7 milliards de dollars : les procès en diffamation les plus chers de l’histoire

La justice américaine a déjà tranché à plus de 60 reprises : il n’y a eu aucune fraude significative dans le cadre de la présidentielle 2020. Mais face aux accusations du camp Trump, la phase judiciaire prend un nouveau tournant avec les procès en diffamation les plus chers de l’histoire mondiale.

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7 milliards de dollars : les procès en diffamation les plus chers de l’histoire

Publié le 5 février 2021
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Par Alexis Vintray.

Une post-présidentielle tumultueuse

L’élection présidentielle américaine a vu la victoire relativement large de Joe Biden, avec 306 grands électeurs contre 232 pour Donald Trump. Joe Biden a eu 7 millions de voix d’avance sur le président sortant. Ces résultats sont clairs, homologués par les autorités au niveau des États et au niveau fédéral. Mais ils n’ont pas empêché une partie du camp républicain de crier à la fraude électorale massive pour expliquer sa défaite.

Comme nous l’avions analysé dans différents articles sur Contrepoints, sous la plume de Philippe Lacoude ou la mienne, aucune fraude significative n’a pu être prouvée, même un tant soit peu. La justice américaine a donné tort plus d’une soixantaine de fois aux avocats de la campagne Trump et à ses partisans, confirmant l’intégrité du processus électoral.

Mais face aux accusations sans fondement du camp Trump, la phase judiciaire prend un nouveau tournant avec les procès en diffamation les plus chers de l’histoire mondiale, intentés par deux fabricants de machines de vote, Dominion et Smartmatic. Pour un total fou de 6,7 milliards de dollars à ce stade. Explications.

Les procès en diffamation les plus chers de l’histoire

Dominion et Smartmatic ont lancé des démarches en justice pour, demander respectivement des compensations de 1,3 milliard de dollars (trois procès) et 2,7 milliards de dollars (un procès). Dans les deux cas, les personnalités visées pour diffamation sont quasiment les mêmes : pour Dominion, Sidney Powell dans un premier procès, et Rudy Giuliani dans un second procès. Powell a été une avocate de la campagne Trump avant d’en être expulsée tardivement, tandis que Giuliani est l’avocat personnel de Donald Trump. Smartmatic poursuit les mêmes et y ajoute Fox News et trois de ses présentateurs vedettes (Jeanine Pirro de Fox News, Maria Bartiromo et Lou Dobbs de Fox Business). Ces derniers ont été les plus virulents dans les accusations de fraude sur ces deux chaînes.

Les personnalités visées avaient été jusqu’à arguer que les sociétés de machines de vote avaient truqué l’élection présidentielle américaine, en collaboration avec l’Iran, la Chine, le Venezuela ou encore George Soros et les antifas.

Beaucoup d’accusations farfelues mais qui ont en commun deux aspects : n’avoir aucune preuve d’une part, avoir détruit les entreprises en question d’autre part. Ce dernier point est au moins la justification avancée par les avocats (distincts) de Dominion et Smartmatic pour justifier du montant massif des dommages et intérêts réclamés.

Pour chaque procès, les sociétés arrivent à ces montants astronomiques en additionnant les revenus qu’elles estiment avoir perdus à cause des dommages causés à leur réputation par cette diffamation, cumulés avec une demande de dommages et intérêts. Des montants extraordinairement élevés, à la hauteur selon elles de la désinformation qui a entouré les lendemains de la campagne présidentielle.

Des sociétés qui semblent très sûres de leurs chances

Dominion comme Smartmatic ont recruté des ténors du barreau pour les défendre dans ces procès qui pourraient durer de deux à cinq années. Mais qui dit ténors ne dit pas absence d’ironie : la plainte de Smartmatic débute ainsi par les mots suivants :

La Terre est ronde. 2 et 2 font 4. Joe Biden & Kamala Harriss ont remporté la présidentielle américaine de 2020. L’élection n’a pas été volée, trafiquée ou manipulée. Ce sont des faits. Ils sont démontrables et irréfutables.

Le lecteur curieux pourra parcourir la plainte de Smartmatic (ci-dessous), ou celles de Dominion (disponibles publiquement en ligne).

Face aux accusations de Smartmatic et de Dominion, Fox News a réagi en déclarant « Nous sommes fiers de notre couverture de l’élection 2020 et nous allons nous défendre avec force au tribunal face à cette action sans fondement ». D’autres accusés se sont « réjouis » des procès, qui leur donnent selon eux l’opportunité de prouver leurs accusations.

À qui a profité le crime ?

Les fausses accusations de fraude électorale ont profité largement à Donald Trump, qui en a levé plusieurs centaines de millions de dollars, prétextant qu’il en avait besoin pour se défendre face à ces fraudes. De même Sidney Powell ne s’est pas privée pour collecter des dons, cherchant à lever « des millions ». Rudy Giuliani quant à lui aurait facturé 20 000 dollars par jour ses services à la campagne Trump. Ce tarif horaire est dix fois le tarif normal de Rudy Giuliani. Un différentiel tellement énorme qu’il laisse planer le doute sur ce que tarif exorbitant venait rémunérer (le risque de procès pour diffamation ?).

Quant aux médias, ils ont bénéficié d’audience record, comme sur le podcast de Rudy Giuliani.

Le cas de Fox News est plus compliqué. La chaîne aux abois face à d’autres chaînes plus radicales comme OAN ou Newsmax, aurait selon Smartmatic, utilisé ces accusations infondées de fraude pour défendre son audience face à ses rivaux (malgré une audience qui s’est quand même effrité). Selon la plainte de Smartmatic, « leur histoire était un mensonge. Toute l’histoire. Et ils le savaient. Mais elle faisait vendre. »

Quelles suites ?

Un nom manque singulièrement à l’appel parmi les personnalités visées, Donald Trump. En particulier via son compte Twitter, l’ancien président américain aux 88 millions de followers a diffusé et offert une caisse de résonance massive à ces accusations fausses. Il n’est pourtant à ce stade poursuivi par aucune des deux sociétés visées par ces accusations soupçonnées d’être diffamatoires. Pourquoi ?

Aucune des sociétés n’a écarté l’hypothèse de poursuivre l’ancien président pour diffamation, c’est donc une possibilité. La question reste ouverte, en épée de Damoclès au-dessus de la tête de l’ancien président.

Ne sont aussi pas listés à ce stade d’autres médias bien plus conservateurs que Fox News : OAN et Newsmax. Ces derniers ont été bien plus virulents que Fox mais ne sont pas encore visés par un procès. La probabilité qu’un procès soit à leur porte est néanmoins élevée, au point de nourrir une certaine panique, chez Newsmax en particulier.

Dans une interview de Mike Lindell, une des figures de proue des conspirationnistes de la fraude électorale, Newsmax a ainsi commencé à l’interrompre brutalement quand ce dernier est parti dans des accusations infondées de fraude. Avant que le journaliste lise un brief préparé d’avance pour réaffirmer que la chaîne n’avait aucune preuve de fraude, et d’abandonner le plateau dans un moment surréaliste :

Un paysage médiatique et politique remanié ?

Si la justice donne raison aux fabricants de machines de vote (probable) et leur accorde leurs demandes massives (moins probable), ces procès sont de nature à reconfigurer significativement le paysage médiatique conservateur américain, en faisant faire faillite aux plus petits acteurs. Bien sûr, il est trop tôt pour voir les premiers effets, mais entre une désaffection certaine pour Fox News, et des chaînes radicales rattrapées par les conséquences de leurs excès, il ne sera pas aisé de deviner qui va sortir gagnant parmi les médias conservateurs.

Sur l’échiquier politique, cela pourrait aussi avoir des impacts. L’insistance de Donald Trump à prétendre de manière mensongère que la fraude lui a coûté la victoire a déjà fait perdre la majorité au Sénat aux républicains, et à l’ancien président son équipe d’avocats dans le cadre de l’impeachment actuellement en cours. Les procès en cours seront peut-être aussi l’occasion pour le Parti républicain de renoncer à ses outrances actuelles sous la pression judiciaire et de revenir à ses racines de parti de la modération, bien plus proche des idées libérales qu’aujourd’hui…

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  • Des magistrats faiseurs de roi ou se répandant en avanies, nous connaissons…
    Merci à Alexis Vintray pour nous avoir relaté objectivement le processus de l’élection présidentielle des USA.
    En l’occurrence, sommes nous actuellement en présence d’un tropisme libéral? Il y va de l’appréciation de tout un chacun!…

  • « La justice américaine a donné tort plus d’une soixantaine de fois aux avocats de la campagne Trump et à ses partisans,  »

    Une fois encore, non.
    La Justice américaine a refusé de poursuivre arguant que les cas de fraude rapportés étaient en nombre insuffisant pour avoir pu modifier le résultat de l’élection. Elle n’a pas jugé qu’il n’y avait pas eu de fraude.
    Or pour vérifier que ce nombre de fraude était effectivement bien insuffisant, il aurait fallu instruire la plainte et enquêter.
    Dans tout processus électoral, quand on rapporte des cas de fraude, cela oblige au minimum à un réexamen de l’élection (recomptage des voix, vérification des listes électorale versus bulletin validé…etc) et enquête.

    « confirmant l’intégrité du processus électoral. »
    Quand on apporte des cas de fraude et qu’il y a refus de creuser la question, cela ne peut être considéré comme une confirmation de « l’intégrité du processus électoral ». On peut même dire que le Justice US a refusé de prendre le risque de mettre en cause l’intégrité du processus électoral…

    Ce n’est donc pas la même chose que votre présentation des faits. Même si le résultat final est le même à savoir la validation de l’élection de J.Biden.
    On ne peut que souhaiter pour celui-ci et les USA que son mandat se passe bien car il y a un profond ressentiment dans une partie de l’électorat américain qui déborde bien au-delà des « déplorables » initiaux désignés par H.Clinton.

    • « ni preuves, ni témoins », « de vagues allégations ne peuvent servir de preuve », « aucun témoin crédible », « plainte sans mérite » ( l’équivalent de notre non-lieu ), « une plainte contre le système électoral doit être introduite avant les élections, pas en fonction du résultat » : la répétition ad nauseam des mêmes raisons de rejet est pourtant édifiante

  • Oser ecrire qu’il n’y a pas eu de fraude aux elections US de novembre 2020??? L’auteur doit avoir une acsendance corse ou etre en lien avec la maffia :-)))

    • « the U.S. Justice Department has uncovered no evidence of widespread voter fraud that could change the outcome of the 2020 election » – mais, c’est bien connu, ils fument tous la moquettre et il ne faut donc pas les croire

      • de meme que LREM a « fermé » la commission d’enquete sur la gestion de crise du corona parcequ’il n’ya avait reine a voir 🙂

    • et pourtant aucune preuve n’a été amenée à un juge fédéral, plus de 80 plaintes perdues. Même les juges conservateurs y compris ceux nommés par trump ont dit qu’il n’y avait rien. Oser écrire qu’il y a eu fraude montre l’ascendance corse de l’auteur

  • A souligner que newsmax et foxnews ont, depuis déjà plus d’un mois rétro-pédalé en expliquant que leurs allégations étaient des opinions non-basées sur des faits – c’était d’ailleurs assez pathétique de voir ces présentateurs avaler de travers en faisant leur confession.
    « Newsmax has « no evidence » of multiple claims aired on its network, including that Dominion and Smartmatic have a business relationship, that Dominion uses Smartmatic software or vice versa, or that « Dominion or Smartmatic used software or reprogrammed software that manipulated votes in the 2020 election. » »
    Pour foxnews : https://twitter.com/i/status/1340093301731504130

    OAN ne l’a pas fait, et risque bien sa survie : dans la logique de la justice américaine, repentance entraine clémence, refus de reconnaître ses fautes garantit la mise à mort

  • Vu l’état de la justice aux usa, c’est gagné d’avance surtout qu’en cas d’échec cela implique que la fraude est réelle.

  • Les démocrates doivent vraiment avoir eu peur . Cette volonté d’enfoncer tous les soutiens de Trump pour qu’ils ne se relèvent pas en témoigne.

    Cela dit, c’est une stratégie risquée.
    Un procès en diffamation laisse tout loisir à la partie attaquée de démontrer qu’il ne s’agissait pas de diffamation et donc de faits avérés. Ce type de procès étant tjrs long, cela va laisser le temps à des investigations poussées d’autant que les cagnottes engrangées au lendemain de l’élection constituent un trésor de guerre bien utile. Les trumpistes et leurs soutiens étaient limités par le temps et les moyens au décours immédiat de l’élection. Ce n’est plus le cas. Et leurs adversaires viennent in fine de leur offrir une tribune que la Justice US ne voulait pas leur donner.

    On verra bien ce que cela va donner…
    Il est clair qu’une telle procédure doit, pour Biden and Co, aboutir obligatoirement à une condamnation. Un simple non lieu ou pire un acquittement sera une reconnaissance qu’il y a eu un pb lors de l’élection. De même, si on commence à voir des manœuvres visant à raccourcir le timing de déroulement des procès ou à limiter les investigations des défendeurs, ce sera un très mauvais signal sur l’impartialité de la Justice et ne fera qu’accentuer le malaise que ces procès étaient censés éteindre.

    • « Les trumpistes et leurs soutiens étaient limités par le temps et les moyens » – pour le moyens financiers, ils avaient déjà récolté plus de 200 millions de dollars début décembre ( dont ils n’ont pas encore dépensé le dixième )

      • Et alors?
        200 millions début décembre et une 10 aine jours pour enquêter, remonter les filières, creuser les anomalies et autres… Tout ceci avant la prise de décision finale sur les élections.
        Maintenant, ils ont tjrs ces 200 millions et des mois de procès devant eux. On verra ce que cela donne.

        • Fraude généralisée : malgré la promesse d’un million de dollars à qui apportera une preuve de fraude, toujours pas une preuve ( https://www.theguardian.com/us-news/2020/nov/11/texas-dan-patrick-voter-fraud-reward ) – et plus un seul procès, sauf, dans l’autre sens, pour « libel » pour les affirmations de fraude ayant causé des préjudices à des firmes commerciales.

          • 🙂
            Il y a bien eu des fraudes de rapportées, ne vous en déplaise.
            La Justice US a seulement estimé, sans enquêter, qu’elles n’étaient pas en nombre suffisant pour modifier le résultat final!
            Quant aux procès en diffamation, là encore, ce n’est pas une preuve de l’absence de fraude. C’est juste une manœuvre pour enfoncer un peu plus Trump et ses soutients. Attendons donc de voir comment cela va se passer.

            • Je parle bien de la « fraude généralisée » que Trump a dénoncée

            • non, la justice a analysé. Il semblerait que vous soyez un adepte de trump et de répéter un mensonge suffisamment de voir en espérant que ça devienne vrai

              • Bonjour Fred31, cela faisait longtemps.
                Je peux vous retourner le même compliment. 🙂
                Donc, à chaque fois, en qq jours, la justice a analysé l’ensemble d’une procédure et du déroulement d’un vote d’un Etat avant de rendre son avis? Mazette, quelle efficacité la Justice US.

                La Justice a analysé les documents fournis et les cas de fraudes apportés. La justification de non poursuite des investigations et du rejet des demandes de procédures est l’absence de cas en nombre suffisant pour modifier le résultat final (lol) et non l’absence de fraude (tout court). Vous le savez très bien puisque nous avons déjà eu cet échange avec les références ad hoc.
                Vous pouvez dire ce que la Justice a débouté les Trumpistes. C’est vrai. Que le vote a été validé. C’est exact. Mais pas que la Justice a conclu a l’absence de fraude.

                De même, on entend régulièrement que la Cour Suprême des USA a débouté les Trumpistes et donc qu’elle avait validé l’absence fraude.
                Les trumpistes ont été déboutés, c’est vrai. Mais sur un point de détail légal: un Etat (le Texas dans ce cas) n’a pas le droit de saisir la CS pour invalider les élections ayant eu lieu dans d’autres Etats des USA. Les arguments apportés par les plaignants soutenant leur thèse n’ont donc même pas été analysés.

                • pas l’ensemble puisque certaines « preuves » sont impossibles à démontrer. Dire que quelqu’un a vu une preuve sans donner le nom de la personne ne va forcément donner lieu à aucun contre investigation des juges.

  • Comme le relève la Welt Woche de cette semaine, les démocrates ont affrimé que la victoire de Trump était entachée de fraude, mais que sa défaite était légitime.

    Ils ont obtenu la nomination d’un procureur spécial et deux ans d’enquête infructueuse mais très utile sur le plan politique.

    Trump quant à lui, a dit exactement le contraire, mais il obtient …un procès contre lui…

    Sans soutenir Trump, incohérent sur le plan politique comme le souligne F. Maes dans un article voisin, une telle situation ne laisse cependant pas de poser de sérieuses questions sur le système politique de ce pays-là.

    Elles mériteraient une longue étude…

  • j’ai l’impression que cet article reste à la surface des choses…

  • j’espère que la justice va les punir sévèrement , ça évitera cette politique de mensonge propagée par les républicains pour essayer de gagner des votes. Que l’on reparte sur les idées plutôt que sur cette politique de caniveau

    • Empêcher un contestataire de parler plutôt que de démonter ses arguments n’a jamais été une bonne méthode.

      Certes, c’est aussi celle des démocrates et progressistes qui essayent d’empêcher l’expression de toute pensée opposée aux leurs (mais c’est « normal » dans ce cas puisque c’est pour la « bonne » cause?). Mais cela ne fait qu’alimenter les ressentiments et les votes extrêmes.
      C’est cette attitude qui a permis l’élection de Trump, le GOP s’étant plié de relatives bonnes grâces à ce type de manœuvre. J’espère que le GOP a compris ses erreurs.

      • désolé mais la théorie de Brandolini, c’est une perte de temps pour la société. Tout le monde peut parler tant qu’il ne diffame pas. Diffamer n’est pas contester, c’est dire des mensonges; il n’y a rien à débattre puisque faux. S’il ne reste que la diffamation aux républicains pour débattre, ça en dit long sur l’état de la droite américaine

        • « la théorie de Brandolini, c’est une perte de temps pour la société. »
          Ben voyons, surtout quand cela ne va pas dans le sens de vos idées, n’est-ce pas?
          Donc, comme vous, vous savez ce qui est bon ou pas pour la société, vous savez qui il faut faire taire et qui a le droit de parler.
          C’est un mécanisme bien connu et on sait où il mène.

          Quant à la diffamation, attendez le résultat des procès. 🙂

          • dans le sens de mes idées? Si vous diffamez, vous diffamez, point et vous devez payer pour. Si vous pensez que mentir sur une autre personne est une façon de débattre, je suis bien triste pour vous et commence à comprendre vous êtes un supporteur de trump

    • il y a malheureusement trop d’anomalies et trop de gens qui traînent de très lourdes casseroles pour que les choses soient si simples !

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