Arme : de « Pose ton gun » à « Print ton gun » de Jstark

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OPINION : la prohibition de l’arme à feu est devenue impossible avec les techniques modernes. Les politiciens vont-ils le comprendre ?

Par Mitch Menet.

NTM se disait subversif et chantait Pose ton gun. NTM c’est un peu le niveau de réflexion général des anti-armes. Et quitte à rester dans la grossièreté, à l’acronyme NTM je préfère FGC (F.ck Gun Control).

C’est quoi, une arme à feu ?

Concrètement, pris isolément, cet objet est totalement inoffensif, ou en tout cas moins dangereux qu’un couteau. Un Glock 17, c’est un mécanisme de mise à feu et de guidage. L’objet de la puissance, celui qui contient l’énergie, c’est la munition.

Si j’ai le choix entre avoir des balles ou une arme je prends les balles. Il est plus facile de fabriquer un flingue que de fabriquer des balles, surtout parce que les balles, on n’a jamais fini d’en fabriquer. Je sais, ça peut paraître contre-intuitif et pourtant c’est la réalité. Une balle ce sont des composés chimiques complexes, de l’emboutissage, du sertissage etc.

Mais surtout, pour que ça vaille le coup il faut en produire des caisses. Recharger des douilles en achetant sa poudre, ses amorces, et ses balles, on sait faire, mais soyons franc : fabriquer des amorces, sa nitrocellulose, emboutir ses douilles, avec la bonne gorge bien dimensionnée, le diamètre pile-poil à chaque balle, c’est un taf industriel. On parle de grandes séries. C’est possible à fabriquer mais c’est bien plus facile de faire de la contrebande que d’en fabriquer soi-même.

Fabriquer facilement une arme chez soi grâce à l’impression 3D

Alors que fabriquer une arme précise et durable, le faire une seule fois et être armé pour longtemps, pour quiconque s’y connaît en fabrication industrielle et artisanale, c’est bien plus du domaine du possible. Et c’est économiquement sensé en termes de coût de fabrication et de durabilité de l’objet. Avec le progrès, c’est de plus en plus facile.

Avant l’impression 3D, il était déjà techniquement tout à fait possible de fabriquer des armes chez soi. Un petit tour/fraiseuse, un poste à souder, des bons instruments de mesure, un peu de savoir-faire et le tour était joué. Si les Philippins y arrivent au fin fond de leur jungle vous vous doutez bien qu’on peut y arriver avec un atelier bien équipé en Europe.

 

 

Et puis l’impression 3D s’est démocratisée en même temps que le lobby anti-armes aux USA prenait une ampleur sans précédent avec la surmédiatisation des mass shootings et la polarisation politique du sujet : pro-guns = républicains ; anti-guns = démocrates.

On ne meurt pas plus qu’avant d’assassinat par arme à feu aux États-Unis, plutôt moins en fait, alors qu’il y a beaucoup plus d’armes. Mais avant c’était ceux des sales quartiers qui se tuaient entre eux pour des histoires de drogue. On s’en fichait un peu. Le problème, c’est que les mass shootings peuvent cibler des riches, absents des quartiers pauvres qui ont assez de violence de gangs comme ça.

D’ailleurs, ces événements surmédiatisés sont toujours tragiques, mais statistiquement insignifiants par rapport au reste des meurtres par arme à feu aux États-Unis : 373 morts en 2018 lors de mass shootings sur 13 958 meurtres par arme à feu soit 2,4 %. Mais c’est de ceux-là dont on parle dans les médias, et c’est l’argument principal des anti-armes.

Alors qu’en est-il réellement de la possibilité de fabriquer ses propres armes chez soi sans le moindre contrôle, n’en déplaise aux opposés au second amendement ?

Cody Wilson et son Liberator en open source pour la construction d’arme à feu

La controverse a commencé avec Cody Wilson. En 2012, ce charmant allumé de la gâchette (un compliment dans ma bouche) a créé Defense Distributed. Le but était de diffuser tout ce qu’il pouvait pour favoriser la construction d’armes à feu maison. Cody a su faire parler de lui en jetant une météorite type géocroiseur dans la mare de l’ATF (Alcohol Tabacco and Firearms agency : ceux qui luttent contre le trafic de biens dont la vente est encadrée) et des opposants au second amendement de la Constitution américaine.

Concrètement qu’a-t-il fait ?

Il a développé une arme entièrement imprimable en 3D : le liberator. Ce truc est une bouse sans nom (enfin si, le nom c’est Liberator mais ne faites pas semblant de ne pas me comprendre !). Il tire du .22 (le plus petit calibre létal) en coup par coup avec rechargement manuel entre chaque coup. Et l’arme explose au bout de trois ou quatre balles, si ce n’est à la première balle. Et de plus il n’est pas précis du tout parce que le canon est pourri. Vous allez comprendre plus tard pourquoi ce canon droit ne sert à rien.

Mais voilà : la porte était ouverte, et il faut bien l’avouer, n’importe quel péquin de base pouvait commencer à se fabriquer un ersatz d’arme. Mais Defense Distributed est allé plus loin.

Les fusil semi-automatiques AR15 (Armalite 15) sont régulés et ont un numéro de série aux USA. Ces fusils sont l’objet du scandale des anti-armes. Bien qu’ils soient finalement peu utilisés pour des mass shootings et beaucoup plus pour des actes d’auto- défense, leur look impressionne ceux qui n’y connaissent rien. Ce fusil en particulier est devenu l’incarnation du mal pour les armées de Beto O’ Rourke (un chantre de la prohibition des armes aux USA) qui déferlent sur ce pauvre monde.

Mais techniquement et légalement il est autorisé de fabriquer un tel fusil chez soi, à condition de lui graver un numéro de série. Ce n’est pas facile mais c’est possible si vous êtes un passionné d’usinage, que vous êtes très bien équipé, formé etc. Ce n’est pas à la portée de tout le monde.

L’AR15 est une arme très modulable et conçue comme telle. C’est son grand atout. En gros, vous pouvez tout changer sur un AR15 : canon, garde de main, poignée, crosse, système de détente, organes de visée (ce dernier point me semble évident mais bon…) etc. Il n’y a qu’une pièce qui porte un numéro de série, le récepteur inférieur interne. C’est la pièce chromée (elle est en aluminium) sur la photo ci-dessous :

Donc finalement, si vous arrivez à obtenir cette pièce, aux USA vous pouvez acheter tout le reste sans même qu’on ait à vérifier votre âge.

Cody Wilson et ses amis ont donc fait l’exercice suivant :

  1. Ils ont pris les spécifications de cette pièce et les ont mises dans un logiciel de CAD (Conception Assistée par Ordinateur, genre Solidworks ; cocorico le leader de ce genre de programme est Français, Solidworks c’est Dassault Systems).
  2. Ils ont pris la définition juridique de la pièce en question. Si elle n’est achevée qu’à 80 %, légalement c’est juste un bout de métal, donc la vente est libre.
  3. Ils ont ensuite créé une petite fraiseuse automatique pré-programmée, et hop le tour est joué.

Vous pouvez maintenant vendre des récepteur inférieurs finis à 80 % seulement comme si c’était des bonbons, et les gens achètent la machine pour finir ça chez eux pendant qu’ils prennent le thé et les petits gâteaux. N’importe qui peut alors obtenir une arme sans le moindre contrôle, ni franchement le moindre effort autre que budgétaire. Ils achètent le reste de l’arme dans le commerce, payent cash et il n’y a pas de registre. Ça a fait pas mal de bruit à l’époque, mais reste un phénomène purement américain.

Partout ailleurs, toutes les autres pièces sont contrôlées et le petit tour de passe-passe légal de Cody Wilson n’est en fait qu’un pétard mouillé. Même avec les avancées de l’impression 3D en plastique avec lesquelles on peut maintenant imprimer un Lower receiver pour moins cher sans passer par la case du bloc d’aluminium fini à 80 %, ça reste un truc de geek purement américain. Dans les autres pays on doit toujours montrer patte blanche pour acheter le canon, le receveur supérieur, etc.

Quant à son Liberator, il est fort symboliquement mais c’est une arme inutilisable concrètement. Même la fabrication d’AR15 peut être stoppée facilement simplement en apposant des numéros de série sur le receveur supérieur ou simplement sur le canon comme ça se fait partout ailleurs dans le monde.

Sincèrement, pour se procurer un Ghost Gun en pratique, Cody Wilson n’a absolument pas inquiété du tout cette noble profession que sont les trafiquants d’armes. Il n’y a pas eu de ruée sur ses fraiseuses, et les armes utilisées pour le larcin, la chasse ou le tir sportif ou que sais-je, ne sont toujours majoritairement pas des armes imprimées en 3D.

Mais Cody Wilson et sa bande sont juste des pionniers. À leur suite, il y a des gens motivés.

Derwood le charpentier et son AP9

Après les travaux de Defense Distributed, des gens comme Derwood sont allés plus loin avec des armes fiables presque entièrement imprimées en 3D. Mais comme souvent c’est le presque qui compte. Vous allez comprendre.

Avec son AP9, Derwood a apporté un design libre de droit pour une arme vraiment fonctionnelle en 9 mm parabellum (Calibre de 9mm nommé ainsi car Si vis pacem...). Là, on commence à causer sérieux. Mais il reste deux problèmes : le canon et les chargeurs.

Les chargeurs de l’AP9 de Derwood étaient des chargeurs Glock, mais ce n’est pas encore un problème pour s’en procurer actuellement, ils sont encore facilement accessibles car non numérotés. En revanche les États imposent de plus en plus des limites légales sur la taille des chargeurs et leur vente va devenir contrôlée sous peu. Nous reviendrons sur ce point.

Le vrai problème c’est le canon lui-même. Le canon c’est le presque qui compte dont je parlais plus haut. Et ce ne sont pas des imprimantes 3D qui fondent des filaments de plastique qui vont résoudre le problème. Le canon et son prolongement, la chambre qui contient la balle, sont soumis à des pressions énormes qu’aucun plastique imprimé en 3D ne peut contenir.

Un tir d’arme à feu c’est une explosion dont toute la dissipation d’énergie est orientée vers la sortie du canon. Pour rediriger toute cette puissance en une seule direction sans exploser, on n’a encore rien inventé de mieux que ce bon vieil alliage de fer et de carbone : l’acier.

Et Derwood le sait. Son arme faite maison est donc montée avec un canon Glock industriel made in Austria. Et le commerce des canons Glock (et des autres) est très sévèrement contrôlé partout dans le monde, sauf dans certains États des USA où imprimer une arme n’a aucun sens autre que le défi technique.

Alors on pourrait se dire « oui mais un canon c’est juste un tube en acier. C’est quand même pas si dur à fabriquer ! »

Le canon d’une arme, un simple tube en acier ?

Pour la plupart des munitions, un canon c’est davantage qu’un tube en acier. Vous vous souvenez du générique de James Bond ? L’image où on le voit se retourner et tirer…

Les spirales que vous voyez autour de lui représentent l’intérieur d’un canon. Ce sont des rayures qui ne sont pas là par hasard. La balle ne traverse pas le canon en glissant contre lui. Si vous poussiez la balle à la main avec un bâton à travers le canon, vous n’arriveriez à rien. La balle est extrudée en force par le canon et se fait au passage écorcher par ces rayures, ces empreintes qui permettent aux expertises balistiques d’identifier l’arme qui a tiré la balle.

Le diamètre de la balle est supérieur à celui du canon. C’est la pression de l’explosion qui permet de la faire passer en force. Et au passage les rayures vont donner à la balle un mouvement de rotation sur elle-même, stabilisant le projectile par effet gyroscopique. Sans ça, pas de précision au tir au-delà de 5 mètres.

Les balles de 9 mm Parabellum sont faites pour être utilisées dans de tels canons.  Donc pour cette partie fondamentale de l’arme, malgré les efforts de Derwood, l’impression d’armes en 3D restait tributaire d’un usinage à l’ancienne, avec un tour et un outil dédiés à creuser ces rayures. C’est possible à faire dans un atelier, mais usiner du métal n’est pas un hobby courant et ne se fait pas dans un petit appartement. Il faut un atelier. Avec Derwood on avait progressé, mais on n’y était pas encore.

Jstarks et son fameux FGC9

C’était sans compter sur Jstark 1809.

Jstark n’a jamais révélé son identité réelle mais vous pouvez quand même lui écrire sur Jstarks1809@protonmail.com. Ce sympathique rebelle anglophone n’a pas accès au marché américain pour se procurer un râtelier de pétoires très garni. Il a donc décidé de prendre les choses en main. Il s’est attelé à développer un projet d’arme utilisable, semi-automatique, entièrement fabricable à partir d’éléments en vente libre et sans un atelier très fourni.

Et il faut avouer qu’il a jeté un froid chez les chantres du contrôle des armes en publiant le 27 mars 2020 le mode d’emploi de fabrication de son fameux FGC9. Cet acronyme anodin signifie littéralement Fuck Gun Control, le 9 correspondant au calibre 9 mm parabellum (AKA 9*19).

Le ton est donné !

En utilisant les travaux de Derwood, et en s’alliant avec Ivan the Troll et d’autres geeks, il ont fait un design pour les chargeurs Glocks à imprimer en 3D : problème résolu. En même temps, comme le dit Cody Wilson, l’idée de nos gouvernants de pouvoir réglementer l’usage d’une banale boîte avec un ressort à l’intérieur est complètement stupide. Les chargeurs prohibés sont d’une confondante facilité à réaliser avec une imprimante 3D.

Donc ça, c’est fait. Reste le canon…

Jstark a trouvé un moyen de contourner le problème grâce à son partenaire technique « IvanThe Troll ». Pour fabriquer un canon le tube en acier n’est pas un problème. On peut acheter des tube d’acier résistants, mais l’intérieur est lisse et le diamètre interne inférieur à celui désiré.

On va ensuite usiner l’intérieur de ce tube de manière électrolytique. Avec une solution saline conductrice, des fils de cuivre, une batterie et un « négatif » de la forme à donner l’intérieur du tube, on va pouvoir retirer du métal à ce tube de manière assez précise.

Grâce à cette électrolyse, guidée précisément par la pièce imprimée en 3d, vous arriverez à donner à l’intérieur de votre canon la forme exacte (ou en tout cas, respectant les tolérances des standards actuels) que vous désirez. Et une fois que vous avez cette pièce, et bien très sincèrement, vous priver d’arme à feu devient impossible. Il ne vous reste plus qu’à vous procurer les balles. Produire les autres pièces est relativement trivial.

Budget de l’investissement initial pour fabriquer une arme, en incluant l’imprimante 3D neuve, la perceuse neuve tous les consommables le pied à coulisse etc… : 1000EUR. Ce prix est une estimation personnelle en fonction de mes recherches. Vous pouvez bien sûr monter pour acheter une imprimante de meilleure qualité, une meilleure perceuse/visseuse etc…

Par contre le coût marginal pour l’arme suivante sera risible : 150EUR en étant pessimiste. Et voilà ce que vous obtenez :

 

 

Et Jstark ne compte pas s’arrêter là.

Il travaille sur le FGC12. En gros, un fusil capable de tirer du 12 comme les fameux fusils à pompe. Et vous savez quoi ? Ça risque d’être encore plus facile ! Parce que contrairement au 9 mm Parabellum, les munitions de cartouche de 12 sont faites pour être tirées dans des canons lisses. Cette fois, le canon sera effectivement juste un tube.

Mais on peut extrapoler : les balles de 5,56 (ou de Remington .223, c’est la même chose à une vache près) qu’on utilise sans les AR15, les Famas, les FN Scar (les Kalashnikovs n’ont pas le même calibre mais la problématique est identique) et autres délicieux plaisirs issus de l’ingénierie armurière, vont finir, et à mon avis sous peu, par trouver un modèle d’arme totalement fabricable chez soi sans matériel soumis à restrictions, exactement comme le FGC9.

Et vous savez quoi ? Le FGC9 est une arme semi-automatique. Rien, absolument rien, n’empêchera les concepteurs de ces armes de créer des systèmes mécaniques full automatiques.

Pour ceux qui ne savent pas la différence : en mode semi-automatique, quand j’appuie sur la queue de détente une seule balle part. Pour la suivante, je dois relâcher la détente et la presser à nouveau. En mode automatique (ou full auto pour les intimes), si je laisse la détente pressée l’arme continue de tirer tant qu’il y a des balles dans le chargeur. C’est ce qu’on appelle communément une mitraillette.

Ces armes automatiques ne sont plus en vente libre aux États-Unis depuis 1986, sauf licence spéciale ou armes produites et enregistrées avant cette date. Il se pourrait qu’elles redeviennent banales. Si tout est prohibé et que vous risquez autant avec une full auto et une semi-automatique, vous choisirez vite : qui peut le plus peut le moins !

Et puis la technologie évolue. Avec les imprimantes 3D en métal qui fondent de la poudre d’acier avec du laser par exemple, il n’y aura plus de limites. Vous pourrez fabriquer des Kalash plus vraies que nature. Mais ces machines coûtent encore plusieurs centaines de milliers d’euros. Donc il n’y a pas vraiment d’intérêt par rapport à l’achat d’un tour et d’une fraiseuse pour 5000 euros et apprendre à s’en servir ou simplement acheter une arme de contrebande. Les prix baisseront mais cet article a pour objet principal l’état actuel des choses.

L’impossible prohibition des armes à feu

Revenons donc au début de mon article.

Quand les hommes politiques auront compris que leurs lois sont stupides et inefficaces ; quand le fait qu’ils ne peuvent pas raisonnablement espérer la moindre efficacité de la prohibition des armes à feu si les habitants de leur pays en veulent vraiment, alors ils passeront à autre chose sans abandonner la prohibition des munitions.

C’est déjà dans les tuyaux aux USA, mais ça ne marchera pas non plus. Les munitions sont du consommable. Ça n’a pas de sens de les numéroter. Le trafic est difficile à contrôler. C’est durable, à savoir périssable après 10 ans, facile à cacher, ça ne sent pas tant que ça (bonne chance pour les chiens), ça peut être dissimulé dans plein d’autres trucs en métal, ce n’est pas dangereux à transporter contrairement aux idées reçues…

Et même si le gouvernement parvient à les rendre rares, des individus trouveront un moyen. Fabriquer des balles est compliqué à faire de manière rentable, mais pas si compliqué à faire tout court. Si les balles deviennent rares, elle seront chères, et les fabrications artisanales prendront tout leur sens économiquement.

La prohibition des armes à feu est devenue impossible avec les techniques modernes. Même avec la dictature de Xi Jinping, les Chinois peuvent maintenant fabriquer leurs armes s’ils le veulent. Je ne sais pas si le mode d’emploi de fabrication du FGC9 est traduit en mandarin, mais ça viendra. Pour les balles, il faudra trafiquer avec la Russie… Bonne chance pour surveiller les 4250 km de frontière.

Jstark a presque tout dit dans le nom de sa création. Le reste est gravé sur l’une des pièces à imprimer en 3D son FGC9 : « Live free or die ! »

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