Discours de Macron : déconfiner, libérer

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« Je rends aux Français leur totale liberté : prenez vos responsabilités en fonction de votre état de santé, de votre situation. Je veux laisser les gens libres de vivre leur vie. »

Par Margot Arold.

« Mes chers compatriotes,

J’ai choisi de m’adresser à vous ce soir car l’heure est grave, et la situation très critique.

Comme vous le savez, le virus circule toujours.

Comme vous le savez, les soignants sont épuisés.

Comme vous le savez, les services de réanimation sont saturés.

Comme vous le savez, j’ai récemment subi une opération chirurgicale, et la greffe que j’ai subie me permet aujourd’hui de m’adresser à vous avec un courage que je n’ai pas eu jusqu’ici.

Aussi ce soir, je vous annonce que je choisis de déconfiner l’ensemble des Français. Les restaurants, les bars, dont les propriétaires exsangues avaient fait tellement d’efforts pour vous accueillir, pourront à nouveau travailler.

Les quais, les plages, seront accessibles pour que vous puissiez vous promener et prendre le soleil, qui est si bon pour la production de vitamine D.

J’ai aussi décidé d’arrêter d’écouter tous ces conseillers, tous ces politiciens non élus, qui décident de votre vie depuis maintenant un an (en réalité, bien plus, mais je ne peux pas non plus tout résoudre d’un coup…)

Ainsi, je n’écouterai plus les syndicats, qui me demandaient de fermer les écoles pour que les vacances soient prolongées avec vos impôts.

Je n’écouterai plus la Commission européenne, qui a pris des décisions ubuesques et contre-productives.

Je n’écouterai plus les officines, cabinets de conseil et autres qui murmurent à mon oreille et à celle des présidents depuis François Mitterrand.

Je rends aux Français leur totale liberté : prenez vos responsabilités en fonction de votre état de santé, de votre situation. Je veux laisser les gens libres de vivre leur vie.

Je rends hommage aux médecins également, en leur permettant à nouveau de soigner en leur âme et conscience, sans craindre de punition de leur Conseil de l’Ordre. Ils pourront désormais prescrire en toute conscience un traitement, dès les premiers symptômes, afin d’éviter que des patients sous Doliprane ne viennent saturer les services hospitaliers.

Mes chers compatriotes, la Liberté est notre devise, et nous saurons nous en montrer dignes. »

 

Le discours dans son intégralité ici.

 

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