Les femmes ont-elles quelque chose à apprendre de Jordan Peterson ?

Si le patriarcat consiste en la domination des hommes sur des femmes maintenues dociles et dénuées de sens, Jordan Peterson n’en est certainement pas le gardien.

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Jordan Peterson by Gage Skidmore (CC BY-SA 2.0)

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Les femmes ont-elles quelque chose à apprendre de Jordan Peterson ?

Publié le 16 février 2021
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Par Freya India.
Cet article a été initialement publié sur EvieMagazine.com sous le titre
Can Women Learn Anything From Jordan Peterson? et a été traduit avec leur autorisation expresse.

Jordan Peterson, le célèbre professeur et psychologue clinicien canadien est enfin de retour. Après une longue interruption due à des problèmes de santé, Peterson se rétablit lentement en alternant brefs commentaires culturels sur Twitter, apparitions dans le podcast de sa fille Mikhaila et promotion de son nouveau livre Beyond Order : 12 More Rules for Life.

Le public adore ou déteste celui qui dit la vérité

Beaucoup ont longtemps attendu que le retour de Peterson leur offre un répit dans cette période de malaise dans la culture, se réjouissant que sa voix calme et raisonnée dissipe les oripeaux des politiques identitaires, intersectionnelles et régressives. En revanche, d’autres en ont littéralement pleuré.

Pour les employés en larmes de Penguin Random House, Peterson est l’incarnation du tyran contre lequel les médias les ont si souvent mis en garde : provocateur politique, transphobe, misogyne et chouchou de l’alt-right, il cherche à consolider l’assise du patriarcat et à réduire à néant leurs progrès.

Mais pour ceux qui saluent son retour, Peterson est un psy jungien, un fin connaisseur de Nietzsche, un bibliste perspicace et un phare éclairant ceux qui cherchent un sens à leur vie, œuvrant en fin de compte à l’amélioration et au triomphe de l’individu.

Je suis de ce dernier camp. Lorsque j’ai entendu Peterson parler pour la première fois, dans le cadre de sa série de vidéos en ligne, c’était comme si j’écoutais quelqu’un déchiffrer une langue étrangère, me parler dans une langue dont j’ignorais qu’elle m’était naturelle, et m’ouvrir à un autre monde. Toutes les idées fausses que j’avais de lui se sont vite effondrées.

Les œuvres de Jordan Peterson ne sont pas réservées aux jeunes hommes

L’une de ces fausses impressions était que Peterson n’a de valeur que pour les jeunes hommes. Et c’est une idée répandue. En témoignent ces gros titres : « Pourquoi les jeunes hommes vénèrent-ils le professeur Jordan Peterson ? » « L’Évangile de la masculinité selon Jordan Peterson » ou « Jordan Peterson, gardien du patriarcat ».

Au cours de sa tristement célèbre interview sur Channel 4, Cathy Newman lui demande sur le ton du reproche :

« Qu’est-ce que les femmes ont à y gagner ? »
Peterson lui répond : « Eh bien, quel genre de partenaire voulez-vous ? Voulez-vous un éternel enfant, ou quelqu’un pour vous faire face, qui vous aide et sur qui vous pouvez compter ? »
Cathy Newman répond : « En fait, vous êtes en train de dire que les femmes ont en quelque sorte le devoir d’aider à résoudre la crise de la masculinité ? »

Personnellement, je pense que les femmes ont une part dans la responsabilité d’aider les hommes qui font partie de leur vie et qui se sentent perdus, à la recherche d’un but. Mais ce n’est pas tout ce qu’elles ont à y gagner.

La culture moderne sous-entend souvent que les femmes sont désormais moralement supérieures aux hommes, que nous sommes le sexe mature et irréprochable assiégé par la misogynie et les attitudes masculines toxiques. Rien chez nous n’aurait besoin d’être corrigé. C’est pourquoi les conférences traitant de responsabilité personnelle, d’accepter de rendre des comptes et d’alléger le fardeau d’autrui ne pourraient jamais avoir d’utilité ou d’attrait pour les femmes.

Mais elles ont aussi le devoir de s’améliorer, tout comme les hommes. Nous sommes aussi confrontées à des problèmes sans aucun doute exacerbés par nos propres mauvaises habitudes et nos comportements malsains, et nous gagnerions toujours, comme tout humain sur Terre, à travailler sur nos défauts.

Les leçons de Jordan Peterson

En tant que femme de 21 ans, voici quelques-unes des leçons que j’ai apprises de Jordan Peterson.

L’importance de la responsabilité individuelle 

« Tenez-vous droit, les épaules en arrière », ainsi s’énonce la première règle du deuxième livre de Peterson, 12 Règles pour une vie.

Peterson explique :

« Cela veut dire décider de transformer volontairement un potentiel encore chaotique pour créer les réalités d’un ordre qui soit habitable. Cela veut dire adopter le fardeau d’une vulnérabilité consciente d’elle-même, et accepter la fin du paradis inconscient de l’enfance, où les concepts de finitude et de moralité ne sont que vaguement compris. Cela veut dire entreprendre volontairement les sacrifices nécessaires pour engendrer une réalité productive et pleine de sens ».

Affronter et assumer ses responsabilités avec dignité est le seul moyen d’empêcher qu’elles ne vous engloutissent.

Nous portons tous des responsabilités dans notre vie : essayer de protéger notre santé, rompre avec nos mauvaises habitudes, s’occuper de notre famille, faire progresser notre carrière, protéger nos finances… la pression peut parfois sembler permanente. Ces devoirs peuvent devenir si accablants que l’on peut être porté à croire qu’il est plus facile de les éviter complètement. Et en effet, ne pas fonder une famille, ne pas suivre ses ambitions ou ne pas poursuivre des relations sérieuses peut vous épargner tout le fardeau qui les accompagne. Mais, tel un muscle que l’on ne fait plus bouger, l’esprit s’atrophie quand on ne lui donne plus de sens.

Pour Peterson, faire face à ces responsabilités, les maîtriser et les assumer avec confiance et dignité est la seule façon de les empêcher de vous engloutir entièrement.

Mais on dit aux femmes d’aujourd’hui de ne rien changer en elles, et surtout pas pour quelqu’un. Nous sommes censées être traitées comme des reines, vénérées, qu’importe ce que nous avons à offrir en retour. Les magazines féminins affirment triomphalement « Pourquoi vous ne devriez pas changer vous-mêmes, mais changer la personne avec qui vous êtes », en donnant des conseils tels que : « Vous n’avez pas besoin d’une plus petite couronne. Vous avez besoin d’un homme avec de plus grandes mains ».

Faites ce qui vous rend heureux ! Tu es parfaite telle que tu es ! Toutes les filles ont entendu ça. Mais, et si parfois, c’étaient nos propres habitudes et comportements qui nous rendaient malheureux ?

En d’autres termes, il n’y a pas que les hommes qui devraient regarder en eux-mêmes et commencer à brûler leur bois mort, les parties d’eux-mêmes qui ont pourri et noirci ; les femmes aussi. Plutôt que de rejeter la responsabilité de tout ce qui ne va pas dans notre vie sur quelque chose d’extérieur (comme la pression sociale, la méchanceté des hommes, les micro-agressions, les préjugés inconscients, le patriarcat), il est plus utile de commencer à endosser la responsabilité des choses que nous pouvons contrôler. C’est sans nul doute ça, la véritable autonomisation : prendre notre souffrance en main et la soustraire à l’emprise des autres.

Vivre, c’est souffrir

Faire face à ses responsabilités devient beaucoup plus facile quand on se rend compte que tout le monde souffre. Comme l’a dit Nietzsche, « Vivre c’est souffrir, survivre c’est trouver un sens à cette souffrance ».

« La vie, c’est très difficile, et tout le monde mourra », dit sans détour Peterson. « Prenez votre satanée souffrance, supportez-la et essayez d’être une bonne personne afin de ne pas l’aggraver ».

Il y a une liste interminable de raisons d’être amer de votre existence, affirme Peterson. Tous ceux que vous connaissez vont mourir un jour, y compris vous. Et d’ici là, votre vie sera sans doute truffée d’injustices, d’inégalités et de souffrances apparemment inutiles.

Mais vous ne pouvez pas attendre que tout cela s’atténue pour vous épanouir. C’est inhérent à la vie. Se plaindre de tout, prévient Peterson, ne fera qu’empirer les choses à l’infini. L’enfer est un puits sans fond : une fois que vous y tombez, vous pourrez toujours tomber plus profond.

C’est pourquoi l’on doit trouver un sens à sa souffrance. Ne pas seulement chercher le bonheur, mais aussi la force et la gratitude. Pour Peterson, le but fondamental d’un homme n’est pas seulement d’être heureux, mais de devenir la personne la plus forte aux funérailles de son père, capable de consoler les autres plutôt que de pleurer dans un coin.

Je pense que les femmes ont besoin d’entendre un message similaire. Au lieu de nous lamenter sur les difficultés de la vie, nous devons aussi nous ressaisir et la supporter autant que possible, et même essayer de trouver de la gratitude dans notre malheur.

Accepter que la vie soit intrinsèquement injuste n’est pas non plus aussi déprimant qu’il n’y paraît ; en fait, cela vous libère. À partir du moment où vous réalisez que la vie ne vous doit rien, tout bien qui se manifeste vous laisse profondément reconnaissant.

Cela vous libère aussi de la mentalité de victime. Tout au long de mes études universitaires, on a voulu m’informer, implicitement et explicitement, que j’étais victime de forces invisibles simplement parce que je suis une fille. Mais comme nous en avertit Peterson : « Ce que vous visez détermine ce que vous voyez. »

Bien sûr, la misogynie et les préjugés existent toujours. Mais si on dit aux femmes que ces forces oppressives sont partout, et si on les encourage à entreprendre de redéfinir les mots pour justifier leur impuissance, nous nous sentirons toujours victimes.

Chacun a la capacité de faire le mal

« Je ne pense pas que vous ayez la moindre idée de votre capacité à faire le bien tant que vous n’avez pas une idée bien précise de votre capacité à faire le mal », écrit Peterson.

Nous avons tous la capacité d’être mauvais. Peterson conseille aux hommes de se confronter à leur ombre jungienne, leur colère, leur ressentiment et leurs insécurités cachées, afin d’intégrer ces éléments dans leur personnalité pour les empêcher de jaillir de manière aussi incontrôlée que déformée.

Les femmes aussi ont une ombre. Nous ne sommes pas simplement des parangons de vertu entourées d’hommes malfaisants, d’institutions patriarcales et de normes sociétales corrompues – nous avons nos propres défauts.

Ce n’est qu’une fois conscientes de nos vices, que nous devenons moins susceptibles de les projeter sur ceux qui nous entourent. Et cela fera de nous de meilleures personnes, partenaires, sœurs et filles. Le choix qui s’offre à nous est donc de savoir si nous devons continuellement déplorer notre malheur, en nous en prenant aux autres, ou si nous devons emprunter la voie difficile de la réflexion sur soi et du développement, une voie désagréable et brutale, mais bien plus libératrice à long terme.

En guise de conclusion : c’est une joie de vous retrouver, docteur Peterson

Si le patriarcat consiste en la domination des hommes sur des femmes maintenues dociles et dénuées de sens, Jordan Peterson n’en est certainement pas le gardien.

En fait, à bien des égards, il en est l’antidote : il professe la responsabilité individuelle, le développement de soi et le dépassement de la victimisation. Non seulement Peterson décourage les hommes de devenir d’éternels enfants, mais il apprend aussi aux femmes à marcher la tête haute et à devenir quelqu’un avec qui il faut compter. Dans un monde où l’on dit aux femmes qu’elles ne doivent rien changer, et où tout ce qui leur arrive est hors de leur contrôle, il est rafraîchissant d’entendre quelqu’un dire que nous avons le pouvoir de nous améliorer.

Les médias peuvent bien le fustiger, mais le Dr Jordan Peterson a véritablement aidé des centaines de milliers de personnes, hommes et femmes, à faire face à leurs responsabilités, à cultiver leur gratitude et à explorer une compréhension plus profonde du monde. Et pour ma part, je suis ravie de son retour.

Traduction : Benjamin Guyot pour Contrepoints

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  • La victimisation féminine n’est qu’un nième avatar de la conscientisation, si présente dans les années ’50 à ’70, à l’époque dirigée contre le capitalisme et les propriétaires.

    Je crois que cela signifie qu’une bonne part de l’humanité se complait dans le rôle de victime plus ou moins révoltée, qui permet d’expliquer, sans dégâts pour l’ego mais pas pour le développement personnel, des non-réussites sociales, financières ou sentimentales.

    Mais qui est, je crois, toujours destructive à terme – il y a plus à gagner en allant vers l’autre qu’en le combattant

    • C’est clair, mais comme vous le dites, il s’agit de conscientisation, bref le même conglomérat indigeste extremo-gaucho installé à La Sorbonne et au syndicat de la magistrature peut-être. Dans la vraie vie, donc pour la majorité des femmes, tout va bien autour d’elles.

  • le patriarcat ne constitue pas en la domination des hommes sur les femmes me semble t il.. sinon d’ailleurs il est évident que le patriarcat n’existerait pas.. un clodo ne domine en rien nadine de rothschild..

    il consisterait en ce que le sommet des hierarchies est occupé par des hommes et ce non en fonction de leurs seuls mérites…

    c’est amusant car pour la politique, la notion de mérite ne fait pas sens..

    Pour l’economie, il faut supposer que le jeu concurrentiel est truqué..

    Les distinctions entre groupe des hommes et groupe des femmes existent bel et bien ..
    Il faut avoir une idée de ce que le monde devrait être pour dire que ce qu’on observe résulte d’un injustice….

    c’est l’extraordinaire succès du pay gap…quand personne ne vous montre un homme et une femme faisant le MÊME job et étant payé différemment , ce qui est en outre illégal..

    au bout du compte il faudra qu’ils puissent rendre illégal que un homme et une femme forment consensuellement un couple « traditionnel »..
    , il sera exigé légalement que les taches soient partagées..

    les femmes sont souvent les premières machistes!!!

    • dans le premier groupe de mammifères venu, les males s’affrontent et ceux qui gagnent se reproduisent, les traits mâles sont donc adaptés à cet affrontement ..

      nous devons absolument nous convaincre que cela est inexistant chez les humains…

      la monogamie est déjà la premiere tension sur la nature de l’humain..!

      • On peut tout de même remarquer de grandes différences ne serait-ce que chez les grands singes. Les structures sociales ne sont pas les mêmes chez les chimpanzés et les bonobos qui sont pourtant très proches.
        La « nature humaine originelle » semble être l’indistinction (mais c’est à prendre avec des pincettes). Mais enfin c’est un argument qui peut être en faveur du libéralisme anégaliraire (qui ne reconnaît ni égalité ni inégalité a priori) comme en sa défaveur, et les sociétés inégalitaires pourraient justement arguer que la civilisation structure et ordonne nos élans sauvages.

        Pour ce qui est de la monogamie : elle ne semble clairement pas naturelle sur le long terme, en revanche sur une période de moins de 10 ans, ça semble bien fonctionner. Les pratiques actuelles, qui se sont émancipées d’un certain nombre de contraintes et qui continuent d’évoluer, me semble aller dans le sens d’une succession d’épisodes monogames et de recompositions familiales. La surcouche sociale de la garde alternée qui permet une alternance entre vie de famille et célibat ou couple sans enfant, semble montrer actuellement de gros avantages. Je pense qu’il y aura encore beaucoup d’évolution, surtout si l’institutionnalisation de la notion de foyer continue de perdre de sa pertinence (le minimum serait au moins de revendiquer la fin du foyer fiscal et de considérer fiscalement les individus, comme il me semble en plus que c’est écrit dans les Droits de l’Homme).

        • la monogamie fonctionne mais n’ets pas naturelle elle crée des frustrations..

          • Quand j’écris qu’une succession de monogamies me semble bien fonctionner, c’est ici justement que je soupçonne qu’elle soit naturelle.
            La monogamie sur le long terme est une construction, la polygamie simultanée aussi et des deux la première pourrait bien être plus proche de notre nature justement. Ça se mesurerait sans doute relativement facilement.
            Ce qui n’est pas naturel non plus c’est la garde alternée… et pour le coup j’ai bien l’impression qu’elle pourrait au contraire régler les frustrations « naturelles » due à la promiscuité qui va avec la vie familiale : les enfants étant des enfants… seule l’adolescence étant une construction liée à la prohibition de la sexualité dans le foyer des parents… une construction pourtant a priori très ancienne et qui pourrait même avoir existé avant Sapiens. C’est très compliqué de parler de nature puisque nous sommes en partie nos propres artefacts (pas de Sapiens sans maîtrise technique suffisante du feu pour cuire la viande par exemple).

      • La monogamie, la pression sociale sur les femmes et sur les plus attirants des hommes pour les empêcher d’avoir plus d’une partenaire est, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, un des nombreux progrès qui a amené l’homme à se différencier des bêtes. Chez les animaux en règle générale le mâle dominant dispose de toutes les femelles alentours, qui elles, finalement, doivent se contenter d’un partage du mâle dominant avec d’autres femelles. On l’observe chez les singes aussi. Et cette pression sociale empêche les conflits perpétuels en permettant à une très grande partie des hommes et femmes d’avoir accès au sexe opposé, de manière exclusive. On retrouve aujourd’hui cette concurrence « bestiale » avec les applis de rencontre (une élite des hommes a accès à une très grande part de femmes, celles-ci n’ayant que des relations éphémères par conséquent et les autres hommes n’ayant au mieux que des miettes sinon rien)

        • En tous cas les sociétés où la polygamie est acceptée (je ne suis pas certain qu’on puisse dire « courante »), sont très structurées et régulées, peu libérales et ne semblent pas du tout témoigner d’un ordre sauvage originel chez l’homme.

    • @jacques lemiere
      Bonjour,
      Pour Oprah Winfrey, un mâle blanc, SDF, a plus de privilèges qu’elle-même, milliardaire.
      Ne pas oublier que la notion de patriarcat ne vise que le seul Occidental vivant dans un des quelques pays confortablement développés comme les U.S.A, le Canada, L’UK, et les pays « Nords » de l’Europe (Suisse incluse).

  • Tout le truc c’est que le patriarcat produit justement des éternels enfants au sein du foyer. En parlant de négociation et de rapport de force, peut-on vraiment parler de patriarcat ? En parlant de prises de responsabilités il me semble qu’on remet nécessairement en cause une distribution a priori des tâches relativement au genre.

    Les revendications fascistoïdes de certains groupes qui croient s’inscrire dans les luttes historiques aux US d’émancipation des femmes, des homosexuels ou des noirs sont complètement délirantes, essayant de recréer des conformismes et des normes encore plus rigides que les sociétés traditionnelles, s’évertuant à vouloir faire rentrer tout le monde dans une classification essentialiste, ne me semblent pas pouvoir être combattues par des positions conservatrices puisque ce sont des positions conservatrices.

  • Ce qui me gêne avec ce texte, c’est qu’il dit tout et son contraire, et qu’il généralise « les femmes » (et les hommes aussi d’ailleurs).
    Ce passage est délirant, à mon sens :
    « Pour Peterson, le but fondamental d’un homme n’est pas seulement d’être heureux, mais de devenir la personne la plus forte aux funérailles de son père, capable de consoler les autres plutôt que de pleurer dans un coin.
    Je pense que les femmes ont besoin d’entendre un message similaire. Au lieu de nous lamenter sur les difficultés de la vie, nous devons aussi nous ressaisir et la supporter autant que possible, et même essayer de trouver de la gratitude dans notre malheur. »
    Trouver de la gratitude dans notre malheur, déjà c’est admettre que les femmes seraient malheureuses ? Pourtant le but du reste du texte est de dire le contraire. Enfin, non, il n’y a pas à « se lamenter sur les difficultés de la vie », mais à les surmonter, donc il n’y a pas à « les supporter et y trouver de la gratitude ».
    Non, la culture moderne ne sous-entend pas que « les femmes sont matures et irréprochables face aux misogynes ». Généralisation, encore.
    Bref texte totalement hors-sol.

    • texte américain écrit par une femme de 21 ans.., complètement « en sol » par rapport à la culture universitaire dominante là bas.
      Le fait que l’essence même de la vie soit le tragique, dominée qu’elle est par l’horizon inévitable de la mort, ne correspond pas du tout à la dimension de victime revendiquée. Marie Stuart a eu un destin tragique. Elle était pourtant tout sauf une victime.

    • Vous n’avez pas compris ce qu’elle veut dire. Le malheur dont elle parle ce sont les difficultés de l’existence, qui nous font souffrir!

  • De l’art de poser des faux problèmes pour enfoncer des portes ouvertes. Ecrire et lire ce genre de niaiserie, c’est vraiment du temps perdu.

    • Pour vous peut être, mais pour une américaine woke qui passe son temps à pleurer sur son sort et à maudire les hommes (blancs) cela peut servir à s’épanouir et à sortir de l’état paranoïaque qui l’afflige!

  • Les commentaires sont fermés.

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