévu que l’affichage pourra se faire par divers moyens, y compris « tout procédé approprié ».

On peut déjà imaginer la taille de l’étiquette nécessaire pour afficher les effets de l’acte d’achat en termes d’émission de gaz à effet de serre, d’atteintes à la biodiversité et de consommation de ressources naturelles. Ou les attroupements de clients potentiels déroulant un long texte sur leur smartphone, devant un rayon de supermarché, pour choisir entre le produit A et le produit B.

On peut aussi imaginer l’état de la couverture capillaire d’un fabricant devant préciser – « notamment » –, pour chacun de ses produits, éventuellement issus de conditions de fabrication différentes, « l’impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre des biens et services sur l’ensemble de leur cycle de vie ».

Enfin – c’est le dernier point de notre petite liste, mais pas forcément la dernière surprise – l’arrêt du tribunal administratif de Marseille, du 1er avril 2021, contraignant le groupe Total à revoir son étude d’impact de l’utilisation d’huile de palme importée d’Asie sur son site de La Mède nous rappelle fort à propos que cet étiquetage peut se transformer en véritables armes pour le militantisme anti-économique.

La porte est même ouverte à une sorte de banditisme, aux mains des « associations » et d’avocats prédateurs, éventuellement instrumentalisés par des concurrents. C’est comme pour les « pisseurs involontaires de glyphosate » : il suffira de recruter des consommateurs se disant trompés par une chaîne de fast food sur l’impact environnemental de ses frites…

Peindrais-je le diable sur la muraille ? Imaginez aussi un petit fabricant de lièvres de Pâques qui n’aurait pas correctement évalué l’impact écologique (et éventuellement social) de son cacao…

Oups ! Chaud devant pour les produits agricoles, etc. et surtout l’agriculture biologique

Est-ce le résultat d’un éclair de lucidité ou du tsunami de protestations qui a fait suite à la publication d’Agribalyse, « une méthode et une base de données pour l’analyse du cycle de vie (ACV) des produits issus de l’agriculture » selon l’ADEME ?

La si vertueuse agriculture biologique avait en effet découvert que, selon les meilleurs standards de l’ACV, elle est bien moins vertueuse qu’elle ne le proclame si volontiers par rapport à l’agriculture conventionnelle (ou « chimique », ou « industrielle », ou encore « productiviste ») qu’elle dénigre si volontiers.

Ainsi, le poulet conventionnel en sortie de ferme est affiché à 1,87452786751394 kg CO2éq (admirez le nombre de décimales !) pour le facteur « changement climatique » et le poulet bio, selon le mode de production, entre 2,50144202219714 et 3,36722319124469.

L’ADEME et l’INRAE, les auteurs de l’énorme base de données, ont vite fait amende honorable après le concert de protestations – oups ! et adopté une vérité alternative. Le site précise : « Cette application présente les résultats de la base de données Agribalyse, selon les indicateurs ACV. Ceci ne correspond pas à un affichage environnemental ou un « éco-score » pour le grand-public. »

Il est vrai que l’ACV « néglige bien souvent certaines questions essentielles, telles que la biodiversité, la qualité des sols, les impacts des pesticides ou les changements sociétaux » selon un communiqué de presse ébouriffant de l’INRAE à propos d’un article scientifique qui cherche manifestement à embellir le cas de l’agriculture biologique (il est par exemple illustré par un damier de blé et de maïs pour le conventionnel et un paysage diversifié pour l’« agriculture agroécologique et diversifiée (agriculture biologique) », comme si la diversité était l’apanage de la seconde et que celle-ci avait le monopole de l’« agroécologie »).

Soyons prudents !

Le législateur s’est donc fait prudent. Pour les produits agricoles, sylvicoles et alimentaires, « l’usage public » – pourquoi « public » ? – de l’affichage « est conditionné à sa validation dans le cadre du suivi de l’expérimentation prévue au II ».

Est-ce à dire que l’affichage pourrait ne pas être validé – implicitement interdit – et qu’il y aurait donc des trous dans la raquette « écologique » ?

C’est, selon le projet de loi, un affichage qui (s’il est validé) « prend en compte les externalités environnementales des systèmes de production », lesquelles externalités doivent être… surprise, surprise… « évaluées scientifiquement », et non au doigt mouillé. Enfin, peut-être que si. Car il n’y a pas que l’extraordinaire difficulté à quantifier ces externalités de manière rationnelle.

Il n’est pas sûr, en effet, que l’agriculture biologique sortirait vainqueur d’un match avec le conventionnel raisonné et raisonnable, en incluant ces facteurs dans une grille d’évaluation plus complexe. Car, si on trouve dans la littérature scientifique – surtout de la frange militante – des articles vantant la supériorité du bio sur le conventionnel à l’hectare, il y a un large consensus pour la supériorité du conventionnel – encore une fois, raisonné et raisonnable – à la quantité produite.

En route pour une inflation réglementaire

La phase d’expérimentation aurait une durée maximale de cinq ans.

Ensuite, le gouvernement fixerait par décret – tout de même « au vu des résultats observés » – la méthodologie à utiliser ainsi que les modalités d’affichage, et ce, « pour chaque catégorie de biens et de services concernés ».

Les ambitions affichées par le gouvernement laissent entrevoir une tâche gigantesque, à la fois pour la bureaucratie et pour les acteurs économiques et leurs porteurs d’intérêts. Le marché de l’expertise sera florissant (voir par exemple ici les acteurs d’Agribalyse). Imaginez, par exemple, la quantité d’informations à recueillir pour les automobiles (et il n’est pas sûr que les voitures électriques sortiront avec un brevet de bonne tenue écologique).

L’inflation réglementaire se doublera sans nul doute d’une inflation judiciaire.

Nos honorables députés et sénateurs sont aussi conviés à la fête : « L’évaluation de chaque expérimentation est transmise par le Gouvernement au Parlement et rendue publique. » En clair, le Parlement est réduit à une chambre d’enregistrement.

Finalement, ce sera obligatoire ou pas obligatoire ?

Nous en arrivons au « III » (le chiffre romain III) de cet article. Selon le « I », l’affichage devait être rendu obligatoire « sous les réserves prévues aux III et IV » (sachant que le IV n’est pas une réserve mais un point différent). Le III nous apprend que des catégories de biens et de services pourront y échapper en n’étant pas incluses dans un décret. Mais l’affichage volontaire devra alors se conformer « aux prescriptions prévues par les décrets mentionnés au même II ».

Rappelons que le « II » prévoit un décret définissant la méthodologie à utiliser ainsi que les modalités d’affichage « pour chaque catégorie de biens et de services concernés » au vu des résultats des expérimentations.

Ainsi, selon notre lecture de l’économie de cet article, il devra y avoir des décrets, quel que soit les résultats des expérimentations, pour toutes les catégories pour un affichage qui sera, selon le cas, obligatoire ou volontaire.

Gribouille a encore fait fort !

Et cerise sur le gâteau…

Il y a un « IV » :

« IV. – Pour les catégories de biens ou de services dont l’affichage a été rendu obligatoire en application du III, un décret en Conseil d’État, pris après avis de l’Autorité de la concurrence, définit les critères permettant de déterminer les biens ou les services présentant l’impact le plus important de leur catégorie sur l’environnement, selon les indicateurs précédemment déterminés, et précise les modalités retenues pour en informer les consommateurs. »

Résumons : nous aurons par décret simple – en principe – tous les éléments pour juger de l’impact environnemental d’un bien ou d’un service, et cet impact sera affiché d’une manière ou d’une autre. Vient donc se greffer là-dessus un décret en Conseil d’État – général ou ciblant les diverses catégories de biens et services, voire les différents biens et services ? – définissant les critères permettant de déterminer les mauvais élèves, les bad boys

Gribouille est au sommet de son art !

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  • Il faut engager immédiatement la construction d’asiles de fous, construction durable et écologique bien sur, pour y enfermer tout ce petit monde à l’origine de ces discussions et décisions débiles.
    Quand à l’expression « dérèglement climatique », j’en attends une définition précise

    • Je crois que l’asile est déjà construit, ils s’appelle UE.

      • Ne pas confondre asile de fous et nid de pirates, svp.

        Un asile de fous est conçu pour enfermer et ainsi « neutraliser » et soigner des personnes qui ne sont plus en état de vivre indépendamment et dont certaines représentent un danger pour les tiers.

        L’UE est un repaire permettant de rémunérer et d’entretenir des parasites néfastes qui diffusent en toute impunité subventionnée leurs conceptions et leurs lois délirantes à l’échelle du continent.

    • Pour garder des fous, il faut trouver des gens qui le sont un peu moins. Et par les temps qui courent ça devient de plus en plus difficile d’en trouver.

      Faudrait déjà que les hommes en blanc viennent récupérer ceux qui nous gouvernent.

    • l’expression « dérèglement climatique »

      … est le parfait pléonasme puisque le mot « climat » désigne les irrégularités temporelles et spatiales de la configuration atmosphérique.
      Que nous ne soyons plus capables de le tolérer ou de nous y adapter n’est que le signe d’un avachissement de l’espèce qui se contente de sacrifier des boucs émissaires.

  • jacques lemiere
    9 avril 2021 at 7 h 41 min

    la politique « climatique???? »

    « consommez comme nous le voulons..et tiens donnez moi votre pognon, je vais le dépenser mieux que vous. ».

    comme si ces andouilles changeaient le climat, la question reste posée de savoir qui parmi ces gens y croit, et qui parmi ces gens profitent de l’aubaine d’un argument « universel ».

  • C’est plutôt ironique que cet affichage permette de constater que les produits industriels produisent moins de CO2 par kilo que le petit agriculteur bio. Et pourtant c’était logique et sur contrepoints il y avait déjà eu des articles la dessus.
    L’énorme camion ou les gigantesques portes container sont bien plus efficaces d’un point de vue environnemental que la petite camionnette du producteur du coin.
    Mais on peut faire confiance en leur imagination ils vont probablement introduire un facteur artificiel pour compenser

    • Un facteur naturel, en France cela s’appelle une taxe. Si vous taxer tout ce qu’utilise un agriculteur productif, il devient alors moins productif et le tour est joué. Une super taxe sur les tracteurs par exemple, les pesticides les engrais …. Plus quelques réglementations tatillonnes et voilà le bio, est formidable pour la planète.

      • Avant de manger, vous vous avalez deux ou trois taxes. C’est pour vous permettre de passer à travers les portes 😉

  • Nous voyons ici les effets pervers de ce qui se passe quand l’opinion prends là pas sur la science et que l’on utilise des procédés pseudo scientifiques pour faire dire à la « science » ce qu’une partie de l’opinion veut entendre ou croire.
    Déjà lorsque l’on parle de dérèglement climatique nous utilisons un terme inapproprié car le climat n’est pas une horloge que l’on règle et n’a d’ailleurs jamais été réglé comme du papier à musique. Ce terme générique n’a pour but que de faire croire que nous serons à la source d’un dérèglement de quelque chose qui n’est pas réglé.
    Réchauffement climatique a plus de sens dans la mesure où les réchauffements et glaciations sont cycliques. Mais laisser imaginer que l’homme avec ses petits bras pourrait affronter les forces inimaginables de la nature est au mieux une utopie au pire une folie ubuesque vertigineuse.
    Rien n’empêche cependant de prendre soin de notre environnement en adoptant des modes de vie rationnels, en utilisant les fruits du progrès dès lors qu’on se donne le temps de vérifier scientifiquement que les solutions proposées sont elles même validées comme étant un progrès réel et enfin en se donnant les moyens de s’adapter modestement aux évolutions cycliques du climat. A défaut nous ne faisons que détruire et reconstruire avec des torchis.

    • @Baudouin DF : bien dit !

    • Je me demande si il est juste de dire qu’il y a eu des chauds et des froids au cours des millenaires, parfois il fait froid dans l’hémisphère nord, des fois il fait chaud mais qu’en est il dans l’hémisphère sud ?.
      La planète se refroidit inexorablement, elle ne se transformera jamais en géante.

      • Sur une grande échelle de temps, la théorie de Milankovitch rend assez bien compte du climat des époques passées que l’on peut déduire des observations directes ou indirectes. Ces évolutions sont globales et dues aux variations des paramètres de l’orbites terrestres. Par contre il est clair qu’à l’échelle des siècles ou des millénaires, d’autre phénomènes doivent se superposer pour prendre en compte des modifications du climat terrestre indiscutables mais qui ne semble pas recevoir d’explications cohérentes via cette seule théorie.
        Ces phénomènes peuvent être dus à des effets locaux (irruptions volcaniques majeures par exemples) et potentiellement à des effets cosmiques. Il ne faut pas oublier que le système solaire tourne autour du centre de la galaxie en 250 millions d’année et que de ce fait l’orbite terrestre doit traverser des zones assez différentes (densité de gaz résiduels dans le vide interstellaire, densité du rayonnement cosmique) qui peuvent avoir une influence sur notre climat. De ce point de vue, la théorie du danois Svensmark m’a toujours paru séduisante même si elle reste la bête noire des farouches partisans du réchauffement anthropique. Elle pourrait entre autres rendre compte de variations climatiques du passé récent (échelle du siècle ou du millénaire) pour lesquelles la théorie actuelle de l’effet de serre est bien incapable d’apporter un début d’explication.
        Par contre, si vous avez raison sur le fait que la terre ne deviendra jamais une géante gazeuse, elle est bien amenée, sur le très long terme, à subir la chaleur de l’enfer non pas à cause du CO2 mais à l’évolution inéluctable de notre étoile.
        Heureusement j’espère que d’ici là nous aurons déménager vers d’autres cieux !

        • Homo sapiens aurait démarré sa carrière, il y a 300000 ans et les autres Homos ont rarement dépassé le million d’années. Notre étoile semble devoir nous engloutir entre 2,5 et 4 milliards d’années. Ce sera une belle histoire que celle de l’Humanité mais…

    • Bravo, Baudoin DF !

  • Pour lutter contre le CO2 la France crée une usine à gaz…

    • C’est français : pour diminuer le CO2 émis, on augmente l’émission de CO2… C’est français, c’est schizo 🙁

  • Cette « lutte contre le dérèglement climatique » me fait penser à ces rois de l’antiquité qui faisaint battre la mer car une tempête venait de couler une partie de la flotte.
    L’efficacité de ces lois idiotes auront le même effet.

  • Il n’y a PAS de dérèglement climatique puisqu’il n’y a JAMAIS eu de climat type. Il change constamment depuis des millions d’années!

  • pouvez vous réécrire l’article en supprimant les chiffres romains, SVP, beaucoup risquent de ne pas comprendre

  • Je crois que quand le monde en général et la France en particulier auront retrouver un peu de bon sens, les quelques dizaines d’années qui viennent de s’écouler et tout particulièrement les toutes dernières seront prises comme exemple de ce que peut donner les perversions idéologiques : elles ont fait beaucoup de dégâts au XXème siècle mais à des échelles plus locales.
    Ici nous assistons à un phénomène quasi mondial mais où la France veut laver encore plus blanc que blanc.
    Nous sommes en train de modifier profondément notre constitution sur la base de considérations soi-disant scientifiques alors même qu’aucune démonstration véritable de la responsabilité entière du CO2 émis par l’activité humaine n’a été apportée et que la théorie de l’effet de serre sur laquelle est fondé ce postulat s’appuie sur des bases scientifiques en partie contestables.
    Il est évident que si le gaz carbonique joue un rôle dans le réchauffement climatique observé actuellement, ce rôle est sans aucun doute surestimé et mérite d’être repositionné à sa juste valeur via des analyses et des expérimentions scientifiques à la fois plus convaincantes et plus irréfutables.
    Je ne mets pas en doute la complexité des phénomènes mis en jeu qui font appel à des connaissances pointues dans tous les domaines de la science, rendant extrêmement présomptueux les affirmations de certain pour qui la cause est entendue et n’a plus besoin d’être discutée.
    Cette complexité ne doit pas non plus faire oublier que toute théorie qui a la prétention de prévoir des évènements futurs doit aussi pouvoir expliquer les évènements passés.
    Sur de grandes échelles de temps , la théorie de Milankovitch donne des résultats globalement en bon accord avec les observations : à des échelles de temps plus courtes (siècles ou millénaires), il est clair que ni la théorie de Milankovitch ni celle de l’effet de serre dans sa version actuelle ne peuvent expliquer les observations climatiques les plus proches de notre époque soit en terme de refroidissement (minimum de Maunder ou de Dalton par exemple) soit en termes de réchauffement (optimum médiéval ou optimum Romain). Les efforts fournis depuis une bonne vingtaine d’années pour essayer de passer sous silence voire de gommer sans vergogne ces observations gênantes en disent long sur l’éthique scientifique de ceux qui considèrent que la cause est entendue.
    C’est donc sur ces bases uniquement théoriques très fragiles et sur une démarche qui tient plus de la croyance que de la science que le monde se mobilise aujourd’hui et que la France s’apprête à apporter des modifications des textes de la constitution, dont les conséquences peuvent être gravissimes et certainement largement sous-estimées par une grande partie de la population.
    Certes certaines mesures peuvent être bénéfiques ; personnes ne contestera que les énergies fossiles comme le charbon amène des pollutions infiniment plus graves que les seules émissions de CO2 ; personne ne contestera qu’économiser l’énergie est une bonne chose ne serait que pour diminuer le poids de ce secteur dans le budget des particuliers…
    Mais les nouvelles règles en cours de discussion, toujours sur la base de bonnes intentions contiennent dès le départ des poisons redoutables qui ne peuvent que se retourner à termes contre les bonnes résolutions initiales et ceci de manières extrêmement graves et perverses.
    Que ces nouvelles règles soient actées après la ridicule mascarade pompeusement appelée ‘Convention Citoyenne pour le Climat’ ou 150 personnes (tirées au sort?), peu au fait du problème de base sur lequel doit reposer leurs recommandations et encadrées par quelques militants idéologues et sectaires, n’est pas spécialement rassurant et fait redouter le pire.
    Il y a en effet les bonnes intentions, qui souvent méritent d’être prises en compte avec un minimum de bon sens, et les dérives auxquelles ces bonnes intentions, traduites dans des textes faisant loi, peuvent conduire.
    On peut ici parier sans risque que les idéologues de tous poils, les petits profiteurs et les procéduriers professionnels vont user et abuser de textes sur lesquels ils vont pouvoir surfer avec délectation et en toute légalité.
    Nous avons vu les impasses vers lesquelles nous conduit inexorablement le fameux principe de précaution, l’examen du texte en cours par l’assemblée nationale va nous conduire à des impasses encore plus grandes et encore plus douloureuses !

    • Il y a eu un précédent intéressant avec l’éviction du PDG de Danone, Emmanuel Faber, chantre du RSE, qui s’est cru plus fort que le marché.
      Mal lui en a pris, dès que les vents sont quelque peu contraires, on revient aux fondamentaux.
      J’ose espérer qu’avec les difficultés que vont rencontrer les entreprises, ces nouveaux couteux gadgets resteront dans les cartons.
      Sur LinkedIn, je vois de nombreux CV de personnes ayant opté pour la transitude écologique », signe que ce marché est déjà saturé.
      Le mur de la réalité s’approche, et ce n’est pas avec de nouvelles lois qu’il disparaitra.

    • J’adhère à vos arguments ,explications et craintes.

  • On va finalement acheter une étiquette avec un peu de produit dessous.
    Sacré délire.

  • François Tursan
    9 avril 2021 at 21 h 48 min

    « La porte est même ouverte à une sorte de banditisme, aux mains des « associations » et d’avocats prédateurs, éventuellement instrumentalisés par des concurrents.  »

    Les organisations et bureaux d’études écolos s’offrent un marché juteux en accordant contre rémunération des labels, des certifications, des sauf-conduits, du green washing, etc. Les producteurs sont contraints à en passer par là, à cracher au bassiner en baissant la tête pour tenter d’échapper à la vindicte médiatique.

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