Dette publique et mortalité due à la covid : quel lien ?

Un endettement faible révèle une succession d’exercices vertueux, témoignages d’une bonne gestion construite et poursuivie par plusieurs gouvernements sur la durée. Un très fort endettement prouve exactement l’inverse.

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Dette publique et mortalité due à la covid : quel lien ?

Publié le 6 janvier 2021
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Par Claude Robert.

Les crises ont cela d’avantageux qu’elles font redécouvrir des principes de base auxquels on ne prêtait plus attention. Ainsi en est-il de la dette publique, dont la dimension symptomatique nous interpelle subitement…

Alors que la pandémie du coronavirus sévit depuis près d’un an, les écarts de mortalité d’un pays à l’autre sont considérables : moins d’un décès par million d’habitants pour les moins touchés contre plus de 1600 victimes par million d’habitants pour les plus impactés1. On peut certes craindre que les chiffres soient moins flatteurs qu’ils n’y paraissent pour certains pays un peu trop miraculeusement épargnés. Néanmoins, des différences aussi phénoménales font réfléchir.

Il est compréhensible que des pays naturellement isolés comme l’Australie, le Japon et la Nouvelle Zélande se retrouvent dans le bas du tableau, mais cette dernière est cinq fois moins affectée que son presque voisin asiatique. Quant à l’Angleterre, également une île, elle se trouve aux antipodes du classement. Plus frappant encore, l’Allemagne et la Belgique qui ont pourtant une frontière en commun, affichent une disparité également proche de 1 à 52.

Il semble donc difficile de s’en remettre à des considérations purement socio-géographiques, encore moins d’envisager des variations de souches virales, ce que les études scientifiques auraient de toute façon démontré depuis longtemps3. De toute évidence, les explications se trouvent ailleurs…

Des pays clairement plus efficaces que d’autres

La similarité des efforts déployés par les pays généralement considérés comme exemplaires face à la pandémie ne laisse en effet aucun doute. Ce sont bien sûr ceux au sein desquels la lutte contre la pandémie a été la mieux organisée qui s’en sortent le mieux. Corée du Sud, Hong Kong, Allemagne et Australie pour n’en citer que quatre, ont fait preuve des mêmes compétences opérationnelles dans les décisions prises par leurs gouvernements respectifs.

À l’aune de tels chiffres, la crise du coronavirus semble donc nous fournir une échelle de comparaison implacable. Quoi de plus important en effet, pour un État et son gouvernement, que de préserver sa population contre un fléau ? Quoi de plus révélateur de son efficacité que ses résultats depuis presque un an dans son combat contre la pandémie ?

De fait, l’existence de cette nouvelle échelle de comparaison particulièrement factuelle ouvre la porte à bien d’autres parallèles. Il est en effet tentant de profiter de ce mètre étalon de l’efficacité pour le confronter à certains types de gouvernance, et de vérifier s’ils sont liés ou pas. Parmi ceux-ci, le niveau d’endettement public4 constitue une dimension particulièrement intéressante à tester.

Outre qu’elle fait l’objet de débats contradictoires et très politiquement polarisés, avec d’un côté les tenants de la rigueur et de l’autre ceux qui prônent le laxisme, la dette ramenée au PIB est un indicateur qui possède deux avantages : son inertie, puisque qu’elle n’évolue que très lentement, et donc sa fiabilité, puisqu’elle trahit de ce fait une espèce d’héritage des gestions passées.

Un endettement faible révèle en effet une succession d’exercices vertueux, témoignages d’une bonne gestion construite et poursuivie par plusieurs gouvernements sur la durée. Un très fort endettement prouve exactement l’inverse. Tout cela paraît parfaitement logique. Mais que disent les chiffres ?

Dette publique et mortalité : une coïncidence qui n’en est pas une

Lorsque l’on croise les données de mortalité pandémique du coronavirus avec celles de l’endettement de l’État, on obtient deux séries de chiffres réparties sur près de 200 pays5. Or, malgré la disparité de taille et de développement de ces pays, les deux séries de chiffres font apparaître une belle corrélation en leurs extrêmes puisque les 40 pays les plus endettés ont une mortalité supérieure de 77 % à celle des 40 pays qui le sont le moins :

 

Mortalité moyenne des 40 pays les plus endettés                        (décès/million d’habitants) Mortalité moyenne des 40 pays les moins endettés                        (décès/million d’habitants) Écart*
381 215 177%
* Significatif au seuil de 90 %

 

Les écarts sont encore plus significatifs si l’on considère simplement les 37 pays de l’OCDE6, par définition davantage comparables entre eux, avec un écart de 61 % de mortalité :

 

Mortalité moyenne des 19 pays de l’OCDE les plus endettés                        (décès/million d’habitants) Mortalité moyenne des 18 pays de l’OCDE les moins endettés                        (décès/million d’habitants) Écart*
689 429 161%
* Significatif au seuil de 95 %

 

La dette publique, un symptôme très actuel

Le niveau d’endettement public d’un pays n’est évidemment ni le seul indicateur de la qualité de sa gestion, ni le meilleur en toutes circonstances. Au sortir d’une crise majeure7, la dette est au contraire un impératif, une nécessité qui permet d’accélérer la reconstruction d’une nation.

Toutefois, dans une période relativement peu troublée comme la nôtre (chiffres des dettes d’avant la pandémie), et devant la persistance de tels écarts de mortalité sur les quatre échantillons ici comparés, force est de constater qu’il existe une relation entre inefficacité de l’action publique face au coronavirus et taux d’endettement extrême. En termes plus prosaïques, par les temps qui courent, il est nettement plus sûr pour sa santé de vivre dans un pays budgétairement vertueux !

La dette n’est certes pas la cause directe des écarts de mortalité. Néanmoins, la significativité statistique de ces comparaisons prouve que la liaison entre les dégâts causés dans un pays par la pandémie (en nombre de morts ramenés à la population), et le niveau d’endettement de l’État ne peut être fortuite. Dette de l’État et mauvaise organisation contre la pandémie sont vraisemblablement dépendantes des mêmes causes.

Le côté obscur de la dette publique

Non, la dette n’est visiblement pas qu’un simple jeu d’écriture comme l’annonçait Edgar Morin. Elle révèle au contraire beaucoup des États qui s’y adonnent. Qu’un président français ait osé se moquer du « fétichisme de l’excédent budgétaire »8 allemand résume parfaitement la pente actuelle des pays qui vivent au-dessus de leurs moyens.

La pandémie du coronavirus nous prouve en effet combien ceux-ci se sont généralement montrés moins efficaces que les autres. Rien d’étonnant à ce que l’addiction d’un gouvernement pour l’endettement soit finalement l’expression de sa propre procrastination. Plus enclin à fuir dans des jours meilleurs, il ne cesse paradoxalement d’en retarder l’échéance.

 

 

Annexe

Pays Morts/1 000 000 habitants Dette publique en % PIB (CIA 2016-2017)
Belgium 1621 104,3
Slovenia 1163 78,6
Italy 1146 131,2
Spain 1053 96,7
UK 994 87
Czechia 985 35,1
USA 984 82,3
France 932 98,5
Mexico 915 51,5
Hungary 877 73,9
Chile 844 25,2
Colombia 795 53
Sweden 789 39
Switzerland 781 32,9
Luxembourg 713 19,3
Poland 682 46,2
Austria 613 78,8
Netherlands 613 49
Portugal 608 127,7
Ireland 435 69,5
Greece 409 180
Lithuania 404 38,9
Canada 378 89,7
Israel 338 59,5
Germany 325 64,1
Slovakia 296 51,6
Latvia (Lettonie) 245 38,9
Turkey 216 29,6
Denmark 181 35,1
Estonia 141 9,3
Finland 92 63,8
Iceland 82 47,4
Norway 74 37
Australia 35 47,1
Japan 23 223,8
South Korea 14 43,3
New Zealand 5 32

 

  1. Seule donnée comparable d’un pays à l’autre puisqu’il s’affranchit de l’effet taille de la population. Chiffres au 22/12/20 source Worldometer. Moyenne mondiale = 221 décès par million d’habitants
  2. Au 22/12/20 source Worldometer
  3. Ce n’est que depuis décembre 2020 que l’on parle d’une souche apparue en Angleterre et qui se caractériserait par une meilleure transmissibilité
  4. Ou dette de l’État, ici considérée en pourcentage du PIB, ce qui permet une relativisation aux capacités de remboursement de chaque pays, et qui donc autorise une comparaison d’un pays à l’autre. Chiffres 2016/2017 source CIA
  5. Les données n’étant pas toujours disponibles, il faut enlever les quelques pays pour lesquels l’une des deux données est manquante. Le tableau a été exploitable pour 170 d’entre eux
  6. OCDE = 37 pays membres
  7. Épisodes de guerre, risques systémiques (cf. la crise des subprimes)
  8. Emmanuel Macron, à Aix-la-Chapelle en avril 2018
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  • Intéressant, ceci dit c’est pas fini..

  • Avec les chiffres on peut prouver tout et son contraire. Faudrait plutôt regarder du côté geostrategique, politique, des morts sont plus intéressants que d’autres.
    Et puis, il y a tellement de paramètres en cause comme la distribution des âges, la qualité de la médecine, la sociologie des peuples etc. L’endettement, c’est dernier truc auquel on pense, pour la France veran est la premier cause de mortalité, pour la Belgique.. Y a t’il un gvt dans l’avion…. L’Angleterre, on sait que la santé est kapput depuis longtemps…

    • En effet, cet exercice de numérologie est peu satisfaisant. Rien que le chiffre de morts du covid est déjà discutable entre pays. Et les % de dette du PIB sont trompeurs aussi : les 82% des USA sont 82% d’un PIB par habitant très élevé, tandis que les 127% Portugais le sont d’un PIB par habitant bien moindre.

    • L’article ne dit surtout pas qu’il n’y a que la dette comme critère explicatif. C’est même écrit en clair dans l’article ! L’article s’intéresse à la dette car la corrélation interpelle. Dans l’inefficacité d’un système hospitalier, il y a une notion d’inefficacité. Derrière, il y a une gouvernance, avec ses lacunes. La dette est un révélateur de la qualité de la gouvernance, lorsqu’elle est très élevée ou très faible

    • oui mais la correlation indique  » des trucs ».. de la causalité quelque part..
      pourtant il faut commencer par dire que le nombre de morts élevé n’est pas nécessairement un signe d’echec ou de réussite, d’abord parce que ce n’est pas fini ensuite parce que les stratégies des état furent relatives au ralentissement pas à la suppression..

      je refuse tout simplement d’admettre cette métrique, elle est d’ailleurs dangereuse..

      la seule métrique est le respect de la liberté des gens..si vous en acceptez une autre, elle finit par vous bouffer tout à fait…
      le prix qu’on donne à sa santé voire à sa vie DOIT rester entre les mains des gens…le comble est qu’à l’évidence un docteur ne peut pas vous forcer à vous soigner mais que l’etat penser pouvoir le faire à votre place à cause de « santé publique »..

      ceci étant dit, sachant que les opinions publiques sont en faveur de l’action de l’etat pour « gérer la crise »…on prend acter hors exception suédoise, ce qui suit est une inévitable comparaison entre les actions gouvernementales..

      Sans juger des mesures, la correlation semble montrer qu’un gouvernement d’un pays moins endetté en prend de plus efficaces..
      Mais je ne sais pas si on peut aller plus loin.. déjà l’endettementpublic c’ets aussi le signe d’un pays prêt à accepter de se raconter des couilles. non quelque chose qui vous tombe dessus comme une plaie..

      • et plus je compare les morts comptés covid et la surmortalité plus je vois l’evidence d’un surcomptage dans des tas de pays

  • Mouais !
    Au vu des chiffres ça n’a rien de flagrant.
    Japon : pays le plus endetté, très peu de morts.
    Suede, Suisse, Luxembourg, Chili, Mexique, Colombie… : très peu endettés, de nombreux morts.
    Etc.
    Je crois beaucoup plus à l’explication de Météo France qui a établit une corrélation pour le coup irréfutable, entre les pics épidémiques et un facteur climatique lié à la température et à l’hygrometrie : en gros, pas d’épidémie si le temps est chaud et sec ou froid et sec, ou pluvieux, épidémie si lorsque le temps est froid (entre 3 et 10 degrés) et humide (hygrométrie supérieure à 70 % )…

  • Pendant ce temps là notre ex ministre de la santé,ex candidate parisienne est exfiltrée à l’OMS à Genève,carrière de pantouflage en planques à grand frais ,comme en son temps nos partis se débarrassaient de trublions gênants en les envoyant à Strasbourg.Aura t-elle le droit de skier?

  • si dette publique et mortalité due au covid sont enchaînés , on n’a pas fini de mourir dans ce pays …. ni de s’appauvrir….tu parles d’un avenir …

    • le problème politique est la dette publique..
      le covid n’est un problème politique que si on le décide. ce n’est un problème de santé publique que si on a une façon de la définir clairement..

  • Hum.. J’ai calculé le coefficient de corrélation de la liste en annexe et, sauf erreur, il est de 0.162 donc pas de corrélation.

    • La dette est un révélateur de la qualité de la gouvernance, lorsqu’elle est très élevée ou très faible. Si vous considérez juste les pays du milieu, ni trop endettés, ni pas assez, vous aurez même une distribution totalement aléatoire, encore plus aléatoire que celle sur l’ensemble du tableau. L’article s’intéresse aux dettes extrêmes, et les calculs portent sur ces extrêmes. C’est clairement écrit dans l’article. Et l’article ne parle jamais de loi générale. Il parle bien de ce qui est ici analysé… Pourquoi chercher ce qui n’y est pas ?

      • parce que l’auteur de l’article est biaisé; comme tout le monde , nul besoin du covid pur savoir que la dette est publique est perverse..

        le covid aurait il été « résolu  » par plus de dette..que la dette resterait un problème en soi..

        biais de lecture.. aucun mécanisme causal proposé. alors bof..

        c’ets comme chercher à démontrer que le communism ne marche pas.. vous le voyez partout ou nulle part..

        • tu peux mettre moins un mon gars.. présenter une correlation est pour suggérer une causalité..

          Il aurait vu une bonne correlation dans le sens contraire.. il n’auraitas cherché de cause m ais dénoncé sur le champ que ce sot un gouvernement qui décide de combien je doive supporter de dette pour éviter un mort..

          ça suggère des trucs..mais on ne doit pas se laisser à sur-analyser car ;moi en tous les cas; j’ai un biais contre la dette.

      • et la dette est un révélateur de la gouvernance..passée.. la dynamique de la dette est un révélateur de la gouvernanceme semble t il.

      • Forcément, si on fait du tri sélectif, on finit pas démontrer ce qu’on veut.
        Pourtant, même qu’avec les extrêmes, la corrélation me semble loin d’être établie…
        Cf mon post ci-dessus : « Suede, Suisse, Luxembourg, Chili, Mexique, Colombie… : très peu endettés, de nombreux morts. »
        La démarche de Gilib est quoiqu’il en soit la seule pertinente dans cette affaire. Ca évite souvent de prendre ses désirs pour des réalités.
        Il y a tellement de choses à dire sur la dette publique qu’il est inutile d’en ajouter de fausses…

    • je n’ai même pas regardé ça.. car la finalité de l’article est trop d’illustrer la malignité de l’endettement public… ce qui est vrai à mon sens..

  • « Corée du Sud, Hong Kong, Allemagne et Australie pour n’en citer que quatre, ont fait preuve des mêmes compétences opérationnelles dans les décisions prises par leurs gouvernements respectifs. »

    Certainement pas.

    D’abord ce n’est pas aux gouvernements de s’occuper de la santé des individus, qui sont largement assez intelligents pour faire ça eux-mêmes.

    Mais surtout l’Australie est l’anti-exemple par excellence, puisque même si on observe une corrélations entre bons résultats mortalité covid et mesures prises, il y a eu un coût humain monumental avec un confinement extrêmement long où les hommes de l’Etat s’en sont donné à cœur joie dans la tyrannie et la persécution la plus horrible des individus. Parler de l’Australie revient à appliquer la parabole de la vitre cassée de Frédéric Bastiat, ou à être dupe d’un sophisme comptable : on se focalise sur un résultat sans tenir compte des coûts subis qui en l’occurrence ont été démesurément supérieurs. Et rien ne dit que ces résultats obtenus pourront perdurer puisque le virus ne disparaîtra pas de la surface de la terre. Alors si aujourd’hui on voit des Australiens qui ne sont plus obligés de porter le masque, nul doute que l’enfer dictatorial qu’ils ont subi va revenir.
    Étant donné qu’il n’existe pas de corrélation entre mesures liberticides et résultats mortalité covid, les résultats australiens ne peuvent s’expliquer que par un système de santé efficace et peut-être aussi par l’utilisation des thérapies préventives et curatives efficaces (je me suis pas renseigné sur ce qu’ils ont fait).

    • « D’abord ce n’est pas aux gouvernements de s’occuper de la santé des individus, qui sont largement assez intelligents pour faire ça eux-mêmes. »

      tout est là en effet…

      A la rigueur on peut le tolérer mais certainement pas sans que des buts soient clairement définis, que l’action soit évaluable et que les gens soient aptes à le comprendre..

      parce que on se retrouve à confiner pour.. »lutter contre l’epidémie »…

      mais tous les pays disent faire ça aucun ne fait pareil..et partout il est mal vu de critiquer que c’est arbitraire..

    • Bien d’accord que ça n’est pas au gouvernement de s’occuper de la santé des individus. Mais pour l’argument que c’est parce que les individus sont assez intelligents pour le faire eux-mêmes, c’est tiré par les cheveux et ça ouvre la porte à tous les excès s’il suffit de constater que les gens ne font pas assez preuve d’intelligence pour justifier alors l’intervention étatique. Ca n’est pas à l’Etat de s’occuper de la santé des individus, point. Et si les individus ne s’en sortent pas assez intelligemment, il peut convenir de les aider à se montrer plus intelligents, mais certainement pas en prendre raison pour décider à leur place. Qu’il s’agisse de virus, d’économie, ou d’autre chose.

  • une surprise les USA ne sont pas les pires en terme de mortalité ni en terme d’endettement contrairement à ce que nos médias nous serinent !!!!

  • Article humoristique ! Comment raconter des conneries et les faire passer pour un truc sérieux. Il faudrait essayer d’autres corrélations, la consommation de cannabis et la mortalité covid, ou le lien entre la consommation de la saucisse de Morteau et le taux d’hospitalisation covid, autant d’articles qui glorifient les charlatans qui les ont pondus et font jaser la foule ?

  • Ca aurait pu… mais en fait au lieu de prendre quelques exemples ici où là dans le tableau on peut regarder la correlation… avec les données en annexe on a 0.16. Pas brillant. Si on prend une corrélation de rang type Spearman on monte à 0.35, là encore rien de bien marqué. Certes ce n’est pas 0 mais c’est loin d’être massif. Les vrais écarts sont ailleurs, même si on pourrait se pencher sur la dynamique de la dette. Croissante ou décroissante, et à quel rythme.

  • Les commentaires sont fermés.

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