Rendre aux Français leur liberté après des années de socialisme

Pour compter au XXIe siècle, la France doit revenir aux sources de la pensée libérale, celle qui a influencé les Anglo-saxons.

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Point de ralliement BY Etienne Valois (CC BY-NC-ND 2.0)

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Rendre aux Français leur liberté après des années de socialisme

Publié le 5 avril 2021
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Par Philippe Robert.

Parmi les questions brûlantes qui se posent toujours aujourd’hui comme hier à la France sens dessus dessous, figure la recomposition de la (fausse) droite la plus bête du monde dont les tribulations passées et actuelles, privées de tout sens commun, ne sont pas à son honneur ni faites pour clarifier le débat.

François Fillon, ex-collaborateur de Sarkozy, fut le seul homme de l’État à proposer, en 2017, un programme libéral-conservateur sans doute encore trop révolutionnaire aux yeux d’un monde politique sclérosé lui-même issu d’une société civile largement endoctrinée, pour en permette l’expérimentation.

« … Le problème français, c’est sa droite, à laquelle il manque les bases intellectuelles minimales pour comprendre les problèmes de l’époque et l’instinct philosophique minimal qui rendrait possible de réagir dans le bon sens […] À n’importe quel problème, la gauche apporte une réponse qui implique plus de règlements et de taxes […] en utilisant l’alibi de la justice sociale […] Mais la droite est incapable d’inventer des solutions radicalement différentes et elle est toujours d’accord avec ces propositions interventionnistes. La droite française ne connaît pas les idées de Liberté. » (Pascal Salin)

Si je suis convaincu qu’une dernière chance pour notre pays de stopper sa descente aux enfers et, « en même temps », pour la (fausse) droite de recouvrer un crédit aujourd’hui proche du zéro absolu est atteignable à terme, il faudra alors bel et bien songer à une révolution copernicienne des esprits qui n’a que trop tardé.

Frédéric Bastiat, cet économiste et homme politique français dont les œuvres pétries de bon sens ont conquis le monde entier, a fait ainsi la fortune du monde anglo-saxon, mais sa propre patrie, la France, trop occupée à vouer un culte exclusif à un égalitarisme lunaire, ignore superbement !

Bastiat a vécu au XIXe siècle, ce qui fait dire aux contempteurs enragés de la philosophie libérale que ses idées n’auraient plus cours aujourd’hui ! Sauf que si la France veut encore compter dans notre monde ouvert du XXIe siècle, il va nous falloir de toute urgence revenir aux sources françaises de la pensée libérale.

Mais comment s’y prendre pour susciter et enclencher un tel mouvement de balancier dans un corps social collectivisé au plus haut degré et, encore et surtout peut-être, au sein d’une société fracturée et en voie avancée de renoncement national en si peu de décennies dédiées à un socialisme de combat ? N’en jetez plus, la cour est pleine !

« Non, non, l’obstacle n’est pas au ministère, c’est tout au plus là qu’il se résume. Pour modifier la pensée ministérielle, il faut modifier la pensée parlementaire ; et pour changer la pensée parlementaire, il faut changer la pensée électorale, il faut réformer l’opinion publique. » (Frédéric Bastiat, VII, page 37)

Contrairement à ce que prônent sempiternellement les idéologues épris de totalitarisme en subordonnant la personne au groupe, réformer l’opinion publique  ne veut pas ici signifier qu’il faut changer le peuple parce qu’il pense mal mais, bien au contraire, lui donner les moyens de découvrir par lui-même où est la vérité et en faire son miel.

Le 4 septembre 2017, Ivan Rioufol écrit sur son blog :

« Le bon sens voudrait qu’une vraie droite puisse rassembler, outre un socle conservateur mobilisé pour résister aux multiples abandons de la république devant les minorités, un indispensable courant libéral tempéré par une approche sociale des questions économiques […] Les primaires de la droite, qui avaient largement porté François Fillon, avaient avalisé ce libéral-conservatisme, en négligeant cependant, a tort, l’approche sociale. »

Les Français baignent déjà dans une débauche d’aides sociales tous azimuts qui, d’ailleurs, leur coûte la prunelle des yeux tout en fabriquant en contrepartie et pour solde de tout compte des bataillons de pauvres les Restos du Cœur sont submergés). Cela n’a aucun sens de faire du neuf avec du vieux à moins, en repartant quasiment de zéro avec l’assentiment majoritaire du peuple, de mettre en œuvre sur l’heure une action politique globalement bien équilibrée.

En 1984, Jacques Chirac interviewé par Pascal Salin affirmait :

« Il faut que la communauté nationale affirme clairement que le profit n’est pas un prélèvement arbitraire sur la richesse ou le travail d’autrui, mais qu’il est la sanction de la création de richesses, du service rendu à la société par les entreprises du fait de l’engagement patrimonial de leurs propriétaires et des capacités de leurs salariés. En même temps le profit est la condition de l’investissement et donc de la création d’emplois nouveaux. Le financement de l’investissement doit être, pour la grande part, assuré par les ressources d’épargne et non par les mécanismes collectifs du crédit. »

Bravo ! Mais que le temps passe vite ! En 2021, « 0ù sont les neiges d’antan ? », les imbéciles 35 heures de partage du gâteau travail sont toujours inscrites dans l’ADN du pays, le Code du travail compte 3878 pages, pèse 1,58 kg en déniant arbitrairement à toute une nation de s’enrichir par son propre travail, l’ISF transformé en IFI pour ne pas déchoir…

Point de fonds de pension (à la française) supprimés par la gauche triomphante de la dissolution ratée en 1997 faisant alors que l’épargne des Français, au lieu d’irriguer notre économie défaillante, va se perdre dans le tonneau des Danaïdes de la Caisse des dépôts et consignations !

Madame Du Barry (8 décembre 1793) : « Encore un instant je vous prie Monsieur le Bourreau »…

Si, jusqu’à ce jour, les Français veulent vraiment savoir tout ce qu’ils n’ont pas osé demander souvent par pure paresse intellectuelle, Frédéric Bastiat le leur révèle volontiers pour un Franc symbolique :

« Il est évident que la concurrence c’est la liberté. Détruire la liberté d’agir, c’est détruire la possibilité et par la suite la faculté de choisir, de juger, de comparer. C’est tuer l’intelligence, tuer la pensée, tuer l’homme. »

CQFD.

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  • « L’Etat ne peut pas tout ».

    L. Jospin ou comment perdre une élection avec une petite phrase.

  • Peut être commencer par imposer l’idée que l’argent public est là pour répondre à certains besoins et non à toutes les envies de la population.

    • Taxer le travail, la sueur et « le sang du peuple » est une ignominie, en revanche prélever sur la valeur ajoutée ça ce conçoit parfaitement

      • stupide ; que le prélèvement se fasse avant ou après c’est toujours le même qui paie car ce qui aura été pris sur la valeur ajoutée se retrouvera dans le prix et seuls des esprits soviétisés ne le comprennent pas !!!!

  • Article parfait, nécessaire et suffisant, sans un mot de trop, sans rien qui manque. C’est pourtant pas difficile à comprendre. Mais en France l’intelligence se perd en arguties socialisantes et se récupère pour faire tourner le moteur de la corruption.

  • Les Français aiment le socialisme. Ils ont bien changé car ils sont aussi à l’origine du libéralisme. Turgot était Français, pas Anglais.

  • Entre les néo-libéraux ou ultra-libéraux, c’est toujours la même chose, dés cela tourne mal, on réclame l’intervention de l’état, des dettes privés qui deviennent publics etc..

    • Entre les socialistes ou les communistes, c’est toujours la même chose, dès que cela tourne mal, on réclame le retour de l’ISF, la confiscation des propriétés, des taxes supplémentaires, etc.
      Vos idées mortifères ne reposent que sur le pillage et le vol d’autrui.

    • cela fait quelques décennies que l’on n’a pas vu de néo-libéraux ou ultra-libéraux en France !!!

      • Il faut simplement adapter le lexique. Pour le commun des mortels, néo-libéral ou ultra-libéral signifie capitaliste de connivence. Une fois ceci intégré, le discours devient limpide et ne manque pas d’arguments solides.

        Ce que ne savent pas Iris ni les autres est que je n’ai jamais vu Contrepoints demander l’intervention de l’état pour éponger des dettes privées.

        Dire qu’un néo ou ultra libéral n’existe pas comme souvent sur Contrepoints est à mon avis contreproductif : il existe bel et bien.
        C’est un socialiste comme beaucoup d’autres et à ce titre, il doit être combattu avec énergie.

  • Véran. Salomon. Hirtch. Tous des socialistes… En marche vers le changement! pfff! CPEF oui

  • Article hélas inutile…

    Depuis 1947 l’Éducation Nationale est une entreprise de propagande collectiviste et anti-capitaliste qui a lobotomisé 4 générations de Français !

    Et comme les 1,2 millions de fonctionnaires de cette Éducation Nationale ont été eux-mêmes lobotomisés par leurs prédécesseurs, rien ne pourra changer avec eux !

    La seule solution serait de remplacer le financement de cette Éducation Nationale et de l’Université par un « chèque éducation » que chaque famille utiliserait comme bon lui semble (y compris les étudiants) avec une concurrence TOTALE entre les établissements !

    Le Mammouth disparaîtrait en 10 ans !

    • Oui c’est exactement ça et les communistes ont très bien retenu les leçons de gramsci. Pour commencer à pourrir le cerveau des citoyens il faut démarrer à la racine donc les enfants

  • J’ai arrêté la lecture à « Fillon liberal », vous savez ce PM qui avait Hirsch et Kouchner dans son gouvernement.

    • Mouais, mais à force de ne vouloir que des anarcaps se présenter en politique, pas étonnant que nos idées restent confidentielles. Fillon était quand même le moins éloigné de nos valeurs.

  • Tout cela est parfaitement exact mais qui veut de la liberté avec ses risques ( voir le chien et le loup chez Lafontaine !!) ??? Le rêve d’une majorité de français pour leurs enfants reste qu’ils soient fonctionnaires c’est à dire dans un système bureaucratique très socialisé pour ne pas dire soviétisé !!!! Les vrais entrepreneurs quittent a France pour tenter Leur chance aiLLeurs !!!!

  • Les commentaires sont fermés.

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