Présidentielle US : le coup de billard à trois bandes de Donald Trump

En prenant pour argent comptant les accusations de Donald Trump, journalistes et démocrates font fausse route. Celui-ci voit probablement au-delà de cette élection.

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Présidentielle US : le coup de billard à trois bandes de Donald Trump

Publié le 21 novembre 2020
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Par Alexis Vintray.

Journalistes et démocrates continuent à enrager sur la stratégie visible de Donald Trump pour remporter l’élection présidentielle américaine malgré les « fraudes » qui l’ont fait perdre selon lui. Les critiques de Trump restent focalisés sur le danger, réel mais exagéré, que ses attaques feraient peser sur la démocratie américaine.

Pourtant ils font fausse route et ratent l’essentiel : Trump voit plus loin que cette élection, qu’il a très probablement perdue. Décryptage derrière les apparences.

Comment comprendre Trump ?

Win Bigly (lien Amazon) de Scott Adams, le père de Dilbert, est un livre passionnant pour comprendre Donald Trump au lieu de se fourvoyer dans un rejet absurde comme le font beaucoup, en France en particulier. Scott Adams, dessinateur et auteur new-yorkais puis californien, est en particulier l’un des premiers à avoir compris l’attrait de Trump pour l’électorat américain et prédit son élection probable en 2016.

La thèse essentielle de l’auteur, est que loin d’être l’idiot extrémiste que beaucoup ont voulu dépeindre, Trump est un maître de la persuasion, qui sait très bien identifier les filtres mentaux que nous tous avons, et en jouer pour être un maître de la persuasion (master of persuasion). Il arrive en particulier très bien, avec des déclarations extrêmes, à mettre des ancres dans une négociation pour décaler la fenêtre de négociation initiale vers lui. Cette analyse rappellera sans doute à beaucoup la fenêtre d’Overton.

Dit autrement, par des affirmations radicales et dont la véracité n’a aucune importance selon Adams lui-même, Trump arrive bien à décaler le débat public vers lui. Ceux qui, suivant leur filtre de persuasion croient les affirmations du maître en persuasion sont les idiots utiles puisque les faits n’ont aucune importance. Le sous-titre du livre Persuasion in a world where facts don’t matter résume cela en une phrase. Les faits ne comptent pas et se focaliser là-dessus est une erreur, c’est l’objectif caché qui compte, le réel objectif de négociation.

À l’aune de cette grille de lecture, regardons quelques scénarios possibles (liste non exhaustive !) derrière les actions de la campagne Trump depuis le 3 novembre.

Stratégie 1 : contester les résultats en justice, probabilité 5 % ?

C’est la stratégie officiellement menée par la campagne Trump, avec des défaites systématiques en justice. On peut très franchement douter du fait que cette stratégie soit la véritable stratégie. Voici quelques indices.

L’ancien Chief of Staff de Donald Trump, Mick Mulvaney, ne s’y est par exemple pas trompé, pointant du doigt que l’équipe juridique mise sur pied par la campagne Trump ne comportait aucun expert en droit électoral.

À l’inverse, il s’interroge sur l’utilisation de Rudy Giuliani, plus connu comme politique et personnalité médiatique qu’avocat. Il a ainsi déclaré sur Fox News :

I’m still a little concerned about the use of Rudy Giuliani. It strikes me that this is the most important lawsuit in the history of the country, and they’re not using the most well-noted election lawyers

Mulvaney a aussi noté de manière intéressante : « Ce n’est pas un show télévisé, c’est réel. [..] J’aurais souhaité que cela soit défendu en justice de manière plus efficace ». Giuliani n’avait pas plaidé en justice depuis 1992.

Outre Rudy Giuliani, la campagne Trump s’est entourée de Marc Scaringi, un animateur radio et juriste, ainsi que d’autres juristes mais d’aucun des experts électoraux du parti républicain ni des avocats du recompte Gore/Bush en 2000 par exemple.

Les experts avancés par la campagne Trump sont à ce stade plus proches d’un show télévisé (Les experts Pennsylvanie ?) que d’une équipe juridique d’experts de premier plan.

Une justice qui ne s’y trompe pas

En conséquence, la totalité des démarches judiciaires de Trump à ce stade ont été rejetées par les juges (pour celles sur lesquelles nous avons déjà une conclusion évidemment). Et les suivantes sont mal engagées. Ce n’est pas une affirmation que je fais, mais que fait le blog conservateur de référence Power Line.

Ce blog, tenu par plusieurs juristes reconnus, a été reconnu par Time comme blog de l’année. Le blog juridique conservateur a analysé les affirmations de la campagne Trump lors de sa conférence de presse avant-hier et surtout dans ce qui a été déposé en justice.

Il a réalisé… que les analyses prouvant selon Rudy Giuliani des fraudes massives dans le Michigan étaient en fait basées sur de la data du Minnesota. La même analyse fausse basée sur le mauvais État a été présentée en Géorgie également. Le jugement global de ces juristes conservateurs sur le niveau des accusations est particulièrement tranché :

This is a catastrophic error, the kind of thing that causes a legal position to crash and burn. Trump’s lawyers are fighting an uphill battle, to put it mildly, and confusing Michigan with Minnesota will at best make the hill steeper. Credibility once lost is hard to regain. Possibly Trump’s lawyers have already discovered this appalling error, and have undertaken to correct it. But the Ramsland Affidavit was filed in Georgia just yesterday.

La même analyse sur la faiblesse des preuves avancées par la campagne Trump est tenue par Tucker Carlson, une des figures les plus connues de la chaîne conservatrice Fox News, qui s’en est pris vertement à Sidney Powell (vidéo) :

Comme nous l’avons écrit de manière répétée, cela ne veut pas dire que les accusations de la campagne Trump sont nécessairement fausses, mais qu’à ce stade elles sont non prouvées.

Mais la campagne Trump ne pouvait pas ignorer qu’en allant au procès avec de telles accusations et sans preuves, elle allait perdre. Alors étudions un second scénario pouvant expliquer cet apparent suicide judiciaire.

Stratégie 2 : obtenir un vote des États, probabilité 5 % ?

Le plan B des républicains pourrait bien être de viser une incapacité du collège électoral (les grands électeurs) à atteindre un gagnant clair, avec 270 grands électeurs. Ce scénario, prévu par les Pères Fondateurs, induit une décision prise par le Congrès, avec une voix par État. Les républicains étant majoritaires en nombre d’États, cela leur donnerait la victoire. Cette stratégie qu’on dira audacieuse devient le plan de plus en plus visible, avec deux illustrations.

Dans le Michigan, deux élus républicains ont refusé initialement de certifier des résultats, avant de finir par le faire. Donald Trump a pris son téléphone pour les appeler et, suite à cet appel, les deux ont finalement déclaré vouloir revenir sur leurs certifications. Trop tard, puisque la date limite était passée, mais cette intervention directe du président sortant dans le processus électoral interroge et montre bien l’objectif d’invalidation des élections dans les swing states.

De la même manière, Donald Trump a fait venir à la Maison Blanche les deux principaux élus républicains du Michigan. Selon la Maison Blanche, sans lien avec la campagne, mais après avoir accepté l’invitation du président sortant, les deux élus ont jugé bon de faire un communiqué :

Ils ont expressément confirmé que le vote populaire déterminerait qui aurait les grands électeurs de l’État. Ils ont aussi expressément confirmé qu’ils ne disposaient d’aucune information qui changerait le résultat de la présidentielle dans l’État.

Des affirmations qui viennent renforcer celles d’autres élus réaffirmant que le vote populaire et seulement lui déciderait. Les principaux experts du sujet interrogés aux États-Unis confirment qu’un scénario de ce genre a une probabilité extrêmement faible de réussir. La dernière fois que cela est arrivé était en… 1824.

La stratégie de décision par le Congrès semble avoir des chances de succès si mineures qu’il faut envisager une troisième stratégie.

Stratégie 3 : lever de l’argent et revenir en 2024, probabilité massive ?

La dernière stratégie, la plus probable à mes yeux, est que la campagne Trump a déjà acté la défaite mais cherche avant toute chose à lever de l’argent maintenant, avec comme objectif de revenir en 2024, ou continuer à peser sur la vie politique.

Voyez donc : cela fait désormais 250 demandes de dons qui ont été envoyées par la campagne Trump depuis le 3 novembre, soit 15 différentes par jour. De manière encore plus criante, les dons bénéficient désormais de manière massive au Trump Leadership PAC, dont l’objectif n’est pas du tout d’agir maintenant pour dévoiler les fraudes dont la campagne Trump accusent les démocrates, Cuba, le Venezuela ou George Soros, mais d’influer dans le futur.

75 % des dons bénéficient désormais à ce PAC qui permettra à Trump de peser dans le futur, et les 25 % restants (jusqu’à 5000 dollars dans les deux cas) bénéficient au Republican National Comittee (le parti républicain). Les fonds qui bénéficient à la campagne juridique en cours (Trump campaign’s recount account) sont uniquement la partie des dons de plus de 5000 dollars qui dépassent cette somme. Une part a priori infime des dons.

Une stratégie qui interroge et a déjà nourri des dénonciations. Ainsi de Brendan Fischer, du Campaign Legal Center, une ONG indépendante dont l’objectif est de « réduire l’influence de l’argent en politique et supporter l’accès au vote » :

Les collectes de dons de la campagne Trump donnent l’impression que l’argent sera utilisé pour aider à payer les recounts et les procès mais, en réalité, la grande majorité de l’argent va au fonds post-électoral de Donald Trump

(« The fundraising appeals themselves are giving donors the impression that their money is going to help support the recounts and post-election litigation, » said Brendan Fischer, the director of federal reform at the Campaign Legal Center. « But in reality, most of every donor’s money is going to Trump’s loosely regulated post-election political vehicle. »)

Une stratégie qui serait habile à défaut d’être honnête. Elle permettrait au président sortant de financer des batailles électorales et, pourquoi pas, un retour à la Maison Blanche en 2024.

La dénonciation massive du vote par correspondance orchestrée par les républicains en ce moment pourrait aussi permettre d’aider le parti républicain dans les futures élections puisque ce sont surtout les démocrates qui votent par correspondance.

Cette stratégie possible fonctionne en tout cas extrêmement bien : selon différents sondages les électeurs républicains sont convaincus d’avoir été volés de l’élection, ce qui augure bien par exemple pour les deux run off d’élections pour le Sénat qui auront lieu en Géorgie en janvier. Trump garde son camp motivé et remplit son trésor de guerre pour demain.

Alors ?

Chaque lecteur pourra se faire son propre avis. Pour revenir à un concept de philosophie bien plus ancien, mon rasoir d’Ockham laisse une place assez limitée au doute : entre un complot massif pour voler l’élection à un président au pouvoir, des manœuvres politiques improbables pour annuler le résultat du vote populaire, ou une simple tentative de maximiser le profit électoral et financier de la situation pour préparer demain, une hypothèse se détache par sa simplicité et sa crédibilité…

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  • Intéressant de voir que trump « ment » en prétendant que l’argent des dons sera utilisé pour contester le résultat des élections. Du typique trump

  • il est normal que Trump se batte, ne serait-ce que par égard au plus de 70 millions de gens qui ont voté pour lui…
    Par ailleurs, si cela pouvait permettre de mettre fin aux deux procédés de votes litigieux, à savoir le vote par correspondance et le vote par machine électronique, et bâtir un système de vote fiable et robuste, ce serait un très grand pas en avant pour les USA.

    • Dernier paragraphe « in 2019 » de la nationnal élection défense
      coalition

      « In 2019 NEDC further built the coalition to push for funding with a larger conservative movement helped get $600 million allocated by the House In September, NEDC’s work was instrumental in securing federal funds for election security in the 2020 budget. After the Republican controlled Senate FSGG Subcommittee appropriated zero dollars for election security, NEDC organized a press conference on the Hill with our top conservative allies to urge Senate Republicans to take up election security legislation. The press conference generated dozens of cable and newspaper articles about conservative support for election security, and the next day Mitch McConnell reversed his opposition to funding and personally cosponsored an amendment to the 2020 federal budget allocating $250 million dollars for election security.

      The struggle now is to get the Senate to agree to a sum closer to the House allocation and guidelines and accountability for how the money is spent.

      https://www.electiondefense.org/history

  • Eh bien, voilà enfin une bien meilleure analyse qui privilégie la raison plutôt que la passion.

    Encore quelques petits problèmes :
    – abandonner l’usage du terme « complot », trop connoté fake news media. Toute opposition ne relève pas du complotisme. Les 84% de la population US, républicains et démocrates confondus, qui ne croient pas à la parfaite pureté du scrutin ne sont pas complotistes mais réalistes. Il faut savoir accepter la critique sans insulter l’avenir.
    – vu son âge, Trump ne travaille probablement pas pour lui, plutôt pour un « héritier » au sens large. Il est plus certainement dans la logique d’affermir son emprise sur le GOP en attendant la suite, tout en sapant d’avance la présidence Biden et en poussant les démocrates vers leurs extrêmes. Trump aurait dans ses cartons plusieurs projets de medias. Libéré de ses responsabilités, ça promet d’être saignant.
    – ne pas parvenir à prouver la fraude ne permet pas de conclure à son absence. Vu le système électoral préhistorique, il est farfelu de penser qu’il n’y aurait pas eu de fraude. Trop tentant, trop de haine, trop de TDS hystériques ! Il est tout aussi farfelu de penser que Biden, après une campagne franchement désastreuse, aurait fait beaucoup mieux que les précédents candidats démocrates (presque 17 millions de voix en plus pour Biden20 vs Clinton16, et surtout plus de 10 millions vs Obama08 est un résultat surnaturel) alors que jamais autant d’asiatiques, de noirs et de latinos ont voté pour un candidat républicain. D’où une autre répartition de probabilité des trois hypothèses dans la tête de Trump, plutôt 0, 20 et 80. La première, c’est de la comm politicienne pure et dure. La deuxième a beau être peu probable par la force des choses, elle se tente. On ne sait jamais, sur un malentendu…

    • Vous oubliez le taux de participation RECORD 66,6 % il me semble que c’est un paramètre important qui permet d’expliquer le nombre de voix plus important que les élections des 20 dernières années.

      • Sont-ce des « vrais » voix ?

        • C’est évidemment la question. Les deux candidats auraient fait +10 millions chacun, avec peut-être 1 ou 2 millions d’écart pour l’un ou l’autre, pourquoi pas. Mais là, que Biden réunisse 17 millions en plus sur sa personne (et quelle personne !) alors même que la structure des votants évolue défavorablement pour les démocrates dans chacun de leurs électorats traditionnels, ce qui se reflète d’ailleurs dans les résultats des autres élections plutôt favorables aux républicains, le doute est plus que légitime. La participation en hausse ne suffit pas à expliquer autant d’incongruités accumulées, sans parler des anomalies évidentes avant le vote, le scandale du dépouillement et les résultats franchement étranges.

          • Doute encore plus légitime quand on voit que Biden a fait moins bien en terme de voix qu’Hillary en 2016 dans les grandes métropoles excepté dans 4 d’entre elles où il a pulvérisé les scores de 2016. Je vous laisse deviner lesquelles.

          • Quoi, car vas vous paraître étrange et inimaginable et peut être ne le comprenez vous pas. Trump est un repoussoir pour les Américains modérés.

            • Même pas. Trump a amélioré son score chez les indépendants. Non, franchement, Biden vainqueur, c’est carrément impossible. Cette élection a, à l’évidence, fait l’objet d’une fraude massive.

          • Que les républicains parviennent à gagner des sièges à la chambre des représentants démontre bien cette perte d’audience chez les noirs et les latinos. Les Cubains votent républicains car Obama a pactisé avec La Havane. Et la vague bleu annoncée par les média est morte sur le rivage!

    • « ne pas parvenir à prouver la fraude ne permet pas de conclure à son absence »…. ben elle est facile celle-là. La justice et vous, c’est Madame Soleil un jour de pluie : selon l’humeur.
      Et pourquoi vous sous-entendez que seuls les démocrates auraient fraudé ? Les sondages donnant Biden largement gagnant, les démocrates devaient penser être tranquilles, et les républicains faire du bourrage d’urnes pour rattraper le coup, non ? Simple logique :-). Pourquoi frauder à fond comme prétendent Trump et ses affidés si la victoire est courue d’avance ? Très étrange, non ?
      Oh tiens, j’ai lu sur un site d’opinion bien connu ici une phrase qui devrait vous plaire, au sujet des machines de vote électroniques : « il faut bien comprendre que prouver cela prend du temps, et que cela a peu de chances de tenir devant un juge : c’est devant l’opinion publique que Trump devra remporter ce procès là, pas devant la cour » : notons comment ce site d’opinion arrive sans sourciller à dire que les preuves ne sont pas nécessaires, ne doivent pas être vraies, elles ont juste à être crues par le peuple… justice populaire, mise au pilori, échafaud, on coupe la tête du coupable si le peuple (manipulé) le demande, tant pis s’il est innocent.
      Sur ce même site, il est dit aussi de Trump « le dernier Président imprégné de l’histoire des Etats-Unis, et de l’amour de l’Amérique et du peuple américain. C’est un grand homme. C’est un héros d’un courage admirable. », ça fait rêver, hein…

    • En matière de négociation, il est préférable d’avoir plusieurs fers au feu : la MESORE ou meilleure solution de repli. Attendons donc de voir.

  • il est clair qu’il vaut mieux laisser la justice américaine faire son travail que de ratiociner sans fin et sans élément réel d’appréciation.

  • Formidable article encore une fois ! Le coup de l’erreur d’état, c’est assez incroyable… 2x en plus.
    Perso, je rajoute un 4ème scénario lié à la personnalité même de Trump : il veut continuer à peser et peut-être viser 2024 pour lui ou son gendre Kushner (népotisme) mais surtout pourrir Biden/Harris juste pour pouvoir dire « je l’avais dit »… Trump se moquant éperdument des USA et encore plus de ses citoyens, il préfère couler tout le monde pour avoir « raison ». Il n’est pas politicien, il n’a pas de vision, pas de philosophie, pas de valeurs…
    Et bravo pour ce que l’auteur dit sur la fenêtre d’Overton : la phrase « mettre des ancres » est exactement ça : ça a fonctionné avec les Nord-coréens, Trump est habile et malin, mais il ne persuade pas, il contraint.

    • Je vous signale que votre anti-Trumpisme primaire décrédibilise vos propos: « Trump se moquant éperdument des USA et encore plus de ses citoyens »? On juge les gens sur leurs actes pas sur leurs paroles. Il fut le seul à lutter contre l’expansionnisme chinois, et surtout leurs mesures bafouant la liberté des échanges afin d’empêcher les importations, ainsi que celles de l’UE, défavorables aux USA (voir le déficit commercial). Tandis que la baisse des impôts et la suppression des règlements ineptes, chers aux étatistes comme Obama, a surtout profité au peuple: plein emploi et donc hausse des bas salaires (19% d’après le bureau du Census). Tout comme la baisse de l’immigration qui tire les bas salaires vers le bas, cette main d’oeuvre acceptant de travailler pour peu faisant concurrence aux autochtones.
      C’est justement parce qu’il n’est PAS politicien, il connaît parfaitement le monde des affaires et sait comment fonctionne l’économie. Il n’a pas besoin de vendre son influence pour faire fortune, contrairement aux politiciens professionnels comme Biden, qui n’a jamais travaillé de sa vie et qui se vend au plus offrant! La corruption est la plaie des démocraties.
      « il n’a pas de vision, pas de philosophie, pas de valeurs… » Bien au contraire, il a parfaitement bien analysé la situation de son pays et tenté d’y remédier. Votre manque d’objectivité est flagrant.

      • Bonjour Virgile : comme vous le savez, je ne suis pas anti-trumpiste primaire, vu que j’ai à chaque fois dit du bien de Trump sur la Corée du Nord et sur le sujet de la baisse des prix des médicaments. Ses baisses d’impôts étaient aussi la bienvenue. Maintenant, si vous choisissez délibérément d’ignorer cela pour vous permettre de me qualifier erronément d’anti-Trump primaire, c’est votre choix.
        Pour sa lutte contre l’expansionnisme chinois via le protectionnisme et l’étatisme, c’est plus difficile à trancher : c’est choisir entre la peste et le choléra d’un côté.
        Pour votre phrase « main d’oeuvre acceptant de travailler pour peu « , faut-il comprendre que vous demandez un salaire minimum ? Je note enfin que vous défendez Trump de la manière la plus commune : en accusant les autres, en tentant de relativiser ses fautes par rapport à celles de ces prédécesseurs. On le voit sur tous les écrits pro-Trump : le bonhomme est à ce point indéfendable qu’il faut dire qu’il fait pas pire que les autres… Pour la fortune de Trump, réelle mais obscure (il n’aime pas trop la transparence), attendons que les cadavres remontent, que les langues se délient, que son influence et son pouvoir de nuisance diminuent. Mon petit doigt me dit que son cercle de soutien va fondre bientôt, mis à part les disciples les plus fanatiques.

      • Juste sur le « Trump se moquant éperdument des USA et encore plus de ses citoyens » de l’ineffable Lépine, on en rirait si les meetings de Trump n’avaient pas été suivis par des centaines de milliers d’Américains – il suffisait de les regarder en direct – extraordinairement enthousiastes, chantant régulièrement « we love you ! », du jamais vu, sans compter les innombrables parades de bateaux, de voitures/motos, les manifs diverses. jamais on n’avait vu un tel enthousiasme pour un candidat, lequel rassemble – au moins – 73-74 millions de voix sur son nom, des Américains il me semble, et le bouffon de service de gloser sur Trump, donc sur ses électeurs… oui, on en rirait si ce n’était consternant de mauvaise foi.

        Modération Contrepoints : on se calme et on ne traite personne de « bouffon de service ».

        • Je suppose que le « bouffon de service », c’est moi ? Je note.
          Trump a ses supporters, ses disciples, ses croyants, ses adorateurs, ses suiveurs, etc.. ben tant mieux et heureusement, vu sa position, le pognon de dingue dépensé dans cette campagne : 1,3 milliards d’euro dans chaque camp : à ce ce prix là, ils peuvent avoir des Chippendales, non ? Les campagnes américaines (spécialement cette année) sont entre le clownesque marketing de la caravane du Tour de France, la parade de Disney et de temps en temps des débats politiques un peu élevés. Mais tout cela ne fait pas de Trump (et sa clique) un digne représentant des valeurs américaines, à moins que mentir, utiliser des deep fake pour dénigrer l’adversaire, ne pas diffuser sa feuille d’impôts, utiliser des moyens fédéraux pour sa campagne, attraper les femmes par la chatte, pousser les dirigeants européens pour être au devant de la photo, être d’une inculture crasse et d’un mépris abominable pour les gens, utiliser la religion d’une manière aussi ridicule (sa mise en scène avec la Bible en main, lol… n’importe quel despote d’opérette ferait mieux), fassent partie des valeurs américaines. ll cristallise le rejet des gens, la haine, les rancoeurs (parfois justifiées)..

        • Ma réponse est passée à la trappe.. snif..
          En gros, avec une campagne de 1,3 milliards de dollar pour chaque camp, ils pourraient avoir des Chippendales en tutu… Les campagnes américaines, surtout cette année, ont mélangé le plus grotesque show marketing de manipulation, de propagande, entre la parade de Disney et la caravane du Tour de France… avec l’utilisation de vidéo deep fake (devinez par qui) pour attenter à l’image de l’autre candidat. Trump a monté les Américains les uns contre les autres avec son attitude insultante, méprisante, et contraire à la plus élémentaire honnêteté intellectuelle. Il est d’une inculture crasse et n’a aucun respect pour les gens.
          Ai-je glosé sur ses électeurs ? Dites-moi où, cher Jacques B., citez-moi la phrase. Allez, svp. Please…

        • @ Modération Contrepoints : d’accord, mais une question : que pensez-vous du fait que cet individu a été banni par vous un grand nombre de fois, et est revenu sous un pseudo différent à chaque fois ? (pseudos précédents : Cac.tus, Pan.tone, Chat.bleu, etc.) Ce qu’il reconnaît d’ailleurs lui-même sans peine quand on le lui fait remarquer ? Comment appelez-vous ce genre de personne ?

  • Si l’on s’en réfère à la fenêtre d’Overton (les concepts conservateurs sont les plus acceptés) et au rasoir d’Ockham (les concepts les plus simples sont les mieux reçus), on constate que les lieux communs se dispensant de toute argumentation complexe, les arguments affectifs, les propositions s’appuyant sur le ressentiment, l’envie, la démagogie ou le populisme, prendront toujours le pas, et donc le pouvoir, sur l’analyse rationnelle, réfléchie, documentée et contradictoire. Il y a peu de chance que le libéralisme puisse contrarier un jour la montée du socialisme ambiant.

  • C’est un très bon article loin de toute polémique. Les arguments sont clairs et appuyés sur des faits.
    Cela change vraiment de ce qu’on lit partout

  • Pour ma part, je serais assez convaincu par les preuves de fraude. Attendons 7 à 15 jours. IL se peut néammoins que vous ayez raison, car Trump prépare son départ : example le retrait d’Afghanistan pour éviter que Biden ne s’en glorifie.

  • Je trouve l’objectif prêté par l’auteur à Trump un peu tiré par les cheveux!

    • c’est vrai que du coup on saura si Donald a une moumoute…Excellent article une nouvelle fois…Trump ne se représentera pas..Donc pourquoi accumuler autant d’argent de dons…Il a des dettes mais ses emoluements d’ancien président vont apurer ces dernières…Il va pouvoir me semble t’il ouvrir sa chaine de télé …Jouer les évangélistes tous les jours en tirant à vue sur tout ce qui bouge …mais la justice va le rattraper aussi et il aura besoin de sousous pour éviter la prison..

  • Sans me prononcer sur l’issue de l’élection – attendons la date prévue et l’annonce officielle – je note (encore) que le « blog conservateur de référence » que vous citez, M. Vintray, a pour plume la plus célèbre un NeverTrumper, Stephen F. Hayes (cf par ex. https://ricochet.com/398090/archives/stephen-f-hayes-say-kids-trump-won/ ) ou encore que le patron de Time, Marc Benioff, est un progressiste bon teint, a priori peu suspect (euphémisme) de sympathie envers le Président actuel ; cf ses états de service par exemple sur sa fiche Wikipedia english.

    Dès lors, désolé mais j’attends… dans l’absolu, Trump et ses partisans peuvent se tromper, certes, ou « faire durer le plaisir » et ne rien concéder aux Dems – en remerciement de ce qu’ils lui ont fait subir durant 4 ans – tout en préparant l’avenir ; mais ils peuvent aussi avoir raison, la mauvaise foi abyssale du camp adverse – il n’est que de voir le traitement médiatique infligé à Trump, du jamais vu – étant ce qu’elle est et pouvant, à mon sens, permettre de tout imaginer.

    • Trump et ses partisans savent très bien ce qu’ils font…Aucun recours n’aboutit…Quant au fait que le « malheureux » soit méchamment harcelé..le pauvre…Il a pas arrêté durant tout son mandat de se moquer des démocrates et même des républicains..Si comme le montre une enquête du Point, Guliani a réussi à éviter la vendetta de deux clans mafieux de NY grâce aux trois autres..Trump évitera t’il une fois évincé qqs retors républicains qu’il n’a pas épargné non plus…Ah au fait Mélania en a visiblement marre et le divorce va aussi coûter bonbon..!!

      • l’enquête du Point ??? il faudrait quand même savoir que Claude Imbert et Jean-François Revel sont morts depuis quelques temps.

      • Si vous aviez un tant soit peu d’honnêteté intellectuelle, vous reconnaîtriez que le parti-pris (de l’immense majorité) des médias est choquant en soi. Un média est censé présenter les faits tels qu’ils sont, pas les déformer (par omission, sous-entendus…) ; ne pas confondre information et billet d’opinion !
        Le parti-pris des médias (à la limite, qu’il soit anti-Trump ou anti-autre chose est secondaire) est choquant, ne vous déplaise. Quant aux tentatives de coup d’État larvé des Dems durant 4 ans (fausse affaire de collusion avec la Russie, fausse affaire d’Ukraine, etc.), elles sont une réalité. Aucun chef d’État n’a été à ce point attaqué durant son mandat, quotidiennement – ce qui au passage montre que Trump n’est pas un despote, sans quoi les journalistes et politiciens en question auraient tous été mis à l’ombre – ; quand dans le même temps ses accomplissements, souvent majeurs (chômage historiquement bas, paix entre Israël et le monde arabe, aucune guerre enclenchée, coup de frein aux folies écolos, etc.) ont été honteusement passés sous silence ou minimisés.

        • Vous avez des exemples sur les médias ?

        • « Trump n’est pas un despote, sans quoi (…) en question auraient tous été mis à l’ombre  » : ben oui, c’est encore un Etat de droit…
          Il n’a pas tous les pouvoirs (ça il a du mal à l’accepter… petit rappel quand il a dit en juin 2019 : « Dans une interview accordée en juin à ABC News, Donald Trump a déclaré : « L’article 2 me permet de faire ce que je veux. L’article 2 m’aurait permis de virer Mueller. » et qu’il dit aussi « J’ai l’article 2, qui me donne le droit j’ai le droit de faire ce que je veux comme président. »)
          Heureusement qu’il y a la justice hein, sinon les plaintes pour fraude seraient gérées de manière expéditives.

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Dans un État de droit, la justice est lente. Cela exaspère les impatients et les amateurs de lynchage mais permet d’aboutir à des résultats plus robustes, car mieux étayés en faits.

En avril 2019, John Durham fut chargé de mettre en lumière les origines de l'enquête du FBI sur l'ingérence russe dans les élections américaines de 2016. En octobre 2020, Durham était nommé conseiller spécial du ministère de la Justice sur ces questions, poste qu'il occupe actuellement.

Durant les derniers mois précédant l’élection présidentielle de ... Poursuivre la lecture

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