Reprise : pourquoi je suis cyniquement optimiste

Je suis économiste et historien, c’est-à-dire cynique et sans cœur. Et avec cette casquette, je suis plutôt optimiste.

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Reprise : pourquoi je suis cyniquement optimiste

Publié le 23 novembre 2020
- A +

Par Yves Montenay.

Les médias économiques débordent du désespoir, des protestations et des colères des chefs d’entreprise au bord de la ruine à cause du confinement.

Je les comprends d’autant plus que j’ai moi-même été dans leur situation dans des PME que j’ai dirigées ou que j’ai eu à analyser pour une éventuelle reprise de certains de leurs actifs.

Et leur désespoir est d’autant plus aigu qu’il s’agit d’entreprises personnelles, bâties pendant des années à force d’un travail illimité, sept jours sur sept et souvent avec leurs biens personnels en garantie. Et même parfois ceux des parents : j’ai connu le suicide d’un fils qui les avait mis à la rue par sa faillite.

Mais dans ce qui suit, je suis économiste et historien, c’est-à-dire cynique et sans cœur. Et avec cette casquette, je suis plutôt optimiste.

En effet, contrairement à d’autres circonstances, les infrastructures publiques et privées (bâtiment, matériel etc.) n’ont pas été détruites, et les personnes actives n’ont pas été tuées.

Les leçons de l’histoire : Allemagne, Japon…

Souvenez-vous de l’Allemagne de 1945 aux infrastructures ravagées, aux millions de soldats morts ou disparus et aux femmes systématiquement violées par les Russes et souvent par les autres armées. Quelques années plus tard, l’Allemagne était debout.

La situation a été analogue au Japon, et en Corée du Sud après l’invasion par le nord qui avait tout détruit, avant la contre-offensive américaine suivie d’une guerre féroce avec de nombreux morts. Dans ces cas là aussi, le redressement a été rapide.

En France, aujourd’hui, la situation est infiniment « moins pire ». Pas de destruction matérielle, et la grande majorité des morts ont été des retraités (92 % de 65 ans et plus1).

Fin 2020, le nombre de morts au-delà des 600 000 décès annuels courants devrait être d’environ 30 000, avec 40 à 50 000 par le virus, mais avec un « double emploi » d’environ 10 à 15 000 qui seraient morts d’autre chose. (cf article de Libération : Surmortalité liée au Covid : « La France a évité le pire »)

La situation initiale en fin de confinement sera donc infiniment meilleure que celle de l’Allemagne, du Japon et de la Corée du Sud à la sortie de leurs guerres, d’où mon optimisme.

D’autant que nos gouvernants ont lancé d’importants soutiens aux particuliers et aux entreprises.

Regardons ces exemples de plus près.

Une remise à niveau suppose de travailler bien plus

À l’époque, les témoins ont été frappés par l’acharnement au travail dans ces trois pays.

En Corée il était relativement fréquent de mourir d’épuisement pour avoir travaillé un nombre effarant d’heures chaque semaine. Cela nous ramène à l’économie réelle : théoriquement une remise à niveau devrait comprendre un grand nombre d’heures supplémentaires gratuites pour rattraper ce qui est rattrapable dans la production perdue. Mais nous sommes en France…

En Allemagne cette incitation au travail a encore été accentuée par une réforme monétaire drastique annulant quasiment toutes les économies de la population : même celles des « profiteurs » de la guerre, qui ont dû immédiatement travailler.

En France, nous avons choisi une politique inverse, certes généreuse, mais qui n’a pas poussé au travail supplémentaire : pas de réforme monétaire en 1945 et aujourd’hui le « chômage partiel » quasi automatique ou un salaire assuré pour certaines catégories de personnel notamment dans la fonction publique.

Cela a considérablement dédramatisé la situation, au détriment de la perception de la nécessité de « se retrousser les manches »… ce que disait la CGT en 1945, alors que les communistes participaient au gouvernement, et qu’elle semble avoir oublié depuis.

Voyons donc si la reprise peut être accélérée par les mesures gouvernementales qui touchent à la fois l’offre et la demande.

Les mesures gouvernementales vont-elles accélérer la reprise ?

Une action ambivalente sur l’offre, qui reste à concrétiser

L’offre est financièrement soutenue… ou du moins devrait l’être si tout ce qui est envisagé aujourd’hui est effectivement décidé au niveau gouvernemental, notamment la baisse des fameux « impôts de production » qui expliqueraient notre surcoût par rapport à l’Allemagne.

Et, pour les crédits, si le système bancaire transmet bien, et pas trop lentement, les dotations de l’État pour les prêts aux entreprises.

Cette action est ambivalente en ce qu’elle est relativement aveugle et a tendance à parer au plus pressé.

Or le plus pressé, ce sont des entreprises qui étaient déjà malades avant la crise, ou dont l’avenir est menacé après (SNCF, Air France et bien d’autres), ce qui signifie que l’argent sera en grande partie gaspillé.

En effet on ne sort des crises que lorsqu’a joué la fameuse « destruction créatrice ».

Un soutien de la demande apprécié, mais anesthésiant

Les mesures gouvernementales comprennent principalement le financement du « chômage partiel » (souvent total) qui consiste à compenser largement les pertes de salaire. On a ainsi un soutien de la demande, et on évite également de violentes réactions sociales.

Mais je ne suis pas certain que le problème ait été bien pris, et en tout cas il a été mal expliqué. Je pense à la formule du président de la république « L’économie finance la santé » pour justifier que notre deuxième confinement ne soit que partiel.

En effet l’aspect « finance » n’est qu’un moyen faisant gagner un peu temps, car le problème n’est pas financier mais physique : la santé a besoin de matériel et de consommables qu’il faut certes financer mais d’abord produire.

Et la santé a besoin également de personnel non seulement pour elle, mais aussi loin en amont sans lequel tout ce financement ne sert à rien.

Un travailleur inactif touchera certes de l’argent, mais ne produira pas ce qui est indispensable ailleurs.

De la difficulté de gouverner

La tâche du gouvernement est extrêmement délicate : d’un côté l’économie souffre, mais de l’autre, le confinement a montré son efficacité lors de la première vague, et le couvre-feu suivi du confinement partiel sont en train de montrer la leur pour cette deuxième vague.

La comparaison avec les autres pays européens montre que nous sommes relativement efficaces, contrairement à ce qui se répète souvent : les deux pays considérés comme des modèles, l’Allemagne et la Suède, se rapprochent de notre situation et les autres pays comparables sont dans un état souvent pire.

Une étude américaine parue dans Nature le 10 novembre 2020 vient d’ailleurs de confirmer que la très grande majorité des contaminations a commencé dans les restaurants et autres lieux de réunion.

Et c’est là que nous retrouvons mon cynisme : ces métiers, largement constitués de PME construites à la sueur du front de leurs patrons, sont probablement ceux qui devraient ouvrir les derniers.

Ils défendent leur cause en disant que leur faillite entraînera en cascade celle de leurs fournisseurs et donc une large part de l’économie. Or c’est très discutable.

La crainte des faillites en cascade n’est en général pas justifiée

En effet, si nous prenons le cas des restaurants, le consommateur final va continuer à se nourrir. Certes pas de la même façon : il utilisera  le « cliquez-emportez » (tellement mieux que le « click and collect » des massacreurs de langue française), il cuisinera, achètera des plats tout préparés dans les grandes surfaces… Bref, si les fournisseurs font preuve de souplesse, ils continueront à nourrir la population.

Au fil de la presse économique, j’ai relevé 1000 exemples de fournisseurs ayant changé de clients quitte à s’organiser autrement.

Comme disent les Américains, dont la foi en l’avenir n’est plus à démontrer : « Quand Dieu ferme une porte, il en ouvre une autre ». Ce qui reste vrai hors contexte religieux : si certains marchés sont en crise, d’autres opportunités apparaissent.

Et les amateurs de poissons remarquent qu’on leur offre maintenant au marché des poissons que l’on ne voyait pas auparavant parce qu’ils étaient achetés par les restaurants.

Par ailleurs, se nourrir ainsi coûtera moins cher que d’aller au restaurant. La différence devrait aller quelque part. Soit dans l’achat d’autres biens, donc l’adaptation d’autres fournisseurs, soit à l’épargne.

Et cette épargne, c’est le rôle des banques de la placer. Le font-elles ? Je n’ai pas de témoignage direct, mais tellement d’acteurs ont besoin d’argent que je n’arrive pas à imaginer qu’elles fassent mal leur métier…

Bref, dans une économie fluide, ces autres dépenses ou cette épargne devraient donner du travail à ceux qui ont perdu le leur dans un restaurant.

Le poids du commerce extérieur

Jusqu’à présent, j’ai raisonné en vase clos. Or nous sommes une économie ouverte sur l’extérieur et nos principaux fournisseurs et clients, c’est-à-dire nos voisins, ont été touchés comme nous et à peu près aux mêmes dates. Mon raisonnement optimiste ne sera donc bon que s’ils se déconfinent en même temps que nous.

Si on passe maintenant aux pays plus lointains, le redémarrage de la Chine va nous aider (un peu) et surtout aider nos clients comme l’Allemagne.

Par ailleurs, le maintien du prix du pétrole à un niveau relativement bas, 40 dollars le baril contre 60 à 100 les années précédentes, est un soutien dont on parle peu.

Nous avons aussi à faire face à des obstacles intellectuels

Les complotistes et plus généralement ceux qui « se posent en s’opposant » profitent du mécontentement légitime de ceux qui sont victimes des mesures sanitaires. Mais ils profitent aussi et peut-être surtout de ce que la pandémie leur paraît être une preuve de la nocivité du capitalisme, décrit comme étant l’essence de nos sociétés, alors qu’il n’en est qu’une partie du cadre juridique… et qu’il fonctionne beaucoup mieux que les autres systèmes.

Je connais beaucoup de ces beaux esprits qui sont profondément vexés qu’un « capitaliste » ait un niveau de vie très supérieur à celui que leur grande intelligence mériterait. Résultat : quand on parle des « entreprises », nombreux sont ceux qui entendent « capitalistes à combattre ». C’est l’un de nos gros handicaps !

Ce serait donc pour ces casseurs infiniment plus dangereux que les briseurs de vitrines, l’occasion d’augmenter les impôts et plus généralement d’entraver une reprise qui pourrait leur donner tort.

Or la reprise viendra par le travail, et le travail par les entreprises.

Commençons par les laisser tranquilles. Les leçons de l’histoire sont cruelles sur ce sujet.

Finalement les points positifs l’emportent largement

Si le gâchis d’argent va peser lourd en sauvant ce qui ne devrait pas être sauvé et en freinant le passage de la main-d’œuvre « libérée » vers les nouveaux métiers, le mécanisme habituel des reprises devrait à mon avis l’emporter, d’autant qu’encore une fois, le potentiel matériel et surtout humain est toujours en place.

Les très nombreuses innovations et adaptations de ces derniers mois vont dans ce sens. Et en particulier le progrès brutal de la numérisation des entreprises, y compris chez les plus modestes qui étaient restés à l’écart jusqu’à présent.

Les restaurants de mon quartier qui se sont mis au « cliquez-emportez » en témoignent, qui ont en quelques jours créé des sites internet, trouvé de nouveaux conditionnements et adapté leurs menus. On peut rêver à des conventions d’ouverture encore sanitairement plus sévères, puisqu’il est prouvé, qu’en Californie du moins, ils ont été un des principaux vecteurs.

J’aurai quand même un mot aimable pour ces sympathiques victimes : je parie qu’ils refleuriront bientôt, mais pas forcément avec les mêmes propriétaires.

Quant au télétravail, y compris dans l’Éducation nationale, on verra ses avantages et inconvénients se décanter, et je pense qu’il demeurera dans les nombreux cas où il apporte de grands progrès.

Enfin espérons que la constatation dramatique de la paralysie sanitaire par certaines procédures bureaucratiques nous poussera à de profondes réformes, et pas seulement à l’hôpital.

En résumé, il faut s’attacher au réel plus qu’au financier, et d’abord au travail productif.

Je parie que les États-Unis vont redémarrer vigoureusement pour le plus grand bénéfice de tous du fait de leur tradition entrepreneuriale.

Sur le web

  1. Source : Santé Publique France, bilan au 19 novembre 2020 page 35 : « L’âge médian au décès était de 84 ans et 91,9 % avaient 65 ans et plus ».
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  • suis un peu gêné par les fameuses études qui montre ne que les contaminations ont eu lieu là où..il y avait des contacts sociaux.. ça mène où?

    si les restaurants avaient perdu leur clients car les gens avaient fait le choix de ne pas y aller ..fort bien…
    mais on a forcé les gens à ne pas y aller…et ça change tout..

    Bien peu pensent que l’economie va s’effondrer complètement, est ce la question?

    si il ya une question c’ets celle liée à la ruine de certains , les restaurateurs par exemple..car c’est INJUSTE.

    donc oui demain il y aura des restaurateurs..mais si on n’aborde pas la question de la compensation par l’etat du fait de ses directives arbitraires..et au moins de leur évaluation, demain on recommence les confinement et absurdités réglementaires….et oui plus de libertés plus de richesses produites..

    des gens ont bel et bien été sacrifiés pour le bénéfice d’autres..

    moi je vois des gens consentants qu’on a empêché de faire des échanges pour des raisons douteuses. j’ai l’impression que votre article c’est passons à autre chose…

    or de toutes façons, on va passer à autre chose..

  • Je me focalise sur un détail, qui montre combien le maniement des études scientifiques peut être instrumentalisé.
    « Une étude américaine parue dans Nature le 10 novembre 2020 vient d’ailleurs de confirmer que la très grande majorité des contaminations a commencé dans les restaurants et autres lieux de réunion »
    D’abord le lien renvoie vers… les Décodeurs du Monde. Dont l’analyse est très discutable.
    Cette étude ne dit pas que les gens se contaminent dans les restaurants! C’est une modélisation par ordinateur à partir de données GPS, qui dit qu’il y a une corrélation entre le taux de contamination et la fréquentation de lieux type restaurants, magasins, lieu de culte, etc. En d’autres termes, que ceux qui ont pu réduire leurs déplacements dans ce type de lieux sont moins contaminés que d’autres. Or, ceux qui ont pu réduire leurs déplacements dans ces lieux (rester chez eux, télétravailler, etc.) sont généralement les catégories sociales les plus élevées – l’étude le reconnaît elle-même. Il y a plein de raisons pour lesquelles on sait que les gens aisés sont moins exposés aux maladies transmissibles: moins de promiscuité dans les logements, meilleure hygiène, meilleur respect des consignes, etc.
    Bref, conclure de cette modélisation que « les contaminations ont lieu au restaurant », c’est attribuer un lien de causalité à une simple corrélation statistique.

    • Pourquoi vous faites intervenir dans votre raisonnement « les catégories sociales les plus élevées » ? Quel est le rapport ? Il n’y en a aucun.

      Votre commentaire tient parfaitement la route à condition de supprimer le paragraphe qui commence par « Or » et finit par « etc. »

    • Les décodeurs du Monde est la rubrique où ses journalistes déconsidèrent tout ce qui n’est pas politiquement correct à gauche en mentant et racontent des sornettes dans la ligne de la doxa. Exemple: Pierre Le Hir du Monde écrit que les cyclones ont doublé. C’est un pur mensonge car il n’y a aucune augmentation. Ce journal est celui qui diffuse le plus de fake news, mais prétend les corriger et les dénoncer dans sa rubrique des décodeurs. Grotesque !

  • C’est vrai qu’il n’y a pas eu de destructions « physiques ». Imaginer que l’on va reprendre les tendances antérieures est donc logique mais le malheur est que ces tendances étaient très mauvaises. Notre pays est plombé par de nombreux boulets : notre administration, nos politiciens, nos gigantesques masses assistées peu productives, u niveau déplorable d’éducation, la haine des entrepreneurs, notre fiscalité…Tant que l’on ne s’attaquera pas à ces maux, on continuera à perdre du terrain sur les pays plus raisonnables.

    • Voilà vous dites juste.

      La France (l’organisation étatique, les habitants etc) était déjà depuis plus de 40 ans sur une pente descendante à cause de tout ce que vous citez, et le covid aura simplement eu pour effet de descendre d’un coup bien plus bas (de faire en quelques mois ce qui aurait pris des années), et à la fin de la période on retrouvera simplement et au mieux la même pente descendante d’avant la prétendue crise.

      • Tout à fait d’accord avec JCB et Ba La situation était mauvaise avant on ne voit pas ce qui la rendrait meilleure après. Aucune des réformes structurelles dont on parle depuis 40 ans n’a de chance d’être entreprise. On va se retrouver avec 2800 milliards de dette 6 millions de fonctionnaires, et un torrent de démagogie en 2022. Où est l’optimisme ?

  • l’article, ses sources et ses conclusions sont douteuses.

  • « le confinement a montré son efficacité lors de la première vague »
    Affirmation gratuite. Le confinement de la population est une hérésie médicale. On confine les malades, ce que le gouvernement n’a pas fait.
    Le gouvernement se doit de faire quelque chose, il aurait suffit d’interdire les rassemblements, les bars de nuit, le port du masque dans les transports en commun.
    On oublie que le premier cluster est l’hôpital.. que l’on ne peut pas fermer. Ainsi que le domicile.

    • Une mesure absurde peut être efficace. C’est vrai que notre gvt nous habite à absurde et inefficace. Certaines mesures peuvent être absurdes car elles font plus de dégâts collatéraux que de bien (le fameux ce qui se voit et ce qui ne se voit pas). C’est je pense le cas du confinement. Et les politiques disent alors fièrement « regardez ce que nous avons réussi à faire » (et ne regardez surtout pas à coté…).

  • Je suis assez en accord avec le contenu de cet article donc avec la vision de l’auteur qui est, à mes yeux, froide mais réaliste.
    En fait, il rappelle qu’une pièce de monnaie a toujours deux faces ou que le malheur des uns fait ou peut faire le bonheur des autres pour autant que si nous voulons être avec les seconds il faut en avoir la volonté et s’adapter aux moyens dont nous disposons et que nous avons testé « grandeur nature ».
    Certes la situation est compliquée mais rappelons nous cette « parabole »: ceux qui vous mettent dans la m….e le font parfois pour votre bien, ceux qui vous en sorte pas forcément. Donc prenons nous en main pour nous rétablir et méfions nous des parachutes que nous offre l’état…

  • Les destructions ne sont pas physiques comme des bombardements, mais elles sont administratives par « l’Occupant Intérieur » comme l’appelle H16.

    Et elles datent depuis bien avant le COVID : la tendance était très mauvaise. Depuis la fin de 2019, on constate que l’activité chute, le COVID n’a fait qu’accélérer.

    Dans un contexte de liberté administrative, de justice fiscal, de respect du droit…, le pays pourrait repartir sans difficulté, mais avec le couvercle énarchique, « ce pays est foutu ».

  • Churchill disait : Certains voient dans le chef d’entreprises le loup qu’il faut abattre, d’autres la vache qu’il faut traire, peu voient le cheval qui tire le char

    • @Milrem tres juste , l entrepreneur libéral est juste la pierre d’angle sur laquelle tout le monde se tient. Qu’ils vienne à disparaître et là ….. ça fera comme la fin du roman « l anomalie »

  • A la lecture de cet article, j’ai la fâcheuse impression que l’auteur nous fait un éloge de la vitre cassée, et se réjouit du fait qu’après tout, après la pluie le beau temps n’est-ce pas?
    Ainsi, pendant que plusieurs catégories d’âges voient leur avenir sérieusement obéré par un renforcement de tout ce que l’état cause de mal à ce pays, que dépôts de bilan et suicides augmentent dans des proportions qu’il se garde bien de mesurer, Mr Montenay fait étalage d’un optimisme que son âge et sa situation professionnelle lui permet certainement de se payer à peu de prix.

    Tout va très bien madame la marquise! Et de fait, je doute que l’auteur comprenne qu’on puisse être fâché du cynisme qu’il affiche complaisamment.

    • On est dans la méthode Coué.
      En fait la situation est catastrophique, le pays se suicide, avec un état qui enfle, enfle..

      • @Dr Sl et gillib tout à fait d’accord , article hallucinant . Dommage que le covid ne fasse pas si bien le boulot ça nous éviterait ce genre d’article (à cynisme , cynisme et demi, hein )

  • L’auteur ne semble pas voir une vérité toute simple : c’est le gouvernement (et non le virus) qui est à l’origine des difficultés que nous connaissons aujourd’hui, et le gouvernement est encore en place pour 18 mois (au moins). Il n’y a donc aucun espoir de reprise à court ou moyen terme.

  • Si Monsieur Montenay croit à ce qu’affirme Libération on n’est pas sorti de l’auberge!
    Quand au redressement il n’a aucune idée de la nuisance de la gauche écolo qui nous prépare un monde d’après en ruinant les secteurs automobile, aéronautique, nucléaire, agricole et agro-alimentaire! On va travailler où avec tous ces emplois détruits? Même la mode est attaquée dans son secteur maroquinerie où il ne faut plus employer du cuir pour ne pas peiner les pauves bêtes! Et ils vont bien trouver d’autres secteurs à interdire!

  • On voit bien votre tentative assez malheureuse de méthode Coué couplé à un humour noir d’encre. Pour résumer : ça va mieux que si ça avait été pire, après la pluie le beau temps. Une farandole de vœux pieux : « la baisse des fameux « impôts de production » faisons un rêve .. , « la crainte des faillites en cascade n’est généralement pas justifiée » et dans notre cas particulier ?, « s’ils se déconfinnent en même temps que nous » eh ben non padbol, « le mécanisme habituel des reprises devrait à mon avis l’emporter » merci pour votre avis .. Maintenant mention spéciale pour votre cynisme : « J’aurai quand même un mot aimable pour ces sympathiques victimes : je parie qu’ils refleuriront bientôt, mais pas forcément avec les mêmes propriétaires » voulez-vous plutôt dire que vous vous réjouissez de la future réussite des charognards qui se repaîtront à bon compte des faillites des victimes ? Votre article est proprement écœurant.

    • Merci Val pour avoir relevé la phrase qui vend la mèche : les entreprises locataires se relèveront, mais pas les propriétaires que l’opération de grand banditisme en cours aura obligé à vendre aux nouveaux possédants placés en embuscade.

      L’enjeu du hold-up qui se déroule, c’est l’accélération de la fin du droit de propriété organisé par la loi ALUR au détriment de la population ordinaire et au bénéfice d’une nouvelle classe de grands propriétaires de connivence avec l’Etat.

      Après la perte du droit de propriété, réduction en esclavage au profit des entreprises pour assurer la reprise. Du point de vue de l’auteur de l’article, les Français sont faits comme des rats pris au piège et il a du mal à dissimuler la joie mauvaise que cela lui inspire. Le monde d’après rêvé par ce genre d’individu aux propos répugnants devrait se limiter à deux options : soit être esclave, soit être esclavagiste. Sauf que la flamme de la liberté continuera d’éclairer le monde car il y aura toujours les partisans d’une troisième voie capables de créer de nouveaux maquis pour organiser la résistance. Nous sommes bien en guerre, c’est une guerre ouverte et elle est civile.

  • Tout ceci est matériellement juste.
    Mais qu’en sera-t-il de nos libertés?

  • La référence aux destructions de la guerre n’a pas de sens. Nous ne sommes pas en guerre contrairement à ce que prétend le chefaillon auto-satisfait. Nous sommes en crise. La cause de la crise, la monstrueuse obésité étatique, ne va pas disparaître avec la fin naturelle de la covid ou l’arrivée d’un vaccin. L’URSSaf étant toujours « l’amie des entreprises », le pays connaîtra au mieux une reprise en L.

    Du fait de l’absence de potentiel de croissance de l’économie française, ce qui a été perdu ne peut pas être retrouvé et tout nouveau point bas économique devient par conséquent la nouvelle norme. Ce qui ressemble encore vaguement à de la croissance est entièrement financé par injection monétaire.

    Crise après crise, la France est condamnée à la descente si rien ne change. La prochaine crise nous fera de nouveau descendre d’un niveau supplémentaire, et ainsi de suite jusqu’à ce que la BCE se lasse de financer les déficits de l’Etat obèse. A propos des banques centrales, certains analystes théorisent une reprise en K. La barre haute du K, ce sont les marchés financiers. Celle du bas, le reste de l’économie.

    L’environnement économique ne va pas aider, notamment avec l’arrivée de Biden-Harris dont le programme promet d’ajouter une bonne dose de mesures récessives à l’économie US. A cela, on peut ajouter la Chine qui pourrait considérer qu’elle dispose d’une opportunité exceptionnelle pour tenter de prendre pied à Taïwan.

    Biden fait immanquablement penser à Carter, en pire. Ceci dit, après Jimmy, il y a eu Ronald…

    • Vous êtes plus optimiste que l’auteur… Alors que pour moi, on assiste à la fin d’une civilisation initié pas les grecs et les romains.. Le chaos nous attend pour quelques années, après, dieu seul sait ce qui adviendra de l’humanite.

      • La spécificité de cette crise est qu’elle touche absolument tous les domaines en France: industrie, énergie, entreprise, sécurité, santé, retraites, transports mais aussi, libertés, droits, population et civilisation.
        D’autres pays sont loin d’être aussi atteint même si la direction n’est pas très réjouissante.

  • Ma foi, avec un prélèvement d’Etat le plus maousse du monde sur les gains de la population, une dette dans les pires, une fiscalité sur les entreprises des plus dissuasives, un déficit extérieur récurrent bien profond, une gouvernance antiterroriste et une gouvernance anticovid totalement aux fraises, je pense plutôt être cyniquement pessimiste. Il parait que l’orchestre a joué jusqu’au bout sur le Titanic…

  • Pourquoi pas et tant mieux
    Mais avec un état aussi obèse et des finances d’entreprise aussi faible j’ai peine à le croire.
    Qui va investir sans objectif sans fonds et sans sécurité.
    Je pense plus à une reprise en descente d’escalier ou marche après marche, on s’enfonce du coté obscurs .
    Nous les petite Tpe nous sommes au bord du gouffre, peut être devons nous disparaitre….

  • et les personnes actives n’ont pas été tuées.
    Aie, les ponctionnaires et polytocards sont en vie et nombreux, problème 🙁

    théoriquement une remise à niveau devrait comprendre un grand nombre d’heures supplémentaires gratuites pour rattraper ce qui est rattrapable dans la production perdue. Mais nous sommes en France…
    Avec 26 % de boulets, dont on n’imagine pas une seconde qu’ils feront une heure supplémentaire…

    l’Allemagne et la Suède, se rapprochent de notre situation
    Avec 3x moins de décès en Suède, il est certain qu’on va les ridiculiser !!!
    Situation identique en Allemagne, même si le nombre de décès est plus élevé.

  • Si le Japon de 46 avait eu les élus, la fiscalité et les lois française le pays serait toujours dans le même état qu’en 45.
    Juste avant le Covid l’économie privée était réduite comme une peau de chagrin à 13 millions d’emplois, les déficits atteignaient 15% et la dette consolidée 360%.
    Les causes de cette situation ne vont pas changer et le Covid a mis un grand coup de pelle dans la nuque de l’économie privée en plus de booster le cancer étatique.
    Vous rêvez éveillé… ça va repartir ailleurs, ça va juste frémir un peu en France.

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