Grands penseurs du libéralisme : Frédéric Bastiat (1)

Frédéric Bastiat, l’économiste qu’il faut lire pour comprendre les problèmes posés par le socialisme aujourd’hui, présenté par Damien Theillier en une vidéo de 5 minutes.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Frédéric Bastiat (image libre de droits)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Grands penseurs du libéralisme : Frédéric Bastiat (1)

Publié le 16 avril 2018
- A +

Un cours de Damien Theillier.

Dans les manuels scolaires, on apprend souvent que le libéralisme économique est une idée étrangère à la pensée française. Cette vision simpliste néglige à la fois les apports de l’économie politique française du XVIIIe siècle, et des grands penseurs français défenseurs de cette doctrine.

Renommée mondiale de Bastiat

Frédéric Bastiat (1801-1850) est l’un d’entre eux puisqu’il incarne l’une des figures intellectuelles du libre-échange au niveau mondial et s’illustra tant par ses écrits que par ses actions. Dans cette séquence, Damien Theillier, Professeur de Philosophie et Directeur de l’École de la Liberté nous présente la trajectoire de cet économiste et pamphlétaire talentueux.

Il revient sur les moments clefs de son existence qui l’amenèrent progressivement à devenir l’un des plus ardents défenseurs du libre-échange en France. Issu d’une famille basque, il hérite d’un domaine agricole qu’il va gérer comme un gentleman farmer tout en s’engageant dans les affaires publiques de sa région d’origine.

Parallèlement, il s’instruit sur l’économie politique en lisant les œuvres d’Adam Smith, Destutt de Tracy et Charles Dunoyer. Mais c’est en Angleterre, au contact de Richard Cobden et la ligue du libre-échange, qu’il décide de populariser ses idées en écrivant dans le Journal des Économistes.

Bastiat intellectuel complet

Il publie ensuite la première série de ses Sophismes Économiques, enseigne l’économie politique à Paris, et il crée l’association pour la liberté des échanges en 1846. Elle rassemble des négociants, des économistes, des industriels et des députés dans toutes les grandes villes de France.

La Révolution de février 1848 va donner l’occasion à Frédéric Bastiat de s’illustrer en tant que porte-parole du libre-échange, car il devient à ce moment-là député des Landes. Il se situe alors au centre-gauche entre les monarchistes et les socialistes (aux côtés d’Alexis de Tocqueville).

Témoin des débats de son temps, il rappelle constamment à ses collègues les potentialités dangereuses et spoliatrices de la « fabrique de lois », qui favorise toujours certains au détriment des autres. Ses réflexions vont aboutir à l’écriture de La Loi qu’il écrit avant de mourir en 1850 d’une tuberculose.

La pensée de cet économiste mort il y a plus de cent cinquante ans n’a jamais été aussi actuelle à l’heure des résistances corporatistes aux traités de libre-échange et à la montée des velléités protectionnistes dans les démocraties occidentales.

Le buste de Frédéric Bastiat servait encore d’exemple aux élèves, jusqu’à la fermeture en 1991 de l’école de Sorèze, où il avait lui-même été élève.

Article initialement publié en septembre 2017.

Retrouvez notre série sur les grands penseurs du libéralisme.

Voir les commentaires (8)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (8)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Un article de l'Institut économique de Montréal

 

Nous célébrons aujourd'hui les 141 ans de Ludwig von Mises, l'un des leaders intellectuels de l'école autrichienne. Son influence sur la promotion des idées libérales classiques au cours du XXe siècle est impressionnante.

Né dans une famille aisée dans une province de l'empire austro-hongrois qui fait maintenant partie de l'Ukraine, Mises a démontré son intelligence très jeune : il maîtrisait le français, l'allemand et le polonais et lisait le latin dès l'âge de 12 an... Poursuivre la lecture

Je suis souvent interrogé sur la façon dont la doctrine libérale traite du chômage et de la couverture de cet accident financièrement et humainement dramatique. Après le rejet par le Conseil d’État du projet de réforme de l'assurance chômage, la réponse libérale prend toute sa valeur, même si elle est a priori surprenante.

Telle que je la professe, après tant d’autres, la doctrine libérale dit à peu près ceci :

Le chômage est un accident inévitable mais mineur quand le marché du travail est libre et concurrentiel. La couverture de... Poursuivre la lecture
Bastiat
2
Sauvegarder cet article

Par Dan Sanchez.

 

Que faudrait-il pour que la liberté redevienne "une idée dont le temps est venu" ?

Ou, comme l'a dit Leonard Read, "De quoi la philosophie de la liberté a-t-elle le plus besoin ? ».

Sa réponse était : "de plusieurs milliers de penseurs créatifs, d'écrivains, de bavards, comme Frédéric Bastiat l'a été pour la philosophie de la liberté...".

Read estimait que dix mille pourraient faire l'affaire.

"Dix mille Bastiat ?" écrit-il, sachant que c'est un défi de taille. "Eh bien, diffic... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles