Face au terrorisme, les citoyens doivent avoir les moyens de se défendre

Schietsport, vrouwen met pistool / Sports, shooting. Women with pistols By: Nationaal Archief - Flickr Commons

C’est l’État qui estime si vous avez le droit de vous défendre. Il faut que ça change.

Par Pierre-Guy Veer.

En l’espace de quelques jours, deux attaques terroristes ont secoué la France. Du professeur décapité pour avoir montré ce qu’était la liberté d’expression aux fidèles tués en pleine église, l’année 2020 nous rappelle l’existence d’individus sans considération pour la vie humaine. Et que dire de ces autres menaces pour avoir osé montré les caricatures de Charlie Hebdo.

Malheureusement, ces attentats perdureront tant que le peuple continuera d’être considéré comme un agneau sacrificiel sans défense. Car depuis la terrible attaque contre le Bataclan, rien n’a été fait pour favoriser le port d’arme en France.

Oui, c’est la triste réalité. Seule une personne avec un motif légitime peut porter une arme, sans quoi elle s’expose à une amende de 75 000 euros. Ces conditions intègrent la chasse, les clubs de tir agréés ou les professions « exposées à des risques d’agressions ou qui ont été agréées par les autorités. » Bref, c’est l’État qui estime si vous avez le droit de vous défendre.

Si vous voulez quand même affirmer votre droit à l’auto-défense, vous devrez notamment :

  • être membre en règle de la Fédération française de tir depuis au moins six mois et obtenir de bonnes références ;
  • compléter la paperasse appropriée ;
  • posséder un coffre-fort pour ranger vos armes.

Malgré tout, il est estimé que quelques 15 millions d’armes circulent en France métropolitaine. Ce n’est pas surprenant, considérant que les criminels n’ont que faire des lois. Mais même s’ils ne sont pas tous armées jusqu’aux dents comme au Bataclan, ils trouvent d’autres moyens, par exemple comme à Nice.

Un peuple armé est un peuple poli

J’entends d’ici les opposants aux port d’armes réagir : « Tu veux nous transformer en Far-West des États-Unis ! » Nonobstant cette image très faussée dudit Far West, la tendance aux fusillades aux États-Unis suit la même tendance qu’en France : pas de civils armés = davantage de personnes tuées.

En 2017, une fusillade dans un bar gay à Orlando a tué plus de 50 personnes. La Floride interdit la possession d’arme dans les magasins vendant de l’alcool… Dans le même État, la fusillade à l’école Stoneham Douglas de Parkland en 2018 a tué 17 personnes et a démontré que la police n’est pas là pour protéger les gens. En effet, un officier en service n’est intervenu qu’après le sacrifice de plusieurs vies.

Dans les deux cas précédents, les opposants aux armes en ont profité pour alléguer que ces massacres étaient la preuve de la nécessité de leur contrôle plus important, en négligeant évidemment les détails susmentionnés.

Ces mêmes personnes taisent les fusillades quasi quotidiennes à Chicago, ville ayant mis en place les contrôles les plus stricts du pays. Selon le site HeyJackass, 610 personnes ont été tuées et 2959 blessées par balle cette année (en date du 1er novembre).

Finalement, ce sont ces mêmes personnes qui ignorent volontairement les très nombreux cas où des fusillades ont été évitées ou à tout le moins grandement réduites en termes de morts grâce à « un bon gars avec une arme » (a good guy with a gun, comme il souvent décrit chez l’Oncle Sam).

Que ce soit dans une église à White Settlement, Texas, dans un magasin Apple à Dallas, dans un Wal-Mart du Missouri ou partout ailleurs, ces exemples probants ne défraient pas plus que cela les manchettes locales puisqu’ils plaident contre le discours anti-arme ambiant.

Ce même discours tait aussi le fait que davantage d’armes en circulation légale est en corrélation avec moins de crimes selon le FBI. Et même le très anti-arme CDC démontre que davantage d’armes égale moins de crimes. Corrélation n’est pas causalité, certes, mais cela démontre que davantage d’armes n’implique pas davantage de crimes.

Tant et aussi longtemps que les Français devront demander à l’État de les protéger, les massacres terroristes continueront de produire des morts, et peu importe le contrôle migratoire aux frontières, les criminels se fichant éperdument des lois.

Renouons avec l’esprit de la Révolution française et de sa Déclaration des droits de l’Homme, de même que ses intellectuels qui défendaient le port d’arme.

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